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22/09/2010

Top 14 mon amour

Image 8.pngBon, on va pas se mentir, ce blog est en état de quasi-mort même pas déclarée. Mais parfois, un petit électrochoc vient extirper un peu de tertulia de la trop prenante occupation professionnelle. Vu qu'on préfère laisser un peu de temps à Lolo Blanc avant de regretter très officiellement Raymond No-Future, et vu que faut plus compter sur le MHSC pour nous rappeler les souvenirs de grandeur pailladine… ben y a le rug.

Cette bonne vieille gonfle ovale, qui nous redonne des envies chauvines, après que les simagrées frécho-stalinistes nous ont fait craindre le pire, voire l'éloignement. Et puis les nouveaux entraîneurs du MRC. Béchu et Galthié, ceux qui mériteraient vraiment qu'on leur érige une statue, tant on frise l'orgasme à chaque match maté, ébloui par le jeu en mouvement des Bleus de Montpeul ("Allez Bleuuuuuuus!") Les gars qui ont juste développé une idée toutes con (avec beaucoup de travail derrière tout de même): on fait jouer les jeunes, qui jouent ensemble depuis 10 ans au centre de formation, et on attaque en avançant, en se passant le ballon tout le temps. Et quand on voit les quatre essais marqués à Agen samedi dernier, ou l'analyse remarquable de Nice Rugby, et ben ouais on n'a pas honte de le dire, on croirait les All-Blacks…





Après sept matchs, la bande à Mamuka Gorgodze et à la colonne vertébrale Fufu/Juju/Trouduc pointe à la seconde place, et peut même se la raconter premier du Top 14 le week-end prochain. Rhaaaa, ce foutu Top 14, qui nous accroche toujours autant, et qui nous fait replonger en Ovalie, avec ces petites actions pleine de vices et de malices, qui font la grande histoire du championnat de France de rugby. Vite fait, et via l'excellent Rugbynistère, le top 3 des moments de classe du jeu comme on l'aime.

 

La putasserie du demi. Parra/Mignoni, c'est de la rivalité générationnelle post-Clermontoise. Et évidemment, c'est le petit merdeux qui fait sa loi, montrant un peu plus qu'il a tout d'un futur grand, et reléguant la Mignonne au rang de pleureuse toulonnaise en rade manuelle…




La relance à la Blanco/Mendy. Le grand pont réalisé par le Bayonnais Pepito Elhorga, tout en humiliation sur la grosse bête clermontoise Napolioni Nalaga, transformé en vulgaire Roberto Carlos se faisant fumer par Bernard Mendy (en fait, à la revoyure des images, je me rends compte que Mendy n'a jamais fait de grand pont, au contraire de Pepito)…



L'essai de rapine ultra-rapide. François Steyn et Sireli Bobo peuvent prétendre à la confrèrie de la filouterie royale. C'est pas du rugby à la montpelliéraine, mais ça fait penser à l'équipe de handball (le MHB), qui joua longtemps ses remises en jeu de la sorte, lors des grands moments de coupe d'Europe à Bougnol…





Bonus bourrin. Car comment ne pas rendre hommage dans le même temps au rugby d'antan toujours vivant, qui rythme les après-midi de fédérale 3. Comme ici, lors des 32e de finales d'il y a trois ans, entre Tournefeuille et Côte-Vermeille. Le seul regret, à la vue de ce splendide geste technique, dit de "la rentrée du pilier remplaçant à la mi-temps pour arroser tout azimut dès le coup d'envoi", c'est de ne pouvoir entendre dans le même temps le discours du coach à la mi-temps…




Bonus Lolo Pons. Histoire de signaler que le pilier culte vend maintenant des t-shirts, juste une récente définition de la nouvelle règle des regroupements, livrée par le maître à penser absolu, nostalgique de Bebert la Godasse…

 

16/05/2010

Montpeuuuuul est magique

Image 3.png171009_mhsc_ff.jpgOn ne le cachera pas, on avait un peu mal au ventre en pénétrant la tribune de presse du Parc des Princes. Après avoir passé une année à clamer que Montpeul jouait le titre, faute d'avoir pu être compétitifs dans le sprint final, ç'aurait été tellement con d'échouer au pied de l'Europe. Pour ne rien arranger, la bande à René Girard arrivait dans la capitale sans la dizaine d'héros titulaires de la saison. Et puis en fait, ce fut comme papa dans maman, et le MHSC termine 5e comme des grands. 3-1, la balade, un but de Lilian Compan (!!!) et un doublé de Geoffrey Dernis, recruté l'été dernier pour cirer le banc, et qui nous plante un doublé plein de sang froid (ce-dessous, le premier but du match, un lob tout en classe)…



Depuis la tribune latérale et médiatique, on a admiré le futur se déployer sous nos yeux, celui de la génération Gambardella (remember) qui n'en finit plus de nous illuminer les lendemains qui chantent. Younes Belhanda qui se la raconte balle au pied, la charnière Yanga-Mbiwa/El-Kaoutari qui promet pour le Mondial 2016, Jamel Saihi qui fait régner sa loi du milieu… Et on n'a pas cessé non plus d'avoir un œil sur les 500 supporters pailladins, parvenant parfois à se faire entendre ("On est chez nous…" ou le vibrant "Tellement ma ville est belle"), surtout au moment du coup de sifflet final…




En même temps, on se gardera bien d'en rajouter sur le match, même si ça fait toujours plaisir de fesser le PSG, car on n'a rarement ressenti autant de solidarité avec les supporters parisiens. Et pas que quand ils ont entonné les déroutants "Allez tous vous faire enculer" ou "On a vraiment une équipe de merde" Enfin, ceux de la tribune Auteuil, parce que la Marseillaise avec drapeaux BBR et bras levés du kop Boulogne, ça fait vraiment flipper (bizarrement, Hortefeux et le club ont toujours préféré les fachos). Mais face à un niveau de jeu hallucinant de pauvreté, les attentats de Maké, les appels mains sur les hanches d'Hoarau, les pieds carré de Sankharé… Comment ne pas être admiratif devant un virage entier qui continue de donner de la voix, dans un stade qui mérite tellement mieux que de se traîner à ce point. Aller au Parc pour soutenir de tels peintres, forcément que ça donne envie de foutre le feu, au moins pour se réchauffer et donner un peu de spectacle au reste du public…






Dans cette vidéo "inside", on ne peut que reconnaître une ambiance de chaos qui fascine plus qu'elle n'effraie. "Virage Auteuil" façon grands clubs italiens…

Bon, voilà, Montpeul jouera donc l'Europe et sans doute, du coup, le maintien l'an prochain (foutus matchs le jeudi!). Question transferts, on peut déjà se féliciter de voir arriver le capocanoniere de la L2, Olivier Giroud, en provenance de Tours. Le gars a tout pour plaire et a déjà compris l'esprit maison, puisqu'il a claqué son 21e but contre Nîmes, au Stade des Costières. Pour lui désormais, c'est la Place de la Com' (en travaux) et Los Paillados, tout de suite moins nombreux…

Plutôt que de ressasser une année de bonheur (des larmes de la montée in extremis en L1 aux "tarlouzeries" de Loulou Nicollin, en passant par l'annonce du "on joue le titre dès l'automne dernier, ou le récent coup de blues parano), encore une petite séquence vidéo de quelques golazos de Montaño and co (désolé pour la bande-son)…




Et plutôt que de saluer la nomination d'un "formé au club" à la tête des Bleus et à la place de Raymond, revenons une dernière fois sur le passé glorieux, histoire de saliver l'Europa League qui se profile. Et les émotions d'un nouveau Montpeul-PSV et de nouveaux buts à la Ziober…




Enfin, comment ne pas saluer la vraie âme de la Paillade, celui qui a bercé nos années d'ados privés de Canal+, puis que l'on a croisé au détour de quelques cuites bien senties à l'Elixir et autres bars de l'écusson montpelliérain. Reviens vite, Philippe Sers, nique la maladie et reprend le "France-Bleu micro" pour nous emmener encore loin à la retrouvaille de nos rêves de gamins…



Remember la victoire en Intertoto'99 (dernière qualif européenne), avec le péno de Fugier façon Fernandez vs Brésil'86…

18/04/2010

Las Pailladas Parano

Image 19.pngBon, voilà, il faut l'admettre. Se faire à l'idée. Montpeul ne joue plus le titre. L'équipe commence à accumuler la fatigue, les blessés et les suspensions. Marseille a retrouvé sa chance des années Tapie, sans les valises enterrées. Auxerre est aussi réaliste que son fond de jeu est effrayant… Désormais, au mieux, on joue le podium. Troisième, ce serait comme en 1987/88, en somme. Et quelle saison magnifique ce serait déjà, et gnagnagna…

Pour dire vrai, on ne parvient pas à s'en satisfaire de cette saison qui se termine. Et on ne parvient pas à s'en défaire, de ce syndrome Fred Antonetti. Sans doute parce que c'est lui le vrai coach qu'il faudrait pour remplacer Raymond (mais c'est un autre sujet, sur lequel on aura le temps de revenir). Jamais content, toujours le sentiment de se faire voler, à la limite du complexe d'infériorité paranoïaque, méprisé par le PLM (en l'occurence le BLLM -Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille-), mais aussi par les médias qui vous persécute. [le plus beau morceau de bravoure d'Antonetti ici]

Non mais franchement, sérieux, si on refait le film, c'est dur de ne pas se sentir malheureux quand on est Pailladin. Les lacunes n'expliquent pas tout. La non-exclusion de Chalmé contre Bordeaux (remember). Le but refusé dans les arrêts de jeu contre Monaco (remember, avec en bonus la splendide réplique de coach Girard: "- ça fait mal au cœur, René? - Ça fait surtout mal au cul!"). Le traquenard chez les Manceaux surexcité de Michel Moulin, où l'agneau incompris Jeunechamp se fait prendre dans une bagarre avec le banc des rillettes. Deux exclus: le Montpelliérain et… un remplaçant manceau!).

Et puis ce dimanche soir, un nouveau péno oublié sur le petit Grégory Lacombe (même gabarit que Valbuena, sans les fautes sifflées), alors qu'on menait 1-0 contre Toulouse, avant que le Tef n'égalise dans les arrêts de jeu. Privés trop de points pour espérer jouer le titre jusqu'au bout…

Evidemment, ce n'est que galéjade et on abandonne vite la théorie du complot. Mais c'est comme un rêve qui s'achève un peu trop tôt, laissant place à l'invraisemblable angoisse de s'imaginer finalement sixième et non-qualifié pour l'Europe. Sans parler de l'anxiété qui nous saisit, quand on imagine les sollicitations estivales pour Costa, Spahic ou Aït-Fana…

Alors, pour se remonter le moral, rien ne vaut un bon chant de supporters de Montpeul. Ce coup-ci, on a flashé sur "Tellement ma ville est belle", pas folichon niveau paroles, mais qui redonne des frissons quand même, surtout quand elle est entonnée par une cinquantaine d'ultra pailladins à Toulouse…

"Tellement ma ville est belle
Moi je chante pour elle
Mais ce qu'elle a de plus beau
C'est le Montpellier-Herault
Nous allons tous lui montrer
En chantant pour Montpellier
OoooOoooOooh...
Nous ne cesserons jamais d'encourager Montpellier
Tous ensemble pour la victoire il faut chanter
OoooOoooOooh..."

31/12/2009

Montpellierêve

Image 8.pngEn passant, parce qu'il n'y a définitivement rien de mieux que de passer des vacances déconnectées, un simple moment d'émotion "à la sauce Montpeul". Mercredi soir, jour de veille de fin de décennie, un bon vieux retour au stade Yves-du-Manoir. On a eu beau pester dans les embouteillages, en passant devant l'ancien, exigü et regretté stade Sabathé, c'est quand même toujours bien, le professionnalisme à visage humain. Des drapeaux, de l'ambiance, de la bière et de la gagne. Au bout d'une heure, suant dans nos cabans d'expat' parisiens plus habitués au 15° en soirée, le bilan était morose. Une mascotte à la con, un arbitre à la con, une défaite à la con.

Et puis en fait non. On s'était pas fait chier pour choper huit places, laisser des kilos de bambins à leurs mères et enquiller les bières, tout ça pour perdre contre les Parigots du Stade Français, qui mènent alors 23-9. Alors rébellion. D'abord, une mailloche à l'ancienne. Un rituel dans les affrontements entre les deux équipes, attendu par tous et fêté comme il se doit en tribunes. Sous les vivats, la belle "générale" est remportée haut la main par notre Georgien qu'on affamme dans une cage durant la semaine, Mamuka Gorgodze, dit "l'ogre de Tbilissi".

Image 9.pngPuis du jeu, du jeu, du jeu. Trinh-Duc le magnifique à la manœuvre, Fufu Ouedraogo à la relance, et les autres au soutien et à la défense. Le fantôme de Picamoles a plané sur le stade, mais même sans lui, le MRC a de nouveau fait hurler l'ado attardé qui sommeille en nous. Du combat, du pressing et de l'essai contré. Et notre Argentin Todeschini de finir le boulot, en enquillant les points entre les perches. Victoire sur le fil (25-23), joie, bières et re-bières. Montpeul est magique.

Pris dans mon engagement éthico-gaucho-à-la-con, rapport à mon questionnement Nicollinien sur l'homophobie dans le sport, je m'étais promis de faire gaffe au moment d'élever de la voix. Languedocien déraciné/implanté chez les gens biens de la capitale, il s'agit un moment de se mettre en accord avec ses bonnes paroles de repas mondains. Oui, quand on dit "pédé" ou "enculé", c'est pas homophobe, mais quand même, si on peut éviter de le dire, c'est mieux. Excessif assumé, mais prêt à se contenir dans l'insulte.

Alors, après s'être tu lors des trois premières grosssières erreurs d'arbitrage, et alors que venait d'être sifflée la quatrième, que dire quand l'envie de conspuer violemment devient irrépressible? Une seconde d'hésitation, un tsunami cérébral et une gorgée de bière plus tard, la sentence tombe: " Corrompu!", "Escroc!", "Voyou!"… Faible, très faible. Alors, on fait des phrases: "Tu vas finir dans le Lez!", ou "Combien il a mis de zéros, Guazzini, sur ton chèque?"…

Image 10.png

Déprime absolue: être un supporter politiquement correct n'est absolument pas drôle. Alors, on décide transgresser, et on lâche, presque malgré nous, lors de la soixante-huitième erreurs d'arbitrage en défaveur de Montpellier: "Saloooope!!!" Putain, ça fait du bien, et en plus le terme passe bien en gradins. Politiquement correct, brutal mais coquin, dandy mais ludique. Qui ne choque personne, au final, dans les travées du stade Yves-du-manoir. Et tant pis pour les féministes, elles au moins, elles ne martyrisent pas ce bon vieux Loulou Nicollin…

Image 11.pngIl y aura bien par la suite quelques vannes grasses sur le calendrier du Stade Français, mais vu le rugby pratiqué par ceux qui ont posé dedans, ce serait fauter que de ne rien en dire. En revanche, d'homophobie, même au sens "parisien" du terme, point.

Après-match, une copine (également auteure des clichés -©Paupau-) se retrouva dans une file masculine pressée d'uriner. Se rendant compte de sa mégarde, elle lâcha: "Je ne suis peut-être pas à ma place…" Et un gars devant de lui répondre: "Menteur!"

Confusion des genres, toujours… Comme dans un rêve. Que c'est bon, Montpeul…



 

 

13/12/2009

A nous Bordeaux!

Image 3.pngEn passant, cette incroyable épopée qui continue pour Montpeul. On joue encore et toujours le titre à 4 points des Girondins (avec un match en moins). En deux semaines, on claque les fesses de Lille et Toulouse, concurrents direct pour l'UEFA (oui, parce qu'on a encore du mal à vraiment croire au titre). Et en plus, comme lors de l'an de grâce 1987, ça joue et ça régale. Loulou Nicollin parle même sans dire de gros mots, et ça, ça nous fais plaisir. Grisette sur le gâteau, le petit Karim Aït-Fana et l'inattendu Soule Camara marquent à tour de rôle le but de leur vie…







Top du top du rêve de gamin, on a même un bus aux couleurs du club pour les joueurs. Ouais, comme les grands…


Et ce mercerdi, on joue le champion sortant à la Mosson, pour voir enfin vraiment si on peut se prendre à rêver de revivre les années Bernardet…

 

 

01/11/2009

Degré zéro

nicollin-le-psg-ne-casse-pas-trois-pattes-a-un-canard_33399_4786.jpgBon ben voilà, on savait bien que ça allait forcément arriver, depuis que Montpeul est revenu en L1. Non, on ne parle pas d'un retour à la normale dans l'improbable quête du titre. Même si on en rajoute des tonnes, on est quand même un peu lucide sur la capacité des ptits gars de René Girard pour s'attendre à une saison avec des hauts et des bas (même si le MHSC est toujours dans la course au bout de 11 matchs). Non, on veut parler de Loulou Nicollin qui nous fout la honte.

Dans le temps, avec l'aide de médias complices, il balancait des trucs du genre: «Mes joueurs, je les paie moins que mes maîtresses, alors que elles, au moins, elles me régalent la chique…» Déjà à l'époque, ça faisait rire la France entière (ah, le truculent, le rabelaisien, le haut-en-couleur), pendant que nous, on baissait les yeux. Ce coup-ci, il s'en prend à Pedretti, espoir tocard du foot français qui a passé le long du match à s'essuyer les crampons sur le joyau Tino Costa. Et il ne trouve rien de mieux que de le traiter de «petite tarlouze»


 

Plutôt que de jouer le titre sur ce coup-là, on va tenter de jouer le filtre. Perso, pour abhorrer la Loulou's touch depuis toujours, c'est davantage la vulgarité globale du président, affichée en public, qui me gêne. Contre les femmes, les pédés, les sans-couilles et tout ce genre d'excès qui deviennent franchement pénibles à la longue. On est ici au-delà du 34e degré bien de chez nous, que j'ai tenté de détailler il y a quasiment un an jour pour jour, quand "Loulou Junior" y allait en privé de son "PD de Nîmois" qu'il révait d'enculer. Et ce coup-ci, je ne tenterai pas de justifier le langage qui est celui de chez nous, hâtivement présenté comme homophobe, parce qu'au final, il y a plus de coup à prendre qu'à gagner face aux ligues de bonne vertu et de bonne pensée.

mezy-nicollin.jpgAvec le père, ça fait trente ans que c'est comme ça en public. Trente ans qu'on baisse les yeux tout en lui étant reconnaissant de nos plus belles années (avec Michel Mézy). Mais en faire un symbole de l'homophobie à la Christian Vanneste semble un peu exagéré (au moins lui arrive-t-il de s'excuser). Ou alors il faut le mettre dans le même sac que Pedretti, qui lui ne semble choqué que par le fait qu'on «s'occupe de lui au retour». De plus, la catégorisation de l'indignation a toujours quelque chose de gênant. S'il avait dit "Ce Pedretti, c'est une salope", qui aurait levé les yeux au ciel?

Déjà, au mitan des années 90, on appelait cette clémence médiatique vis-à-vis de Nicollin le bourrin le "syndrome George Frêche". Vous savez, la rengaine de Janus et sa double face. Ses excès mais sa sympathie, ses errances mais son génie, ses travers mais sa bonne franquette. Alors, quitte à me fâcher avec l'excellent Hussein Bourgi (je le pense pour le connaître un peu), le président du Collectif contre l'homophobie qui demande à Pedretti de porter plainte, juste un constat. Si on s'en prend à l'un, on s'en prend à l'autre. Frêche et Nicollin sont les deux emblèmes de la pire des caricatures du "Sudeucon", et il me paraît compliqué de dénoncer les propos de l'un, en ayant fait partie du système politique de l'autre (et en étant témoin de moralité au procès de Frêche contre les harkis). L'homophobie langagière est au moins tout aussi répréhensible que le racisme latent et le clientélisme féodal, non, cher Hussein?

Pour en revenir à Nicollin, la vraie solution, à mon sens est juste ne plus lui donner la parole. Que Canal ne fasse plus comme si de rien n'était quand il sort des trucs plus énormes que lui, et coupe au montage. Que L'Equipe ou Francetélé cessent de fantasmer ce président patron paternaliste à l'ancienne. Qu'on ne l'interroge plus et qu'il disparaisse médiatiquement. Voilà une sanction qui ferait plaisir à tout le monde, en tout cas à moi, qui commence à en avoir marre de devoir faire semblant d'adorer ce que j'ai toujours brûlé.

Edit lundi matin: Loulou s'excuse, tout rentre dans l'ordre et la conclusion vaut son pesant de cacaouètes bien grasses: «Ça ne regarde que nous, on s'explique entre hommes. On n'est pas des gonzesses!» Marre. Vraiment marre…

18/10/2009

Bon, on arrête quand de le jouer, le titre?

Image 7.pngC'est avec une certaine émotion que l'on regarde le classement du championnat de France de L1. Quoi de plus normal que le 500e billet de ce blog soit une nouvelle fois consacré à Montpeul, à la Paillade, à la Butte, au MHSC. Au départ, dans la douce euphorie d'une montée inespérée, on s'était pris au plaisir nostalgico-bravache de faire un peu les cadors, en rêvant secrètement de revivre la saison 1987/88, où les promus de Montpeul avaient fini troisièmes. Et vu qu'on est du sudeucon, tant qu'à faire le cake, on avait carrément lancé: "On joue le titre". Mais plus les matchs filent et plus ça reste crédible. Jusqu'à ce dimanche matin: premier ex-æquo avec Lyon après neuf matchs…

 

Image 5.png

Contre Saint-Etienne ce samedi, la Paillade a encore montré son plus beau visage, respectueux du magique équilibre de l'effectif des âges d'or. Du vieux laborieux (Pitau, Jeunechamps), du jeune rebeu talentueux et vainqueur de Gambardella (Aït-Fana, Belhanda), un milieu qui régale (Costa, Marveaux) et une charnière intraitable (la Yougo connection Spahic/Dzodic), et des attaquants qui sapent des occases, mais aussi les défenses. On se croirait revenu à la belle époque des Bernardet, Perez, Lucchesi, Ferhaoui, Lolo Blanc.

En même temps, on n'est pas dupe. Trois matchs à l'extérieur qui se profilent, ça sent bon le début de décrochage. Au moins s'est-on inspiré du contre-exemple rugbystique, en évitant de faire les "trompettes". Mais c'est plus fort que nous, le stade de la Mosson tourne à 20.000 spectateurs (du jamais vu depuis dix ans) et les Verts qui peuvent se rhabiller…




Ultime et délicieuse madeleine à l'huile d'olive, les Ultras de la Butte sont toujours là. Toujours là pour emmerder le gros Loulou Nicollin, avec leurs mailloches anti-parisiennes, leurs bombes agricoles à Nice, et leur rancune tenace envers les Magic Fan. Des accès de violence qu'on ne peut que trouver stupides, bien sûr, mais qui viennent troubler la perception médiatique, et c'est pas plus mal. Non, Montpeul n'est pas le nouveau Guingamp tout doux du Roudourou et n'a rien à voir avec les Chtis sympas de Boulogne qui ont tellement souffert du procès d'Outreau. Montpeul a un passé de foot, certes tocard et plein d'excès, mais un passé culte quand même.

Et puis, signe de bonne santé des tribunes, les supporters du kop pailladin se mettent à créer leurs propres chants, sans même insulter les Nîmois Image 9.pngdedans. On en a repéré deux sur Dailymotion et, faut-il l'avouer, on confesse les avoir entonné ce petit matin, sur la route du buraliste, avant de passer trois cafés à relire le classement dans l'Equipe.

Bien sûr, ce n'est pas encore le virage girondin, qui se met carrément à penser, en citant du Lénine et du Trotsky (énorme initiative "sport is politic"!). Mais ce sont des chants positifs, sans la moindre allusion à de quelconques petits Nîmois "qu'on nique leurs mères sur le stade stade des Costières, que par les couilles on les prendra oui mais que des couilles ils en ont pas"…

Le premier opus n'est certes pas fantastoche, mais on ne peut que saluer la phrase d'intro du kapo sur la vidéo («Bon, on va la refaire, on est des Caraques, mais on s'en bat les couilles, parce qu'à la Paillade, on est tous des Caraques!») Le terme de Caraque voulait à l'origine dire "Gitan", mais sa signification va bien au-delà, genre "patibulaire, mais presque".

Paroles:

LES PAILLADIIIINS, NE LACHENT RIIIIEN!!!
LES PAILLADIIIINS RE-PRENNENT CE REFRAIN!!!
DANS TOUS LES STADES, ON SERA LA!!!
DANS TOUS LES STADES, CE SON RESONNERA!!!!
léléléléléléléla OoO OoO léléléléléléléla OoO OoO

 

Encore plus poétique, ce magnifique dizain imparfait, à la déclamation forcément altérée par l'accent local…

Paroles:

"je t'aime plus(se) que la cocaine(eeeuh)..
je t'aime plus(se) que faire l'apéro(ooo)..
je t'aime plus qu'une belle coquine(eeeuh)...
JE T AIME TOI LE MONTPELLIER HERAULT!!!"

lalalalalalalalala lalalalalala-la lalalalalalala-la

 

31/08/2009

On joue le titre!

Image 13.pngC'est le cœur tout léger que je rentre enfin sur Paris, après le marathon des universités de rentrée écolo-anticapitalo-socialiste. Un brin épuisé, mais quatrième!!! Le truc qui change le regard des collègues au bureau. Surtout "chef Michel", qui est Niçois. Montpeul est quatrième du championnat de France de foot. Bien sûr, chaque année un petit club vient faire le malin jusqu'à la trève avant de s'effondrer et de finir 14e, et si c'était le cas ce serait déjà formidable.

87-88-bernardet.jpgMais on ne peut rien contre l'ivresse de sa nostalgie. Et on ne peut pas s'empêcher de rêver à la saison 87-88. Déjà celle d'un promu. Ma deuxième comme supporter (après la montée obtenue contre Lyon, 3-1 de mémoire).

Le MHSC de Christian Perez, Roger Milla, Gérard Bernardet (photo), Patrick Cubayne ou Albert Rust avait claqué une héroïque troisième place juste derrière Bordeaux et Monaco (dernier match 4-0 contre l'OM, avec Papin qui chiale sur le pré pailladin). Lolo Blanc était déjà capitaine. Désormais, notre gamin intérieur se remet à rêver de la classe de Costa et Montaño, de la roublardise de Pitau et Dernis, et de l'insouciant enthousiame juvénile de la génération Gambardella.




1288-87.jpg La Butte Paillade retrouve même ses excès de petit kop à la sudaméricaine. Bon, là quand même, le coup des bombes agricoles, c'est un peu crétin. En plus, ça oblige Loulou Nicollin a ouvrir la boîte à interventions scabreuses. On se souvient alors de la dualité intrigante de mes sentiments pour Loulou. De la honte, beaucoup, mais quand même une sourire de sudiste un peu con mais fier. Comme à la fin de cet extrait, où il réplique à un chant de supporters ("Suceurs de marseillais" -visible ici- raillant le fait que l'OM a joué son premier match à domicile au stade de la Mosson). "On n'est pas des suceurs de Marseillais, d'ailleurs si on peut les niquer, crois-moi que je serai heureux". Le grand retour du 34e degré




Quant au match nul entre Marseille et Bordeaux, voilà une bonne nouvelle: on a pris deux points en vue du titre…

 
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