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02/11/2010

Honni qui Fluminense

fluminense_rj_bigger.jpgAutant dire qu'au moment de relater trois semaines de Brésil version ballon, on pourrait écrire un roman. Pas un instant sans que l'on ne clignote football. Des plages carioca, où le championnat de beach-futebol (à 11 contre 11, hein, pas le vulgaire beach-soccer) enflamment les dimanche aprèm de Copacabana, aux rives désertes de l'île pas moins déserte d'Ilha Grande, en passant par tous les papys préparant des caïpi comme personne tout en matant les rétros Pelé le sexagénaire à la télé. Des affiches électorales en faveur du cultissime Bebeto jusq'aux discussions enflammés sur le rôle de Giresse lors du Brésil-France' 86, en passant par l'appart de Romario, visible depuis la plage carioca de Leme. On pourrait en écrire des pages et des pages. Tautaulogie de footballogie, en somme. Au pays du futchebol, même les kilos de viande engloutis à la churrascaria de Flamengo s'avalent sur fond de match contre les Corinthians de Ronaldo et Roberto Carlos.

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Alors, autant ne parler que match. Ce coup-ci, pas moyen de choisir son club de villégiature. L'ami Saint-Clair qui nous accueille est un supporter éternel de Fluminense. Genre immigré rital dont le grand père est abonné d'honneur du club historique de Rio. A force de tchatcher avec lui pour mieux saisir ce que l'on redoutait, on devait se rendre à l'évidence. Fluminense, c'est un peu le River Plate du Brésil, le palmarès en moins. Le club un peu bourge, qui achète lourd des joueurs célèbres en fin de carrière, dont les fans chantent à chaque déconvenue du grand ennemi dissident et populaire de Flamengo: «Silence dans les Favelas!»

On le sentait moyen, du coup. Et puis on a changé d'avis, en entendant notre hôte ressasser la devise du club devant une défaite contre le rival actuel de Cruzeiro (à qui le Tricolor dispute le titre cette saison): «A Fluminense, on joue comme jamais, et on perd comme toujours…» Un club aussi connu qui n'a en fait gagné que deux championnats, et n'a atteint qu'une fois la finale de la Libertadores (en perdant contre un club… d'Equateur), ne peut pas être fondamentalement détestable. Les gars qui ont un maillot à trois étoiles en référence à un championnat local gagné trois fois de suite dans les années 50, franchement, ça touche le sublime. Et quand on se fait raconter le grand souvenir du club de ces 20 dernières années, alors là on craque:

1995. Dernier match de la saison. Flamengo, à un point du titre, tient son 2-2 contre l'éternel rival, dans un Maracaña bouillant. Et puis Renato Gaucho, une sorte de George Best auriverde (le gars aurait dit: «Pelé a peut-être mis 1.300 buts, mai c'est moins que le nombre de nanas que j'ai baisé!») marque de la hanche dans les arrêts de jeu et stoppe net la fiesta flamenga…




On retiendra aussi de notre expérience fluminense un jeu qui ne mérite pas son public. Car niveau public, même à 10.000 lors du derby contre Botafogo, le souvenir est inoubliable. Dans un stade de remplacement, pour cause de travaux pré-2014 au Maracana, on boit des coups juste sur le parvis de l'Engenhao, l'arène olympique de 2016, dans des apparts pas encore rasés qui se sont transformés en bars sauvages. En fond sonore, les Ultras de la Torcida de Fluminense met l'ambiance du haut d'un gros camion/caisson de basses qui hurlent la samba du club. Un morceau frénétique, qui commence par le but de Renato Gaucho contre Flamengo, bien sûr. Pas du tout eu l'envie de filmer la scène, trop occupé à m'émerveiller. Pour une idée de la scène, ça ressemble à ça mais en plein jour…



Fred-fluminense.jpgBon, question ballon, c'est pas la fête, en revanche. On espérait voir Deco (qui semble même trop lent pour les Brésiliens), Emerson (qui a quitté Flamengo pour le Flu et cela semble être le plus important), ou Fred (dont personne ne semble là-bas croire à l'histoire de son cocufiage par Wiltord - «En tout cas, ce n'était pas sa femme, elle était resté au Brésil»), mais tous étaient blessés, comme les deux gardiens, ce qui ne gâche rien à la lose. Du coup, on a tout juste droit à un latéral gauche, tout récent selectionné dans la Seleçaõ, appelé Mariano. En attaque, un dénommé Washington de 35 ans, qui a un drein dans le cœur. Et au milieu, des noms aussi improbable que Fernando Bob ou Marquinho.

Mais au final, après avoir visionné deux matchs de plus, on a appris à apprécier une belle charnière défensive (Leandro/Gum) et deux beaux relayeurs/meneurs de poche, nommés Diguinho et Conca. Ce dernier (Argentin, évidemment) nous aura même fait nous avoir une petite émotion de coin de bar, après sa minasse contre le Gremio Porto Alegre…


 

Ça joue à deux à l'heure, et on aura vite fait d'oublier le contenu du match, par rapport à l'ambiance dans la grande tribune latérale du stade olympique. …

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Bon, c'était pas comme ci-dessous, mais pas loin. Fluminense, eterno amor…

22/08/2008

Le Brésil sauve l'honneur, l'Argentine prépare sa fiesta

En passant, depuis l'université d'été des Verts où l'on trouve de tout (une librairie anti-foot comme l'organisation d'un match de street-soccer), un petit résumé vidéo de la médaille de bronze brésilienne, fastochement obtenue face à des diablotins belges qui n'ont plus la frite depuis leur victoire héroïque face à l'Italie en quart. Ronnie n'est pas venu pour rien, même si on ne peut pas vraiment parler de foot champagne…


Et en avant-goût de la finale savoureuse de dimanche à l'aube, un extrait de la fiesta autocarienne des Argentins après leur victoire en demi-finale contre ces mêmes Brésiliens. Faisez pas trop la fête, les gars, c'est quand vous vous croyez arrivés que vous prenez des roustes…

 

16/06/2008

Vive le Brésil dans l'Euro!

1220555275.jpgAprès son coming out turcophile, le sporting Tertulia poursuit sa déclaration d'amour à l'élargissement continental de la zone Euro. Par-delà les océans. Evidemment, on aurait préféré plaider pour la reconnaissance de l'Argentine, mais Trezeguet n'est plus qu'un chanteur parodique qui enchaîne les tubes, et Camoranesi est à la peine avec la Squadra azzura… Alors on va remercier le Brésil.

Décisifs depuis ce début d'Euro, les naturalisés brésiliens apportent une touche "Copacabana" à la compétition. Le Turquinho donne à son pays d'adoption un des meilleurs couloirs droit de l'épreuve (Mehmet Aurelio, qui se charge aussi de terroriser les vestiaires). L'Espagnolinho a déjà fait admirer ses cavalcades toutes en dribbles, avant d'offrir à "la Roja" un but de cinquante mètres dont il a le secret (Marcos Senna, avec Villareal, visible ici). Les Portuguinhos sont Deco, le génial meneur total du futur. Mais ils sont aussi grand défenseur pétri de classe et goûtant l'offensive. Membre de la charnière la plus littéraire du tournoi avec Carvalho, Pepe transforme par son seul jeu un jovial commentateur lusitanien en fou furieux latino…



Encore plus génial, le Poloniho est de loin celui qui renouvelle à lui seul le tempérament de son équipe. En quelques gestes techniques, gri-gri par ci ou exter' aveugle par là, Roger Guerreiro a donné un coup de jeune aux nostalgiques des fabuleux Zbigniew Boniek et Grzegorz Lato! Autre truc de ouf de Guerreiro, qu'on n'aurait jamais pu voir à l'Euro sans le Brésil (hormis peut-être avec Cristiano Ronaldo), la talonnade vers l'avant…




 

 
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