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30/04/2008

Maradona, Peron, Kusturica… et un bourre-pif

882243331.jpgY a un moment où, quand même, «el Pelusa» met mal à l'aise l'auteur de ces lignes, qui a choisi son icône comme emblème de ce blog, en haut (forcément) à gauche. Adepte un peu bouffon de la provocation anti-ricaine, l'enragé aux tatouages de Castro et (bientôt) Chavez s'est d'un coup converti au péronisme. Maradona a annoncé son adhésion au parti justicialiste et apporté son soutien à la nouvelle présidente Cristina Kirchner, celle qui joue1184043621.jpg du violon au peuple. Et «D10S» de déclarer: «ça va faire plaisir à mon père, qui a toujours soutenu Peron».
Don't cry for me Maradooooooooona…
Est-ce ce goût du populisme social-chic qui a séduit Emir Kusturica? Le richissime et pro-serbe cinéaste, aux finalement deux films vraiment biens ("Papa…" et "Chat noir…"), va enfin pouvoir sortir son docu sur le meneur de jeu. Après avoir été annoncé deux ans de suite sur la Croisette, "Maradona" sera bien à Cannes cette année. Et le teaser vient d'être révélé. Ambiance Manu Chao et coup-franc dans la lulu… Déjà entendu et déja vu, en somme…

 




Mais rassurons-nous, derrière l'image un peu mièvre et carton-pâte de cette bande-annonce (façon Amélie Poulain maradonienne), Diego reste Diego. Le roi de la baston. Bon, plus rien à voir avec la cultissime de chez cultissime bagarre de 1984 contre l'Atletic Bilbao…



Désormais, c'est plutôt un bourre-pif en passant, comme il y a une semaine. Parce que ça va bien de se cogner les journalistes alors qu'il vient régler un contentieux au tribunal avec son ancien agent Guillermo Coppola. Parce qu'il est toujours Diego, qu'il a des grosses lunettes, une grosse montre et une grosse voix cassée. Et qu'il faut pas l'emmerder de trop…



Ironie grinçante, en sortant de l'audience de confrontation, notre bon gros génie s'est mangé une caméra… C'est plus prosaïque qu'un Basque un peu bourrin qui en veut à vos chevilles. Un peu plus pathétique et comique, aussi…

Rendez-nous Gilardi!

651250394.jpgTexto reçu à 22h 12, à quelques minutes de la fin de Manchester-Barça: «Je ne vois qu'une explication, Christian Jeanpierre et Thierry Henry sortent ensemble». Effectivement, ça a été assez pénible ce match. «Thierry Henry va devoir entrer en jeu pour faire gagner Barcelone», «Ah, ça y est, Thierry Henry se prépare», «Ah la la, Thierry Henry s'echauffe», «Aïe, Thierry Henry se rassoit sur le banc». Enervant.

Puis vinrent les «Le voilà! Thierry Henry entre en jeu!» ; les «Ah la la, le match pourrait maintenant basculer» ; puis le magnifique «Premier ballon!!! Ah non, c'est Abidal…»  Irritant.

Enfin, de simples «Thierry Henry!!!» à chaque touche de balle du réserviste du Barça, précédant à chaque fois une frappe pourrie, une perte de balle ou un corner contre son camp… Gonflant.

Au fait, il va commenter l'Euro, Christian Jeanpierre? 

29/04/2008

Cinq bonnes raisons de préférer Manchester-Barça

Si comme moi vous êtes dans l'expectative par rapport aux demi-finales de Ligue des champions, qui se jouent ce soir et demain, ne sachant comment annoncer à votre moitié une indisponibilité pour cause de foot deux soirées de suite, voici cinq bonnes raisons de trancher en faveur de Manchester-Barcelone.

 

1. Pour voir Cristiano Ronaldo plonger

Au match aller, le métrosexuel portugais a fait étalage de toute sa fragilité malicieuse, énervant au plus haut point les supporters catalans. On peut en voir deux exemples ici et . Le plus beau ayant eu lieu après 29 secondes de jeu seulement…

 

2. Pour soutenir Patrice Evra

Au centre d'une incroyable agression raciste d'après-match, le latéral français aurait été traité de "fucking immigrant" par un jardinier de Chelsea, à l'issue du big match de samedi dernier. Une baston générale surréaliste en plein décrassage…


3. Pour peut-être revivre les matchs de 1998

C'est l'année de feu des Diables rouges, celle du triplé historique (championnat, coupe, Champion's league). Mais avant de faire reboucher le champagne à toute la Bavière, "United" s'était livré à une incroyable passe d'arme en poules, face au Barça. 3-3 à l'aller, 3-3 au retour. Du beau, du bon, du but…




 

4. Pour le carton catalan de 1994

Autre affrontement en poule, mais cette fois-ci les Blaugrana infligèrent une rouste mémorable à Mancunia. 4-0, avec un Stoichkov et un Romario au sommet.


5. Pour le but de Mark Hughes en 1991

 

Obligé de rendre hommage au grand "Sparky", monstre gallois d'efficacité, de mauvaise foi et de roublardise. En finale de ce qui n'est encore que la coupe d'Europe des clubs champions de la regrettée Coupe des vainqueurs de coupe, il inscrit le but de la gagne (2-1), en filou génial…



28/04/2008

Alan Brazil… joga bourrito

ed5309d36f84f63b4cc59e0138f1fc56.png C'est une bien triste histoire qui arrive au mythique Alan Brazil. Gloire du foot écossais des années 80, l'attaquant aux faux airs d'Art Garfunkel a pris 20 mois de suspension de permis, après avoir été contrôlé positif à son volant. Devenu journaliste depuis l'arrêt de sa carrière en 1989, le double vainqueur de la coupe UEFA (avec Ipswich et Tottenham) n'accepte pas la sentence. Brazil avait ému le Royaume-Uni en 1996, révélant au Daily Record avoir été abusé sexuellement, quand il n'était qu'un Celtic boy de 13 ans, par le coach des espoirs de Glasgow à l'époque, Jim Torbett. Il était alors devenu le symbole d'un malaise global qui traversa l'île alors. Chose incroyable, son audition s'est retouvée sur Youtube. Où l'on entend Brazil dénoncer «ces pédophiles qui font trois mois de prison, puis qui sont libérés». Triste histoire.



Imaginez si Youtube avait existé à l'époque de Patrice Loko… Plutôt que d'y penser, rendons hommage à ce pauvre Alan, en repensant à sa carrière internationale sous le maillot scottish. Là encore pas de bol, puisque le buteur des Spurs est resté la majeure partie sur le banc, barré par Kenny Dalglish et autre Gordon Strachan. Résultat, Brazil n'a même pas joué le Brésil, lors du cultissime match de 1982…



27/04/2008

Oh, Too lose…

C'est quand même incroyable, la malchance qui poursuit les joueurs du Stade Toulousain, à une vingtaine de jour d'une finale européenne. Ils se font tous mal. Clerc qui se flingue les ligaments du genou et Dusautoir qui finit KO contre Clermont, Elissalde qui joue toute la demie de H Cup sur une jambe avec une entorse (au genou), Kelleher qui sort blessé. Au genou. Quant à l'entraîneur, il se mange une voiture en rentrant chez lui à vélo. Même Michalak, Toulousain pourtant fuyard à l'autre bout du globe, s'est fait rattrapé. Au genou.

La série noire a débuté avec Poitrenaud, se foutant la cheville et la carrière en l'air, le 17 février dernier.




D'aucuns diront que c'est le rythme incessant des matchs depuis le Mondial, la fatigue, la loi de Murphy, le kiné qui est une tanche… Et si c'était un vrai sortilège, un truc déclenché par un effet papillon insaisissable?

7890e9b717bfccd8c8f74ccd0021b533.jpg Et si c'était le ralliement de Fabien Pelous à la liste de Jean-Luc Moudenc aux dernières municipales? Si on regarde bien, au niveau des dates, ça colle: la scoumoune a frappé l'équipe peu après le scrutin. Mais 03232263a613b19c6da7b5c348384849.jpgsurtout, le désormais conseiller d'opposition est lui-même un expert en manque de pot. En mai 2007, venu fêter la qualifiquation du Téf (le club de foot) en Ligue des champions dans les vestiaires, il a fini mis à l'eau par les joueurs. Et s'est pété la jambe. Dans la dernière ligne droite des législatives. Qu'il a perdu.

Moudenc, mou du genou…

25/04/2008

Que deviennent, que deviennent les rêves de Valls…

58e2a3bea800a8a354a32682bf4adcd6.jpg Il ne s'agit pas là d'un hommage à feu François Feldman (comment ça, il est pas mort… j'aurais juré entendre Elkabbach l'annoncer… je dois confondre), mais d'une nouvelle rubrique du sporting. Dans mon nouveau boulot que j'ai (pour s'abonner, c'est ici), il arrive de rencontrer des fans de ballon (ou autre activité musculaire regardée devant la télé). Alors autant prolonger l'interview pour alimenter le Tertulia sporting club. Ce fut le cas ce jour avec Manuel Valls, député-maire PS d'Evry qui sort bientôt un nouveau bouquin d'entretiens, dans lequel est évoquée au détour d'une question sa passion pour le Barça.

Du flan pour se la jouer Catalan fier de ses origines? Non, l'ailier droit du PS est un vrai socio. «On est obligé d'être fan du Barça quand on est d'origine barcelonaise. En plus, c'est un grand cousin à moi qui a écrit l'hymne du club…», raconte-t-il après un grand rire qui contraste avec son sérieux d'ancien Rocardien affiché tout le long de l'interview. Départi de ses notes, Valls raconte volontiers son meilleur et son pire souvenir de gamin blaugrana, «à chaque fois à la radio, vu que ma famille avait émigré à Paris». Pour faire plaisir à “Manolo” (ainsi que l'interpelle le journaliste Claude Askolovitch, co-auteur de l'ouvrage), replongeons donc en vidéo dans ses rêves d'enfant né en 1962 à Barcelone, mais qui n'a vécu qu'en France… Ambiance seventeen garantie…

Son meilleur souvenir:

«La victoire à San Bernabeu sur la pelouse du Real, vous savez la fameuse où Cruyff fait un match d'anthologie. Ça se termine à 4-0, je crois. Un grand bonheur à la maison avec mon père, fils de républicain espagnol. Beaucoup plus qu'une victoire dans l'antre du franquisme…» C'était en 1974, le petit Manuel a 12 ans, et ça a fait 5-0 au final. Et effectivement, le roi Johan -dit "le Hollandais volant"-, a mis la misère aux merengue madridistes.




Son pire souvenir:

«L'élimination en demi-finale de coupe d'Europe contre Leeds. C'était terrible, j'en ai pleuré. Je ne me rappelle pas l'année, mais la finale se jouait au Parc des Princes. Et toute les cousins avaient déjà pris leurs billets…» Ça s'est passé en 1975, et cette défaite résume la décennie finalement un peu pourrie du FC Barcelone au niveau continental (toujours racé, jamais gagnant, le syndrome Cruyf). 2-1 pour les Anglais à l'aller, avant de tenir le nul au retour (1-1). Seul le premier match est visible sur la toile. La première mi-temps ici, la deuxième .



Le "bonus réconfort" du TSC

En guise de revanche contre cette perfide Albion gâcheuse de fiesta de familia, le Tertulia sporting club est heureux d'offrir à M. Valls deux moments de revanche jubilatoire: D'abord la défaite de Leeds en finale contre le Bayern Munich. Un scandale vivant que ce match là. Penalty, puis but refusé. La veangeance est un plat qui se mange tiède. Comme la crème catalane. Ne regrette rien, Manu…





Et pour finir en beauté, les images d'une victoire du Barça face à ses salopards de Leeds lors de la Supercoupe des villes de foire en 1972, compétition insensée marquant la fin de cette épreuve ô combien culte, avant qu'elle ne devienne une prosaïque et tocarde coupe de l'UEFA. Ce match opposait le premier vainqueur (Barcelone en 1958) à l'ultime (Leeds en 1971). Et la victoire 2-1 des Barcelonais permet aux Catalans de conserver le trophée et de pouvoir l'exposer dans son musée… Et Leeds  évolue aujourd'hui en deuxième division.


24/04/2008

Voilà ce qu'est un faux lent de talent!

1683039687.jpg A chaque fois que je vois Juan Roman Riquelme jouer, je ne peux m'empêcher de penser à mon ancien rédac' chef de 20minutes.fr (big up Johan!), quand celui-ci me traitait de tous les noms à chaque relecture d'un papier sur «el Mago». «Ça veut rien dire, "faux lent de talent"!»…

Mardi, Riquelme a une nouvelle fois bossé pour sa légende. Un truc de ouf! Contexte: dernier match de phase de poules de la Copa Libertadores. Il faut un concours de circonstance des plus compliqués pour que Boca Juniors se qualifie pour les huitièmes. Pas de victoire des Chiliens Colo Colo sur le terrain des leaders mexicains de l'Atlas, et une victoire des Xeneizes par trois buts d'écart, face aux Vénézuéliens de Maracaibo. La première partie du miracle remplie (1-1), restait à en planter trois à la Bombonera. Et c'est là que "Roman" entre en scène.

A 2-0, après avoir offert le premier but sur coup-franc, Riquelme nous refait le coup de l'an dernier [revoir ses buts en Libertadores, gagnée à lui tout seul]. 73e minute, déviation de son tocard magnifique de complice, Martin "el loco" Palermo. Contrôle au ralenti, feinte de frappe en accélérant doucement, balle piquée sans trembler. C'est ça, un faux lent de talent, chef…



Rendez-vous d'ici dix jours, pour le bilan des matchs aller des huitièmes de finale aller. Au programme, un choc argentin entre le River Plate et San Lorenzo et un Boca-Cruzeiro de gala.

21/04/2008

Truquage au tirage?

De la théorie du complot appliquée au sport. Le 11-septembre du football, c'est le tirage au sort. D'habitude, dès qu'on cause Twin towers dans une soirée, on trouve toujours quelqu'un pour vous parler du quatrième avion disparu. Et ben là, c'est la fameuse histoire de la boule chaude/boule froide qui revient presqu'à chaque nouveau tirage au sort. Objet des nouvelles suspicions de la blogosphère: l'affiche des demi-finales de la coupe de France. Vidéo à l'appui, on vous contraint à ne pouvoir constater qu'un fait troublant: Lacombe, y parle de Sedan avant même de savoir que Lyon va les jouer…



Forcément, c'est fait exprès pour pas qu'on se retrouve avec Amiens ou Sedan au Stade de France. Mouais, je mettrais quand même bien une pièce sur les Picards qui seront favoris à domicile face au PSG…

Il n'y a pas si longtemps, les supporters de Manchester ont eux aussi fait leur Thierry Messan du ballon, pour dénoncer l'attitude de Sammy Nelson (ancien Irlandais légendaire d'Arsenal, connu pour avoir montré ses fesses à ses supporters, mais c'est une autre histoire), lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la cup. Là encore, vidéo. Mais on comprend pas grand chose à l'organisation de la Cup (plus de détails ici).



Déjà pour les quarts de finale de la Ligue des champions cette année, certains nous avaient averti que tout était connu à l'avance. Même feu Thierry Gilardi a été sous le feu des critiques, lors d'un forcément bienvenu OM-PSG en Coupe' 2006. Revient également en mémoire la polémique de 1990, après que Francis Huster a enlevé une boule des mains de Sabine Paturel (ah, la fin des années 80…) inversant l'ordre d'un huitième, polémique dont on ne retrouve hélas que peu de traces sur le net (merci l'Huma).

Mais au final, franchement, quel que soit le tirage au sort, ce qui compte à la fin, c'est quand même la glorieuse incertitude du sport, non? Remember 1994…

 

 

 
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