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24/05/2009

À petite échelle

_41868478_juninho_getty416.jpgPénultième journée de L1 et toujours pas de Bordeaux sacré. L'OM fait de la résistance et peut s'en remettre à Savidan pour réaliser un miracle que même la Bonne mère n'espère plus. En L2, Montpeul va jouer avec le cœur du Sporting Tertulia, lors d'une finale d'accession contre les Alsacos, après l'arrangement chtitoyable entre Lens et Boulogne… Bref, rien de décisif. Alors, Juni.

Telle une belle fin de règne, voire de cycle, les Lyonnais se sont offert une impeccable symbolique d'adieu contre Caen (3-1), avec des pions de Juninho, Govou et Benzema. Trois tauliers de l'invincible et insupportable mainmise rhodanienne, qui saluent un club comme on conclut une histoire d'amour. Cerise métaphorique sur le gâteau des nostalgies gones, le Brésilien tire sa révérence en plantant son 100e but sur péno…



À la vue de ces images (et du supporter lyonnais qui se met à genoux pour pathétiquement implorer l'idôle de rester -et tant pis s'il est déjà vieux et décoratif-), sans vouloir s'acharner, on ne peut s'empêcher de penser à ce que furent les fiestas des grands Brésiliens dans des grands clubs. Le 1.000e but de Pelé au Maracaña par exemple. Egalement sur péno, mais avec un match arrêté derrière…



Même en version laborieuse, et en comptant ses buts en interclasse de sixième, le 1.000e de Romario avait aussi une autre gueule. Sur péno aussi…



C'est aussi ça, Lyon. La classe, mais au 1/10e. À petite échelle…

17/05/2009

Vélodrame

Bon ben voilà, c'est la baise, la fin des espoirs les plus fous d'un OM tellement costaud qu'il pourrait résister aux irrésistibles Girondins. Jamais vu autant de chance entourer une équipe. Que les Bordelais se gavent depuis quatre matchs, où ils retournent toutes les situations les plus impossibles, soit. C'est la marque des champions. Mais si en plus leur incroyable réussite se transforme en hallucinante lose pour Marseille, bon ben y a plus rien à faire…


Pensez: deux poteaux, dix occases franches, un péno oublié (et deux autres bêtement simulés), un hors-jeu super limite… Et en face, pour que la malchance soit maximale et l'humiliation totale, Benzema qui en plante deux et Juninho qui rentre juste pour cadrer un coup-franc à 40m. Sa race, la L1! Vivement que Montpellier s'arrache de la L2 pour nous faire enfin pleurer de joie. Parce que là, on se sent comme un baseballeur japonais, lors de Orix Buffaloes - Keiichi Hirano ce week-end…

25/02/2009

Comme d'habituuuuuude…

Pour une fois, je m'étais convaincu de miser sur une victoire de Lyon. Au terme de cinq heures de discussions quasi-non-stop au boulot avec quatre collègues (conclues par un débat sur Yannick Stopira et Gérald Passi au Tef'), on avait conclu que ce serait le premier quart d'heure qui serait décisif. Que soit Lyon gagnerait à l'arrache, soit prendrait une valise, soit ferait match nul. J'avais choisi mon camp. Pour une fois, j'ai misé sur Lyon. 1-0. Vont bien finir par l'avoir, leur match historique dont toute la France elle se rappellera, même s'ils se feront éliminer au retour.

Et puis finalement, ça a fait comme d'hab. Ouverture du score, domination, jeu égal, craquage, match nul. Comme l'an passé, contre Manchester. Juninho qui plante sur coup-franc à plus de 25m excentré. La force de l'habitude. Benzema toujours aussi peu décisif dans le "money-time". Keita qui a l'air bon, mais en fait qu'apporte rien. Toulalan présent, mais qui fait que des fautes. Lloris ultra-balèze mais qui en prend quand même un. Cris énorme, mais qui oublie le marquage la fois où il faut pas. Et Henry qui n'en revient toujours pas d'avoir marqué de la tête, son deuxième pion cérébral en deux mois, soit autant que dans toute sa carrière auparavant. L'habitude…



Au retour, gageons que Lyon prendra une valise, ou fera match nul 0-0. Eliminé en huitième. Aulas trépasse. Encore une fois, pas de match historique del'OL à se mettre dans la mémoire. Genre neutre. This is its way…

18/09/2008

L'homme est un Lyon pour l'homme

Image 2.pngY a pas franchement de quoi être fier, du côté de la capitale des Gaules. Outre le maillot DDE absolument insensé (est-ce pour celà que Lyon joue comme le Borussia Dortmund?), les Gones se sont encore sauvés in extremis et contre la morale du jeu de football. Face à une Fiorentina palichonne, mais fichtrement bien organisé par le mister Prandelli, il n'y a bien que L'Equipe pour estimer dans un clin d'œil douteux à sa Une dangereuse de dimanche dernier, que "Lyon ne l'a pas volé".

Pas question de nier la quand même formidable volonté rhodanienne et l'intelligence de Juninho, définitivement meilleur au coup-franc quand il ne la joue pas direct (ses buts de 45m après deux rebonds, ça compte pas…) et le réalisme de Benzema. Mais franchement, avec une défense en bois et une attaque ultra-individualiste, c'est pas joli-joli de planter avec un homme à terre. On peut faire tous les beaux discours bien appris qu'on veut ("la règle dit que", "c'est à l'arbitre de…", "pourquoi on serait indulgent avec les Ritals…"), profiter d'un blessé sur la pelouse pour effacer un hors-jeu manifeste, c'est la morale du jeu qui en prend un coup.




Oui, oui, on va dire que c'est le jeu, qu'y a pas de raison, que ça permet de "remonter le moral" des clubs français (cf. L'Equipe), gna gna gna… Non seulement ce type de positionnement est limite-limite (la fin justifie les moyens, qu'importe la manière). Mais qu'est-ce qu'on aurait pas entendu si les Florentins avaient fait le coup. Et pendant ce temps, les magnifiques guerriers du Steaua Bucarest, drapé dans leur magnifique maillot, font trembler tout le match durant le Bayern Munich, tapent le bois dans tous les sens et se font injustement refuser un but. Avant de perdre à la fin…


Steaua Bucharest 0 - Bayern Munich 1 - For more of the funniest videos, click here

25/05/2008

Godarsenic

1332211412.jpgCette finale de Coupe, franchement, c'était pas gagné pour que je m'y intéresse. En supporter marseillo-montpelliérain, un PSG-Lyon, c'est le genre de match qui vous fait découvrir l'indécision partisane, après vingt ans de bons et loyaux services rendus au parti pris de toutes sortes, si possible de mauvaise foi… Mais bon, c'est quand même une finale de Coupe entre deux grands noms du ballon hexagonal. Alors ça vaut quand même toujours le coup de mater une mi-temps, histoire de pas louper le match débridé de l'année…

Et ben, j'ai pas pu tenir jusqu'à la mi-temps sans zapper. Pourtant, on peut pas dire, le spectacle était plutôt bon. Et, ça fait mal de l'avouer, Paris jouait plutôt pas mal. Mais, franchement, c'te réalisation vidéo… J'avais oublié que c'était sur France Télévision. Et là, le drame. Les caméras de Fred Godard. Est-ce dû à un patronyme trop dur à assumer dans l'histoire de la belle image? Je ne sais pas. Et même quand l'intérêt sportif reprend le dessus, malgré les insoutenables ralentis noir et blanc teinté de carton jaune fluo où les gros plans sur les pompes du gardien, on se voit infliger une séquence façon Claude Lellouch qui donne encore mal à la tête…



Et là, j'ai plus eu le goût… Déjà qu'on se tape le révulsif Daniel "conditions du direct" Lauclair interviewant Sarkozy, faudrait en plus se manger les plans à vomir de Fred "je préfère filmer la lune que la balle" Godard? Plus possible. Même Denis "procédurier" Balbir en a eu marre et a préféré s'exporter vers les écrans de portable. Finalement, cette finale, elle m'a permis de bien me marrer en lisant les Cahiers du football, auteurs de deux articles références sur l'homme qui vous donne envie de privatiser le service public. Godard in the sky with diamonds et, version défouloir, Godard in the sky with diamonds II.

04/03/2008

Attention Guignol, derrière toi!

8f17db0076795ca05d718d12c18f1e63.jpgOk c'était entendu, Manchester est bien plus fort que Lyon, on ne tire pas sur une ambulance. Mais en fait si, quand même… Parce qu'on peut se faire sortir par United, mais pas comme ça. Du rien pendant 90 minutes. Une fausse occase sur le poteau vers la 75e et puis re-rien. D'habitude, quand vient le dernier quart d'heure, on se dit (car on le sait et ça marche toujours) que Lyon aura forcément une occase. Et qu'il s'agira d'être réaliste à ce moment-là. Mais là non. Pas une occase. Un festival de contrôles trop longs, une ribambelle de duels perdus, un florilège de passes dans le zag. Une allégorie pénible de l'impuissance footballistique. Non vraiment, Lyon éliminé en huitième ou en quart, ça devient lassant. Voire démoralisant.

Chaque année, le théorème d'Aulas ("on franchit un palier chaque année") se transforme un peu plus en algorithme de la lose. A noter, on a droit chaque année à une élimination différente. Y a eu le "P'tain, c'est trop injuste" contre le PSV Eindhoven. Puis le "F'chiiiiééééé, ça s'est joué à rien" contre le Milan AC. Puis le "ça nous réussit pas d'être favori" contre la Roma. Mais là, ça sent la fin de règne monarchique autant que la fin de race aristocratique. Le huitième qui a servi à rien. L'élimination logique, attendue, subite. L'OL est devenu comme le Fenerbahçe (en fait non, puisque le club nouveau riche d'Istanbul a éliminé Seville), Rosenborg ou l'Olympiakos. Qualifié in extremis pour finalement rater l'occase de briller en coupe de l'UEFA.

Et pour ne rien arranger, on n'a pas arrêté de se faire des films sur chaque combinaison foirée d'Abelzema et Cain Arfa, comme au plus beau temps de l'idylle hypocrite entre Henry et Trezegol. Sans parler de Juninho qui a encore confondu sa pompe gauche avec sa droite. Et Larqué qui nous a tanné avec Toulalan… C'est décidé, je ne bloque plus une soirée foot pour voir Lyon en Ligue des champions. Sauf si Aulas recrute la mascotte de Fulham… Un blaireau qui fait du break-dance. Tout Jean Mimi, en somme.




En fait, le seul truc qui rend encore l'Olympique lyonnais sympathique, c'est le blog OL Dirty Bastards

24/01/2008

«L'Equipe» taille ducon

Loin de moi l'idée de m'ériger en Acrimed de la Bible du sport, mais là quand même c'est trop! Ce jeudi, le plus grand quotidien de France (bien que 20 Minutes soit passé devant en nombre de lecteurs) a fait le titre de trop. «Lyon taille patron». Pourquoi cette expression éculée et passe-partout, que l'on retrouve environ 111.000 fois sur "Google"? Certes, on a évité le «Lyon rugit encore» ou le «Lyon éternel», mais quand même, ça énerve…

Toutefois, cette titraille flemmarde n'est rien comparée à cette expression anodine lâchée par le "journal qu'on lit forcément en premier le matin avec le café", le dimanche 20 janvier dernier, en ouverture d'un papier de présentation de la CAN: «le Ghana, pays le plus discipliné du continent africain». Et de craindre le jour de la finale une "accroche" du style «les meilleurs représentants de ce football dansant et toujours imprévisible»…  On lance les paris? 

 
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