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28/05/2009

De Nantes à Barcelone, la ligue, la ligue…

Footballers-United-008.jpgPlus encore que les retrouvailles entre Aubry et Royal, cette finale de la champion's league a occupé tous les esprits essentiellement masculins, lors du meeting de Rezé (en banlieue canarie). Durant l'après-midi, on s'était déjà vu infliger les métaphores des socialistes (tous fans du Barça), avec plein de sous-entendus tactico-tactiques éculés à deux balles.

Du genre "Ce serait dommage que le réalisme l'emporte sur le beau jeu" (le sénateur royaliste David Assouline), ou "il faut la jouer collectif pour marquer le but au moment décisif" (le député aubryste Jean-Christophe Cambadélis).

On a aussi grillé le secrétaire national aux Droits de l'homme Pouria Amirshahi, candidat devant faire potiche d'arrière-plan sur la tribune, en train d'échanger discrètement les cartons de place, afin d'être moins visible et de pouvoir mater le match en loucedé sur son mobile.

Le discours de Ségolène Royal venait de commencer depuis 5 minutes quand, façon Celtic-Dundee version light, une rumeur traversa le coin gauche de la salle, où les journalistes réunis tentaient de se connecter, qui sur son Iphone, qui sur Roja Directa. Mais Wifi fit non. Et ce sont les gars du service d'ordre du PS qui ont eu les potes les plus rapides. Merci quand même aux quatre âmes charitables qui m'ont textoté l'annonce du premier but de Sammy Eto'o simultanément. Hélas pas assez rapidement pour que je puisse me la raconter auprès des collègues.

Vu le retard pris par "l'opération réconciliation" des socialistes, on commençait à craindre pour sa deuxième mi-temps tant escomptée. Déjà un quart d'heure que le meeting était terminé. Et, renseignement pris, pas un bar à de raisonnables alentours et aucun des vendeurs de sandwichs n'a pensé à prendre une télé. Ç'aurait pu être la lose.

Et puis vint mon messie.

Merci à toi, le socialiste, qui m'a permis de me glisser dans la salle des régisseurs afin de gratter un quart d'heure de match au milieu de gros bras sympas en train de dîner.

Et puis vint Messi…



L'essentiel était acquis, le frisson du live ressenti, l'explosion de joie collective. Pour le reste, y a internet. Par exemple pour lire les excellents papiers de So Foot (ici et ). Ou mater les meilleures actions en vidéo. On peut même voir les à-côtés.

 

Le duel entre Cristiano Ronaldo et Lionel Messi…



L'avant-match grotesque du même Ronaldo et de Sir Alex, qui a pris un sacré coup de vieux guardiolesque…



Et comme sport is politic, impossible de ne pas reconnaître en Ferguson une similitude de style avec François Hollande…


 

06/05/2009

RIP Larqué/Jeanpierre

larque-jeanpierre_jean-marc-sureau.jpgJe vous raconte pas le hurlement, quand Iniesta a marqué. C'était pas tant la résurrection au bout du "money time" de Barcelone qu'on a fêté, même si ça fait bien plaisir de voir les chicos de Chelsea la tête dans le gazon, et les Blaugranas en finale (résumé vidéo ici). Non, c'est le duo Larqué/Jeanpierre, toujours plus horripilant sur TF1. Forcément investi d'une mission de partialité acharnée. Avec option bouc-émissaire spécial. Ce coup-ci, c'est le Barça qui «n'est plus que l'ombre de lui-même, c'est à peine croyable», et Dani Alves qui «décidément rate tout ce soir, quel jour sans!»…

Alors quand Iniesta a planté son cachou sur le buzzer ou presque, et ben on a hurlé. Et le plus beau, ce fut quand après le beuglement primal, not'Christian il balance le plus sincèrement du monde: «On le sentait, que ça pouvait arriver». Pendant ce temps, Drogba manquait d'en mettre une à l'arbitre, lors d'un après-match tendu. Manque de bol, Larqué était justement en train de dire que l'Ivoirien avait «fait un grand match et n'aurait pas du être sorti…»




Et pour le plaisir du Drog' qui ne sait définitivement pas finir serein les grands matchs, un superbe "It's a fucking disgrace!" (C'est une honte)…



Bonus teuton:
Mickael Ballack aussi, a failli se faire l'arbitre, prétextant une main imaginaire dans la surface. Et on sent qu'il en a envie de le rouer de coups, son homme en noir, mais qu'il se retient. Mais que c'est dur…

25/02/2009

Comme d'habituuuuuude…

Pour une fois, je m'étais convaincu de miser sur une victoire de Lyon. Au terme de cinq heures de discussions quasi-non-stop au boulot avec quatre collègues (conclues par un débat sur Yannick Stopira et Gérald Passi au Tef'), on avait conclu que ce serait le premier quart d'heure qui serait décisif. Que soit Lyon gagnerait à l'arrache, soit prendrait une valise, soit ferait match nul. J'avais choisi mon camp. Pour une fois, j'ai misé sur Lyon. 1-0. Vont bien finir par l'avoir, leur match historique dont toute la France elle se rappellera, même s'ils se feront éliminer au retour.

Et puis finalement, ça a fait comme d'hab. Ouverture du score, domination, jeu égal, craquage, match nul. Comme l'an passé, contre Manchester. Juninho qui plante sur coup-franc à plus de 25m excentré. La force de l'habitude. Benzema toujours aussi peu décisif dans le "money-time". Keita qui a l'air bon, mais en fait qu'apporte rien. Toulalan présent, mais qui fait que des fautes. Lloris ultra-balèze mais qui en prend quand même un. Cris énorme, mais qui oublie le marquage la fois où il faut pas. Et Henry qui n'en revient toujours pas d'avoir marqué de la tête, son deuxième pion cérébral en deux mois, soit autant que dans toute sa carrière auparavant. L'habitude…



Au retour, gageons que Lyon prendra une valise, ou fera match nul 0-0. Eliminé en huitième. Aulas trépasse. Encore une fois, pas de match historique del'OL à se mettre dans la mémoire. Genre neutre. This is its way…

 
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