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04/05/2009

Tristes pénos ovales

museumrugby.jpgOn a eu conscience de vivre un moment d'histoire, à l'issue de ce Cardiff-Leicester en demi-finale de H Cup. Avec émotion, on allait assister à notre première séance de tirs-aux-perches, le pendant ovale des pénos de fin de match, tellement plus rares qu'au foot. On se souvenait avec émotion de notre frustration de 2002, quand Titou Mazas avait passé un drop sublimissime de sang-froid, au terme d'un Biarritz-Agen avec Brennus en jeu, conclu à l'ultime seconde (un résumé du match à partir de 3'20, sur cette vidéo). Mais cette fois-ci, elle a eu lieu. Et au final, un sentiment étrange et presqu'amer d'une séance de stigmatisation des pieds carrés, une jouissance malsaine à observer des pointus de gros départager deux clubs à bout de souffle, après 80 minutes intenses et une prolo paralysée…




Elle est étrange, cette règle. Sans doute liée à la rareté de l'événement, elle semble désormais trop calquée sur le cousin footeux, avec ce tour-à-tour un peu discriminant des quinze joueurs qui se succèdent. Car évidemment, on était resté nostalgique des récits du grand-père, à propos de la finale de 84, et la victoire de l'ASB sur Agen (21-21). Ah, ce finish incroyable, les loupés agenais et Bernard Viviès le nez dans le gazon. À l'époque, c'était les trois meilleurs buteurs qui étaient convoqués par l'arbitre pour régler le sort du destin. Et j'sais pas si c'est encore notre côté "c'était mieux avant", "Papy Fort" (de Pézenas), le public sur le bord de la pelouse ou Tonton Mitterand en tribune, mais ça avait une autre gueule…

16/04/2009

Aulas, sors de ce corps!

Noves.jpgPas encore eu l'occase de revenir sur l'élimination du Stade toulousain en H Cup. Un match terne, sans génie offensif où le cuir a brinquebalé de chandelles en coup de pied de déplacement. Un match dominé mais perdu par des Toulousains infoutus de prendre les ailes et de déborder un club à qui ils en mettaient plus de 30 l'an dernier. Les raisons de l'amère défaite sont très bien expliquées par Le Pilier et Nice Rugby. Mais ce qui commencent à nous coufler, bien plus qu'une défaite contre plus malin que soi, c'est l'attitude de Guy Novès. D'un gars gonflé dans l'univers de la gonfle, le manitou stadiste est passé au stade gonflant.

Et que je râle sans cesse sur la sélection nationale. Et que je mets pas au repos les internationaux entre deux match du Tournoi. Et que je chambre, non sans raisons mais avec morgue, les Montpelliérains qui se découvraient trompettes… Mais après tout, il est encore dans son rôle de stratège fort en gueule et dégoulinant de génie, le Novès. En revanche, quand Guitou il nous la joue mauvais perdant honteux, et ben c'est trop…



Novès le magnifique s'est transformé en pleureuse ingénue (on peut écouter un autre extrait ici en conférence de presse, ou lire l'interview fielleuse dans Midi Olympique). M'enfin, comme si on ne le savait pas, que cette enflure de Chris White serait plus sévère avec les Rouges et _41173999_noves203.jpgNoirs! Lui qui symbolise "l'arbitrage à l'anglaise", que pourtant bien des clubs français ont surmonté jusqu'ici…

Et quand il mégote sur un hypothétique essai de Dusautoir, où par ailleurs la vidéo ne règle encore une fois rien du tout, on croirait entendre Jean-Michel Aulas. La même mauvaise foi absolue, doublée d'un manque de fair-play qui déçoit franchement.

Toulouse avait retrouvé son jeu aéré et perpétuel en même temps que l'humilité et l'éclosion progressive de nouveaux espoirs formés au club, après une période de 3 ans de disette et de remise en question. Avec la défaite du Millenium, c'est un Toulouse trop sûr de lui et au jeu étriqué qui a refait jour. Un Toulouse qui retrouve ses instincts de pilleur des talents de la concurrence (Maestri et Picamoles déjà promus au banc des Sept-Deniers l'an prochain). Comme Lyon en L1.

8.jpgRuse de l'histoire, l'ogre tOLosa se rend au Vélodrome ce samedi, pour affronter Toulon. Il y a 25 ans, les minots de la rade d'alors s'étaient inclinés, contre le Stade en finale du championnat, au terme de prolongations aussi cultes que dantesques (19-19, devenant 34-22).

Sur la pelouse du Parc des Princes, un ailier gauche allait bientôt toucher le premier de ses deux Brennus. C'était Guy Novès…

 

 
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