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14/01/2009

Trompettes…

Oui. Des grosses trompettes. C'est le sentiment communément partagé de ce que nous sommes, les rugbypotes montpelliérains et moi, au lendemain de l'invraisemblable démission du tout nouveau président du Montpellier rugby club, Philippe Deffins. "Des grosses trompettes", en jargon du "Sudeuuucon", ça veut dire des grandes bouches, des mecs qui se la racontent et qui pètent plus haut que leur cul, alors qu'en fait ce sont des grosses tanches.

Il y a un mois, c'était la grande extase, quoique déjà un peu méfiante. Le Brennus en trois ans, un recrutement sur-ambitieux, Chabal & co et on allait voir ce qu'on allait voir. Trois matchs plus tard, dont deux roustes grand format contre Toulouse et Clermont, on apprend que les finances du club sont pourries. Le gars Deffins, qui a lui même fait sa trompette aigue, jette l'éponge, abandonne tout le monde et quitte le rugby. Même pas "mytho à la Kachkar", le type, c'était un fidèle sponsor maillot depuis 10 ans. Mais plus l'envie de poser un million d'euros pour sauver le club. Une histoire d'amitié brisée avec l'ex-président redevenu intérimaire, Thierry Pérez.

Une autre histoire d'amour risque bien de s'achever, celle de nos quatre fantastiques formés au club. Picamoles et Ouedraogo sont encore libres de s'engager ailleurs, tandis que Trinh-Duc et Tomas sont les dindons de la farce. Désormais, soit c'est la clé sous la porte et une lente descente aux enfers de la Pro D2. Soit c'est le sursaut d'une bande de potes qui ne veut pas mourir. Mais franchement, on voit pas comment. Fichu rugby pro, qui a cassé la plus belle épopée d'un club de valeurs (formation, beau jeu, mailloche) dans le rugby moderne. Fichues trompettes de la renommée…

26/10/2008

Je suis maudit

imageslose-lose-small.jpgSportivement parlant, j'en ai connu des week-end pourris, mais des comme celui-ci, je vois pas. Heureusement que je suis descendu dans la plus belle ville du monde à Montpellier. Soleil, vieux potes et bonnes bouffes, ça aide à surmonter les déceptions. Mais après une double claque aussi lourde, ça compense tout juste… Parce que là, quand même, c'est la lose atomique. Une fucking tragédie. En deux actes.

Premier chapitre: une défaite incompréhensible. Pourtant tout devait bien se passer. Au Stade Yves-du-Manoir, avec notre trio d'internationaux titulaires, contre Bourgoin. Le MRC doit nous offrir du spectacle et marquer des essais. Point de bonus offensif logiquement jouable. Et ben, plus de 24h après, j'arrive pas à comprendre. Picamoles et Trinh-Duc ont été absolument énormes, leurs plus beaux matchs que les ai vu jouer, tout en percussions infaillibles et en inspirations joueuses. Relance de 80m, mouvement perpétuel et overdose de chisteras, tampons sévères mais justes. Il fait beau, la bière est bonne, ambiance sympa dans les tribunes. Oui mais défaite. 12-19. Un essai sur un contre à la con côté Isèrois et un Benjamin Boyet "royal au pied", à l'ouverture berjalienne. Deux vendanges en terre promise (dont une qui aurait du être tout de même validée par l'arbitrage vidéo) et quatre pénalités loupées face aux perches. La bonne nouvelle, c'est qu'on a pris le point de bonus. Mais défensif.

Deuxième chapitre: l'humiliation au Vélodrome. Je le sentais pas ce match. Déjà, ça avait mal commencé. Pas canal, obligé de le mater via internet, et une connexion défaillante. Et au final, quelle honte! Quatre pions à dom', sur quatre occases, le PSG qui prive l'OM de première place, et Mandanda qui se déchire grand luxe. Mes excuses à Mouss (avec qui nous avions débattu au bas d'un post précédent): je m'incline, le chat est en fait une chèvre quand il s'agit de s'éloigner de sa ligne. Je vais être obligé de partir en campagne pour la titularisation de Yohan Pelé chez les Bleus. Pour couronner le tout, alors que Marseille a tenu le cuir tout le match, la partie bascule évidemment sur une volée splendide de Cheyrou, qui s'écrase sur la barre. Balle de 3-1 devenu crépuscule de la bande à Gerets, qui s'était pourtant donné du mal tactiquement. Re-domination, et re-désillusion.

Epilogue. Fais chier, l'incertitude du sport. Et fais chier ce sport où celui qui gagne à la fin est de plus en plus celui qui défend et qui attend. Heureusement, il y a quand même une bonne nouvelle ce week-end, qui fait lointainement écho au mondial israélo-palestinien, initiative dont nous avions déjà parlé sur ce blog. Le premier match de l'équipe nationale de Palestine sur ses terres. 1-1, face à la Jordanie, dans son nouveau stade d'al-Ram, en banlieue de Jerusalem. En ouverture, le speaker a prononcé ce vers du poète Mahmoud Darwich, récemment décédé: «le football est la plus noble des guerres»…

 
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