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23/09/2010

Pauvre Leo, Diego du pauvre

Image 12.pngMarrant comme le goût de bloguer peut revenir vite dès qu'on a un peu de temps, et comment on en revient naturellement à Diego. En passant donc, on ne résiste pas à rendre hommage à ce gros loser de Leo Messi. Avec un mimétisme assez stupéfiant, il montre année après année qu'il est davantage le clone défectueux de Maradona plutôt que sa réincarnation. Une réplique imparfaite. Un Diegorabais. Le même talent insolent, mais pas la même classe vulgo-punk. Des inspirations de D10S, mais zéro culte inculte, zéro panache excessif.

"El Pibe de Oro" (l'enfant en or) d'un côté, "la Pulga" (…la puce) de l'autre.

Déjà la destinée et le physique n'ont pas tant que ça à voir, hormis le début et la fin. Certes, Messidona est un lutin né au large de Buenos-Aires (entre Rosario et Lanus), et il a quitté l'Argentine pour le Barça. Mais quand Diego s'est coltiné des clubs et une jeunesse de pauvres, puis quelques kifs déjà rock-n-roll dans la Bombonera de Buenos Aires (remember), Leo a filé vite fait chez les Cules, fuyant la souffrance osseuse et les coktails d'hormones de croissance. Catalan dès 13 ans, au centre de formation.

Résultat: Messi est tout maigrichon et traîne ses airs de puceaux qui le dessert, malgré un déhanché et un pouvoir d'accélération sans concurrence aujourd'hui. Maradona était joufflu et irradiait de bonhomie malicieusement géniale. Sans concurrence à jamais.

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Même topo en équipe nationale, l'Albiceleste ne s'offrant qu'aux héros ayant le Rio de la Plata qui coule dans leur veine. Prêt à mourir pour le drapeaux. Visiblement, vu l'état du palmarès réciproque, il y en a un qui aime plus son pays, et l'autre qui regretterait presque de ne pas honorer son autre nationalité espagnole, où on le verrait si bien briller en sélection.

Leo fait tout comme Diego, mais il est disciple doué plus qu'un Messie. Comme un apôtre éclairé de l'église maradonienne, qui rejouerait les grandes scènes de la passion selon D10S. C'est assez hallucinant, faut bien reconnaître. Mais à chaque fois, c'est toujours un peu plus cheap. Sans âme.

Ce coup-ci, le week-end dernier, Leo nous a refait le moment de la grave blessure. On pourrait y croire. Le maillot de l'adversaire est le même, la chevauchée en biais et tout en force d'inertie, et un bon gros tacle dans les chevilles à vous en flinguer le péroné. Mais là où Diego se mangeait l'horrible ogre basque Goycotxea, sans peur et sans remord, avant de se venger quelques mois plus tard à mains nues et sur le pré (remember), Leo se fait sécher par l'adorable Tchèque sans trop de vision Tomas Ujfalosi. Qui évidemment s'est confondu en excuses derrière. Foot néo-libéral à la con…



Après sa blessure, on espèrerait presque qu'il serait du genre à ne jamais retrouver son niveau, histoire de l'effleurer enfin, cette putain de légende, au moins au rayon destin brisé. Mais même pas. Il reviendra, et sera toujours aussi bon [Màj: il est revenu dix jours plus tard, pffff…]. Et il continuera de faire son intéressant, en imitant Diego comme il peut. Comme quand il avait claqué sa "main de vieux", tellement bien réalisée qu'elle en est dépourvue de chaleur, contre les tocards de l'Espanyol Barcelone…




Non mais sans déconner, il est où le rapport avec l'Angleterre-Argentine'86 qui nous a vraiment fait entrer dans la folie douce footballistique, du haut de nos 7 ans???





Même quand la copie est bluffante d'harmonie, on ne peut s'empêcher de penser que Maradona ouvrait ainsi le score du même match-mythe fondateur, tandis que Messi se promenait parmi les plots défensifs de Getafe'07. But du siècle contre nomination au top 5 du concours du pion espagnol de l'année…

 


Une chose est sûre, Leo ne jouera jamais à Naples, dans les griffes de la mafia et de la coke, avant de finir par renaître au pays. Il ira peut-être au Milan, et ne rejouera sans doute jamais dans un club argentin.

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31/05/2009

Vin de mess(i)e

maradona y messi-thumb.jpgNon, je ne ferais pas un post sur le titre de Bordeaux. Trop parfait, trop impeccable, trop propret. Franchement, le rassemblement des électeurs de Juppé qui osent enlever leur pull d'habitude greffé sur les épaules pour se lâcher Place des Quinconces, ça n'intéresse pas le Sporting Tertulia (non, j'suis pas amer!).

Sauf si on voyait cette tête à claque de Gourcuff craquer son rimel et nous offrir un moment de joie éthylique. Comme Leo Messi, dans la nuit de jeudi à vendredi. Et là, c'est énorme d'entendre la Pulga beugler comme nous aux pires heures "borrachas" de la feria de Nîmes. La seule différence, c'est qu'il parle de titres, quand on évoque généralement le nombre de litres de pastis: "Vous en vouliez trois, vous en avez trois! Et l'an prochain, ça sera pareil!!!"

Bouteille d'or '09…



Un autre angle de vue nous remplit encore plus de joie. Quand Leo se rapproche vraiment de Diego…




Et le mieux, c'est qu'on est en plus en mesure de s'offrir une version batave, avec Guus "cuite classe" Hiddink, fêtant la victoire de Chelsea en cup ce samedi…

12/02/2009

La main (albice)leste

Avec le recul et malgré les litres de bières qui entravent l'analyse, on ne peut que ressortir frustré de ce France-Argentine. Vingt minutes à peu près au niveau et puis la déroute. On a beau se dire que les Argentins sont les meilleurs du monde, mais qu'ils finissent toujours par perdre en quart au mondial, le résultat ne fait pas un pli. Combat physique, aisance technique et réalisme offensif ont choisi leur camp, et les Bleus paraissent incapables de renverser l'ordre des choses.

Facile de tomber sur Mandanda, qui ne parvient pas à être décisif aux moments décisifs. Mais la défense de Bacary Sagna ne permet pas grand miracle. Mix des cauchemards olympiens, entre Zubar pour la passivité et de Taïwo pour le replacement, le latéral s'est bien galéré au Vélodrome. Gourcuff s'est asphixié tout seul au milieu d'un entre-jeu où il n'a jamais réussi à trouver sa place. Anelka rate l'occase que l'on ne doit pas rater vu le contexte (à la façon d'Henry contre l'Italie au dernier Euro). Domenech exporte son mal-être sur toutes les pelouses de France, oubliant même de faire entrer Mohammed Dabo à la 89e pour emmerder tout le monde. Diego se frotte les mains devant une seleccion qui va trop vite pour ne pas craindre le claquage d'ici 2010 (mais Riquelme aura la charge de ralentir le jeu). Et puis Leo Messi, contre qui on ne peut rien faire, si ce n'est espérer que Ribéry puisse s'en inspirer…

19/08/2008

Léo et Joharno, pépites belgo-argentines

On l'avait annoncé lors d'un précédent top 5 et il est au rendez-vous. Le tournoi de foot olympique tient comme d'hab toutes ses promesses. Même si les quarts de finale ont été inégaux, quel dernier carré culte! Rendez-vous compte, un Argentine-Brésil de gala (l'Abiceleste tient sa revanche de la Copa America) et un Nigeria-Belgique ambiance "grande fête frite-mafé" post-coloniale qui fait saliver.

Même s'il a un respect non-feint pour les magnifiques tricoteurs-frappeurs africains et une certaine admiration pour les dix gamins auriverde qui acceptent de jouer avec la peur de se faire bouffer par l'ogre inutile et ventripotent Ronaldinho, le Sporting Tertulia a clairement choisi ses favoris pour la finale.

Parce qu'un Argentine-Belgique serait une affiche tellement insensée qu'elle frôlerait le mythique absolu avant même d'être jouée. La plus folle des oppositions de style, entre la suffisante et racée mécanique latina et la bonne grosse déconne underground d'outre-Quiévrain. Pour résumer, en deux vidéos, c'est Léo et Joharno.

Léo, c'est Lionel Messi. Presqu'en passe de dépasser "el Mago" Riquelme dans le talent frissonnant et toujours plus digne de son adoubement maradonien. Fâché avec le premier et critiqué par le second, il a retrouvé contre la Hollande le "chemin de San Diego". Un match monstrueux: passes en profondeur, roulettes-semelles en bout de course, sprint dans tous les sens, et sens du but dans tous ses sprints. Pion ET passe décisive. "La Pulga" nous met à genoux…



Joharno, c'est un Obni. Objet belge non identifié. Trouvé par hasard sur YouTube. Le mec dont on se sent si loin si proche. Entre rires nerveux devant une prestation de haut-vol et assentiment coupable quand il évoque les Italiens, défaits par les Diablotins après un match épique. Un chroniqueur quotidien à sa façon, qui n'est pas sans rappeller l'inoubliable "cacahouètes-Ricard-à-la-santé-du colonel". Du très lourd…



En attendant les demi-finales de cet aprèm', les plus beaux buts en vidéo et en cliquant sur le gras des autres quarts: celle du Brésil (contre le Cameroun 2-0, Sobes), celle du Nigéria (contre la Côte-d'Ivoire 2-0, Odemwingie) et, donc, celle de la Belgique (contre l'Italie 3-2, Mirallas). Et pour ceux à qui Joharno manque déjà, cet affolant "les femmes qui n'aiment pas le foot" qui laisse songeur…



Et y en a plus de cent comme ça.

10/08/2008

Gauchos forever

Je vous préviens, le Sporting Tertulia risque d'être saoûlant avec les performances albicelestes. Mais quand même. Nouveau match de la dream-team olympique et nouveau but de démonstration, contre des Australiens pas si tocards que ça. Di Maria à la relance et au centre déc'. Riquelme à la mène et au dribble en canard. Messi en fausse piste et en redoublement. Et "el Pocho" Lavezzi à la conclusion. Six ou sept touches de balles, 90 mètres remontés et un pion d'exception. I cry for you, Argentina…



(Désolé pour l'indisponibilité temporaire de cette vidéo: il m'a fallu un peu de temps pour retrouver une version intégrale de l'action, qui ne soit pas commentée par le duo horribilis Montel/Le Glou)

08/08/2008

Riquelmessi

Ben voilà, suffisait de l'annoncer. Ces Olympiades de foot montrent de belles promesses d'emblée, grâce aux "équipiers de rêve" argentins. Et encore désolé aux lecteurs pour mon top 5 de la veille, qui a connu de nombreux problèmes techniques tout au long de la journée (merci à Jamal le "hotlineur" de 20minutes.fr, à qui je dois bien un hommage au grand Aziz Bouderbala).

Sur l'ensemble, rien de très fou. Une petite victoire des Brésiliens contre la Belgique (1-0), un nul étonnant entre Sud-Corée et Cameroun (1-1), un succès pépère des Italiens contre la Russie (3-0). Mais l'Argentine. De partout, on entend du Messi par-ci, Mets-la par là. Quand même. Z'avez-vu le caviar de Juan Roman "el mago" Riquelme… Certes, "la pulga" finit bien l'action, et donnera la balle de la gagne (2-1) contre les Ivoiriens à Lautaro Acosta. Mais sans remettre en cause le talent du ptit Leo (dont on peut se revoir une intégrale en seleccion ici), quel caviar du maître magicien de la Boca…

01/07/2008

Ronaldinho n'est pas mort, il régale encore

On ne peut pas vraiment parler d'une renaissance, vu qu'il s'agit d'un match amical à 7 contre 7 sur un grand terrain. Mais Ronaldinho sait encore donner du plaisir. A l'occasion d'un match de charité, opposant l'équipe de ses potes à ceux de Leo Messi, celui que l'Espagne a surnommé "Ronaldigros" (à moins que ça ne soit moi) a fait œuvre de grâce malgré la graisse. Avec une tendance certaine pour la passe aveugle…




 
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