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12/05/2008

"Drago Hamon"

1512447821.jpg Bon, on va pas se mentir. Au moment de rencontrer Benoît Hamon, député européen socialiste pour un entretien dans mon nouveau travail que j'ai (pour s'abonner, c'est ici), je me doutais qu'il serait plus aisé de causer ballon qu'avec Manuel Valls ou Julien Dray. Avec ces derniers, je ne savais que peu de leur réelle aficion sportive. Mais avec Hamon, je savais où j'allais, l'ayant déjà questionné sur le sujet, puis fait bloguer lors de la dernière Coupe du monde de rugby.

549168433.jpg A l'issue de l'interview, réalisé au bar Le Daudet, dont le patron est un grand amateur de rugby, on a évidemment reparlé de son heure de gloire sous le maillot du XV de France parlementaire. Seul élu ce jour-là dans une équipe constituée de fonctionnaires et collaborateurs, il est capitaine et marque un essai en bout de ligne, scellant la victoire des Bleus en perfide Albion. Un épisode héroïque qu'il a déjà narré, mais dont il détaille la face cachée pour le Tertulia S.C, des ovales plein les yeux:

«Au bout de deux-trois minutes, pour mon premier ballon de ce qui était quand même mon premier vrai match de rugby, je récupère une chandelle, je ne sais pas comment. Et là, je me fais tordre par le 8 anglais, avant que tous les gros me marchent dessus. Quand je me suis relevé, j'étais euphorique! En plus, les avants de chez nous ont mis quelques poires, pour protéger l'élu de la République… C'était le bonheur…» Benoît Hamon'07, Blanco'91 même combat…



L'ailier gauche du PS a-t-il autant de ressource quand il s'agit de parler football? Au début, ça commence mal. Match culte? France-Allemagne'82. Pas très tertuliesque et un peu attendu. «C'est-à-dire que j'avais 15 ans à l'époque et qu'y a pas photo, c'est LE match qui marqué ma jeunesse». Admettons. Comme le thème de cette rubrique est aussi de faire plaisir à l'interviewé, on peut donc revoir ici les images du cauchemar de Séville. 

Mais on sentait quand même que Hamon pouvait faire mieux que ça, dans le genre sous-culte. Pour ça, il suffisait de l'accrocher sur le Stade brestois, ex-Brest Armorique, dont il met le lien sur son blog. Et de lui poser une simple question. Joueur préféré?

La réponse fuse, sans hésitation: «Drago Vabec!» Oah l'aut, Drago Vabec??? Face à la perplexité du trentenaire tertuliesque qui s'attendait tranquillement à Roberto Cabañas, Maurice Bouquet ou Corentin Martins, Hamon le quadra s'écrie: «Mais si, Drago Vabec! Un attaquant teigneux, une bombasse yougo qui frappait lourd! Il a joué des années à Brest…»

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Après moultes recherches sur le sujet, j'ai ressenti une vraie connivence qu'interdit le journalisme politique, mais que permet la nostalgie footballistique. Dragutin Vabec, Croate sept fois international yougoslave et joueur de Brest Armorique de 79 à 83, c'était un peu mon Jacek Ziober à moi, supporter du Montpellier Hérault. Pas de style mais un nom qui claque, oublié par tous mais qui reste à jamais dans notre for intérieur de supporter d'un club un peu pourri.

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Hélas pour Benoît le Brestois, aucun souvenir vidéo de Vabec n'est trouvable sur le net. Juste quelques reportages sur la montée en première division du club en 1989, le premier but de Corentin Martins, le périple de Francis "Bétancourt" Yvinec en Colombie où la bien triste fin du SBA. Ah si, il y a quand même ça. Un bel hommage à la Rade, en fond d'une photo d'époque. En plus, Drago s'est mis à gauche (enfin, à droite de la photo)…


SB
envoyé par dull29


 

06/05/2008

Julien Dray le Sedanais

365687677.jpgAprès Manuel Valls, deuxième volet de la rubrique "sport is politic", avec le vrai-faux sosie de Rafael Benitez (une ressemblance que L'Equipe mag' de samedi relève un an après tout le monde…). Bien qu'ayant vu par-ci par-là que Julien Dray était un amateur de foot, je me suis avancé à pas mesuré avec l'un des prétendants à la tête du PS, pour causer ballon à l'issue d'un entretien informel.

1753493336.JPG Plutôt bougon, "Juju" s'est un brin détendu  à l'évocation d'un Rennes-Sedan enfantin. «C'était en finale de coupe de France, du temps où  on les faisait rejouer si besoin. Sûrement en 1966… J'y étais allé avec mon père et je supportais Sedan… au milieu du public breton. Mais il y a eu match nul et lors du deuxième match, c'est  Rennes qui a gagné».  Bien vu,  à un an près, puisque cette finale eu lieu en 1965. On n'en retrouve des images que sur le site de l'INA, ambiance Thierry Roland, Dora la laie et Rodrigue le cochon. Premier match (2-2) visible en cliquant ici, le deuxième (3-1) en cliquant là.

«J'ai été éduqué dans le mythe rémois des années 50» raconte le natif d'Oran en 1955, qui se dit «un admirateur du PSG des années Fernandez». Mais il tient à préciser qu'«il s'agit là d'un élément de sa vie privée» dont il ne souhaite «pas parler plus que ça», préférant «rester à distance». Et de nuancer: «Je ne suis pas un aficionado acharné non plus…» Assez sérieux, en somme. En tout cas moins enthousiaste que Luis, et sa maxime définitive: "PSG: Plaisir, Savoir, Gérer"…

 

25/04/2008

Que deviennent, que deviennent les rêves de Valls…

58e2a3bea800a8a354a32682bf4adcd6.jpg Il ne s'agit pas là d'un hommage à feu François Feldman (comment ça, il est pas mort… j'aurais juré entendre Elkabbach l'annoncer… je dois confondre), mais d'une nouvelle rubrique du sporting. Dans mon nouveau boulot que j'ai (pour s'abonner, c'est ici), il arrive de rencontrer des fans de ballon (ou autre activité musculaire regardée devant la télé). Alors autant prolonger l'interview pour alimenter le Tertulia sporting club. Ce fut le cas ce jour avec Manuel Valls, député-maire PS d'Evry qui sort bientôt un nouveau bouquin d'entretiens, dans lequel est évoquée au détour d'une question sa passion pour le Barça.

Du flan pour se la jouer Catalan fier de ses origines? Non, l'ailier droit du PS est un vrai socio. «On est obligé d'être fan du Barça quand on est d'origine barcelonaise. En plus, c'est un grand cousin à moi qui a écrit l'hymne du club…», raconte-t-il après un grand rire qui contraste avec son sérieux d'ancien Rocardien affiché tout le long de l'interview. Départi de ses notes, Valls raconte volontiers son meilleur et son pire souvenir de gamin blaugrana, «à chaque fois à la radio, vu que ma famille avait émigré à Paris». Pour faire plaisir à “Manolo” (ainsi que l'interpelle le journaliste Claude Askolovitch, co-auteur de l'ouvrage), replongeons donc en vidéo dans ses rêves d'enfant né en 1962 à Barcelone, mais qui n'a vécu qu'en France… Ambiance seventeen garantie…

Son meilleur souvenir:

«La victoire à San Bernabeu sur la pelouse du Real, vous savez la fameuse où Cruyff fait un match d'anthologie. Ça se termine à 4-0, je crois. Un grand bonheur à la maison avec mon père, fils de républicain espagnol. Beaucoup plus qu'une victoire dans l'antre du franquisme…» C'était en 1974, le petit Manuel a 12 ans, et ça a fait 5-0 au final. Et effectivement, le roi Johan -dit "le Hollandais volant"-, a mis la misère aux merengue madridistes.




Son pire souvenir:

«L'élimination en demi-finale de coupe d'Europe contre Leeds. C'était terrible, j'en ai pleuré. Je ne me rappelle pas l'année, mais la finale se jouait au Parc des Princes. Et toute les cousins avaient déjà pris leurs billets…» Ça s'est passé en 1975, et cette défaite résume la décennie finalement un peu pourrie du FC Barcelone au niveau continental (toujours racé, jamais gagnant, le syndrome Cruyf). 2-1 pour les Anglais à l'aller, avant de tenir le nul au retour (1-1). Seul le premier match est visible sur la toile. La première mi-temps ici, la deuxième .



Le "bonus réconfort" du TSC

En guise de revanche contre cette perfide Albion gâcheuse de fiesta de familia, le Tertulia sporting club est heureux d'offrir à M. Valls deux moments de revanche jubilatoire: D'abord la défaite de Leeds en finale contre le Bayern Munich. Un scandale vivant que ce match là. Penalty, puis but refusé. La veangeance est un plat qui se mange tiède. Comme la crème catalane. Ne regrette rien, Manu…





Et pour finir en beauté, les images d'une victoire du Barça face à ses salopards de Leeds lors de la Supercoupe des villes de foire en 1972, compétition insensée marquant la fin de cette épreuve ô combien culte, avant qu'elle ne devienne une prosaïque et tocarde coupe de l'UEFA. Ce match opposait le premier vainqueur (Barcelone en 1958) à l'ultime (Leeds en 1971). Et la victoire 2-1 des Barcelonais permet aux Catalans de conserver le trophée et de pouvoir l'exposer dans son musée… Et Leeds  évolue aujourd'hui en deuxième division.


 
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