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16/05/2010

Montpeuuuuul est magique

Image 3.png171009_mhsc_ff.jpgOn ne le cachera pas, on avait un peu mal au ventre en pénétrant la tribune de presse du Parc des Princes. Après avoir passé une année à clamer que Montpeul jouait le titre, faute d'avoir pu être compétitifs dans le sprint final, ç'aurait été tellement con d'échouer au pied de l'Europe. Pour ne rien arranger, la bande à René Girard arrivait dans la capitale sans la dizaine d'héros titulaires de la saison. Et puis en fait, ce fut comme papa dans maman, et le MHSC termine 5e comme des grands. 3-1, la balade, un but de Lilian Compan (!!!) et un doublé de Geoffrey Dernis, recruté l'été dernier pour cirer le banc, et qui nous plante un doublé plein de sang froid (ce-dessous, le premier but du match, un lob tout en classe)…



Depuis la tribune latérale et médiatique, on a admiré le futur se déployer sous nos yeux, celui de la génération Gambardella (remember) qui n'en finit plus de nous illuminer les lendemains qui chantent. Younes Belhanda qui se la raconte balle au pied, la charnière Yanga-Mbiwa/El-Kaoutari qui promet pour le Mondial 2016, Jamel Saihi qui fait régner sa loi du milieu… Et on n'a pas cessé non plus d'avoir un œil sur les 500 supporters pailladins, parvenant parfois à se faire entendre ("On est chez nous…" ou le vibrant "Tellement ma ville est belle"), surtout au moment du coup de sifflet final…




En même temps, on se gardera bien d'en rajouter sur le match, même si ça fait toujours plaisir de fesser le PSG, car on n'a rarement ressenti autant de solidarité avec les supporters parisiens. Et pas que quand ils ont entonné les déroutants "Allez tous vous faire enculer" ou "On a vraiment une équipe de merde" Enfin, ceux de la tribune Auteuil, parce que la Marseillaise avec drapeaux BBR et bras levés du kop Boulogne, ça fait vraiment flipper (bizarrement, Hortefeux et le club ont toujours préféré les fachos). Mais face à un niveau de jeu hallucinant de pauvreté, les attentats de Maké, les appels mains sur les hanches d'Hoarau, les pieds carré de Sankharé… Comment ne pas être admiratif devant un virage entier qui continue de donner de la voix, dans un stade qui mérite tellement mieux que de se traîner à ce point. Aller au Parc pour soutenir de tels peintres, forcément que ça donne envie de foutre le feu, au moins pour se réchauffer et donner un peu de spectacle au reste du public…






Dans cette vidéo "inside", on ne peut que reconnaître une ambiance de chaos qui fascine plus qu'elle n'effraie. "Virage Auteuil" façon grands clubs italiens…

Bon, voilà, Montpeul jouera donc l'Europe et sans doute, du coup, le maintien l'an prochain (foutus matchs le jeudi!). Question transferts, on peut déjà se féliciter de voir arriver le capocanoniere de la L2, Olivier Giroud, en provenance de Tours. Le gars a tout pour plaire et a déjà compris l'esprit maison, puisqu'il a claqué son 21e but contre Nîmes, au Stade des Costières. Pour lui désormais, c'est la Place de la Com' (en travaux) et Los Paillados, tout de suite moins nombreux…

Plutôt que de ressasser une année de bonheur (des larmes de la montée in extremis en L1 aux "tarlouzeries" de Loulou Nicollin, en passant par l'annonce du "on joue le titre dès l'automne dernier, ou le récent coup de blues parano), encore une petite séquence vidéo de quelques golazos de Montaño and co (désolé pour la bande-son)…




Et plutôt que de saluer la nomination d'un "formé au club" à la tête des Bleus et à la place de Raymond, revenons une dernière fois sur le passé glorieux, histoire de saliver l'Europa League qui se profile. Et les émotions d'un nouveau Montpeul-PSV et de nouveaux buts à la Ziober…




Enfin, comment ne pas saluer la vraie âme de la Paillade, celui qui a bercé nos années d'ados privés de Canal+, puis que l'on a croisé au détour de quelques cuites bien senties à l'Elixir et autres bars de l'écusson montpelliérain. Reviens vite, Philippe Sers, nique la maladie et reprend le "France-Bleu micro" pour nous emmener encore loin à la retrouvaille de nos rêves de gamins…



Remember la victoire en Intertoto'99 (dernière qualif européenne), avec le péno de Fugier façon Fernandez vs Brésil'86…

18/04/2010

Las Pailladas Parano

Image 19.pngBon, voilà, il faut l'admettre. Se faire à l'idée. Montpeul ne joue plus le titre. L'équipe commence à accumuler la fatigue, les blessés et les suspensions. Marseille a retrouvé sa chance des années Tapie, sans les valises enterrées. Auxerre est aussi réaliste que son fond de jeu est effrayant… Désormais, au mieux, on joue le podium. Troisième, ce serait comme en 1987/88, en somme. Et quelle saison magnifique ce serait déjà, et gnagnagna…

Pour dire vrai, on ne parvient pas à s'en satisfaire de cette saison qui se termine. Et on ne parvient pas à s'en défaire, de ce syndrome Fred Antonetti. Sans doute parce que c'est lui le vrai coach qu'il faudrait pour remplacer Raymond (mais c'est un autre sujet, sur lequel on aura le temps de revenir). Jamais content, toujours le sentiment de se faire voler, à la limite du complexe d'infériorité paranoïaque, méprisé par le PLM (en l'occurence le BLLM -Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille-), mais aussi par les médias qui vous persécute. [le plus beau morceau de bravoure d'Antonetti ici]

Non mais franchement, sérieux, si on refait le film, c'est dur de ne pas se sentir malheureux quand on est Pailladin. Les lacunes n'expliquent pas tout. La non-exclusion de Chalmé contre Bordeaux (remember). Le but refusé dans les arrêts de jeu contre Monaco (remember, avec en bonus la splendide réplique de coach Girard: "- ça fait mal au cœur, René? - Ça fait surtout mal au cul!"). Le traquenard chez les Manceaux surexcité de Michel Moulin, où l'agneau incompris Jeunechamp se fait prendre dans une bagarre avec le banc des rillettes. Deux exclus: le Montpelliérain et… un remplaçant manceau!).

Et puis ce dimanche soir, un nouveau péno oublié sur le petit Grégory Lacombe (même gabarit que Valbuena, sans les fautes sifflées), alors qu'on menait 1-0 contre Toulouse, avant que le Tef n'égalise dans les arrêts de jeu. Privés trop de points pour espérer jouer le titre jusqu'au bout…

Evidemment, ce n'est que galéjade et on abandonne vite la théorie du complot. Mais c'est comme un rêve qui s'achève un peu trop tôt, laissant place à l'invraisemblable angoisse de s'imaginer finalement sixième et non-qualifié pour l'Europe. Sans parler de l'anxiété qui nous saisit, quand on imagine les sollicitations estivales pour Costa, Spahic ou Aït-Fana…

Alors, pour se remonter le moral, rien ne vaut un bon chant de supporters de Montpeul. Ce coup-ci, on a flashé sur "Tellement ma ville est belle", pas folichon niveau paroles, mais qui redonne des frissons quand même, surtout quand elle est entonnée par une cinquantaine d'ultra pailladins à Toulouse…

"Tellement ma ville est belle
Moi je chante pour elle
Mais ce qu'elle a de plus beau
C'est le Montpellier-Herault
Nous allons tous lui montrer
En chantant pour Montpellier
OoooOoooOooh...
Nous ne cesserons jamais d'encourager Montpellier
Tous ensemble pour la victoire il faut chanter
OoooOoooOooh..."

13/12/2009

A nous Bordeaux!

Image 3.pngEn passant, cette incroyable épopée qui continue pour Montpeul. On joue encore et toujours le titre à 4 points des Girondins (avec un match en moins). En deux semaines, on claque les fesses de Lille et Toulouse, concurrents direct pour l'UEFA (oui, parce qu'on a encore du mal à vraiment croire au titre). Et en plus, comme lors de l'an de grâce 1987, ça joue et ça régale. Loulou Nicollin parle même sans dire de gros mots, et ça, ça nous fais plaisir. Grisette sur le gâteau, le petit Karim Aït-Fana et l'inattendu Soule Camara marquent à tour de rôle le but de leur vie…







Top du top du rêve de gamin, on a même un bus aux couleurs du club pour les joueurs. Ouais, comme les grands…


Et ce mercerdi, on joue le champion sortant à la Mosson, pour voir enfin vraiment si on peut se prendre à rêver de revivre les années Bernardet…

 

 

01/11/2009

Degré zéro

nicollin-le-psg-ne-casse-pas-trois-pattes-a-un-canard_33399_4786.jpgBon ben voilà, on savait bien que ça allait forcément arriver, depuis que Montpeul est revenu en L1. Non, on ne parle pas d'un retour à la normale dans l'improbable quête du titre. Même si on en rajoute des tonnes, on est quand même un peu lucide sur la capacité des ptits gars de René Girard pour s'attendre à une saison avec des hauts et des bas (même si le MHSC est toujours dans la course au bout de 11 matchs). Non, on veut parler de Loulou Nicollin qui nous fout la honte.

Dans le temps, avec l'aide de médias complices, il balancait des trucs du genre: «Mes joueurs, je les paie moins que mes maîtresses, alors que elles, au moins, elles me régalent la chique…» Déjà à l'époque, ça faisait rire la France entière (ah, le truculent, le rabelaisien, le haut-en-couleur), pendant que nous, on baissait les yeux. Ce coup-ci, il s'en prend à Pedretti, espoir tocard du foot français qui a passé le long du match à s'essuyer les crampons sur le joyau Tino Costa. Et il ne trouve rien de mieux que de le traiter de «petite tarlouze»


 

Plutôt que de jouer le titre sur ce coup-là, on va tenter de jouer le filtre. Perso, pour abhorrer la Loulou's touch depuis toujours, c'est davantage la vulgarité globale du président, affichée en public, qui me gêne. Contre les femmes, les pédés, les sans-couilles et tout ce genre d'excès qui deviennent franchement pénibles à la longue. On est ici au-delà du 34e degré bien de chez nous, que j'ai tenté de détailler il y a quasiment un an jour pour jour, quand "Loulou Junior" y allait en privé de son "PD de Nîmois" qu'il révait d'enculer. Et ce coup-ci, je ne tenterai pas de justifier le langage qui est celui de chez nous, hâtivement présenté comme homophobe, parce qu'au final, il y a plus de coup à prendre qu'à gagner face aux ligues de bonne vertu et de bonne pensée.

mezy-nicollin.jpgAvec le père, ça fait trente ans que c'est comme ça en public. Trente ans qu'on baisse les yeux tout en lui étant reconnaissant de nos plus belles années (avec Michel Mézy). Mais en faire un symbole de l'homophobie à la Christian Vanneste semble un peu exagéré (au moins lui arrive-t-il de s'excuser). Ou alors il faut le mettre dans le même sac que Pedretti, qui lui ne semble choqué que par le fait qu'on «s'occupe de lui au retour». De plus, la catégorisation de l'indignation a toujours quelque chose de gênant. S'il avait dit "Ce Pedretti, c'est une salope", qui aurait levé les yeux au ciel?

Déjà, au mitan des années 90, on appelait cette clémence médiatique vis-à-vis de Nicollin le bourrin le "syndrome George Frêche". Vous savez, la rengaine de Janus et sa double face. Ses excès mais sa sympathie, ses errances mais son génie, ses travers mais sa bonne franquette. Alors, quitte à me fâcher avec l'excellent Hussein Bourgi (je le pense pour le connaître un peu), le président du Collectif contre l'homophobie qui demande à Pedretti de porter plainte, juste un constat. Si on s'en prend à l'un, on s'en prend à l'autre. Frêche et Nicollin sont les deux emblèmes de la pire des caricatures du "Sudeucon", et il me paraît compliqué de dénoncer les propos de l'un, en ayant fait partie du système politique de l'autre (et en étant témoin de moralité au procès de Frêche contre les harkis). L'homophobie langagière est au moins tout aussi répréhensible que le racisme latent et le clientélisme féodal, non, cher Hussein?

Pour en revenir à Nicollin, la vraie solution, à mon sens est juste ne plus lui donner la parole. Que Canal ne fasse plus comme si de rien n'était quand il sort des trucs plus énormes que lui, et coupe au montage. Que L'Equipe ou Francetélé cessent de fantasmer ce président patron paternaliste à l'ancienne. Qu'on ne l'interroge plus et qu'il disparaisse médiatiquement. Voilà une sanction qui ferait plaisir à tout le monde, en tout cas à moi, qui commence à en avoir marre de devoir faire semblant d'adorer ce que j'ai toujours brûlé.

Edit lundi matin: Loulou s'excuse, tout rentre dans l'ordre et la conclusion vaut son pesant de cacaouètes bien grasses: «Ça ne regarde que nous, on s'explique entre hommes. On n'est pas des gonzesses!» Marre. Vraiment marre…

18/10/2009

Bon, on arrête quand de le jouer, le titre?

Image 7.pngC'est avec une certaine émotion que l'on regarde le classement du championnat de France de L1. Quoi de plus normal que le 500e billet de ce blog soit une nouvelle fois consacré à Montpeul, à la Paillade, à la Butte, au MHSC. Au départ, dans la douce euphorie d'une montée inespérée, on s'était pris au plaisir nostalgico-bravache de faire un peu les cadors, en rêvant secrètement de revivre la saison 1987/88, où les promus de Montpeul avaient fini troisièmes. Et vu qu'on est du sudeucon, tant qu'à faire le cake, on avait carrément lancé: "On joue le titre". Mais plus les matchs filent et plus ça reste crédible. Jusqu'à ce dimanche matin: premier ex-æquo avec Lyon après neuf matchs…

 

Image 5.png

Contre Saint-Etienne ce samedi, la Paillade a encore montré son plus beau visage, respectueux du magique équilibre de l'effectif des âges d'or. Du vieux laborieux (Pitau, Jeunechamps), du jeune rebeu talentueux et vainqueur de Gambardella (Aït-Fana, Belhanda), un milieu qui régale (Costa, Marveaux) et une charnière intraitable (la Yougo connection Spahic/Dzodic), et des attaquants qui sapent des occases, mais aussi les défenses. On se croirait revenu à la belle époque des Bernardet, Perez, Lucchesi, Ferhaoui, Lolo Blanc.

En même temps, on n'est pas dupe. Trois matchs à l'extérieur qui se profilent, ça sent bon le début de décrochage. Au moins s'est-on inspiré du contre-exemple rugbystique, en évitant de faire les "trompettes". Mais c'est plus fort que nous, le stade de la Mosson tourne à 20.000 spectateurs (du jamais vu depuis dix ans) et les Verts qui peuvent se rhabiller…




Ultime et délicieuse madeleine à l'huile d'olive, les Ultras de la Butte sont toujours là. Toujours là pour emmerder le gros Loulou Nicollin, avec leurs mailloches anti-parisiennes, leurs bombes agricoles à Nice, et leur rancune tenace envers les Magic Fan. Des accès de violence qu'on ne peut que trouver stupides, bien sûr, mais qui viennent troubler la perception médiatique, et c'est pas plus mal. Non, Montpeul n'est pas le nouveau Guingamp tout doux du Roudourou et n'a rien à voir avec les Chtis sympas de Boulogne qui ont tellement souffert du procès d'Outreau. Montpeul a un passé de foot, certes tocard et plein d'excès, mais un passé culte quand même.

Et puis, signe de bonne santé des tribunes, les supporters du kop pailladin se mettent à créer leurs propres chants, sans même insulter les Nîmois Image 9.pngdedans. On en a repéré deux sur Dailymotion et, faut-il l'avouer, on confesse les avoir entonné ce petit matin, sur la route du buraliste, avant de passer trois cafés à relire le classement dans l'Equipe.

Bien sûr, ce n'est pas encore le virage girondin, qui se met carrément à penser, en citant du Lénine et du Trotsky (énorme initiative "sport is politic"!). Mais ce sont des chants positifs, sans la moindre allusion à de quelconques petits Nîmois "qu'on nique leurs mères sur le stade stade des Costières, que par les couilles on les prendra oui mais que des couilles ils en ont pas"…

Le premier opus n'est certes pas fantastoche, mais on ne peut que saluer la phrase d'intro du kapo sur la vidéo («Bon, on va la refaire, on est des Caraques, mais on s'en bat les couilles, parce qu'à la Paillade, on est tous des Caraques!») Le terme de Caraque voulait à l'origine dire "Gitan", mais sa signification va bien au-delà, genre "patibulaire, mais presque".

Paroles:

LES PAILLADIIIINS, NE LACHENT RIIIIEN!!!
LES PAILLADIIIINS RE-PRENNENT CE REFRAIN!!!
DANS TOUS LES STADES, ON SERA LA!!!
DANS TOUS LES STADES, CE SON RESONNERA!!!!
léléléléléléléla OoO OoO léléléléléléléla OoO OoO

 

Encore plus poétique, ce magnifique dizain imparfait, à la déclamation forcément altérée par l'accent local…

Paroles:

"je t'aime plus(se) que la cocaine(eeeuh)..
je t'aime plus(se) que faire l'apéro(ooo)..
je t'aime plus qu'une belle coquine(eeeuh)...
JE T AIME TOI LE MONTPELLIER HERAULT!!!"

lalalalalalalalala lalalalalala-la lalalalalalala-la

 

31/08/2009

On joue le titre!

Image 13.pngC'est le cœur tout léger que je rentre enfin sur Paris, après le marathon des universités de rentrée écolo-anticapitalo-socialiste. Un brin épuisé, mais quatrième!!! Le truc qui change le regard des collègues au bureau. Surtout "chef Michel", qui est Niçois. Montpeul est quatrième du championnat de France de foot. Bien sûr, chaque année un petit club vient faire le malin jusqu'à la trève avant de s'effondrer et de finir 14e, et si c'était le cas ce serait déjà formidable.

87-88-bernardet.jpgMais on ne peut rien contre l'ivresse de sa nostalgie. Et on ne peut pas s'empêcher de rêver à la saison 87-88. Déjà celle d'un promu. Ma deuxième comme supporter (après la montée obtenue contre Lyon, 3-1 de mémoire).

Le MHSC de Christian Perez, Roger Milla, Gérard Bernardet (photo), Patrick Cubayne ou Albert Rust avait claqué une héroïque troisième place juste derrière Bordeaux et Monaco (dernier match 4-0 contre l'OM, avec Papin qui chiale sur le pré pailladin). Lolo Blanc était déjà capitaine. Désormais, notre gamin intérieur se remet à rêver de la classe de Costa et Montaño, de la roublardise de Pitau et Dernis, et de l'insouciant enthousiame juvénile de la génération Gambardella.




1288-87.jpg La Butte Paillade retrouve même ses excès de petit kop à la sudaméricaine. Bon, là quand même, le coup des bombes agricoles, c'est un peu crétin. En plus, ça oblige Loulou Nicollin a ouvrir la boîte à interventions scabreuses. On se souvient alors de la dualité intrigante de mes sentiments pour Loulou. De la honte, beaucoup, mais quand même une sourire de sudiste un peu con mais fier. Comme à la fin de cet extrait, où il réplique à un chant de supporters ("Suceurs de marseillais" -visible ici- raillant le fait que l'OM a joué son premier match à domicile au stade de la Mosson). "On n'est pas des suceurs de Marseillais, d'ailleurs si on peut les niquer, crois-moi que je serai heureux". Le grand retour du 34e degré




Quant au match nul entre Marseille et Bordeaux, voilà une bonne nouvelle: on a pris deux points en vue du titre…

22/08/2009

Retour en enfance

Image 21.pngComment c'était d'la balle atomique! Heureux d'avoir réussi à trouver le temps entre deux universités (Europe-Ecologie terminée, en route pour Port-Leucate), pour retourner au stade. Comme au bon vieux temps. La petite marche dans la Paillade et ses odeurs de merguez frites menant aux tribunes. Money for nothing de Dire Straits pendant l'échauffement des joueurs, les protestations traditionnelles devant la buvette de la Mosson ("comment ça, que de la Buckler?!")…

Pourtant, le MRC jouait trois heures plus tôt, contre l'USAP (et même qu'on a gagné, sans même mettre un essai). Mais ce coup-ci, le rugby était secondaire dans ma relation au passé. Trop envie de revivre la joie enfantine de Montpeul en L1. Trop envie de retrouver les écharpes oranges et bleues et le logo Nicollin qui, définitivement, a trop la classe. Trop envie de voir en vrai les Costa/Montaño/Spahic, et de les contempler avec Blanc/Valderrama/Suvrijn en miroir.

Si depuis l'âge d'or, il y a eu quelques retouches à mon image d'Epinal, l'essentiel était là. En face, Sochaux. Sans Mehmet Bazdarevic ou Steph Paille, mais avec Stéphane Dalmat, qui tripote encore pas mal malgré le surpoids et l'alcool. Des belles séquences dans l'entrejeu, une présence athlétique qui fait plaisir, des bons gros tacles aux genoux.

Le speaker qui prononce "Davesse" au lieu de Davies (qui, en passant, est une sacré recrue pour les Doubistes), 15.000 spectateurs, malgré un stade qui semblera toujours vide à ce niveau (foutu Mondial 98), et le kop de la Butte qui demeure, toujours aussi chaud. Même le traditionnel "Oh-hisse-enculé-salope-les-chiens-te-bourrent" a perduré.

Doux début de soirée. Victoire 2-0, sur un péno généreux et un contre rondement mené dans les arrêts de jeu. La Butte pouvait tressauter, et moi me féliciter de m'être échappé de Nîmes quelques heures avant…
(images d'archives)





Allez, la prochaine fois, je retourne dans le kop…

 

 

10/08/2009

Reprise en douceur

En ces temps de farniente festif et donc feignasse, on a suivi de loin la reprise de L1. Et, après coup, outre le déjà magnifique Emir Spahic qui a offert au MHSC un nul à dix contre onze contre les Parigots, on retiendra Gourcuff. Ah non, pas ses deux pions contre Lens. Plutôt son magnifique loupé, au moment de délivrer un caviar à l'attaque bordelaise. Bug insensé d'une idole pourtant en état de grâce…

 
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