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07/04/2010

Les affaires reprennent

soccer_skull_postcard-p239610992392414736trah_210.jpgHonnêtement, j'ai bien cru que ce moment n'arriverait plus. Comme abandonné, le comptoir de la tertulia sentait la naphtaline et, bien qu'ayant mis en garde ses lecteurs, ce blog a longtemps failli tomber dans le coma profond, voire total. En 2008 déjà, le Sporting avait connu pareille baisse de régime, mais seulement durant cinq semaines. Là, ça faisait quand même trois mois que ça durait. Comme une "spirlose", une spirale de la lose, où l'on a plein d'idées dans la tête, mais où on se dit qu'elles ne sont pas suffisamment bonnes pour interrompre la terrible anémie qui nous avait jusqu'ici saisi.

Evidemment, j'ai plein de bonnes excuses. Un déménagement, une addiction sévère à Football Manager, une acclimatation elle-aussi addictive à Twitter (viendez!) rendant dérisoire l'usage de l'outil blog pour poster de simples vidéos… Et puis les régionales et l'après-régionales à suivre, car quand même j'ai un vrai boulot, qui prend toujours de plus en plus de temps…

Pourtant, y en a eu des sujets de tchatche de comptoir. Aussi bien en "sport is politic" (la mort de Daniel Bensaïd, le supporter du TFC), qu'en "Quatrième mi-temps" (le Grand Chelem des Bleus de Marco, dans les fesses de tous les détracteurs du renouveau ovale made in Lièvremont), ou en "Planplan Média" (le savoureux revirement de L'Equipe sur François Trinh-duc n°10 du XV de France), ou en "Chasse patate derrière le Tour" (avec la victoire de Pierrick "fend-la-bise" Fedrigo dans le Critérium international), et j'en passe, des "Rhaaaaaa" et des meilleures…

Bienvenue-chez-les-Cons.jpgOn aurait pu aussi rire jaune en broyant du noir, en assistant au spectacle de l'anti-Hérault Frêche, fier sur son trône septimanien et soutenu par le gros Loulou Nicollin, trop heureux de trouver plus craignos et grabataire que lui, et envieux de pouvoir récupérer club de rugby montpelliérain afin de transformer l'or en plomb, comme il l'a déjà fait avec l'AS Béziers.

Mais à force de ratiociner sur la meilleure façon de ressusciter ce blog, on en finit pas de de s'auto-paralyser. Alors, laissons de côté Montpeul qui continue à jouer le titre (malgré le complot de la Ligue qui se fait jour -cf. la privation de victoire, samedi dernier contre Monaco-), on en cause déjà un peu chez l'excellent "Plat du Pied Sécurité" (ça aussi ça n'aide pas, l'arrivée d'une talentueuse relève blogosportive).

Oui, laissons tout ça et juste faisons-le: le Sporting Tertulia est donc de nouveau ouvert!

Bon, en même temps, il risque de refermer temporairement ses portes dans dix jours pour cause de vacances auriverde (oui, je sais, le Maracaña est sous les eaux). Mais comme aurait pu dire Daniel Xuereb, "l'important, c'est pas de scorer, c'est de rester présent au point de péno"…

Et pour se finir dans la renaissance, rien de mieux qu'un bon vieux "Truc à la con" empreint de symbole, histoire de remettre vite fait à jour nos panthéons poussiéreux. Et bienvenue donc au Brésilien Djalminha, qui nous gratifie d'une magnifique paradinha pathétique (le panthéon ici), pouvant résumer à sa manière l'épisode peu glorieux que nous avons connu ces trois derniers mois de disette: on tourne en rond, on veut faire le malin, et on arrive à rien. Mais au final, la tragédie n'est pas finie, et c'est très bien comme ça…

20/07/2009

La résurrection d'un working class hero

Image 8.pngRhaaaaaaaa, Robbie Fowler! La petite frappe cultissime des bas-fonds de Liverpool qui a touché le sommet sous le maillot des Reds. L'allégorie de toute une ville d'ouvriers thatchérisés. Celui que tout Anfield Road surnommait God… Bref, Robbie Fowler a rechaussé les crampons, pour le club australien des North Queensland Fury (définitivement, j'adore la A-League, ce cimetière des kangourous classieux à la Mark Bosnich), pour qui il a signé un contrat de deux ans, comme sa période d'errance (Cardiff, puis Blackburn) après sa retraite de Liverpool (on peut revoir ici son ultime tour d'honneur d'alors, à Anfield).

God is back, et plante son premier but dès son premier match, faisant taire les critiques indigènes sur ses 34 ans paraissant 43. Images amateurs, mais frissons quand même…






Ce qui est magique, avec Robbie, c'est qu'on a traversé plus de quinze ans de foot avec lui, et que les souvenirs se multiplient à la seule évocation de son patronyme so Ken Loach. Pêle-mêle, quelques grands moments de Fowler qui nous ont fait aimer le ballon comme jamais…

Son triplé le plus rapide du monde. En 1994/95 (il y a avait encore Ian Rush!), il suffit au morveux de 4 minutes et 33 secondes pour claquer trois pions tout en finesse britannique, contre Arsenal…




article-0-033A8C85000005DC-542_306x351.jpgLe roi de la coke popu. L'amour du public des rives de la Mersey pour sa petite frappe d'attaquant est indéfectible, et remonte au soutien que ce dernier avait publiquement affiché à la grande grêve des dockers de Liverpool (en 1995), arborant deux ans plus tard sur son t-shirt un message de soutien aux 500 personnes licenciées.

Proche de la classe ouvrière, Fowler le fils d'ouvrier se verra excuser par ses fans tous ses excès. Comme ce jour de 1999, où il célébra un pénalty marqué contre Everton en sniffant la ligne de but, pour répondre aux rumeurs répandue par les supporters de l'autre club de Liverpool sur une supposée addiction à la cocaïne…






La muse des ultras. Robbie Fowler, c'étaient aussi des chants fabuleux, entonnés sur des airs de Guinnes chaudes et de tabac froid. Le plus beau est sans doute «We are living in a Robbie Fowler's house» sur l'air du «Yellow Submarine» des Beatles, un clin d'œil aux investissements immobiliers de l'attaquant prodige dans les quartiers populaires. Hélas, on ne retrouve plus de vidéos de cet instant mythique. Heureusement, il reste le très classique, mais efficace, «There's only one Robbie Fowler». Ambiance accents aux couteaux…




Et faut dire qu'il s'identifiait si bien à son kop d'amour, le Robbie. Quand un mec avec une tête d'ivrogne et un corps un peu grassouillet fête sa lulu comme un vrai «Scouser», en bourrant un steward qui neutralise l'un de ses fans…




Icône de la rédemption. Et puis, il y a eu son grand retour à Anfield, en 2006, quand il revint à la maison après une courte errance à Leeds puis à Manchester City. Bonus qui ajoute au sublime, il remplace l'horrible Peter Crouch, tout pataud et indécis au moment de sortir, avant de paraître comme écrasé par l'incroyable ovation qui résonne encore dans les travées rouges…




Bonus jouissifs. Fowler, c'était aussi ce pion atomique, enchaînement aile de pigeon/frappasse de mule, en 96 contre le SK Brann…




Quoi de mieux pour se finir qu'un épisode de l'inestimable feuilleton "100 Players Who Shook The Kop". Un quart d'heure de kif ultime…

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