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19/04/2009

Sacrés Crocos

bagarre-reims-nimes-les-crocos-n-en-reviennent-pas_25093.jpgAlors que l'on se repaît de la fin de championnat surjouissive qui s'annonce (Viva Brandaõ et "Vive la crise, camarade Aulas!"), on ne résiste pas à l'envie de causer prioritairement de L2. À force de donner dans le fair-play, certes sincère mais qui fait quand même un peu mal, on allait oublier pourquoi on détestait autant les Nîmois. On avait déjà gardé dans un coin de tête les insultes racistes contre ses propres joueurs. Ce coup-ci, c'est d'une autre spécialité des inquiétants voisins qu'il s'agit: cet art consommé de la baston miteuse, cette incroyable propension à se "filer comme des picharagnes", comme aux plus moches heures des fin de soirée trop longue et arrosée à la Scatola de Port-Camargue.

Parce qu'évidemment, si les Crocos répondent toujours présents quand il s'agit de destabiliser l'épopée classieuse de Montpellier vers la L1, au moment de jouer un match décisif pour le maintien à Reims, et ben y a plus personne. Défaite 2-1, avec un horrible maillot vert sur les épaules, comme d'hab "c'est la faute à l'arbitre", et Luis Fernandez nous gratifie d'une belle chevauchée victorieuse. El loco "on fire"…



Alors du coup, comme quand le Nîmois constate au petit matin qu'un Montpelliérain rentre avec la nana qu'il convoitait, et ben ça se finit en baston. Même si pour le coup, ce sont les Rémois qui ont pété les plombs. Logiquement, on devrait être solidaire contre cette agression du Nord de la Loire. Mais non. Le fair-play ok, mais ne pas se réjouir face à une nouvelle démonstration de la lose légendaire gardoise, faut pas déconner. Images amateurs ci-dessous, dont on peut voir une version Canal, au bout de 15'30 en cliquant ici. À la nîmoise…

09/12/2008

Vinnie l'oursin

Rhaaaaaaa, Vinnie Jones! La brutasse quatre étoiles, l'emblème de la bourrinitude footballistique, la violence à l'état pur, à côtés de qui Jurietti et Rool passent pour des enfants de chœur puceaux… "Psycho" a terrorrisé absolument tous ses adversaires, du temps de sa carrière miteuse en Premier League, avant de se reconvertir en méchant hollywoodien, expatrié outre-Atlantique pour une deuxième carrière dans le septième art. Un gars culte, en somme, qui vient de s'illustrer par une belle baston de bar, au Wiley's Tavern, dans le Dakota du Sud. Histoire de montrer à Joey Barton qui c'est la référence, en matière de gros bœuf…



Pour le plaisir, un petit récapitulatif très "foot corpo" des plus beaux exploit de Vinnie l'oursin, qui te pique avant même que tu t'y frottes…

02/10/2008

OMicide

De longues semaines de "dépenailles". Cette Ligue des champions pour l'OM, c'est décidément la soupe à la grimace, comme un yahourt qui aurait tout juste passé la date de péremption. Presque bon, mais avec ce petit goût acide qui gâche tout. Enchaînant les 1-2 comme Lyon les matchs nuls, les Phocéens ne sont pas au niveau des très grands, c'est un fait. Mais, quoi qu'en dise L'Equipe, ils sont juste en-dessous et si Niang n'était pas marabouté au moment de concrétiser la belle action de dernière minute, ça ferait double 2-2 dans cette phase de poule, et ce serait loin d'être ridicule.

Selon le grand quotidien sportif, la défense «a sombré». J'ai pas vu la première mi-temps, coincé par un dîner beau-parental, mais perdre d'un but, j'appelle pas ça «sombrer». Et pis franchement, y a quand même le magnifique Agüero devant. Et là, t'as beau avoir le plus beau "back four" derrière (ce qui n'est, entendons-nous bien, pas du tout le cas de l'OM), ben t'es juste impuissant. Kun, Kun, Kun!



Certes, les petits gabarits marseillais pouvaient mieux faire, mais peuvent peu dans l'absolu, face aux Maniche, Garcia, Assunçao, Heitinga et autre Ujfalosi. Si on ajoute le contexte chaudard, entre matraquage de supporters par une police post-franquiste et cris de singe par les ultras de l'Atletico, planter un si joli but face à l'invincible armada "colochonera", c'est quand même pas la grosse lose à la sauce bordelaise…

01/07/2008

There's only one Joey Barton!

Rhaaaaaaa, Joey Barton! Ça faisait longtemps qu'on l'attendait, et elle est enfin sur internet, cette fameuse baston de 5h du mat', la baston de trop qui a envoyé cette bonne vieille brute d'Ugly Joey derrière les verrous, pour l'ensemble de son œuvre. Symbole de l'English spirit qui ne meurt jamais face à l'ouverture du foot anglais aux capitaux et aux stars de l'étranger. La scène se passe donc le 28 décembre dernier à l'aube. Ambiance glauque de sortie de boîte à Liverpool. Joey, son frère et une copine se font piquer un taxi. Et ils n'apprécient pas du tout, comme le montre ces images extraites d'une caméra de surveillance…



Condamné à six mois de prison pour cette agression, Barton la baston a témoigné hier (et plaidé enfin coupable) dans le cadre de son algarrade avec le Français Ousmane Dabo, qu'il avait transformé en Elephant man. Définitivement, dans sa violence perfide et ses excès de mauvais foie, ce bon vieux Joey est ce qu'il y a de plus estimable dans l'Albion qui se dénature (le fameux "English malaise"). "There's only one Joey Barton"…

18/06/2008

Tout le monde n'aime pas Raymond…

1857187705.jpgInutile de compter sur le Sporting Tertulia pour hurler avec les loups sur Domenech. Le moment serait mal choisi, aux côtés d'une presse sportive avide de pouvoir enfin régler ses comptes avec celui qui l'a méprisé outrageusement, jusqu'à parler mariage le soir de son dernier match. Raymond-la-science n'avait rien fait de mieux qu'une finale avec les Espoirs. Il aura été régulier avec les A. Il n'a pas imposé le système de jeu offensif dont on rêvait, mais qu'espérait-on vraiment de la part d'un bourrin défensif reconverti en théâtreux la tête dans les astres. En tant que sélectionneur, il aura découvert Ribéry, fait émerger Gallas, donné sa chance à Gomis et Benzema. Et subi la génération 98.

Faudrait quand même pas se foutre de la gueule du monde. On ne peut pas avoir répété à l'envi qu'il n'était pour rien dans le parcours tricolore de 2006, entièrement géré par Zizou et ses apôtres, et le rendre responsable cette fois-ci des errances collectives françaises. Le jeu, en l'occurrence le beau jeu (qu'on brandit inlassablement comme "l'esprit" dans le rugby), ce sont les joueurs. Coaching déroutant ou pas, Domenech n'y est pour pas grand chose si Henry est cramé, Malouda paumé ou Thuram usé. Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas lui qui a demandé à Abidal de tacler comme un con Luca "inoffensif" Toni. Ni lui qui leur a dit de se foutre sur la tronche dans les couloirs…



A côté de telles images qui nous laissent à penser que les Bleus sont devenus la Hollande des 90's (fracture vieux/jeunes, sans les relents racistes), la déclaration de Raymond-fleur-bleue est plutôt touchante. Franchement, le gars a vécu son dernier match sous les auspices que la pire des Cassandre n'imaginerait pas et il pense à sa douce… Un peu de tendresse, bordel! Cela valait-il vraiment le coup qu'il nous détaille ses choix étranges du soir (Nasri plutôt que Toulalan, Boumsong plutôt que Thuram… Même pas le cran de remettre Gomis)? Alors qu'avec une telle déclaration, il se resitue dans le champ de la fragilité humaine, au moment où tout un pays a des envies de lynchages. Sublime, forcément sublime…

 



 

Le beau jeu se venge toujours au bout d'un moment, quand on le délaisse de trop. Abandonner le meneur de jeu, c'est une chose. Décider de ne plus attaquer, une autre. Mais jouer à onze mecs qui visiblement se sentent aussi peu qu'ils respectent le maillot, c'est trop. Foot-bizness et individualisme ne peuvent s'accorder avec le jeu de balle, seulement si on en respecte le premier des fondamentaux: jouer!

Désormais, la question qui se pose est de savoir dans quel nouveau cycle entre l'équipe de France. Une période pénible avec des Bleus privés durablement de phases finales internationales (dit "cycle Luc Sonor" -1987/94-, où malgré de bons joueurs -Canto/Papin- c'est la lose)? Un rêve flamboyant et romantique, où l'attaque prime sur la victoire (dit "cycle Rocheteau" -1978/86-, avec un espoir de gagner l'Euro 2016 si on l'organise)? Un renouvellement autour d'un 10 messianique et d'un modeste entraineur en guise de prophète (dit "cycle Mémé/Zizou" -1996/2000-)? Ou un statu-quo voyant la France cheminer bon an mal an sur le même rythme dépourvu d'idéologie, se qualifiant parfois et perdant contre les Italiens toujours (dit "cycle des Italiens" -1986/2006)?

Et si le pire était à venir… 

 
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