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05/07/2010

Coupé court

Image 27.pngBien sûr, il y avait le boulot (et en ce moment c'est prenant), mais c'est une fausse raison. L'inactivité et le silence consternés depuis l'élimination de Raymond et ses caïds nietszchéens (qu'on n'a rarement eu autant envie de défendre), voilà ce qui nous a décidé d'abandonner le comptoir du Sporting Tertulia à la Régine d'une France rance. Ras-la-Coupe. Ou ras la crêpe, comme dirait le cultissime Eric de Quimper.

Même en regardant du côté du rugby, aucun moyen de s'échapper de cette morosité. Les Bleus de Marco ne valent pas mieux, après leurs roustes en Afsud et en Argentine. Au moins savent-ils conservers les affaires de commodes volantes à l'intérieur du vestiaire. Côté Montpeul, Frêche menace de couper les subventions pour obtenir la tête du président du MRC, juste parce que c'est le beau-fils d'un ennemi (à lire chez Mister rugby), tout ça pour installer un fils Nicollin (le même que le père, en plus bête…), qui nous fera descendre en Fédérale comme il vient de le faire avec Béziers…

Même notre impatience de voir la nouvelle recrue de la Paillade Marco Estrada nous faire saliver a fait long feu: le Chilien n'a joué que trente minutes avant de se faire expulser par cette truqueuse honteuse de Fernando Torres contre une Espagne même plus belle à voir tiqui-taker. Un nouveau complot anti-héraultais nous donnant des envies de Mario Kart…

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Egalement une version en mode Steven Seagal: défenseur des enfants vivants s'abstenir de cliquer ici

 

C'est un sentiment étrange que de n'avoir jamais réussi à l'aimer, cette coupe du monde. On aura pourtant maté quasiment tous les matchs. Mais on n'a eu que des bouts de rêves inachevés. Des Latinos éjaculateurs précoces, qui régalent la chique avant de disparaître en quarts, sauf l'effroyable imposture uruguayenne (bien que Suarez a joliment pénétré le panthéon de l'immoralité géniale, auprès du maître Mario Kempes lors d'Argentine-Pologne'78).

Oui bien sûr, il y a l'Allemagne. Ok, ils n'ont plus de moustaches comme chez l'énorme Bouzard (cf. dessin ci-dessus). Ok, désormais les Allemands sont Turcs, ils jouent bien, sans aucune star, les vertus du collectif gnagnagna… mais ça reste l'Allemagne, merde.

 

Sans même parler des Bleus (trop frais pour digérer et rendre l'hommage funèbre qu'il mérite à Domenech l'incompris), combien de déceptions. Le Chili, le Japon, la Corée, la Serbie, la Côte-d'Ivoire… Tous nos chouchous au jeu frissonnant mais inutile se sont fracassés sur des montagnes de réalisme froid.

Et puis l'Argentine. Comme une grande claque dans la gueule…


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Diego s'en va, comme un petit exclu du match par les grands de la cour de récré. Comme un enfant dans un football qui ne le mérite plus, où Pelé et Nike ont gagné, où il semble être le dernier Pibe à vouloir jouer, simplement jouer. «Moi, on m'a dit "entre et joue comme un homme libre", alors c'est ce que j'ai dit à Messi». Mais mon Diego, qu'est-ce que tu veux qu'il comprenne à ça, le Léo. Y a qu'à voir la tronche lasse des joueurs quand ils vient les embrasser comme un père qui n'a pas grandi, seul dans ce monde de Peter Pan du ballon. Qu'est-ce tu veux qu'il comprenne à ça, Carlos Tevez…


Mais parce que Diego reste D10S, on écrasera une larme de bonheur amer contre l'injustice du monde tel qu'on voudrait qu'il tourne, en voyant le bus du retour argentin acclamé par les Hinchas, façon Eva Peron le retour. Dont't cry for me Argentinaaaaa…

Bref, un Mondial où on se retrouve à supporter mollement les Bataves, en hommage au «Govou Batave» Dirk "lendemain de" Kuyt, et en mémoire de Cruyff et Bergkamp. Au moins jouent-ils encore en respectant la règle du carré magique, bien qu'un peu mécanique, l'Oranje. A dire vrai, on doute quand même de retrouver le football total né en 1974, contre l'Uruguay (déjà)…






Et pendant que les débats sur l'arbitrage vidéo n'en finissaient plus de nous gaver, la majorité présidentielle nous refaisait le coup du dernier Mondial de rugby, en se faisant reléguer par la Fifa au rang des dictatures en guerre et autres pays à peine émergent, dans le classement de l'instrumentalisation. Sans déconner, une injonction pour ingérence. Mais on est dans quel pays?! Les dernières fédés suspendues, c'étaient  malgache, grecque, iranienne, irakienne, yéménite, kényane, tchadienne, éthiopienne ou encore koweïtienne (source)…

En plus, tout ça pour agiter les bras, obtenir une démission retardée de papy Escalette, et donner les clés de l'avenir tout entier à Lolo Blanc. Même pas les couilles du Nigeria, qui a carrément suspendu sa sélection de compétition internationale pendant deux ans (avant de finalement renoncer, dans un bel élan sarkozyste).

En somme, ce Mondial s'est fini avant même de commencer, tant rien ne me faisait retrouver mon chauvinisme d'antan. Comme en 2007 pour le Mondial de rugby, avec la lettre de Guy Môquet et les sifflets du Stade de France pendant l'hymne argentin. En fait, je crois que je n'aime pas supporter mon pays quand il est à droite. Ce n'est pas tant un point de vue politique, enfin un peu quand même, c'est juste que c'est toujours le fiasco quand elle est aux manettes, question sport.

Sans déconner, si l'on s'en tient aux 30 dernières années, il s'est passé quoi de notoire en 86-87 (à part le Matra de Lagardère…), 93-95 (ne me dites pas la Coupe à toto du PSG!) et 2002-2010? Mitterrand revient! Et ramène avec toi Noah, Hinault et Platini! Parce que là, j'en peux plus de la récup' politique du foot…

 

La bonne nouvelle, c'est qu'on n'a plus besoin de s'accroucher à ce Mondial qui a coupé court. Le tour de France vient de commencer…

28/09/2008

Rien n'égale un Mondial

100px-Jersey_rainbow.svg.pngRhaaaaaaaaaa… c'est jour de Mondial cycliste! Il n'y a rien que je préfère plus qu'un championnat du monde sur route. Ou plutôt que je préférais. Depuis une dizaine d'année, c'est surtout devenu un rendez-vous de sprinters quand le souvenir ému que j'en garde est celui de l'âge d'or de la charnière des années 90. Cette période culte de chez culte où, tout minot devant le poste, on pouvait voir se tirer la bourre comme des barjes les plus grands noms du cyclisme contemporain. Dans leurs beaux maillots nationaux, qu'est-ce que j'ai trépigné en voyant ces emballages finaux toujours plus finauds. Top 5 des plus beaux Mondiaux, en attendant de retrouver ses yeux d'enfant pour supporter Mimosa cet après-midi…

 

5. Laurent Brochard, 1997. Le bandeau, la coupe à la con, l'attaque à la flamme rouge, puis le sprint irrésistible. Une victoire qui sonne comme la fin d'une époque pour la Broche, quelques mois avant l'affaire Festina…




4. Gianni Bugno, 1992. Les lunettes de soleil, les cheveux vers l'arrière et le finish sûr de lui, le beau Gianni ne brillait pas que dans le dernier virage de l'Alpe d'Huez. Un an après avoir déjà écœuré tout le monde et s'être emparé du maillot arc-en-ciel, il récidive au terme d'un sprint somptueux de plus de 500m en mano-a-mano avec Laurent Jalabert. Forcément sublime…




3. Luc Le Blanc, 1994.
Lucho qui fait enfin la nique aux Italiens, chez eux en plus. Dans les pentes d'Agrigente et avec l'aide de Richard Virenque, il inflige une leçon de vélo à la Squadra azzura. Il raconte sa course, au micro de Patrick Chêne. Et là, l'émotion nous saisit: ce que c'était bien avant…



2. Maurizio Fondriest, 1988.
L'imposture totale, mais un modèle de victoire "à la rital". La dernière ligne droite qui fait le plus mal aux adorateurs du grand Claudy Criquiélion. Le Belge aurait du gagner, s'il n'avait pas été tassé comme un pancake par l'horrible Canadien Steve Bauer. Et les images de Claudy et son vélo cassé franchissant la ligne à pied font encore saigner mon cœur de Belge qui s'ignore…




1. Stephen Roche, 1987. Le sprint de malade, en duel avec l'autre plus grand cycliste irlandais de tous les temps (en même temps, ils ne sont que deux): le magique Sean Kelly. Cette année-là, Roche et son petit casque à boudins réussit le triplé des seigneurs, après le Tour et le Giro. Et je me disais que, définitivement, je ne pourrais pas me passer de ce sport les années à venir…

02/07/2008

Le foot pour la paix dans le monde

Rassurez-vous, je ne suis pas en train de me transformer en Miss France. Seulement relayer l'initiative plutôt noble du site goal2018.org, appelant à la co-organisation du Mondial 2018 en Israël et en Palestine. Si vous soutenez l'initiative, vous vous retrouverez dans les tribunes d'un virtuel stade de paix. Evidemment, c'est illusoire, mais le site est bien foutu (voir les projets de stades) et nous change des trucs à la con de footeux décérébrés (qu'on adore aussi, en même temps)… Enfin, la vidéo de promotion de l'événement est fort belle…




 
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