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22/09/2010

Top 14 mon amour

Image 8.pngBon, on va pas se mentir, ce blog est en état de quasi-mort même pas déclarée. Mais parfois, un petit électrochoc vient extirper un peu de tertulia de la trop prenante occupation professionnelle. Vu qu'on préfère laisser un peu de temps à Lolo Blanc avant de regretter très officiellement Raymond No-Future, et vu que faut plus compter sur le MHSC pour nous rappeler les souvenirs de grandeur pailladine… ben y a le rug.

Cette bonne vieille gonfle ovale, qui nous redonne des envies chauvines, après que les simagrées frécho-stalinistes nous ont fait craindre le pire, voire l'éloignement. Et puis les nouveaux entraîneurs du MRC. Béchu et Galthié, ceux qui mériteraient vraiment qu'on leur érige une statue, tant on frise l'orgasme à chaque match maté, ébloui par le jeu en mouvement des Bleus de Montpeul ("Allez Bleuuuuuuus!") Les gars qui ont juste développé une idée toutes con (avec beaucoup de travail derrière tout de même): on fait jouer les jeunes, qui jouent ensemble depuis 10 ans au centre de formation, et on attaque en avançant, en se passant le ballon tout le temps. Et quand on voit les quatre essais marqués à Agen samedi dernier, ou l'analyse remarquable de Nice Rugby, et ben ouais on n'a pas honte de le dire, on croirait les All-Blacks…





Après sept matchs, la bande à Mamuka Gorgodze et à la colonne vertébrale Fufu/Juju/Trouduc pointe à la seconde place, et peut même se la raconter premier du Top 14 le week-end prochain. Rhaaaa, ce foutu Top 14, qui nous accroche toujours autant, et qui nous fait replonger en Ovalie, avec ces petites actions pleine de vices et de malices, qui font la grande histoire du championnat de France de rugby. Vite fait, et via l'excellent Rugbynistère, le top 3 des moments de classe du jeu comme on l'aime.

 

La putasserie du demi. Parra/Mignoni, c'est de la rivalité générationnelle post-Clermontoise. Et évidemment, c'est le petit merdeux qui fait sa loi, montrant un peu plus qu'il a tout d'un futur grand, et reléguant la Mignonne au rang de pleureuse toulonnaise en rade manuelle…




La relance à la Blanco/Mendy. Le grand pont réalisé par le Bayonnais Pepito Elhorga, tout en humiliation sur la grosse bête clermontoise Napolioni Nalaga, transformé en vulgaire Roberto Carlos se faisant fumer par Bernard Mendy (en fait, à la revoyure des images, je me rends compte que Mendy n'a jamais fait de grand pont, au contraire de Pepito)…



L'essai de rapine ultra-rapide. François Steyn et Sireli Bobo peuvent prétendre à la confrèrie de la filouterie royale. C'est pas du rugby à la montpelliéraine, mais ça fait penser à l'équipe de handball (le MHB), qui joua longtemps ses remises en jeu de la sorte, lors des grands moments de coupe d'Europe à Bougnol…





Bonus bourrin. Car comment ne pas rendre hommage dans le même temps au rugby d'antan toujours vivant, qui rythme les après-midi de fédérale 3. Comme ici, lors des 32e de finales d'il y a trois ans, entre Tournefeuille et Côte-Vermeille. Le seul regret, à la vue de ce splendide geste technique, dit de "la rentrée du pilier remplaçant à la mi-temps pour arroser tout azimut dès le coup d'envoi", c'est de ne pouvoir entendre dans le même temps le discours du coach à la mi-temps…




Bonus Lolo Pons. Histoire de signaler que le pilier culte vend maintenant des t-shirts, juste une récente définition de la nouvelle règle des regroupements, livrée par le maître à penser absolu, nostalgique de Bebert la Godasse…

 

30/07/2009

Rugby or not rugby

 

200907260644_w350-2.1248787920.jpgA y est, demain, c'est vacances. Retour à Montpeul, reprise de la L1 en vue. Mais on sait déjà qu'on devrait rater le premier match à domicile de la saison de Top 14. Encore une fois à cause des Verts, qui feront comme moi leur rentrée politique à… Nîmes, arghhh!!! Pourtant, on en avait quand même sacrément envie, de regoûter au rugby qu'on aime, au maillot qu'on adore (MRC!) Parce que faut bien avouer qui'il aura fallu se faire un brin violence pour reprendre goût à l'ovale, et détourner le regard des derniers épisodes peu glorieux d'un rugby qui perd son esprit.

Ignorer la polémique ridicule de Chabal qui fait son Suisse par peur de froisser les anticorridas et alors qu'on le reconnaît même pas sur l'affiche de la Feria de Béziers (affiche de Jean Nouvel par ailleurs assez laide). L'énorme Olivier Villepreux résume si bien le ridicule de la situation sur l'excellent blog Contre-pied. Ignorer le départ d'El Mago Hernandez vers l'hémisphère Sud, qui a anéanti notre plaisir en galvaudant son génie. Ignorer Guy Novès et Président Bouscatel qui ont définitivement réanimé l'irritation anti-toulousaine, en nous refaisant le coup des hors-la-loi qui ont tous les droits.

Et puis ignorer Bastareaud. Certes on s'en branle et on finirait presque par le soutenir (comme le proclame Nice Rugby). On ne dit pas que ça nous a pas mal intrigué. Mais on admet sereinement la version officieuse qui paraît la plus probable Image 6.png(et qui semblait banalement évidente dès le début). Celle qui circule dans les rues de Montpeul, et qui est finalement cuculte quiquille: Dusautoir (et non Ouedraogo) et Picamoles ont ramené des filles, le Mathieu a voulu en croquer, il a pris une rouste. Mais comme les deux copains ont des copines, on préfèrait taire l'incident. On a vu ça mille fois dans l'histoire des tournées du XV de France, et ça cimente souvent un groupe. Même le coup du craquage psycho, Domi l'a déjà vécu et il est revenu avec succès ensuite. Pour une fois (peut-être même la première), on ne saurait mieux dire que Bernard Laporte qui, dans l'Equipe de mardi, semble lui aussi croire en cette thèse off mi-cieux mi-ciel:

 

 

Image 4.pngImage 5.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, pour voir du rugby à l'ancienne, celui qu'on regrette mais c'est comme ça, on n'y peut rien, il reste les fondamentaux. Histoire de saluer
le retour incongru de Lomu à Marseille-Vitrolles. Et on se demande ce qu'il donnera immergé dans le rugby viril du Sud-Est. Par exemple contre le pilier droit des voisins d'Aubagne (bon, y a deux divisions d'écart). Celui qui s'est illustré par une remarquable constance dans l'effort maillochard, lors du premier tour des playoffs de Fédérale 3, en mai dernier. Nom de l'adversaire, ça ne s'invente pas, Ollioules. Prononcé plusieurs fois très vite, ça résume bien l'ambiance planant autour du 3 blanc…






Et pour sourire de nouveau de notre sport malgré tout préféré à tous les autres, rien ne vaut le dernier épisode d'un autre pilier droit de légende, la nouvelle mascotte du Sporting (trouvé une nouvelle fois sur l'inestimable Rugbynistère): Lolo Pons. Aujourd'hui, l'Ariégeois cultissime raconte son service militaire…

 



11/07/2009

Furia pyrénéennes

armstrong-contador_1440595c.jpgA peine remis de cette drôle d'étape andorrane, qu'il nous faut abandonner ce blog pour danser sur le pont de la fête nationale. Au mariage d'un vélopote. Les paris sont déjà pris pour savoir combien d'invités on rameutera devant l'écran télé, sitôt la cérémonie terminée. Faut dire qu'en plus, le suspense nerveux de cette fin de première semaine diachronique est au max. Avec le duel Contador/Armstrong qui prend des propensions cultes, toujours lemond+hinault.jpgplus "Hinault/Lemond'86" (sauf qu'on ne les voit pas nous faire le coup de l'Alpe main dans la main, et que Lance va claquer avant la fin). Au passage, le Brice Feillu trouve la clairière, empoche l'étape devant un encore plus anoyme tricolore (Kern?), et se fait un "pois rouge" dans son tout jeune palmarès. Superbe dernier kilomètre qui vient sauver une journée franchement chiante, et trois hommes en 8". Et si Nocentini, le maillot jaune que tout le monde avait oublié une fois passé la ligne, gagnait le Tour…




Pas d'actualisation durant ce week-end en Sud-Ouest, donc, où l'on humera la tension pyrénéenne toute proche, en riant très fort comme Lolo Pons l'Ariégois. Notre nouvelle mascotte sera-t-elle sur les bords de route pour beugler le nom des forçats? Si c'est le cas, on peut être sûr qu'il n'encouragera pas les Euskatel, vu comment il prononce Harinordoquy. On avait raté cette vidéo jusqu'ici, mais on ne regrette pas…



 

28/06/2009

Un bon coup de fourchette

les_rubipedes_bille_en_tete.jpgDavantage que des évolutions stratégico-tactiques, les tournées de juin fleurent bon le retour du rugby à l'ancienne. Et avec le recul, cet Australie-France était un peu superfétatoire. A peine a-t-il permis de confirmer une nouvelle fois que le Yach n'a plus le niveau, et que le Beauxis a des pieds à la place des mains. La paire de centre Fritz/Mermoz a de quoi faire saliver, mais n'a pas touché un cuir ou si peu. Mais l'essentiel n'était pas forcément là. Au-delà de la défaite (22-6, la vidéo du match en cliquant ici), les Bleus ont quand même fait une belle tournée. Une qui marque les esprits et les corps, une qui peut entrer dans la légende des séjours anthologiques, où victoire chez les Sudistes se conjugue avec coulisses arrosées.

article_RTXC0RH.jpgCe coup-ci, c'est de Mathieu "Mytho" Bastareaud, et de sa fausse agression devenue chute contre commode, au petit matin blême. Avec secret de mêlée bien gardé, qui contribuera à alimenter le mythe. En plus, voici que les deux Montpelliérains Fufu et Pica entrent du même coup dans le panthéon des Internationaux décadents (fin de soirée avec deux "locales", dans une chambre qu'ils partagent, la classe à la Montpeul…)

Image 36.png

Bref, un esprit est en train de se créer, et la victoire contre les Blacks montrent que le XV de France est revenu à peu près dans le coup. Le pack prend confiance (et Barcella confirme son rang de nouvelle star), les beaux essais sont de retour, la défense est au point. Reste à oser jouer et à mieux se discipliner.

Schalk.jpgUn autre que l'effort disciplinaire doit interroger, c'est le bourrin deluxe Schalk Burger. Le mastodonte sudafricain, dont les charges fougueuses sont désormais accompagnées d'une sacrée collection de casseroles, a encore fait des siennes. Pour son retour sous le maillot springbok contre les Lions, "Schalla" nous gratifie d'une splendide fourchette, sous le nez de l'arbitre et du cameraman…




Un geste d'un autre âge qui nous permet de saluer la découverte du week-end (mais déjà un classique dans l'ovalie 2.0): Lolo Pons. Le pilier droit le plus "à l'ancienne" du rugby français, trouvé sur l'excellentissme Rugbynistère. L'Ariègois de Saint-Girons érige l'anachronisme en sublime, vantant les valeurs des mêlées d'antan avec le verbe rocailleux et le rires gras…




Autre moment culte de la carrière vidéo de Lolo, quand il raconte son meilleur souvenir de rugby, une défaite héroïque dessinant une victoire au retour par forfait. "On est allé plus vite à l'apéro"…





Et pour qu'il y a it un peu de beau jeu dans ce billet, un résumé de 10 minutes de l'intense et haletant Afrique du Sud-Lions britanniques (28-25), conclu par une belle cagade d'O'Gara…


 

 
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