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04/09/2008

De l'art du tacle en kung-fu

1824865009.jpgRhaaaaaaaaa, les salopards qui s'assument… Dans la continuité de nos "Affreux, sales et méchant" de la veille, le Sporting Tertulia tient à saluer le milieu déf' du club argentin de San Lorenzo, Sebastian Mendez, qui a dépoussiéré le week-end dernier l'un des panthéons les plus cultes du jeu de ballon. Celui des tacles aériens, façon "Bruce Lee sur ta gueule (ou ton genoux) et j'en ai rien à foot, parce que je suis méchant, méchant, méchant oh oui méchant!"

Mendez ajoute ici une pincée de traîtrise sournoise à la tradition patrimoniale de ce geste technique rare, tant il n'est l'apanage que de ceux qui revendiquent leur "bourrinitude" sans limites. Il n'hésite ainsi pas à agresser dans le dos. En l'espèce, c'est le Brésilien Falcaõ de River Plate (bien fait!) qui trinque, se mangeant un "kung-fu" limpide en plein dans les omoplates…


C'est l'occasion de rendre hommage, sous forme de top 3 vidéo, à la sainte trinité footballistique de la voyouterie façon "coup de pied sauté". Car il ne s'agit pas de sacrer des salopards à la Frank Jurietti, dont le talent en matière de "coup de pute" nous ravit par ailleurs (la preuve par l'image en cliquant ici, et un joli chant de supporters en son hommage, ici). On ne cause pas tacle par derrière et provocations à la limite du malsain en ce moment, mais bien "high-kick dans ta face", spontané et fou. Alors, y a bien "Sex, Drug and Cyril Rool" pour avoir tenté l'arabesque martiale. Mais ça compte pas, car en bon Azuréen, le Cyril, il frappe un homme à terre (Cufre de Monaco s'en souvient encore).

Au pied du podium, on est obligé de citer deux glorieux anonymes (si vous avez les noms, je prends), concourrant au titre de "plus belle allégorie tacle à la gorge. L'un semble allemand (si l'on en croit la voix du commentateur), l'autre est peut-être belge (si l'on en croit les maillots pourris, un logo qui ressemble à celui de la RTBF, l'élégance "à la Van Damme")… Mais les trois "kung-fu tacleurs" les plus cultes sont à chercher du côté de l'Irlande, de l'Angleterre et de la France.

 

3. Roy Keane, le "low-kick" à l'Irlandaise. Tout en rancune lentement refroidie, Keano met fin à la carrière du Norvégien Alf-Inge Haaland, en 2000. En plus de la réalisation techniquement impeccable de l'œuvre, on notera la justice (certes de type privé, donc contestable) qui l'entoure. Le même Haaland avait flingué le début de saison du grand Roy, trois ans plus tôt, le traitant en sus de "simulateur". Du coup, c'est "kung-fu dans ton genou"…




2. Joey Barton, le "coup des pied dans les couilles" tout droit sorti du pub. Inutile de ressasser une énième fois la fabuleuse carrière d'Ugly Joey (on en a récemment causé ici), mais il a toute sa place dans un tel top 3, après son hallucinante agression du pauvre Dickson Etuhu qui n'avait rien demandé, surtout pas de se faire émasculer par les crampons de Joey Baston…





1. Eric Cantona, le "kung-fu master", de Der Zak' à Mathew Simmons. Bon, le fameux geste de Crystal Palace, on le connaît par cœur. Pour ceux qui veulent vraiment se le remater, ça se passe ici. Mais tout de même, ça reste un supporter. Culte, mais éloigné du sujet, car un peu triché. On préfère se remémorer l'incroyable "pieds-joints -> genoux" de Canto sur le malheureux Michel der Zakarian. Blessé six mois, il se relancera la saison suivante à Montpellier, où il retrouva… Cantona, en 89/90. Bizarrement, le courant n'est jamais passé…

 

13/02/2008

Au comptoir de la tertulia

Tant de sujets et d'autres que l'on a évoqué en passant, au zinc et en terrasse (foutue loi sur la clope!), quand vient l'heure de l'apéro…

60cffc11637895a8624fb4ddf732e29e.jpgAgulla. Rhaaaaaaaa… C'est rageant de voir un si beau joueur renforcer un club concurrent au vôtre. Le «Gordito» («petit gros») Horacio Agulla (prononcez «Agudja» pour vous la péter) rejoint Dax. Avec son alter-ego de l'autre aile Luca Borges (qui croupit en Italie après un passage au Stade Français), le 11 argentin était LE coup à faire dans le mercato ovale. Le seul amateur de l'aventure romantique des Pumas au dernier Mondial débarque en pays basque landais (mes excuses à Adrien et aux lecteurs, j'avais abusé du calimutxo), avec son costume de bourreau aux bourrelés bourré de talent…

 

There's only one Joey Barton. Ça touche à l'indicible, tant la récurrence de son talent autodestructeur semble sans limite. L'inénarrable Joey Barton s'en sort encore bien. Peu après sa sortie de prison pour agression nocturne et peu avant son procès pour crime de "déDabofiguration», le «Bad boy» qui écrase des cigares dans l'œil de ses coéquipiers échappe une nouvelle fois à la justice sportive. Énorme, comment il est protégé le Joey… Et comment la Fédération nous refait le coup à chaque fois de ceux qui peuvent rien y faire. Il y a même pas deux mois, «Bad boy Barton» était déjà épargné malgré son tacle au genou sur Dickson Etuhu. Énorme…




94aab578025fd8ee6d4a6a5f138f7421.jpgQuand même, le championnat… Nan, mais c'est sympa ce tournoi, c'est même un peu folklo. On a l'impression d'être revenu dans les années 1980. le "french flair" ou la mort, le retour des gueules d'ange à l'arrière et des gueules de loutres à l'avant, le nombre de ballons tombés supérieur à celui des coups de pieds… Mais bon, y a quand même le championnat! Et là, quand on supporte Montpellier, c'est vraiment la lose… D'habitude, c'était "notre chance", les matchs pendant le Tournoi. On tapait les crabos de Biarritz ou Paris et on assurait le maintien… Désormais, c'est l'inverse. On joue sans la colonne vertébrale (Ouedraogo, Picamoles, Trinh-Duc) et on se fait défoncer par Toulouse et Bourgoin. Pfff… Tout ça pour saluer les furieux de «Nice Rugby», qui tremblent pour leur "match de l'année"… Pour la mémoire de Jeff Tordo, on est de tout cœur avec vous…



Les Busby Babes.
'Tain, il était beau le maillot de Manchester dimanche… Et oui, celui de la génération maudite, du Manchester flamboyant et hédoniste, brisé en plein vol… C'était il y a quarante ans… Les "Busby Babes" tutoyaient les cieux et quand la BBC en reparle, ça fout des frissons…




Hockey Corral.
C'est l'image la plus  "hhhhhhhhaïïïïïeeeeuuuu…" depuis le javelot de Salim Sdiri ou la blessure de Djibrill Cissé. Le malheureux Richard Zednick s'est fait tranché la carotide et est encore à l'hopital. Ses jours ne sont plus en danger, mais il a dû être opéré et a eu chaud à la jugulaire. Et il devrait avoir du mal à se raser dans les décennies à venir… Plus d'info en cliquant ici, ça se passe vers la fin de la vidéo…



 

 
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