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19/06/2009

En Coréellation

Image 33.pngL'ami (ri)Corée vient toujours au bon moment. Où la coïncidence des événements confirment toujours plus que "Sport is politic", y compris dans l'axe du mal. Alors que l'Iran est en passe de se transformer en forteresse, les footballeurs perses manifestent en Corée du Sud (on en a parlé mercredi).

Dans le même temps, voici que la Corée du Nord va à nouveau s'ouvrir au monde. Grâce au football. Et à sa Image 34.pngqualification au mondial sudafricain de 2010, après un nul (0-0) à Riyad, contre l'Arabie Saoudite (non loin de l'Iran, qui voit en revanche leurs chances de qualif compromises). Le vieux despote Kim Jong-Il semble d'ailleurs suffoqué à l'idée d'imaginer une trentaine de ses "soldats du peuple" sortir du pays tous ensemble, comme ça, d'un seul coup. Attention, séquence "Good by Lenine" + "Retour vers le futur", où la joie transpire même sur la chaîne de télé du régime, qui n'a visiblement pas consenti à acheter les droits vidéos…




Et l'on ne peut que repenser forcément à la cultissime aventure des «Moustiques rouges» de 1966, la dernière fois que la Corée du Nord avait déjà partiellement ouvert ses frontières à l'équipe nationale. Pour participer au Mondial anglais. Et parvenir jusqu'en quart de finale, après avoir tapé l'Italie (1-0) au cours d'un match fameux (narré par "We are football" ici). Même leur élimination sera culte: une défaite 5-3 après avoir mené 3-0, contre le Portugal d'Eusebio…





La victoire contre l'Italie a fait l'objet d'un chouette docu, 35 ans plus tard, du réalisateur britannique Dan Gordon. "The game of their lives" («Le match de leur vie»), où l'on retrouve sept joueurs survivants de l'équipe de 66, devenus les favoris du public britannique et revenus en héros au pays du matin calme et totalitaire…

17/06/2009

Perse-murailles

Iranian-football-team-wea-003.jpgEn passant, cet instantané très "Sport is politic" surpris par le Guardian lors du match Corée du Sud-Iran, en qualifications pour le prochain mondial. Selon le "live iranien" du site internet anglais (plus d'infos sur Marca), au moins quatre des onze joueurs portaient un brassard vert en soutien aux opposants à Ahmadinedjad. Ou comment afficher son soutien à des manifestations dont on ne parvient pas à saisir la réelle ampleur en raison des frontières hermétiques d'Ayatollah-land.

Dans le public, une banderole: «Va en enfer dictateur!». «Jusqu'à la fin, nous serons avec vous, chers compatriotes». Au début de la deuxième mi-temps, les brassards ont été ôtés. Et le match s'est terminé sur un nul (1-1), obérant fortement les chances de la sélection perse…



Anecdote qui ne manque pas de piquant: dimanche, lors de sa conférence de presse, Ahmadinejad avait comparé l'opposition et la contestation des résultats de l'élection présidentielle au hooliganisme des supporters de foot. Sans se leurrer non plus de trop sur le "progressisme réformateur" des autres candidats iraniens en lice, le Sporting Tertulia espère que si les Verts sont effectivement les plus forts et gagnent à la fin, on paiera aux joueurs des mousses à vie.

Et pour ne pas se quitter sur ce jeu de mot piteux, offrons-nous un plaisir tout oriental, avec une vidéoverdose de 102 des 109 buts du grand Ali Daei, l'attaquant iranien aujourd'hui retraité, mais sans doute recordman de tous les temps du nombre de pions marqués sous un maillot national…

 
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