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21/04/2008

Truquage au tirage?

De la théorie du complot appliquée au sport. Le 11-septembre du football, c'est le tirage au sort. D'habitude, dès qu'on cause Twin towers dans une soirée, on trouve toujours quelqu'un pour vous parler du quatrième avion disparu. Et ben là, c'est la fameuse histoire de la boule chaude/boule froide qui revient presqu'à chaque nouveau tirage au sort. Objet des nouvelles suspicions de la blogosphère: l'affiche des demi-finales de la coupe de France. Vidéo à l'appui, on vous contraint à ne pouvoir constater qu'un fait troublant: Lacombe, y parle de Sedan avant même de savoir que Lyon va les jouer…



Forcément, c'est fait exprès pour pas qu'on se retrouve avec Amiens ou Sedan au Stade de France. Mouais, je mettrais quand même bien une pièce sur les Picards qui seront favoris à domicile face au PSG…

Il n'y a pas si longtemps, les supporters de Manchester ont eux aussi fait leur Thierry Messan du ballon, pour dénoncer l'attitude de Sammy Nelson (ancien Irlandais légendaire d'Arsenal, connu pour avoir montré ses fesses à ses supporters, mais c'est une autre histoire), lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la cup. Là encore, vidéo. Mais on comprend pas grand chose à l'organisation de la Cup (plus de détails ici).



Déjà pour les quarts de finale de la Ligue des champions cette année, certains nous avaient averti que tout était connu à l'avance. Même feu Thierry Gilardi a été sous le feu des critiques, lors d'un forcément bienvenu OM-PSG en Coupe' 2006. Revient également en mémoire la polémique de 1990, après que Francis Huster a enlevé une boule des mains de Sabine Paturel (ah, la fin des années 80…) inversant l'ordre d'un huitième, polémique dont on ne retrouve hélas que peu de traces sur le net (merci l'Huma).

Mais au final, franchement, quel que soit le tirage au sort, ce qui compte à la fin, c'est quand même la glorieuse incertitude du sport, non? Remember 1994…

 

 

18/04/2008

Desproges, le foot et les Boulogne boys

Etrange coïncidence. Alors que l'on fête les 20 ans de la mort de Pierre Desproges, les Boulogne boys sont dissous pour une histoire de chtis, après vingt-et-un ans de délires xénophobes impunis. Une ironie surréaliste qui aurait sans doute inspiré la "haine ordinaire" du grand Pierre. En hommage, un sketch très con mais très bon et la lecture d'une de ses chroniques de 1986 assez dévastatrice sur le foot, lue par un Jean-Claude Dreyfus aux faux airs de José Anigo (si vous la préférez lue par Desproges himself, c'est ici).

06/03/2008

Enfin du foot!

Ouf, le ballon tel qu'on l'aime n'est pas tout à fait mort, après l'insipide élimination lyonnaise de mardi (lire sur le sujet un excellent post d'un lecteur des Cahiers). La Roma et le Real nous ont offert mercredi un de ces rares moments de jouissance sans entrave à la sauce playstation. Attaque-défense incessante, contrôles de rêves, redoublements de passes insensés, le tout à 200 à l'heure. Et supériorité des Romains de gauche à la fin, face aux post-franquistes du Real. Totti en chef d'orchestre, Mancini en néo-Garrincha et les Merengue au tapis dès les huitièmes…  Comme Lyon, l'orgueil de ceux qui ont tenté en plus.

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Et puis ce soir, l'OM a renoué avec ses grands matchs foutraco-légendaires, même si ce n'est qu'un huitième de coupe de l'UEFA. Des occases à la pelle, du jeu en mouvement permanent, de la tripote dans tous les sens… On a vu face au Zenit Saint-Petersbourg un grand match des Phocéens mais un tracassant 3-1 au final, qui a furieusement fait penser au cultissime OM-Benfica de 1990. Peut-être le plus beau match de l'ère Waddle-Papin. Mais qui s'est terminé sur le 2-1 le plus rageant de l'histoire du foot. Puis par une funeste mimine de Vata lors du match retour (perdu 1-0 à cinq minutes du terme). Une demi-finale de malade, du temps où l'OM était le plus fort mais avait la classe romantique des losers magnifiques. Un match qui qui a sans doute marqué les adolescences de tous les trentenaires nostalgiques de Mozer, Tigana, Francescoli… et Jean Castaneda.

 

04/03/2008

Attention Guignol, derrière toi!

8f17db0076795ca05d718d12c18f1e63.jpgOk c'était entendu, Manchester est bien plus fort que Lyon, on ne tire pas sur une ambulance. Mais en fait si, quand même… Parce qu'on peut se faire sortir par United, mais pas comme ça. Du rien pendant 90 minutes. Une fausse occase sur le poteau vers la 75e et puis re-rien. D'habitude, quand vient le dernier quart d'heure, on se dit (car on le sait et ça marche toujours) que Lyon aura forcément une occase. Et qu'il s'agira d'être réaliste à ce moment-là. Mais là non. Pas une occase. Un festival de contrôles trop longs, une ribambelle de duels perdus, un florilège de passes dans le zag. Une allégorie pénible de l'impuissance footballistique. Non vraiment, Lyon éliminé en huitième ou en quart, ça devient lassant. Voire démoralisant.

Chaque année, le théorème d'Aulas ("on franchit un palier chaque année") se transforme un peu plus en algorithme de la lose. A noter, on a droit chaque année à une élimination différente. Y a eu le "P'tain, c'est trop injuste" contre le PSV Eindhoven. Puis le "F'chiiiiééééé, ça s'est joué à rien" contre le Milan AC. Puis le "ça nous réussit pas d'être favori" contre la Roma. Mais là, ça sent la fin de règne monarchique autant que la fin de race aristocratique. Le huitième qui a servi à rien. L'élimination logique, attendue, subite. L'OL est devenu comme le Fenerbahçe (en fait non, puisque le club nouveau riche d'Istanbul a éliminé Seville), Rosenborg ou l'Olympiakos. Qualifié in extremis pour finalement rater l'occase de briller en coupe de l'UEFA.

Et pour ne rien arranger, on n'a pas arrêté de se faire des films sur chaque combinaison foirée d'Abelzema et Cain Arfa, comme au plus beau temps de l'idylle hypocrite entre Henry et Trezegol. Sans parler de Juninho qui a encore confondu sa pompe gauche avec sa droite. Et Larqué qui nous a tanné avec Toulalan… C'est décidé, je ne bloque plus une soirée foot pour voir Lyon en Ligue des champions. Sauf si Aulas recrute la mascotte de Fulham… Un blaireau qui fait du break-dance. Tout Jean Mimi, en somme.




En fait, le seul truc qui rend encore l'Olympique lyonnais sympathique, c'est le blog OL Dirty Bastards

19/02/2008

Boonen, le Beckham Belge (Au comptoir de la tertulia #2)

Tant de sujets et d'autres que l'on a évoqué en passant, au zinc et en terrasse (foutue loi sur la clope!) [vive la Belgique], quand vient l'heure de l'apéro…


749e443e0a7fd964d377022a29f222c0.jpgFume, c'est du Belge. Rhaaaaaaa, le bar de l'Union à Bruxelles. Vendredi dernier, à l'occasion des trente ans d'un vieux et grand pote, on a retrouvé l'un des bistrots les plus sympas de la capitale européenne. Celui de l'équipe de foot de l'Union Saint-Gilloise, mais qui n'est peuplé que d'étudiants, d'artistes et de glandeurs. Son droit de cloper malgré l'interdiction ("Y peuvent venirrrrr, hein, y sont même pas foutu de gouverner"…), ses lasagnes qui déchirent à toute heure, ses diverses "brassées" aux degrés toujours plus surréalistes, ses vieilles photos de foot au mur. Et ses Belges.

9c81587b673e944020fa38aef37e871f.jpgComme à chaque pélerinage, la soirée se termine par une franche et rigolarde discussion avec les autochtones. Et comme d'hab, une fois le répertoire de blagues sur les Français et les Flamands remis à jour et les confidences sur l'amitié d'enfance avec Benoît Poolvoerde (c'est hallucinant, toute la Wallonie était dans sa classe!!!), ça parle sport. En vrac, Justine «quelle est belle» Hénin, Enzo «qu'il est beau» Scifo et Tom Boonen. Le «Beckham belge»… Chouette, un sosie de plus… Après coup, c'est pas si flagrant, en fait. Fichue Duvel

Normalement, il y aurait du y avoir des photos du bar, mais cette flemmasse de Romain a même pas été foutu de prendre des photos avec son appareil photo de cadeau, depuis qu'on lui a offert…

 

 
Roman is back in La Boca. La Bombonera a retrouvé «El Mago». Samedi, lors de la deuxième journée du championnat de clôture argentin, Juan Roman Riquelme, à la peine depuis son retour au club en décembre, a retrouvé sa splendeur en même temps que le stade mythique du quartier populaire de Buenos Aires, face aux Argentinos Juniors. Deux passes décisives "grand luxe" pour l'immortel Palermo et le classieux Palacio, qui s'ajoutent à un troisième but "tout pour le spectacle" et un penalty tout en finesse. Boca Juniors gagne 4-0, Olé titre: "C'est un romantique", et on n'a pas fini d'en causer au zinc…



c3d5570d6b18a0a78f9922fb55bd146f.jpgLa télécommande magique. Le truc de fou. La quatrième dimension, version ultra-jouissive. L'esprit de Jacques Pradel a traversé mon salon dimanche soir. Réduit en miettes par l'éprouvant week-end bruxellois, passif devant «Les Experts», sans même éprouver de tristesse de rater le Clasico… Moment propice pour un miracle du quotidien. Un zapping désabusé lors de la pub et vlan! J'AI CANAL!!! Je vois le match, je ne rêve pas, je hurle, ma moitié me houspille, ça perdure, je me redresse, je re-hurle… Et là, double effet Kiss cool, MARSEILLE MARQUE!!! (ben ouais, Loulou Nicollin m'empêche de supporter Montpellier). A peine le temps de voir le ralenti du pion de Niang, et l'image disparaît, laissant place à une proposition d'abonnement. Ça tombe bien, la pub est terminée sur TF1. Paix des ménages en prime. Béatitude maximale. Mais un doute qui perdure. Est-il possible de revivre pareil moment de grâce d'ici la fin de sa vie?


13/02/2008

Au comptoir de la tertulia

Tant de sujets et d'autres que l'on a évoqué en passant, au zinc et en terrasse (foutue loi sur la clope!), quand vient l'heure de l'apéro…

60cffc11637895a8624fb4ddf732e29e.jpgAgulla. Rhaaaaaaaa… C'est rageant de voir un si beau joueur renforcer un club concurrent au vôtre. Le «Gordito» («petit gros») Horacio Agulla (prononcez «Agudja» pour vous la péter) rejoint Dax. Avec son alter-ego de l'autre aile Luca Borges (qui croupit en Italie après un passage au Stade Français), le 11 argentin était LE coup à faire dans le mercato ovale. Le seul amateur de l'aventure romantique des Pumas au dernier Mondial débarque en pays basque landais (mes excuses à Adrien et aux lecteurs, j'avais abusé du calimutxo), avec son costume de bourreau aux bourrelés bourré de talent…

 

There's only one Joey Barton. Ça touche à l'indicible, tant la récurrence de son talent autodestructeur semble sans limite. L'inénarrable Joey Barton s'en sort encore bien. Peu après sa sortie de prison pour agression nocturne et peu avant son procès pour crime de "déDabofiguration», le «Bad boy» qui écrase des cigares dans l'œil de ses coéquipiers échappe une nouvelle fois à la justice sportive. Énorme, comment il est protégé le Joey… Et comment la Fédération nous refait le coup à chaque fois de ceux qui peuvent rien y faire. Il y a même pas deux mois, «Bad boy Barton» était déjà épargné malgré son tacle au genou sur Dickson Etuhu. Énorme…




94aab578025fd8ee6d4a6a5f138f7421.jpgQuand même, le championnat… Nan, mais c'est sympa ce tournoi, c'est même un peu folklo. On a l'impression d'être revenu dans les années 1980. le "french flair" ou la mort, le retour des gueules d'ange à l'arrière et des gueules de loutres à l'avant, le nombre de ballons tombés supérieur à celui des coups de pieds… Mais bon, y a quand même le championnat! Et là, quand on supporte Montpellier, c'est vraiment la lose… D'habitude, c'était "notre chance", les matchs pendant le Tournoi. On tapait les crabos de Biarritz ou Paris et on assurait le maintien… Désormais, c'est l'inverse. On joue sans la colonne vertébrale (Ouedraogo, Picamoles, Trinh-Duc) et on se fait défoncer par Toulouse et Bourgoin. Pfff… Tout ça pour saluer les furieux de «Nice Rugby», qui tremblent pour leur "match de l'année"… Pour la mémoire de Jeff Tordo, on est de tout cœur avec vous…



Les Busby Babes.
'Tain, il était beau le maillot de Manchester dimanche… Et oui, celui de la génération maudite, du Manchester flamboyant et hédoniste, brisé en plein vol… C'était il y a quarante ans… Les "Busby Babes" tutoyaient les cieux et quand la BBC en reparle, ça fout des frissons…




Hockey Corral.
C'est l'image la plus  "hhhhhhhhaïïïïïeeeeuuuu…" depuis le javelot de Salim Sdiri ou la blessure de Djibrill Cissé. Le malheureux Richard Zednick s'est fait tranché la carotide et est encore à l'hopital. Ses jours ne sont plus en danger, mais il a dû être opéré et a eu chaud à la jugulaire. Et il devrait avoir du mal à se raser dans les décennies à venir… Plus d'info en cliquant ici, ça se passe vers la fin de la vidéo…



 

 
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