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21/12/2009

Ange, Ave Maria et Rabona de Noël

angel_di_maria.jpgBon, depuis la défaite de Montpeul contre Bordeaux (0-1), et celle à huis-clos contre Nancy (0-2), on n'avait plus franchement le goût pour le foot, alors que se profile un halali lyonnais d'avant-trève hivernale pour le MHSC. Sport de cons, de riches et de tricheurs. Et en plus, y avait du rugby sur France télé, vue que c'est la coupe d'Europe. Autant dire qu'on avait pas prévu de causer foot pendant un bon moment.

Et puis on est tombé sur la rabona de l'ange Di Maria. Cela fait un peu plus d'un an qu'on suit l'ailier argentin. Depuis le tournoi olympique de Pekin, où il avait irradié les lignes de touche de sa classe toute albiceleste. Et voilà qu'en fin de semaine dernière, il claque un sublissime pion tout en célérité contre l'AEK Athènes, en Europa League, nous réconciliant d'un coup avec le ballon rond…




Ça n'a l'air de rien, si l'on ne prête pas attention, mais c'est une entrée au panthéon de la Rabona de Pele et Giovanni Roccotelli à laquelle on vient d'assister. Angel di Maria y retrouve d'autres artistes du coup du foulard, très souvent latinos, de Quaresma à Zlatan, en passant par Cristiano Ronaldo. On peut en voir un best-of un peu fourre-tout ci-dessous. Avec de l'auto-croche-pieds à volonté, avec à boire et à manger…




Dans notre imaginaire d'ado qui veut pas vieillir, la rabona c'était Raï. Une "rabona-passe en profondeur", qu'on enrage de ne pas retrouver en vidéo. On s'en souvient pourtant comme si c'était hier. C'était contre Montpeul le 11 septembre 93, pour son premier match sous le maillot parisien (enfin ça, j'suis moyen sûr), où il marquera aussi le seul but du match, mais pas d'images. Y a bien un geste technique très culte du mythique Brésilien idole du Parc, mais pas sa rabona…






http://cf.img.v4.skyrock.net/cfe/ronaldinho-video/pics/170640766.gifSur la rabona, on pourrait empiler les vidéos et les vidéos au gré de pérégrinations infinies sur Dailymotion et Youtube. On y croiserait Aruna Dindane sous le maillot ivoirien (ici), le Romain Roberto Aquilani (ici), le Marocain Karim Al Ahmadi du Feyenoord Rotterdam (ici), ou le Batave Dave de Jong (ici). Et on ne se lasse pas d'admirer (ci-contre) l'arabesque déguinguandée du somptueux Brésilien Diego.

Mais on préfère se la jouer "Rabona de Noël" et saluer finalement l'essence même du beau jeu: sa superficialité inutile qui confine au génie abstrait, au situationnisme de surface de réparation. Appelé aussi gros ratés lamentables, qu'on ne résiste pas à décliner en un top 3. Ambiance quintessence de la lose, magnificience de la pelouse.

 

 

Australia rabona way of life. Evidemment dès qu'il y a du foireux, il y a de l'Autralien (remember). Comme quand Nicky Carle, lors d'un match amical contre l'Uruguay en 2007, se croit plus fort qu'il n'est réellement…






"Carbo rabona" à la brésilienne.
Même au bout de sa retraite, Rivaldo a le sens du spectacle. Hélas, la lucidité devant le but n'est plus la même, au crépuscule d'une vie insolente d'aisance, sous le maillot de l'Olympiakos. Mais le geste suicidaire n'en est que plus beau…




Rabona bourrina, façon ricaine vaine. Espérant briller contre le Brésil, l'Americain Clint Dempsey veut épater la galerie. Résultat: une rabona dans les nuages. Le plus drôle étant que le guy ne se découragera pas et tentera ensuite le saut de la grenouille, également appelé Cuauteminha, en hommage à son créateur mexicain Cuauhtemoc Blanco. Mais c'est une autre histoire…

 

09/09/2009

De Djoko à Big Mac

C'est un chouette moment, que nous a offert l'inénarrable Novak Djokovic, lors de l'US Open. Un truc à nous réconcilier avec le tennis, ce sport un peu chiant d'aristo-bobo qu'on a toujours suivi un peu forcé mais avec assiduité, vu qu'y avait rien d'autre pendant les révisions. La nuit dernière, Djoko a embrassé la légende du passé, celle des tennis(show)men, qui nous ont finalement fait rêver, malgré l'absence de contacts et de dimension collective. Celle de John Mcenroe, l'idole. Séquence transgénérationnelle à la gloire des grandes gueules de la petite balle jaune…




C'est un peu tarte à la crême de l'écrire, mais heureusement qu'il y a encore un Djokovic ou un Roddick pour animer les sempiternels duels entre l'esthète helvète et le cogneur ibère (parfois énorme, mais rarement au final). Et encore ne se bornent-ils tous deux qu'à briller dans l'imitation (ici le Serbe, là le Ricain). Dans un XXIe siècle qui a proscrit le jeu d'attaque et de toucher, il ne reste plus grand chose de nos héros passés. Quasiment rien des vainqueurs, qu'on a jamais tellement adulé (Lendl trop laid, Wilander et Edbergh trop sages, Agassi trop Las Vegas, Sampras trop lisse…). Mais un panthéon des garants du génie tennistique, le vrai, le culte, le mythique, où l'on retrouve les clowns brillants de nos yeux d'enfants, toujours prêts à sortir du match pour une bonne blague ou un coup d'éclat.

Comme Noah et Bahrami, le terrible duo franco-iranien, insatiable tripoteur de baballe…



Comme Ilie Nastase, le bouffon de Bucarest, dragueur hableur de malheur…



Comme Jimmy Connors, le Jumbo roi des airs…



Comme John Mcenroe, puisque c'est lui qui a provoqué cette bouffée de nostalgie. Lui qui restera à jamais le plus grand, car sa panoplie fut celle de la mauvaise foi et son supplément d'âme celui du hurlement excessif. Big Mac, ce modèle d'humanité faillible, qui râle contre l'arbitre autant que contre lui-même…









Ultime bonus d'un paradis perdu que Djoko a ressuscité et tente de perpétuer: la finale de l'Open de Chicago où Big Mac trouve le moyen de vanner son propre frère, sur la balle de match…

11/08/2009

La violence ça craint… mais parfois c'est bien

4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$ealosu6agov123t95hw6kysmwn95yvn.jpgEst-ce la recrudescence des débordements aux abords des stades de L1 (Saint-É ou Montpeul), mais on a envie nous aussi de céder à la mode ambiante de la violence footeuse. Car au-delà du craignos de certains franges de kops et du pathétique des mailloches esquivées sur le pré, il y a tout de même de la place pour de la bonne violence poilante dans le royaume de football. A mille lieux des fatwas haineuses anti-Fiorese (bonne retraite) de supporters parisiens au vocabulaire tristement limité (la preuve ici), ou même de la toute fraîche décision de la fédé colombienne de priver les supporteurs de leurs tuniques à l'extérieur. Et hier, un joueur de River Plate (mais le club uruguayen) a failli se faire poignarder.

Pourtant, à l'inverse du rugby où le bon esprit maillochard reste la règle et le débordement l'exception (du moins au top niveau), il arrive d'éprouver un sourire marginal à la vue d'une certaine brutalité footteuse. La preuve en trois séquences de montée d'hormones approchant le sous-culte, qui ont eu lieu lors du dernier week-end. Evidemment, on retrouve encore de la came australienne.

Baston féminine. Perso, je n'ai pas de souvenir d'avoir déjà vue ce spectacle. Une belle "générale" entre Australiennes et Chinoises (victoire  2-1 des secondes), avec des vrais morceaux de rage et de fureur…




Grèle intestine. En revanche, il s'agit là d'un grand classique du panthéon des compagnons de la baston. Toutefois, le gardien du FC Bâle Franco Costanzo nous gratifie d'un inédit capillotractage sur le scalp de son propre défenseur, Beg Ferati. Ambiance "tu m'énnnnnnerves, j'sais pas ce qui me retient"…







Mascotte killer. Voilà une bonne grosse vanne, franchement jouissive, et pourtant tellement hargneuse. Un supporteur du sombre club de Bardo s'emplâtre l'emblème vivant des Magpies de Miranda, à la mi-temps d'un match de championnat du Sutherland Shire. Inusable, même si mal filmé. Et oui, bien sûr, ça se passe en Australie…

 

05/08/2009

Ce bon vieux piquet de coin

poteau-corner.jpgCe week-end, on a vu le poteau de corner rappeler aux amateurs de ballon qu'il existe. Elément souvent méprisé du jeu de football, il n'en est pas moins l'un de ses acteurs anecdotiques, donc forcément culte. Le poteau de corner est une zone du terrain où règne l'incertitude. Je centre ou je feinte, je protège ou pas la balle, je dégage en touche ou j'essaie de relancer proprement, je fais faute de façon mesquine ou avec un gros tacle aux chevilles…

Une sorte de triangle des bermudes footballistique, où tout peut arriver. Ainsi, la défense du Sparta Rotterdam contre l'attaquant du FC Twente…



Au sporting Tertulia, on a déjà évoqué en passant l'une des aires de jeu les plus punk du terrain, propice aux feintes magiques (remember Rooney et Totti), aux craquages psychologiques (type bug de playstation) ou aux dribbles impossibles (d'un obscur Yougo truqueur). Mais on s'est moins intéressé au piquet de coin en tant que tel. Et pourtant, il y a en dire. Rien que dimanche, le poteau de corner a encore délivré un tacle décisif, contre le Corinthian Boquita…



Ah, ce bon vieux poteau! Comme Bobby Robson (en ce moment, on est d'humeur nostalgique -sans doute les vacances à Montpeul-), il a rythmé nos souvenirs et croisé les plus grands. Dont Roger Milla. Le lion indompté lui a offert une danse, comme une révérence absolue, un jour de huitième de final de Mondial 90…




Le poteau de corner a tout du mythique. Avec Maradona, il devient un élément de one-man show…




Avec Robinho, il met une mandale à Kaka (le poteau de corner est férocement laïcard)…




Avec Drogba le Marseillais, il se fait tout petit…




Dans le stade portugais du Boavista FC, il est l'objet des convoitises…





Mais comme avec Boquita, le poteau de corner est surtout un redoutable tacleur, avec un certain talent dans l'humiliation de ses victimes…





Bonus "joies perdues de l'enfance". On peut même faire de la guitare avec un poteau de corner…

02/06/2009

Fin de saison

Arf, après deux jours consacré à la rédaction d'un papier sur le NPA, l'heure n'est pas vraiment à l'humeur révolutionnaire, après le mi-chaud mi froid montpelliérano-marseillais. Ça sent la fin de saison, plus qu'une finale de Top 14 avant de baisser le rideau et trois mois d'été pourri sans une compet' valable. Une tournée de rugby matutinale, deux matchs amicaux péraves pour Raymond, et rien de plus jusqu'au Tour. Donc un moment de blues. Que même le mauvais esprit de Söderling et les arabesques de la Monf, pourtant réjouissants, ne parvienne pas (encore) à contrarier. Du coup, ça donne un vidéopanorama foutraque et de guinguois, option "mouais pas mal mais pas fou"…

Gonzague, le Rémi Gaillard rive gauche. Une bobo parisien qui fonctionne au culot et relève des défis web 2.0. Ici à Roland-Garros, on trouve l'humour de nord de Loire moins poilant que celui du ludion de montpeul quand il s'intéresse au tennis, mais c'est quand même assez drôle…

 

La célébration qui fait mal. Après le but, on va sauter sur les épaules de "çui qu'a marqué", et puis… bing.



Pigeon mort.
Le cricket, ça fait «puuuuuuull!»…




C'était un chat.
Et les cyclistes, autant ils craignent les chiens (remember Sandy Casar), autant là, ça passe…




Steve Nash taquine.
Un peu bateau, mais il joue mieux que tous les footeux faussement dribblés…

 

Pelé est une brèle. Voilà un moment vraiment jouissif. Finalement, il y a quand même eu un peu de Pele en Juninho…

26/05/2009

Un peu de poésie, bordel!

Avant de se mettre en stand-by jusqu'à la fin de la semaine, le Sporting Tertulia s'offre un vidéo-panorama tout en surréalisme nostalgiconirique. Histoire d'oublier que je vais rater la finale de mercredi à cause du match retour Ségo-Titine à Rezé (et dire que l'aller à Reims m'avait privé de la victoire du MRC contre le Stade Français à Sabathé)…

4015.gifDukla forever. Bien qu'on ait déjà confié notre tchèque-préférence aux mythiques Bohemians de Panenka, on ne peut que s'extasier devant cette improbable face B des méconnus Half Man Half Biscuit. Le titre du morceau, écrit en 1984, atteint le sommet du Culte: "All I want for christmas is a Dukla Prague away kit". Un truc qu'on pourrait traduire par: "Tout ce que je veux pour noël, c'est un maillot du Dukla Prague jouant à l'extérieur". Comme noté ici, un fantasme auquel même le Subbuteo n'a pas pensé. Culte…


[découvert chez l'immense Sergio Cortina, puis dans l'excellente playlist -hélas sans liens- du non moins excellent "Footichiste"]


brewster_mccloud.jpgULM altmanien sur pré roumain. Ça se passe le week-end dernier, sur la pelouse de Pandurii, qui rencontrait le Politehnica Lasi (1-1, n'en demandez pas plus, c'est tout ce que j'ai pu récolter comme info -comme un con, j'ai pas choisi Roumain à l'école…-). Et la scène finale d'un des premiers chefs-d'œuvre de Robert Altman nous revient immédiatement en mémoire. Brewster McCloud reprend vie, là, sous nos yeux…


[Pour ceux qui ne connaissent pas "le film d'après MASH", par feu le plus grand cinéaste de la nouvelle vague américaine, ça se passe ici]


Jongle télévisuel. Une séquence qui semble trop belle pour être totalement vraie. Mais on a envie d'y croire. Et puis le final retranscrit exactement mon ressenti, quand j'ai appris que je ratais Manchester-Barça…





Et parce qu'un peu de lose ne nuit jamais. Pour bien enfoncer le clou dans la plaie tourmentée, on se termine avec un Top 30 de plus beaux ratés de l'histoire, mis en ligne il y a trois jours sur Youtube. Car la lose aussi, c'est poétique…

27/04/2009

Pour le plaisiiiiiiiir

En passant, un petit vidéopanorama de plaisirs simples, qui ont traversé une semaine un peu faiblarde marquée, c'est pour dire!, par la coupe de la Ligue. Heureusement que Bordeaux a expédié au gnouf les velléités d'une mode bretonne, façon "Bienvenue chez les chapeaux ronds". L'OM a tout de l'invincible, mais on va attendre de voir ce que feront les Girondins avant de s'enflammer. Offrons-nous plutôt un petit tour de la planète "ballon à la con"…

Des arbitres dansant. Le basket ukrainien mérite vraiment le détour, surtout quand il fait arbitrer son all-star game par des nouvelles stars…



Petit merdeux.
Faut le comprendre, le jeune Dentinho. Jeune espoir des Corinthians, il côtoie l'immense Ronaldo l'entraînement. Du coup, il est tout fou, et papy Ronnie laisse faire.




EDIT lundi soir: Apparemment il aime ça et ça le motive, au vu du deuxième pion de son magnifique doublé décisif  en finale aller de championnat Paulista (3-1), contre Santos.



Interview frappée. Encore mieux que la défaillance incontrôlée ou la mauvaise rencontre avec un "macho-lourdeau", la suite de nos aventures au-delà des aléas du direct. Cette fois-ci, le classique "attention le ballon!". Avec mention "c'est bon, j'ai rien" en prime…




Hockey-Coral. Beau pétage de plombs du coach des Rangers de New York, John Tortorella, contre un supporter des Capitals de Washington. Qu'importe la barrière…




Beer-man forever. Sans doute le plus beau geste technique de tribunes de l'année. À l'honneur, vendeur ambulant dans les gradins des Chicago Cubs…


 

18/04/2009

Pré haletant

Ce titre aux consonnances de rugby chicos parisien, avant de filer à Jean-Bouin pour voir le big match du MRC chez les stadistes de la capitale, afin d'introduire un post saluant pourtant de nouvelles excentricités footballistiques sur les pelouses du monde. Videopanorama insolite d'un ballon qui ne tourne plus rond…

Triple-péno. Si on était joueur de Peterborough, on aurait un peu les boules après le match sur le terrain de Milwall, cette semaine en D2 anglaise. Comme le sentiment d'un arbitre contre soi et d'un gardien qui brille pour rien…



Président vs corps arbitral.
Comme aux plus belles heures d'un France-Koweit '82 envahi par des cheikhs en bois, le président du club brésilien de Guaratini joue au streaker habillé et menaçant. Et on comprend le comportement des hommes en noir et jaune, aussi destabilisé que craintifs face au pétage de plomb du technicien nietzchéen…



Droopy Wenger se lâche. Lors de la qualif européenne d'Arsenal contre Villareal ce mercredi, un moment aussi rare que grâcieux: le pas de dance de Mister Arsene Wenger. Attention, ces images peuvent choquer…




Bien mal assis.
Dans le même match, une autre icône tacticienne s'est brisée avec Pellegrini, le coach de Villareal, qui perd toute sa classe d'entraîneur en tombant de sa chaise…



Arrosage intempestif.
Mais qui a licencié le jardinier, avant ce match de championnat tchèque? Douche froide pour les enfants jouant un milieu de rideau, à la mi-temps de FC Brno-FK Baumit…



Allez, zou, on file à Jean-Bouin, plein d'espoir. Il devrait pleuvoir, c'est bon pour nous. Et si on prend une rouste, on pourra quand même compter sur une belle mailloche, comme l'an dernier. Rhaaaaa, l'immense deuxième latte géorgienne Mamuka Gorgodze, qui fait reculer Pascal Papé…

EDIT D'APRES-MATCH: On a perdu de peu, mais l'essentiel est sauvé, on a gagné le match de la chambre en tribunes…

 
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