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09/05/2010

Si Raymond en avait…

raymond-domenech-euro-2008-france.jpgEt si au lieu d'en avoir plein le dos, Domenech se lâchait une dernière fois, pour l'annonce de ses 23, ce mardi sur TF1. C'est vrai: pourquoi s'emmerder avec la vingtaine de soi-disant titulaires indiscutables, qui nous font bailler au corner et nous irrite avec leur suffisance indolente en attaque et leur insuffisance coupable en défense? Marre des pieds carrés, des relances en touche, des une-deux sans deux, des passes téléphonées, des joueurs en retard, de la créativité atone, des dribbles ratés, de l'absence d'appels de balle, de blessures à répétition, de mains sur les hanches, de soupirs désolés…

Bon, on l'a toujours soutenu le Raymond, mais vu qu'il s'est d'ores et déjà fait débarquer, pourquoio ne pas se faire plaisir et donner dans le choix  nietzcheen, tout en recherchant l'efficacité sans oublier le beau jeu? Et faire du passé table rase, pour en finir avec cette terne fin de décennie footballistique française.

N'a-t-on a besoin d'une bonne révolution à la sauce Sergio Leone? Avec une bonne liste de mondialistes guidée par la thématique "bons, brutes et truands". Mais quand même plus brutes et truands que bons. Mais quand même sacrément bons dans leur genre.

23 noms, deux équipes distinctes, où primeraient le souci de l'homogénéité des personnalités. Une regroupant le gratin culte du milieu de tableau de L1 qui lâche rien, une autre fortement inspiré de la Roja espagnole petite et nerveuse, championne d'Europe en titre. Une pour parer au stress inhérent aux matchs de poules stressants, une autre pour développer du jeu court de tripoteurs à coiffures bizarres, façon Espagne lors du dernier euro. Avec Lloris en troisième gardien, parce que lui seul dans la génération Domenech ne mérite vraiment pas d'être viré du Mondial (avec Lass Diarra).

 

Le onze des phases de poules: les salopards magnifiques. De la classe insolente mais dans un, de la mauvaise foi, de la roublardise, un caractère aussi peu tremblant que bien trempé. Pas le genre à flancher devant l'Afsud, l'Uruguay et le Mexique…

Des défenseurs old school toujours bien placés dont on peut être sûrs que si jamais le ballon passait, l'homme trépasserait. Remember France '82, et '84 (Thierry Tusseau, Max Bossis, William Ayache).

Des attaquants d'habitude mis sur la touche car trop grande gueule, en hommage rendu aux générations sacrifiées des Bleus '90-95 (Cantona ou Vercruysse), avec également un soupçon de France'86 (Genghini, Xuereb, Bellone, Giresse). Mais pas forcément avec Gourcuff en nouveau Platoche, car il ressemble vachement plus à Zidane et que l'ère du 10 doit attendre encore un peu pour retrouver le jeu tricolore.

Une équipe anti-footix en somme, avec du bon vieux trentenaire au jeu somptueux quoique bien particulier. Une compo qui fait la part belle à la France "saucisson-vin rouge", à la pré-retraite ambiance crépuscule des idoles, un mix de combattants au passé parfois glorieux et de carrières un peu minables mais pétries de noblesse. Une escouade de mythes mourrants jamais reconnus à leur juste valeur. Un peu manouche, un peu dégarni-gras du bide, mais bougrement rassurante et capable de nous régaler la chique…

 

Frey

Bonnart   Planus  Abardonado   Jeunechamp

Balmont  Pedretti  Cheyrou

Leroy          Pagis

Djib' Cissé

 

Egalement possibles: Pitau, Dalmat, Cheyrou, Luccin, Doudou Cissé, Echouafni, Jurietti, Malbranque, Penneteau, Mexes, Rool, Isabey, Gignac, Trezeguet, Landreau, Savidan, Makelele

 

Le onze des phases finales: "le modèle ibère". En avant jeunesse, dégagez les vieux et tout pour le spectacle! Sus aux grands blacks musculeux à tous les postes et sus au stéréotype du jeu basé sur le défi physique. Place aux merdeux qui jouent court, provoquent, débordent, ont le sens de la passe déc' et qui vont vite. A la "XavIniesta" ou à la "Fabregas". Place au jeune attaquant de pointe qui part toujours à la limite du hors jeu et qui galope avant de tuer de sang froid, "à la Torres". Place à une défense à la fois jeune et expérimenté, talentueuse mais pas géniale, pas forcément rugueuse, mais brave. A la "Puyol/Piqué".

La révolution du style de jeu, qui rendrait en outre toutes ces lettres de noblesses à l'apport de l'immigration maghrebine dans la sélection nationale. De quoi dérouter l'adversaire à notre jeu solidement ancré à l'idée d'endormir l'adversaire pour gagner dans le meilleur des cas 2-1. Et permettre de ne pas avoir honte des Bleus, même éliminés en quart, après deux matchs se finissant à 4-3 après prolongations. Voire même se prendre à rêver. "E viiiiva-Franc-i-aaaa"…

 

Ruffier

Jallet    Yanga-Mbiwa    Rami    Tremoulinas

Nasri       Lass Diarra

Valbuena      Ben Arfa        Aït-Fana

Gameiro

 

Egalement possibles: Sinama-Pongolle, Belhanda, Flamini, les frères Marveaux, Vahirua, Cabaye, Jourdren, Bodmer, Gonalons, Menez, Diaby, Mavuba…

 

Franchement, je ne suis pas sûr qu'on ne se passionnerait pas plus pour la bande à Raymond avec une liste des 23 de ce type…

19/11/2009

Happy hand!

mandela_world_cup.jpgAllez, on ne va pas faire la fine bouche. Une qualif au Mondial, ça justifie tous les moyens de monde. Rien qu'à s'imaginer pendant le tirage au sort, ou imaginer le concours de pronostics avec les collègues, on en salive d'avance. On commence même à songer à l'argumentaire qu'il faudra déployer pour y croire un peu. Genre changer un bon tiers de l'effectif ayant foulé le pré de cet indigent mais victorieux Irlande-France.

Image 2.pngMais dans tous les cas, Raymond continue de niquer allègrement un pays tout entier, qui va encore devoir le supporterau pays de Nelson. Domenech va même bientôt battre le record de matchs d'un sélectionneur. Le gars que la totalité du toujours aussi glacial Stade de France voudrait étriper à mains nues va dépasser Michel Hidalgo. Et le mec, il trouve encore le moyen de dire qu'il avait prédit le 1-1 de la soirée. Sublime…


Mais on ne peut quand même pas s'empêcher de regarder ailleurs. Parce que, franchement, voir Squillaci/Gallas à la ramasse face de ventripotents Irlandais, se lamenter devant la paire diarrhéique de récupérateurs, halluciner devant Titi Henry courant le 100m en 90 mn, ou Anelka jeter son indolencesur le pré… Même le public, auquel on a refourgué moults drapeaux et t-shirts façon tifo nord-coréen, fait un peu honte. A l'image des onze plots de la DDE qui leur servait d'équipe fanion, les gradins chantent et s'agitent, mais finalement ressassent l'éternel et lassant "Allez les Bleus". Dans le même virage que le "kop" irlandais on ne peut pas s'empêcher de regarder ailleurs.

Et croiser les regards rougis de supporters chantant dans le métro du retour, après le but tout voyou d'Henry, ben ça met presque mal à l'aise…




Et puis finir la soirée en passant par Barbès, et croiser les derniers survivants de la furia algérienne. Même si on avait un faible pour l'Egypte d'Abou-Trika, on a trouvé notre troisième pays à encourager pendant le mondial sudafricain. Car sortir vainqueur du derby des "phares du monde arabe" (résumé vidéo ici), malgré les caillassages et la tension qui pesaient sur les Fennecs, ça force le respect. En plus, l'Algérie se qualifie grâce à un but magnifique, bien loin du jeu de vilain tricolore. Antar Yahya, façon JPP…




Et puisque la musique adoucit toujours les heurts, en résonance à la playlist de 20minutes.fr, à la nullissime une de L'Equipe et au bon jeu de mot qui sert de titre à ce billet, on se quitte avec Deus. "Happy enhandings with violins"…

21/09/2009

Je re-kiffe (un peu) Catherine

Ça faisait quelques temps qu'on avait délaissé les Rita Mitsouko. Avant même la mort de Fred Chichin. Depuis qu'on avait lu un papier dans Marianne, où l'on avait appris la dérive idéologique nauséeuse des héros de nos premières boums pré-ados. Au moins cela ne changeait-il rien à leur musique. Et ben voilà que je suis en partie réconcilié avec Catherine Ringer, hélas uniquement grâce à sa musique. Celle de son nouveau morceau en hommage à Coach Raymond. Je ne serais donc pas seul à mourrir avec lui





Extrait des parles, trouvées dans So Foot:

« Oui je kiffe Raymond/ Pas mal ce mec/ Il me fait l’effet d’un sacré beau mec ce Domenech/ Un regard magnifique/ Il s’en fout du qu’en dira-t-on ».

« Je kiffe Raymond !/ Trop beau ce mec/ Ouais, son style, son nom/ Il est impec ce Domenech/ J’aime son image, sa stature de vieux crampon/ De son ramage, ouais je monte à l’action... »

07/09/2009

Toujours avec Raymond

domenech1.jpgEncore tout ivre d'un réveil rugbystique enchanteur, voilà qu'on est rattrapé par la récurrente bassesse footeuse. A peine remis de la joie de m'être fait marcher dessus (ça m'apprendra à être hors-jeu, tiens), on se fade le retour du lynchage organisé de not' Raymond qu'on aime. Nouvel épisode du psychodrame médiatico-footix-anti-Ray, Domenech n'a plus la confiance de ses joueurs. Même 20minutes.fr et ce fichu Fuckin'PK mettent en scène la mise à mort factice (arrêtez de rêver les gars, il restera jusqu'aux barrages, évidemment…)

 

Image 3.png

La belle affaire! La génération mp3 incarnée par le premier d'entre elle, captain Titi, ne comprendrait pas la philosophie de jeu de coach Raymond. Et tant pis si les gars ont gauffré un nul contre les Roumains et n'ont mis qu'un pion contre les Féroë. Mais ce serait d'abord la faute du sélectionneur ?!? Le Parisien a allumé la mèche en ressortant la taupe du terrier (pourtant, Rothen n'est plus international). Et TF1, qui joue aussi son rôle dans l'histoire, vu le budget consacré aux droits télés du prochain Mondial, invite Thierry Henry à démentir mollement devant Lolo Ferrari…




Logiquement, L'Equipe devrait nous en faire sa Une + 3 pages ce mardi. Les sondages vont appeler au rétablissement de la peine capitale pour Raymond. Et Serbie-France va se transformer en énième "match de la peur". Si défaite, les joueurs auront "divorcé irrémédiablement" de l'entraîneur. Si victoire, ils lui auront "accordé un sursis". Bis repetita, again and again. Calme précaire et tout le bordel, option piment d'Escalette sans piquant.

Un soupçon d'omerta et de fédé impotente viennent parfaire le mauvais cocktail, qui n'est pas sans nous rappeler la gestion de la FFR dans l'affaire Bastareaud (on n'ose imaginer sa gestion d'un nouveau rebondissement). Mais au moins y a-t-il encore au rugby quelques valeurs fondamentales qui sont respectées. Comme boire un coup le sourire aux lèvres, en repensant aux crampons dans le dos et à la règle du hors-jeu.

Mais ne nous leurrons pas, le haut-niveau ovale a en revanche pris de l'avance sur le ballon rond, question tentation orwellienne. Ainsi la vidéo. Ah, ce que j'ai pesté de n'avoir jamais pu retrouver l'essai invisible de l'Anglais Sackey contre les Tonga, lors d'un match de poule décisif de Mondial 2007 au Parc des Princes (l'analyse pleine de fôtes de Jojo la Dume). Mais voilà enfin une preuve archivée de l'ineptie de l'arbitrage vidéo. Ou comment ce dimanche tout Toulon est encore persuadé de s'être fait volé, quand tout Montauban ne pouvait envisager une autre décision que la validation de l'essai…




Avant, l'erreur était humaine, et l'homme en noir un grand démiurge cherchant à ne pas trahir sa probité existentielle. Mais la belle tragédie grecque est devenue vulgaire vidéo-gag nietzchéen. Le spectateur et le néant. Désormais, grâce au ralenti légalisé, l'erreur est devenue grotesque, car forcément subjective, au fond. Comme l'envie de brûler vif not' Raymond. A qui, plus que jamais, on apporte notre soutien le plus amusé.

02/04/2009

Tarif minimum

Une impression de "déjà vu" que ce France-Lituanie retour, où on a retrouvé l'ennui diffus qui régnait l'aller. Un peu de mieux dans le jeu, et quelques gars qui laissent entrevoir des promesses d'hypothétiques tauliers de la maison bleue. Lass Diarra, Sagna et Squillaci livrent une solide partie. Gourcuff fatigue mais semble toujours pouvoir être décisif sur un coup de patte. Henry vieillit mais est toujours impliqué dans un but décisif, tout l'inverse de Benzema. Cette mulasse de Gignac a jouissivement dynamité la fin de match. Et Ribéry va encore faire bander L'Equipe demain, malgré un match "moyen plus", en marquant à nouveau un but de sauveur de la patrie, à la conclusion d'une chouette action…



Au final, on ne sait pas trop quoi penser, si ce n'est que ça fait six points en deux matchs pour les gars à Raymond, que ça réjouit pas mais que c'est efficace. Et Luyindula est toujours là, et Domenech pourrait en faire son nouveau Sidney Govou, sorte d'amulette contre une destinée à la con. Bravo l'artiste…


 

 

15/02/2009

Raymond l'inélégance

Vue au zapping dominical de canal, cette scène de "la boîte à question" où not' Raymond a heurté notre bonne conscience de gauche à la con, par sa mysoginie un peu balourde. En même temps, la victime de la "Domenechienne vilénie" n'est autre que Roselyne Bachelot. Celle qui fait de la récup démagogique en revêtant un jogging dès qu'elle peut (avec une préférence particulière pour les handballeurs) au lieu d'aller à la conférence mondiale contre le Sida, qui méprise depuis un an maintenant l'hôpital public , ou qui lève les yeux quand on lui parle morts de la rue. Du coup, finalement, ça fait plutôt sourire. Macho mais marrant…

12/02/2009

La main (albice)leste

Avec le recul et malgré les litres de bières qui entravent l'analyse, on ne peut que ressortir frustré de ce France-Argentine. Vingt minutes à peu près au niveau et puis la déroute. On a beau se dire que les Argentins sont les meilleurs du monde, mais qu'ils finissent toujours par perdre en quart au mondial, le résultat ne fait pas un pli. Combat physique, aisance technique et réalisme offensif ont choisi leur camp, et les Bleus paraissent incapables de renverser l'ordre des choses.

Facile de tomber sur Mandanda, qui ne parvient pas à être décisif aux moments décisifs. Mais la défense de Bacary Sagna ne permet pas grand miracle. Mix des cauchemards olympiens, entre Zubar pour la passivité et de Taïwo pour le replacement, le latéral s'est bien galéré au Vélodrome. Gourcuff s'est asphixié tout seul au milieu d'un entre-jeu où il n'a jamais réussi à trouver sa place. Anelka rate l'occase que l'on ne doit pas rater vu le contexte (à la façon d'Henry contre l'Italie au dernier Euro). Domenech exporte son mal-être sur toutes les pelouses de France, oubliant même de faire entrer Mohammed Dabo à la 89e pour emmerder tout le monde. Diego se frotte les mains devant une seleccion qui va trop vite pour ne pas craindre le claquage d'ici 2010 (mais Riquelme aura la charge de ralentir le jeu). Et puis Leo Messi, contre qui on ne peut rien faire, si ce n'est espérer que Ribéry puisse s'en inspirer…

12/10/2008

Nous, on rigole doucement

une12102008_hd.jpgUn peu l'impression de se répéter, à force de causer de Domenech. Mais tout de même. Troisième match (sur dix, rappelons-le encore et encore) et un bon nul en Roumanie. Toujours un problème de défense, et pas que de charnière (qu'est-ce qu'il fout, Evra, sur le premier but?). Mais une âme qui se construit. Benzema et Henry toujours surnuméraires et indigents. Mais Ribéry et Gourcuff. Tous deux lancés par Raymond-la-repentance, ce sont eux qui portent les Bleus, au-delà des spéculations spécieuses de précieuses médiatiques. Ouf, on ne devrait pas avoir besoin de partir en campagne pour soutenir Fred Antonetti (dont on peut lire l'excellent portrait chez le non-moins excellent Honky-Tonk), pour la succession de notre sélectionneur préféré.

À ce sujet, là-aussi on se répète, notre quotidien sportif unique et donc imposé nous a encore gratifié d'une Une d'anthologie. Prescripteurs d'opinion devant l'éternel, les mecs sentent le vent tourner et nous le disent clairement: "Nous, on a aimé". Bientôt, on aura peut-être droit à des "Nous, on a trouvé ça moyen" ou des "Nous, on s'est fait chié". Avant peut-être des "Ce soir, on va boire un coup" ou des "La bite au Duluc au cirage si on se qualifie pas"… Et si on se remettait à parler juste ballon, les gars? Sans nous infliger tous les jours la chronique de Raymond, qui n'excite que les couillons du Stade de france encore nostalgique de Footix. Ça vous évitera de devoir nous refaire le coup de l'édito d'excuses à Mémé Jacquet, tout aussi crétin que l'édito du type "Répondez, M. Domenech!"

Pour le reste, c'est-à-dire l'essentiel, on a vu du jeu et de l'animation. Coach Raymond a refait confiance à Malouda, mais faut pas déconner quand même. Y aurait pu y avoir un changement décisif en fin de match, mais faudrait avoir les mains totalement libres pour virer Henry et Benzegol, pour y mettre Sinama-Pongolle ou Gomis (quand Anelka est blessé). Bref, on peut se remettre à rêver d'une belle équipe, avec les retours prochains de Nico, Nasri et Ben Arfa.

Enfin, on a enfin revu une frappasse sous la barre de plus de trente mètres. Le truc qu'on croyait dévolu aux seules équipes d'Allemagne et d'Angleterre. Gourcuff est le nouveau prophète. Et, comme Ti'Franck, lui n'oublie pas de remercier le coach.




Pour conclure, et fêter ainsi (on l'espère) la fin de l'ère de l'invective ad hominem qui n'honore personne et nous éloigne des vrais débats autour du jeu, on ne peut que s'écouter un bon vieux "Redemption song". Bon, étant génétiquement allergique au reggae et à Bob Marley, ce sera une joli reprise des cultissimes Joe Strummer et Johnny Cash…

 
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