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12/02/2009

La main (albice)leste

Avec le recul et malgré les litres de bières qui entravent l'analyse, on ne peut que ressortir frustré de ce France-Argentine. Vingt minutes à peu près au niveau et puis la déroute. On a beau se dire que les Argentins sont les meilleurs du monde, mais qu'ils finissent toujours par perdre en quart au mondial, le résultat ne fait pas un pli. Combat physique, aisance technique et réalisme offensif ont choisi leur camp, et les Bleus paraissent incapables de renverser l'ordre des choses.

Facile de tomber sur Mandanda, qui ne parvient pas à être décisif aux moments décisifs. Mais la défense de Bacary Sagna ne permet pas grand miracle. Mix des cauchemards olympiens, entre Zubar pour la passivité et de Taïwo pour le replacement, le latéral s'est bien galéré au Vélodrome. Gourcuff s'est asphixié tout seul au milieu d'un entre-jeu où il n'a jamais réussi à trouver sa place. Anelka rate l'occase que l'on ne doit pas rater vu le contexte (à la façon d'Henry contre l'Italie au dernier Euro). Domenech exporte son mal-être sur toutes les pelouses de France, oubliant même de faire entrer Mohammed Dabo à la 89e pour emmerder tout le monde. Diego se frotte les mains devant une seleccion qui va trop vite pour ne pas craindre le claquage d'ici 2010 (mais Riquelme aura la charge de ralentir le jeu). Et puis Leo Messi, contre qui on ne peut rien faire, si ce n'est espérer que Ribéry puisse s'en inspirer…

26/10/2008

Je suis maudit

imageslose-lose-small.jpgSportivement parlant, j'en ai connu des week-end pourris, mais des comme celui-ci, je vois pas. Heureusement que je suis descendu dans la plus belle ville du monde à Montpellier. Soleil, vieux potes et bonnes bouffes, ça aide à surmonter les déceptions. Mais après une double claque aussi lourde, ça compense tout juste… Parce que là, quand même, c'est la lose atomique. Une fucking tragédie. En deux actes.

Premier chapitre: une défaite incompréhensible. Pourtant tout devait bien se passer. Au Stade Yves-du-Manoir, avec notre trio d'internationaux titulaires, contre Bourgoin. Le MRC doit nous offrir du spectacle et marquer des essais. Point de bonus offensif logiquement jouable. Et ben, plus de 24h après, j'arrive pas à comprendre. Picamoles et Trinh-Duc ont été absolument énormes, leurs plus beaux matchs que les ai vu jouer, tout en percussions infaillibles et en inspirations joueuses. Relance de 80m, mouvement perpétuel et overdose de chisteras, tampons sévères mais justes. Il fait beau, la bière est bonne, ambiance sympa dans les tribunes. Oui mais défaite. 12-19. Un essai sur un contre à la con côté Isèrois et un Benjamin Boyet "royal au pied", à l'ouverture berjalienne. Deux vendanges en terre promise (dont une qui aurait du être tout de même validée par l'arbitrage vidéo) et quatre pénalités loupées face aux perches. La bonne nouvelle, c'est qu'on a pris le point de bonus. Mais défensif.

Deuxième chapitre: l'humiliation au Vélodrome. Je le sentais pas ce match. Déjà, ça avait mal commencé. Pas canal, obligé de le mater via internet, et une connexion défaillante. Et au final, quelle honte! Quatre pions à dom', sur quatre occases, le PSG qui prive l'OM de première place, et Mandanda qui se déchire grand luxe. Mes excuses à Mouss (avec qui nous avions débattu au bas d'un post précédent): je m'incline, le chat est en fait une chèvre quand il s'agit de s'éloigner de sa ligne. Je vais être obligé de partir en campagne pour la titularisation de Yohan Pelé chez les Bleus. Pour couronner le tout, alors que Marseille a tenu le cuir tout le match, la partie bascule évidemment sur une volée splendide de Cheyrou, qui s'écrase sur la barre. Balle de 3-1 devenu crépuscule de la bande à Gerets, qui s'était pourtant donné du mal tactiquement. Re-domination, et re-désillusion.

Epilogue. Fais chier, l'incertitude du sport. Et fais chier ce sport où celui qui gagne à la fin est de plus en plus celui qui défend et qui attend. Heureusement, il y a quand même une bonne nouvelle ce week-end, qui fait lointainement écho au mondial israélo-palestinien, initiative dont nous avions déjà parlé sur ce blog. Le premier match de l'équipe nationale de Palestine sur ses terres. 1-1, face à la Jordanie, dans son nouveau stade d'al-Ram, en banlieue de Jerusalem. En ouverture, le speaker a prononcé ce vers du poète Mahmoud Darwich, récemment décédé: «le football est la plus noble des guerres»…

01/09/2008

Mandanda et Gerets, hOMmages

262192133.jpg1687643712.jpgRhaaaaaa, le retour de l'Olympique de Marseille aux valeurs d'antan. Comme à l'époque Goethals/Barthez, Phocée a retrouvé un tandem gagnant, entre le coach belge au grand cœur et le jeune gardien impétueux et serein.

Commençons pas ce dernier, auteur d'un début de saison qui laisse sans voix, avec une nouvelle prestation de dingue contre Sochaux (résumé vidéo en cliquant ici). Quand on pense que certains prétendent encore que Lloris est meilleur…

Devenu coqueluche des virages vélodromesques, il a désormais sa chanson. Une belle chanson d'ultra, à la mélodie et au rythme sud-américains, même si les paroles se résument à un mot, qui en même temps résume bien le bonhomme: "il fenomeno"…


Et puis à l'OM, il y a aussi le lion de Rekem. Erik Gerets, enthousiaste entraîneur au jargon qui fleure bon la frite à la graisse de bœuf, et qui aime ses joueurs autant qu'il exige d'eux le sens de l'offensive. Après une altercation entre un membre du staff sochalien et l'un de ses ptits, il s'en prend à l'arbitre pour la première fois depuis son arrivée à Marseille, il y a un an (l'anti-Aulas, en somme)…



Et comme on parle de Gerets, on ne peut pas ne pas saluer la nouvelle "mascotte-marotte" du Sporting Tertulia, le désarmant Joharno, auquel on est définitivement addict, en repassant l'une de ses chroniques ahurissantes à propos de la signature à l'OM de l'ex-mythique défenseur du PSV Eindhoven…

21/08/2008

Un goût d'inachevé

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Paradoxale rentrée des Bleus, ce mercredi soir contre la Suède. Quelques actions de classe, mais que de déchets. Fulgurances offensives, mais lacunes défensives. L'avantage, avec une ligne arrière qui prend l'eau malgré un Mexès séduisant en colmateur de brèches, c'est qu'on peut tester le gardien. Et le Steve Mandanda n'a pas raté son baptême du feu, là où bien de ses prédécesseurs se sont lamentablement vautrés (RIP Sébastien Frey).

En revanche, on pourra dire ce qu'on veut, je comprends pas ce système de jeu, où Henry ne sert à pas grand chose, si ce n'est à toujours marcher sur les pieds de Benzegol. Le premier but français est sur ce point révélateur. Titi s'écroule au premier poteau sans même provoquer de fausse piste, quand Karim "the dream" la joue "plat du pied sécurité" au point de péno…

Un vrai point positif quand même: on a un nouveau maillot qui claque! Camaïeu de bleus façon OM. Il irait très bien à Ben Arfa ou Nasri. En tout cas mieux qu'à Malouda…

Un frisson, enfin. Le but du vieux lion Svensson Larsson (ah le con, en plus je pensais que c'était Dahlin…), qui malgré ses 38 ans, a encore le sens du spectacle…

 
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