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24/05/2009

À petite échelle

_41868478_juninho_getty416.jpgPénultième journée de L1 et toujours pas de Bordeaux sacré. L'OM fait de la résistance et peut s'en remettre à Savidan pour réaliser un miracle que même la Bonne mère n'espère plus. En L2, Montpeul va jouer avec le cœur du Sporting Tertulia, lors d'une finale d'accession contre les Alsacos, après l'arrangement chtitoyable entre Lens et Boulogne… Bref, rien de décisif. Alors, Juni.

Telle une belle fin de règne, voire de cycle, les Lyonnais se sont offert une impeccable symbolique d'adieu contre Caen (3-1), avec des pions de Juninho, Govou et Benzema. Trois tauliers de l'invincible et insupportable mainmise rhodanienne, qui saluent un club comme on conclut une histoire d'amour. Cerise métaphorique sur le gâteau des nostalgies gones, le Brésilien tire sa révérence en plantant son 100e but sur péno…



À la vue de ces images (et du supporter lyonnais qui se met à genoux pour pathétiquement implorer l'idôle de rester -et tant pis s'il est déjà vieux et décoratif-), sans vouloir s'acharner, on ne peut s'empêcher de penser à ce que furent les fiestas des grands Brésiliens dans des grands clubs. Le 1.000e but de Pelé au Maracaña par exemple. Egalement sur péno, mais avec un match arrêté derrière…



Même en version laborieuse, et en comptant ses buts en interclasse de sixième, le 1.000e de Romario avait aussi une autre gueule. Sur péno aussi…



C'est aussi ça, Lyon. La classe, mais au 1/10e. À petite échelle…

22/10/2008

Un Lyon, et ça repart!

aulas-cl.1204707506.jpgBien que dire du bien de l'OL me coûte profondément, on est bien obligé de reconnaître que le match d'hier était chouette à regarder. Un peu comme lors de Roumanie-France, on entend toutefois pas grand monde dire que le niveau de l'adversaire reste faible et que, malgré cela, les défenses hexagonales font un peu peur. On n'entend pas grand monde non plus noter que Lloris a pas été souverain (alors que quand c'est Mandanda, ça fait une page dans L'Equipe…).

Reste le match. Huit pions, dont une papinade d'anthologie de Kader Keita, qui comme d'hab n'a rien fait avant et rien fait après. Un slalom tout en dribble de Toulalan (ce qui renseigne sur la qualité de la défense roumaine) pour un but de Fredcis Perrin, qui double la mise dans la plus belle tradition des "buts de racrasses" à la playstation (tir sur le gardien qui relâche et plat du pied tranquille derrière). Et puis on a bien sûr eu droit au traditionnel but de subbuteo à la sauce OL. Coup-franc de 45m de Juninho, dévié par le lacet de Benzema. Ils me tuent, ces Lyonnais, autant qu'ils m'énervent. Mais bien obligé de s'incliner, car comme le dit mon collègue préféré (et pro-Parisien), "autant qu'ils aillent loin, ça les bouffera pour le championnat"…



Mais quand on écoute Aulas nous dire après match que "ça y est, avec un match comme ça, l'OL entre dans le club des Français comme Saint-Etienne il y a 30 ans", on rigole doucement. Ça se décrète pas, ça, mon pote. Franchissez nous enfin les quarts et on en reparlera peut-être. Mais une victoire contre le Steaua, quand on repense à la volée que Montpellier leur avait mis il y a quinze ans (5-0, 0-3, j'y étais!), faudrait pas tout de suite nous reprendre pour des cons. Le Sporting Tertulia préfère conclure en se tournant vers les vrais grands clubs, au fond de jeu tout autre. Comme Villareal, par exemple, qui en met 6 à Aalborg. Ou la Juve, qu'on ne remerciera jamais assez d'avoir un jour lancé Del Piero (quelle frappasse contre Casillas!). Lui est toujours au club bianconero. Toute une carrière sous le même maillot. C'est aussi à ça qu'on reconnaît un grand nom du football. Il reste combien de temps à Lyon, Benzema?



 
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