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24/05/2010

«Mou» de cochon?

mourinho.jpgEn passant, pour saluer le nouveau titre européen de l'entraîneur le plus surcôté de la décennie 2000, un petit rappel qui s'impose au sujet de Mourinho, tacticien mercenaire sans attachement aucun à ses clubs, si ce n'est la gloire qu'elle peut leur procurer. Bon, on dit surcôté, mais en vrai, avec son palmarès, le «Mou» est quand même un cador. Mais voir l'Inter Milito prendre la gagne (les buts ici) avec de si beaux joueurs et un fond de jeu à peine digne d'Auxerre, ça irrite comme ça en dit long sur l'état du jeu de ballon. Même si ça fait plaisir de voir Francescoli gagner enfin un titre… Comment ça, c'est pas Francescoli?

milito-francescoli.jpg

Donc, voici maintenant que le Portos au physique d'Aramis prépare ses valises pour le Real Madrid. Alors qu'Higuain se prépare déjà à jouer milieu déf, on ne peut s'empêcher de saliver en repensant aux belles paroles de Mourinho quand, adjoint de son mentor Van Gaal (ce qui dit tout…)  au Barça entre 97 et 99, il balança à la foule catalane:

"Aujourd'hui, demain et toujours le Barça dans mon cœur"




Image 8.pngOn te souhaite bonne chance pour le prochain Classico au Camp Nou, José, en repensant à Luis Figo (autre Lusitanien dont les paroles barcelonaises n'engagent à rien quand vient le chèque madrilène) En 2000, il avait vu son arrogance ébranlée par une série d'objets contondants, parmi lesquels des bouteilles de J&B et… une tête de cochon, l'interdisant à tout jamais de poteau de corner dans l'antre Blaugrana. On ne bafoue pas comme ça l'identité des clubs…

02/08/2009

Les émotions Robson

article-1159221-022C1C170000044D-533_468x467.jpgRhaaaaaaaa, Bobby Robson s'en va et c'est un fragment de jeunesse supplémentaire qui glisse sur le vague à l'âme de la mémoire footballistique. Robson, c'était la classe à l'anglaise, mais vraiment. Le dernier grand coach d'Albion, qui misait tout sur l'offensive, en ancien attaquant à la carrière pas si top, mais qui s'est imposé comme l'un des maîtres du jeu de ballon des 80's et des 90's. Pour la nécro, y a pas mieux qu de Cherif Gemmour dans So Foot.com.

Robson, c'était le "special first" qui a enfanté Mourinho, après l'avoir sorti de son boulot d'interprête au Sporting Portugal pour en faire son adjoint à Porto puis à Barcelone. Le gars dont la mort vendredi a failli faire craquer un Kieron Dyer qui le considérait comme un père lors des dernières années de Bobby à Newcastle…




180px-Bobby_Robson_Cropped.jpgBobby Robson, c'était une certaine idée de l'Angleterre, dont il dirigea la sélection durant deux mondiaux où les Trois Lions étaient au top international. Mais c'était aussi un bourlingueur qui a ramené un paquet de titres dans les trois pays où il officia, avant d'offrir un illusoire espoir aux Magpies de s'imposer parmi les meilleurs (Newcastle vient de descendre en D2). Résumé d'une carrière en vidéo, extrait d'un hommage pour son 75e anniversaire, l'an dernier…





Mais pour nous, l'autre "Sir Bobby" a surtout été le stratège, parfois malheureux, de moments de bravoure qui figurent parmi les plus belles de nos émotions footeuses.

Bobby, c'était Gary Lineker, John Barnes et Peter Shilton, au Mondial mexicain de 86. Argentine-Angleterre. Le jour où Diego est devenu D10S, Robson était aux première loges, et nous, on matait alors notre premier match d'une longue carrière. Mais dans notre souvenir, les commentaires étaient vachement moins biens (cf. Titi Roland et l'arbitre tunisien). Au micro, l'immense journaliste uruguayen Hugo Morales. "Merci pour ces larmes, Diego"…




Bobby, c'était aussi Gazza et l'équipe d'Angleterre demi-finaliste du Mondial 90. Plutôt que la dramatique scène des pénos et de l'Allemagne qui gagne à la fin (ça se passe ici), on préfèrera retenir la volée de David Platt dans les ultimes instants de la prolo du quart contre les Belges. Pour la version anglo-enthousiaste, c'est ici. Mais nous on préfère la version RTBF, avec notre héros Roger Laboureur au micro (voir ci-contre) abandonnant sa frite légendaire…

Et puis Bobby, il était aussi sur le banc de la Mosson pour voir son PSV Eindhoven mené par Romario se faire fumer par Montpeul au premier tour de la Coupe des coupes 90/91 (j'y étais!). Avec les compliments de Baillsou, Mr Xu, Valderrama et, bien sûr, du plus grand joueur de tous les temps pailladins. Jacek Ziober…





Bobby, ce fut enfin un sacré beau Barça. Celui de Stoichkov, Figo, De la Peña. Celui qui remporta l'un des plus grands matchs de la décennie, conclu 5-4 contre l'Atletico Madrid de Kiko, en Coupe du Roi '97. Ambiance de folie, et l'oublié Pizzi se jetant en héros dans les bras de coach Robson…

Politiquement parlant, Bobby, c'est enfin l'hymne du Barça qui résonne à San Bernabeu, dans l'antre du Real. En finale de cette même coupe du Roi, contre le Betis Seville (3-2). 40.000 "culés" se livrant à une joyeuse et furieuse profanation antifranquiste et catalaniste…

03/05/2009

Caractère interiste

340x.jpgY a beau dire, y a beaau faire, l'Inter est vraiment un club insupportable. Agréble à voir jouer, mais sans qu'on ait à aucun moment l'envie de s'enthousiasmer. Un peu à la façon de Lyon, les Nerazzuri s'en fichent et gagnent dans leur coin. Avec des beaux caractériels qui s'ébrouent un peu seul sur le pré milanais… Ci-dessous deux gestes de classe réalisés par les emblèmes de l'Inter, et qui révèlent tant de cet état d'esprit étrange qui entoure l'autre club lombard, celui qui arrive toujours en trois après l'AC et la Juve.

Deux gestes de mauvaise foi ou humeur, de talent insolent ou indolent, de têtes brûlées ou à claques nous ont offert de ces délicieux moments de tête brûlée au génie gâché dans un club hors des cœurs.

En un, l''immense Zlatan fait taire ses supporters après avoir claqué un but répondant lui-même aux sifflets.

En deux, Coach Mourinho qui s'envoie sur le terrain d'entraînement, entre tacle vachard et chevauchée décisive à bout de souffle…


22/12/2008

"Special One" for the show

Mourinho Valencia.jpgSacré José. Pas Anigo, non, le vrai, l'unique, le "Special One". L'entraîneur qui se la raconte le plus du monde, façon "Clooney de l'Algarve" froid et séducteur à la fois. Mais qui peut de temps en temps péter une durite, devenir humain et rejoindre les Antonetti, Fernandez & co au panthéon des coachs furieux. Ça se passe ce week-end, lors d'un Sienne-Inter dénoué sur le tard (1-2) par l'ancien Monégasque Maicon. Un but qui nous révèle un Mourinho déjà entrevu ici ou à Chelsea, quand Drogba claquait but sur but, proche de ses joueurs au point de faire presque un peu peur…

 
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