Avertir le modérateur

12/06/2009

Ventoux classieux

Bel avant-goût du contre-la-montre ultime du Tour à venir, avec ce final royal de la grande étape du Dauphiné libéré. Alejandro Valverde, malgré le dopage et tout et tout, fait définitivement partie de la caste des seigneurs. Lors des derniers hectomètres de l'ascension du Mont-Ventoux, il attend l'anonyme Sylvester Szmyd, comparse de grimpette victime d'un saut de chaîne. Et lui laisse la gagne, s'emparant de son côté du maillot jaune du Daubé. Evidemment, Cadel "j'attaque pas" Evans n'a pas attaqué et s'est fait largué…

06/07/2008

Debouts sur les cocottes, d'entrée!

707049546.jpg Ah le beau final. Quelle riche idée de nous avoir supprimé le sempiternel prologue pour coureurs australiens et/ou écossais, et nous le remplacer par une belle bosse bretonne. Ambiance Grand prix de Plouay d'emblée, motivation maximale dans la fraction autonomiste du peloton, on flingue, on contre et on s'attache…

Et comment ça fait plaisir de voir les plus costauds se tirer la bourre dès la première étape. Je sais pas vous, mais quand j'ai retrouvé mes "potes de Tour", c'était excitation maximale, comme si on avait sniffé de l'EPO pilée! Les ptits Français qui sont dans le coup (énorme Jérôme Pineau, 3e malgré son patronyme de simple flic, Voeckler à pois, Augé échappé), les favoris qui sont tous au taquet et se tire la bourre comme aux plus belles heures du Joe bar team. Et le géant Valverde (cousin ibère de l'autre) qui montre les muscles tout de suite et se pare de jaune… Debout sur les cocottes, d'entrée!
version française, de moins bonne qualité, ici


On a aussi eu droit à nos premières larmes de tour, avec l'abandon de Hervé "Petit-Gibus" Duclos-Lassalle. Le fils du grand Gilbert qui apprend le métier, se coince la musette dans les rayons et se pète le poignet, après même pas 100 bornes. Son cri de colère douloureuse résonne encore à nos esprits marqué par le doublé du paternel sur Roubaix (ci-dessous, 1992, musique pourri, mais le maillot Z…)



Conclusion, on a passé notre début de soirée hier à débriefer tant et tant, et à se mettre d'accord sur nos rtt qu'on posait (10 et 23 juillet, évidemment), avant de se rendre compte, comme chaque année, que c'est pas tenable longtemps dans les soirées parisiennes de causer vélo en trépignant, sautillant et riant très fort… Toujours les mêmes vannes mobilisant toujours nos mêmes héros d'enfance (à genoux devant Stephen Roche), toujours les mêmes discussions sur quel est le plus beau maillot (Carrera, Peugeot, tricolore belge…), toujours les mêmes façons d'esquiver l'intervention du béotien non-initié et sa remarque super originale sur le dopage ("Et ça vous dégoûte pas, vous?")… Et toujours ce même moment où on se dit: "bon, on arrête et on va danser…" Le tour est reparti, et s'il n'est pas celui du renouveau, il reste celui des retrouvailles… Toujours…

 

05/07/2008

Vive le Tour!

1277340097.jpg

L'exercice devrait être difficile. Autant parler de foot est devenu "tendance", autant causer vélo, et encore plus tour de France, c'est courir le risque de nombreux quolibets. Ah, les vannes ressassées jusqu'à la corde sur le dopage… Malgré l'opprobre générale, le Sporting Tertulia est tout excité à l'idée de retrouver la Grande Boucle. Des souvenirs de l'enfance (Zoetemelk, Hinault, Fignon, Theunisse et Rooks, Gianni Bugno, Tony Rominger…) aux sales années "Festina + Armstrong", le rendez-vous est resté immuable. Avec l'espoir, mais cette fois-ci en y croyant un peu plus qu'avant, qu'on assiste à une épreuve à peu près propre (et très technologique, cf. la google maps avec option street view)…

Robert Chapatte a disparu, Jean "Polo la science" Olivier se fait discret, Patrick Chêne nous manque toujours… Mais le paysage est beau, les fous toujours au bord de la route («Ne courrez pas à côté des coureurs!»), les tactiques de course toujours plus affinées (miracle de l'oreillette) et la relève est prête. Perso, vu le tracé, je mettrai évidemment une pièce sur Alejandro Valverde et Cadel Evans, ainsi qu'un petit espoir sur le jeune Français Rémi Di Grégorio.

On salive à l'avance devant les premiers parcours bretons, escarpés, sauvages et (peut-être) pluvieux. L'occase de belles aventures qui peuvent mener loin… Puis on va piaffer jusqu'aux Pyrénées (le 13 juillet), rêver d'une fête nationale avec notre nouveau champion de France Nicolas Vogondy aux avant-poste (oui, j'ai dit rêver). Et ainsi de suite… Les Alpes, les sprints bonifications, la bataille pour le maillot à pois, les tracteurs qui se font rattraper par les avions lors des contre-la-montre, les "chutes, à l'arrière du peloton", les descentes à 140 et les Champs-Elysées… Ah Champs-Elysées… Plutôt que de se taper du Joe Dassin (qui serait convenu en de telles circonstances), on va plutôt démarrer notre "chasse-patate" avec du bon vieux Kraftwerk. Ça s'appelle "Tour de France" et ça donne envie d'y être…


 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu