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24/10/2009

Panenka du dimanche

Image 4.pngMais qu'est-ce qui t'as pris mon Gougou? Pourquoi tenter une panenka de baltringue ce mercredi, lors d'un sombre match de poule contre l'équipe B du Bayern, archi-dominée et à un de moins. Une panenka, ça se respecte, pour un héros en devenir comme toi. En hommage au grand Antonin, créateur magicien des Bohemians (remember) qui règne en maître au AntoninPanenka.jpgroyame de Pénalty. Une Panenka, ça se tente comme lui en finale de l'Euro. A la rigueur en demies. Mieux, en finale de mondial (remember Zidane et Totti).

Au pire, une panenka se rate de façon culte. Comme "Canto la flaque d'eau", lors d'un boueux Beauvais-Bordeaux de 1989, en 32e de coupe de France! Hélas on ne retrouve pas de trace en vidéo de cette magnifique et glauquissime saynette. Mais tout de même un délicieux croquis incompréhensible…

 

89Cantona.jpg

 

Là, Yohann Gourcuff s'est quasiment rabaissé au niveau d'un Mickaël Landreau en finale de coupe de la ligue. Le ridicule en moins. Mal tirée, trop basse et excentrée, la panenka de Gougou est un nouveau bug (remember) dans la carrière de notre futur 10 trop classe qu'on a pour nous sauver du trou d'Eire. Résultat, Lolo Blanc est fumasse, et l'icône bretonne s'est grillé une importante cartouche pour parfaire sa légende naissante. S'il veut briller au point de péno en donnant dans le mythique, il peut toujours s'essayer à la paradinha, ou convaincre Titi de la jouer comme Johan (Cruyff). Mais qu'il oublie la panenka pour un moment.

Comme un hommage à ce bel échec qui ne tue pas et rend donc plus fort, on a déniché un top 3 de la panenka du dimanche. Un qui pue bien la lose, la vanne fielleuse ou l'injure gitane…


3. La panenka au-dessus. D'un mètre, en plus. Faut quand même le faire.  En même temps, le gardien n'avait pas bougé. Alors perdu pour perdu, autant s'éviter le regard horriblement moqueur du goal debout, le cuir entre les paluches…




2. La panenka dans les bras.
Ici, c'est le cauchemar absolu. Outre le cuir entre les paluches du gardien, c'est le déchaînement chambreur du bord de touche. Exquis…




1. La panenka du Narvalo.
Ce coup-ci, le péno est réussi. Mais le gars se fait quand même agonir par ses potes. Ce qui nous permet de découvrir ce délicieux terme d'origine tzigane: Narvalo. Que l'on pourrait traduire par "Complètement barré" ou bien "Ouf mental"… Pour le contexte, on laisse la parole à celui qui a posté cette vidéo: «joli panenka filmé par mes potes. En tant que dernier tireur, si je rate on est éliminé. Et je me fais tuer par le coach. Mais…» Et les gradins, de lancer: «Il est complètement Narvalo…»





18/01/2009

Bohemian rhapsody

panenka_antonin.jpgDe retour d'un week-end praguois absolument délicieux (mais où l'on n'aura croisé dans les rues que des joueurs de hockey), le dilemme est devenu évidence: mon club préféré est évidemment le Bohemians 1905. Comme l'a bien résumé l'ami Chmura (dont je ne saurais trop recommander le blog de saison, à quelques encâblures du Superbowl), bien plus que le dominant Sparta ou le Slavia de Berger et Poborski, les Bohemians sont LE club culte de Prague. Emblème insensé (le kangourou, depuis une tournée australienne en 1927), palmarès aussi décati et nostalgique que l'ambiance des rues de Mala Strana, crise financière avant renaissance (banqueroute, descente en D3 et remontée cette saison, si le MRC pouvait nous faire la même)…

Dans un bars pas loin du quartier de Vrsovice, on a vu du coin de l'œil un vieux poster commémorant le plus grand événement de l'histoire des Bohemkas: l'épopée jusqu'en demi-finale de la coupe UEFA en 1983 (également l'année de leur unique titre national). En 1/16e, les coéquipier du redoutable Jaroslav Nemec avaient claqueté Saint-Etienne 4-0 chez eux, avant de livrer, en quart, un match héroïque contre les Ecossais de Dundee United. 1-0 à l'aller, 0-0 au retour…





Si on entend guère reparler de la demie contre Anderlecht (0-1, 1-3, les Belges seront vainqueurs de l'épreuve), on voit encore à la une des pages sportives de la presse tcheque (peux pas dire les titres, y a trop de "y", de "v" et de "k", comprends pas…) la photo d'Antonin Panenka. Le Panenka qui résonne et déraisonne à nos oreilles de footeux, et qui est aussi le président des Bohemians. Le gars qui a donné son nom à la façon la plus couillue de tirer un péno en finale de l'Euro 1976. Contre les Allemands, ce qui touche au génie…



De retour en France dès l'aéroport, la lecture de L'Equipe nous remplit d'aise. Villeneuve proche de la porte, la crise financière redonne enfin la raison aux fonds de pension et le PSG renoue avec sa logique auto-destructrice. Forcément à ce moment là, tout se mélange, et on repense à Landreau (même s'il était à Nantes à l'époque, tout se mélange)…



Bonus Bohemians:
le carton infligé au Fenerbahce (le club nouveau riche d'Istanbul, viva Besiktas!), au premier tour retour de la coupe des champions 83/84

 
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