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19/08/2009

Fin de récré

Bon ben voilà, c'est la reprise la vraie. Jeudi, on va crever de chaud à Nîmes pour voir les joyeux drilles d'Europe-Ecologie sa race. Alors, pas le goût de s'attarder sur l'anecdotique branlée infligée par l'OL à Anderlecht, où Silvio Proto a prouvé qu'il était plus à l'aise pour faire trembler les filets (remember) que pour les préserver. Si, tout de même. Ça permet de laisser la parole à ce bon vieux Joharno qu'on admiré dans les grands moments récent du ballon d'outre-Quiévrain (ah, la demie des derniers JO…). Dans la déroute, on découvre ce soir un être plein de sensibilité, presque touchant. Défait, mais fair-play…




Mais comme on reprend le chemin du travail, on a plutôt envie d'en découdre. Et pour ça, rien ne vaut un bon superclassico de minots méchants. Ainsi, le match de championnat des moins de 15 de River Plate et Boca Juniors. Domination Xeneize (logique), arbitre payé et péno imaginaire en faveur des Millionarios (normal), envahissement du terrain par le coach courroucé (classique) et… mailloche grand format. Résultat: 4 blessés, 7 expulsés et un entraîneur suspendu. Ça met en forme avant de passer trois jours à Nîmes…


Merci à l'ami @Honkytonk11 sur Twitter (via @aperovitch) -rejoignez le @TertuliaSC!-

08/04/2009

On rouvre les panthéons

Avant de filer voir le Barça croquer le Bayern, choix chauvin et sans grand enjeu de TF1 qui va nous obliger à se connecter en même temps sur le big match Liverpool-Chelsea, le Sporting Tertulia ne résiste pas à la tentation de rouvrir deux panthéons d'un coup. Un qui se construit doucement, celui des inratables ratés multiples, bien plus culte qu'un simple inmanquable manqué, qui peut arriver à tout le monde. Non, là on parle de l'action qui ruine vraiment le mental, car il n'est possible que si on est (un peu) tocard. Rejoignant le mythique "échec, re-échec et re-re-échec" de Jonas le Brésilien, voici le quadruple loupé de l'attaque au complet des Argentins de River Plate (viva Boca!), synonyme d'un nul (0-0) désespérant en Copa libertadores contre le Nacional Montevideo. Bravo tout de même à la défense acharnée des Uruguayens (ça se passe à la 45ème seconde)…



Autre panthéon dont il nous faut rouvrir les portes, celui des goals buteurs. Celui dans lequel sont récemment entrés l'Australien Adam Federici (énorme mascotte!) et le Belge Silvio Proto. Ce coup-ci, c'est le Tchèque Darko Horvat qui joue le héros de fin de match pour le Hallesche FC. Couillu, le gardien des seconds de la "regionalliga nord", sur le terrain des 13e du Turkiyemspor Berlin. Etonnament seul, quand même…

19/12/2008

Finale triangulaire et pigeon mort

boca.jpgEnfin un peu de temps pour causer du définitivement plus beau des championnats, celui de l'Argentine bien sûr. Ah le beau règlement que voilà! À l'issue de l'Apertura (soit la phase des matchs aller, qui équivalent à un championnat propre -"l'Ouverture"- avant celui des matchs retour, le Clausura -"Clôture"-), trois équipes sont arrivées à égalité de points et, au passage, le champion sortant River Plate finit bon dernier (gniark, gniark).

Après une dernière journée couronnée de trois victoires des prétendants au titre (San Lorenzo, Tigre et Boca Juniors), dont un somptueux match des Xeneizes contre Colon (3-2, avec un but collectif sublimissime de Riquelme, ici en vidéo), croyez-vous qu'on regarderait mesquinement le goal-average? Point du tout. On se refait un mini-championnat à trois, joliment appelé "Finale triangulaire".

Premier match: Tigre-San Lorenzo. Et victoire du "Ciclon" à l'extérieur (2-1, vidéo ici), avant le grand match de samedi, contre Boca. Et comme le premier côté de ce triangle d'or n'a pas été fameux, on préfèrera retenir cet extrait très anti-SPA qui nous réjouit: pigeon vole, pigeon vole, pigeon mort…

29/11/2008

La despedida du matador

_81753_portrait_marcelo_salas.jpgRhaaaaaaaa, Marcelo Salas! Le somptueux attaquant chilien a pris sa retraite ce vendredi, après avoir joué son dernier match dimanche avec l'Universidad, le club de ses débuts où il a choisi de vivre sa petite mort. Son compère Ivan "Helicoptère" Zamorano, avec qui il forma le duo offensif le plus classieux des années 90, l'attendait au panthéon du foot latino. Pour son dernier match, "El matador" a trouvé le moyen de planter deux derniers buts. Hélas, son ultime doublé contre Cobreloa (voir le résumé vidéo ici) ne parvint pas à qualifier l'Universidad de Santiago en demi-finale du championnat. Un culte s'éteint. Celui d'une époque ou être Chilien c'était hype, entre Marcelo Rios et Salvador Allende. Celui ou Salas ne blaguait pas devant les cages…


salas-principe.jpgMarcelo Salas, outre ses 37 buts records en équipe nationale (et de grands moments lors du Mondial 98), son bout de carrière costaud avec la Lazio ou le fait qu'il soit imité par la star chilienne du genre (Stefan Kramer, un exemple vidéo ici), c'est surtout un mythe porteño, dont les souvenirs hantent la Monumental du River Plate de Buenos Aires. Ces moments délicieux où le définitif Enzo Francescoli régalait et le Matador achevait. Le Sporting Tertulia préfère d'ailleurs retenir cette époque, celle de l'âge d'or argentin déclinée ici en quinze buts, tout en contrôles aériens insensés et en volées instinctives…




En langage tauromachique, puisque "Matador" signifie à la fois "tueur" et "torero", on appelle ce moment où l'on quitte le métier une despedida. Alors on salue Salas, mi-Pierce Brosnan mi-Antonio Banderas en version indienne qui fait du gras, par la chanson éponyme de Manu Chao en live (enfin, je crois que c'est celle-là, mais j'arrive jamais à les différencier), à la Colifata de Buenos Aires. Bonne Despedida, Marcelo…

10/06/2008

River et Palermo champions (Au pays de Diego#12)

1536723246.jpg Ça sent la trève hivernale du côté de chez nos Swan argentins. A mille lieux de l'Euro, le Clausura a rendu son verdict, Contepomi assure l'apprentissage des pumitos, Palermo panthéonise et Lionel Messi conclut une action toque de chez toqués avec l'Albiceleste…

 

Et au milieu gagne un River 

Après l'élimination de Boca Juniors en demi-finale de la copa Libertadores, le club Xeneize (gênois) a subi une autre désillusion, avec le titre des grands rivaux de River Plate. Les Millionarios faussement aristos de Buenos Aires retrouvent enfin le titre, grâce, entre autre, au miraculé désalcoolisé Ariel Ortega. L'entraîneur Diego «el Cholo» Simeone, ex-salopard du milieu, peut chambrer dans Olé: «Ce doit être dur pour Boca»…




Palermo forever

Les Bosteros (bouseux) du quartier qui a inventé le tango peuvent toutefois se consoler de leur deuxième place au classement avec le nouveau titre de meilleur buteur du Loco (fou) Martin Palermo. Bourrin qui ressemble à rien, qui avait réussi à manquer trois pénos dans un match, mais qui demeure l'un des meilleurs joueurs de tête de l'histoire et un sérieux goleador, auteur de 15 buts en 2008 et de 193 sous le maillot or y azul. L'archétype du tocard magnifique, dont on peut lire un excellent portrait dans So Foot ici, à qui l'on rend hommage avec grand plaisir… Forza Martin!

 

Les Pumas conservent leur rang

Orphelins d'Agustin «el Bonaparte» Pichot, les rugbymen argentins sont toujours au sommet de leur romantisme. Avec un entraîneur aussi fraîchement débarqué qu'inconnu et un mélange de professionnels européens fatigués et d'amateurs locaux, les Pumas tapent l'Ecosse en plantant deux beaux essais. Au forceps, mais avec un Felipe Contepomi de gala…



L'Albiceleste déroule

Alors qu'approchent les matchs de qualifications pour le Mondial-2010, dont un très attendu derby contre le Brésil (avec Riquelme et Cavenaghi), l'équipe nationale argentine s'est chauffée face au Mexique (4-1). Tout en passes courtes et en feintes de corps. Et Lionel Messi qui fait sa «Pulga» (pieuvre) à la conclusion…


07/05/2008

Du bonheur plein la Boca, moins la Bombonera [Au pays de Diego #7]

400218048.jpgSemaine dantesque pour les fanatiques du Boca Juniors, le club popu de Buenos Aires (mais tellement reconnu qu'il fait presque parvenu). À peine héroïquement qualifiés en huitième de finale de Copa Libertadores, grâce à l'éternel Riquelme (Tertulia en parlait il y a deux semaines), les Xeneizes (Gênois) ont offert à leurs supporters une belle semaine d'intensité fiévreuse. Comme ingrédient de base de l'inoubliable, un nouveau Superclasico contre le voisin mi-bourge mi-classe du River Plate. On y effrite par dessus une pub Nike à l'ancienne. Ajoutez-y une pincée de River s'est fait tanner en Copa par les Provinciaux de San Lorenzo (défaite 1-2 à domicile)… La cerise? Juan Roman «El mago» Riquelme qui devient «el matador»…

L'effet d'un rail d'ammoniac coupé au Viagra. Plaisir hallucinogène condensant tous les excès du quartier mi-touristique mi-prolo de la Boca… Car il ya un écueil. Agression à arbitre de touche et suspension continentale du stade mythique de la Bombonera jusqu'à nouvel ordre. Ce qui peut être handicapant. Mais ça n'enlève rien au plaisir de quelques vidéos anthologiques…

> Mercredi dernier
, les Boquenses ont dominé les Brésiliens de Cruzeiro (2-1), en huitième de finale aller de la Copa Libertadores. Résultat bien mais pas top en vue du retour (qui a lieu ce soir), mais un moment jouissif. "Roman", ou comment se transformer en torero dansant, avant de délivrer une demi-veronique en profondeur. Olé…





> Et comme il sait
aussi être décisif, Roman, il rajoute aussi un but et une passe déc'…



> Dans le même temps, River Plate subissait le feu indien des derniers champions du Clausura argentin, San Lorenzo. Rien de joué là non plus en vue du retour, mais la qualif' va être dure pour les hommes de l'inoubliable Diego Simeone. Cette défaite (dont on peut voir un long format en cliquant ici) a toutefois l'avantage d'avoir été vite oubliée par les supporters des Millionarios (Friqués). Car trois jours plus tard, ils paumaient le Superclasico (1-0) contre Boca Juniors. Et l'on retrouve le gars Riquelme au corner…






> Mais le River remporte quand même la palme du bon esprit, pas très "bienvenuechezleschtistiquement correct", par la grâce d'une pub de leur équipementier. Quand la marque à la virgule fait dans le point d'exclamation…

(traduction de l'intro: " Cette fois-ci, c'est pour vous, les poulets", surnom méprisant donné aux boquenses par les supporters de River ; quant au slogan, on pourrait le traduire par "C'est douloureux de perdre un classico, on donne tout")





Rendez-vous en fin de semaine pour le bilan des huitièmes de finale de la Copa, et la présentation du "Gran'Ocho latino"…

 
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