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26/10/2009

La musique adoucit les heurts

bilan-l1-10e-marseille.jpgPas vraiment l'envie d'en rajouter, sur ce nouveau cas d'école de "Pourrico" tellement Ligue 1 (remember dans un autre genre, le Lyon-OM au bout de l'ennui l'an dernier). Marre des tergiversations de Thiriez (démission! Mais depuis longtemps déjà…) et des dysfonctionnements insensés d'un classico grippé. Un genre d'affrontements factices qui s'enfoncent chaque année un peu plus dans le pathétique de rivalités hypocritement alimentées par le foot-bizness complice à tous les étages. Comme le remarque l'ignoble mais jouissif Mark the Ugly (made in So Foot): «ce derby est tellement jeune, y a que Frédéric Mitterrand qui en veut"… Au point qu'on se demande encore pourquoi 2.000 Parisiens ont jugé nécessaire de faire le déplacement (et, mieux, qu'on leur file des places!), tout ça pour se faire écraser par des chauffards marseillais (voir la flippante vidéo sur La Provence).

Marre de l'incroyable incompétence de la Ligue (on décide de jouer, et puis finalement non, on préfère attendre six heures avant le match pour l'annoncer), la mauvaise foi des dirigeants (d'un côté on envoie Clément infecter le reste de l'équipe, de l'autre on ressort la rengaine du persécuté super à-propos pour calmer la foule), la fixette sur la gripette (pas eu souvenir qu'on annule un match pour une épidémie de gastro) et le sensationnalisme des médias (Y a un mort? Y paraît qu'il y aurait un mort. Ah en fait non, y a pas de mort…), stop n'en jetez plus! Rien de malin à dire, vu que la malice semble la chose la moins partagée en L1 aujourd'hui.

Image 4.pngDonc, comme toujours en cas de blues du ballon, il vaut mieux s'en remettre au pays de Diego. D'abord parce qu'on y voit des vrais duels de légende, comme le superclassico River Plate-Boca Juniors (un résumé vidéo du 1-1 de dimanche soir, avec des vrais morceaux de génie riquelmien dedans). Ensuite, parce qu'on peut s'y délecter d'une récente discographie tout à la gloire de Diego le vulgos, ancienne icône du beu jeu devenu coach obsédé de la fellation.

Il faut s'imaginer avec une 10 Marado à la main (une nouvelle bière mexicaine dédiée à D10S), fermer les yeux et se laisser guider par la redoutable mise en musique de ses récents propos si classes à l'égard de la presse, déclinés en un top 3 "Qu'ils me la sucent" de gala.

 

3. Mich Canta: "Que la chupen". De la bonne grosse musique de fête, ambiance fête de mariage qui bat son plein…




2. La Diegomania: "Chupamelo Chupamelo".
L'efficacité réjouissante du cuarteto, cette danse de Cordoba qui contraste tant avec le mélancolique tango de la capitale porteña…




1. Maradona Mix "Que la chupen Que la chupen".
Car depuis le collectif Otros Aires, l'Argentine n'est jamais aussi envoûtante qu'aux sons de l'électro…

07/05/2008

Du bonheur plein la Boca, moins la Bombonera [Au pays de Diego #7]

400218048.jpgSemaine dantesque pour les fanatiques du Boca Juniors, le club popu de Buenos Aires (mais tellement reconnu qu'il fait presque parvenu). À peine héroïquement qualifiés en huitième de finale de Copa Libertadores, grâce à l'éternel Riquelme (Tertulia en parlait il y a deux semaines), les Xeneizes (Gênois) ont offert à leurs supporters une belle semaine d'intensité fiévreuse. Comme ingrédient de base de l'inoubliable, un nouveau Superclasico contre le voisin mi-bourge mi-classe du River Plate. On y effrite par dessus une pub Nike à l'ancienne. Ajoutez-y une pincée de River s'est fait tanner en Copa par les Provinciaux de San Lorenzo (défaite 1-2 à domicile)… La cerise? Juan Roman «El mago» Riquelme qui devient «el matador»…

L'effet d'un rail d'ammoniac coupé au Viagra. Plaisir hallucinogène condensant tous les excès du quartier mi-touristique mi-prolo de la Boca… Car il ya un écueil. Agression à arbitre de touche et suspension continentale du stade mythique de la Bombonera jusqu'à nouvel ordre. Ce qui peut être handicapant. Mais ça n'enlève rien au plaisir de quelques vidéos anthologiques…

> Mercredi dernier
, les Boquenses ont dominé les Brésiliens de Cruzeiro (2-1), en huitième de finale aller de la Copa Libertadores. Résultat bien mais pas top en vue du retour (qui a lieu ce soir), mais un moment jouissif. "Roman", ou comment se transformer en torero dansant, avant de délivrer une demi-veronique en profondeur. Olé…





> Et comme il sait
aussi être décisif, Roman, il rajoute aussi un but et une passe déc'…



> Dans le même temps, River Plate subissait le feu indien des derniers champions du Clausura argentin, San Lorenzo. Rien de joué là non plus en vue du retour, mais la qualif' va être dure pour les hommes de l'inoubliable Diego Simeone. Cette défaite (dont on peut voir un long format en cliquant ici) a toutefois l'avantage d'avoir été vite oubliée par les supporters des Millionarios (Friqués). Car trois jours plus tard, ils paumaient le Superclasico (1-0) contre Boca Juniors. Et l'on retrouve le gars Riquelme au corner…






> Mais le River remporte quand même la palme du bon esprit, pas très "bienvenuechezleschtistiquement correct", par la grâce d'une pub de leur équipementier. Quand la marque à la virgule fait dans le point d'exclamation…

(traduction de l'intro: " Cette fois-ci, c'est pour vous, les poulets", surnom méprisant donné aux boquenses par les supporters de River ; quant au slogan, on pourrait le traduire par "C'est douloureux de perdre un classico, on donne tout")





Rendez-vous en fin de semaine pour le bilan des huitièmes de finale de la Copa, et la présentation du "Gran'Ocho latino"…

08/02/2008

«C'est la reprise!» Au pays de Diego #3

De temps à autre, un petit résumé de l'actu du foot argentin…

Youpi, on clôt! Ça y est, il est venu le temps du bon vieux "Clausura". Celui où les équipes sont au top de leur forme et bien en place sur le pré, renforcées par les déçus des fastes européens. Loin du jeu hésitant du championnat "Apertura" (d'ouverture, les matchs aller de septembre à décembre), celui de clôture (les matchs retour) est celui qui compte en Argentine. Et tout est là pour nous offrir une cuvée passionante, "façon Malbec de Mendoza". Les "superclassiquistes" (Boca et River) sont au top de leur rivalité et de leurs ambitions, des retours au pays excitants, une Albiceleste qui carbure… et Diego qui re-gagne les Malouines…

Favoris. Outre les deux grands clubs de Buenos Aires, on va attendre la confirmation des révélations du dernier "Apertura": les récents champions Lanus et les vainqueurs de la Copa Sudamericana Arsenal de Sarandi. Enfin, San Lorenzo (champion surprise l'an dernier), le Racing, Independiente et Newell's Old Boys sont toujours des outsiders de qualité. Enfin, le club surprise pourrait être Tigre, auteur d'une belle première moitié de saison.

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Le doigt de Dieu.
Il pensait y être arrivé, Diego, à se contenir et poser un genou à terre face aux puissances de l'argent. Il avait reconnu l'indicible et même présenté ses excuses aux Anglais. En visite dans la Perfide Albion il y a une semaine pour faire des affaires, l'auteur de la mythique «main de dieu'86» déclarait au Sun: «Vous êtes si gentils et polis malgré les histoires entre nos deux pays. Si je pouvais m’excuser, revenir en arrière et changer l’Histoire, je le ferais.» Forcément, on s'étrangle, dans le pays qui compte autant de lieux de mémoires dédiées aux Malouines que d'Eglise… Et puis Diego est redevenu «D10S», celui qui boit et qui mange des pizzas. Et qui jette à la gueule des Brittons futurs associés cette saillie toute maradonienne: «Mes chers coéquipiers en sélection, je n’ai pas demandé pardon à l’Angleterre, et à ceux qui ont parlé à ma place. Je n’ai qu’une chose à dire, ce sont des connards». On respire…Quelques jours plus tard, Maradona se fait le président du Boca Juniors, en le traitant de "bife de chorizo" (littéralement, "filet de bœuf un peu gras"). C'est bon, il est revenu…

5-0 tranquille… La seleccion rechausse aussi ses crampons, et a infligé mercredi une rouste en marchant au Guatemala. Leçon de toque avec une équipe B (doublé de Higuain, dont un somptueux deuxième, et buts de Lavezzi, Maidana et Ruben)…





À River la «Revancha». River Plate - Boca Juniors, un partout. Les Millonarios des quartiers huppés de la capitale argentine ont remis les pendules à l'heure face aux Bosteros (prolos) de la Boca. Lors de la bien nommée Copa Revancha (superclassico d'intersaison estivale, comme ça juste pour se marrer et profiter des platanes de Mendoza), le River s'est arraché face aux Xeneizes (Gênois) pour s'imposer 3-2. Evidemment, Carlos «El Pelado» Ischia, le coach boquense, s'est empressé de rappeler que, "ouais c'est pas mal mais nous on a mis deux buts il y a dix jours". Ou à peu près…




Maxi respect. C'est LE retour qui fait plaisir, tant le départ avait laissé un goût amer aux supporters du Racing. La petite pépite de 21 ans Maxi Moralez avait quitté son club du Racing d'Avellaneda (surnommé «la Academia») pour le… FC Moscou. Des adieux très tristes, mais qui avaient le mérite de la franchise: «j'ai une famille à qui je veux faire plaisir. Je ne peux pas refuser de telles offres». Mais, comme dans un film de Frank Capra, ça finit bien à la fin. Et «El Enano» («le nain») a fuit l'hiver ex-soviétique pour l'été argentin, revenant au Racing en héros, prêté quasi-spécialement pour sauver de la relégation le club, qui l'a lancé il y a tout juste un an (on ne descend qu'à la fin de la saison, même s'il y a deux championnats). De quoi ravir les hinchas de l'enceinte surchauffé du «Cilindro»…



 

Résurrection, mais traîtrise. L'ange D'alessandro est lui resté plus longtemps sur le Vieux continent, où il a quelque peu brûlé ses ailes emplies de grâce. Le milieu créatif et classieux révélé au River s'est égaré dans une belle trilogie de clubs glauques. Wolfsburg, Portsmouth puis Saragosse. Il était temps pour le créateur platense de revenir. Mais ce sont les champions du Clausura'07, San Lorenzo, qui ont raflé la belle mise. Au grand dam de Leo Farinella, excellent chroniqueur pro-River d'Olé… qui assistera en adversaire à la fameuse «boba» de D'alessandro. Cassage de reins et petits ponts…


31/01/2008

C'était pas la main de Dieu! (Au pays de Diego #2)

De temps à autre, un petit résumé de l'actu du foot argentin…

 

ef35d2102631ab8ec6ddd1b301f75c9c.jpg«Les excuses de Dieu». C'est ainsi que titre, un peu dépité, le quotidien sportif Olé, pour relater la nouvelle: Maradona demande pardon aux Anglais pour avoir gagné la deuxième guerre des Malouines en 1986, lors du quart historique du Mondial mexicain. En fait, ce n'était pas Dieu qui avait marqué, mais bien la main de Diego. C'est un mythe qui s'effondre. Dans le «Sun», il déclare ainsi: «Si je pouvais m'excuser, revenir en arrière et changer l'histoire, je le ferais. Mais ce but reste un but, l'Argentine est devenue championne du monde et j'étais le meilleur joueur du monde». C'est moche. Sous prétexte qu'il nourrit le projet de racheter un club anglais, «el D10S» renonce au plus beau de ses miracles. Que va devenir l'église maradonienne?

Plutôt que d'illustrer cette triste nouvelle par la désormais déchue «main de dieu» (que l'on peut toutefois revoir en cliquant ici), on préfère se remémorer cet Amérique-Reste du monde de 1986, quand «el Pibe de Oro» était encore un méga-punk au zénith de sa carrière, et qu'il sniffait tout juste le match remporté, à l'aide d'un gars patibulaire mais presque, dans un joli polo turquoise (ça se passe après une minute)…



La solitude du gardien de but tourne au suicide. Terrible loi des séries chez les portiers pamperos, ainsi que le relate Supergol.com.  L'«arquero» de San Martin Mariano Gutierrez a mis fin à ses jours. A 29 ans, il rejoint la longue liste des footballeurs vaincus par la mélancolie. Sergio Schulmeister (goal de Huracan pendu à son ceinturon, en 2003), Luis Ibarra (n°1 de Tigre, jeté d'un balcon en 1998) ou Alberto Vivalda (ancien gardien de River Plate passé sous un train, en 1994). Mais la tragédie n'est pas seulement propre aux dernier remparts. En 2003, l'arbitre Fabian Madorran s'est tiré un balle, à 39 ans, au crépuscule de sa carrière. Enfin, l'attaquant Mirko Saric a été retrouvé pendu dans sa salle de bain en 2000, ne supportant plus ses blessures qui l'ont privé de jeu avant de lui prendre sa vie. Pour les passionnés hispanophones des suicides de footballeur, cliquez ici


Le grand retour de la Libertadores.
Bon ok, ce ne sont que les  qualifications pour la phase de poules. Soit l'équivalent latino de l'Intertoto. Mais c'est quand même l'occasion de voir à l'œuvre les caves rebiffés du foot argentin. Les modestes d'Arsenal (aucun lien) ont ainsi ouvert et découvert l'édition 2008 de la plus culte des Copa. Forts de leur succès en Copa Sudamericana (la coupe UEFA version latina), les «Gunners de Sarandi» entendent bien figurer avec les plus grands du continent. Débuts réussis mardi, avec une probante victoire face à Mineros de Guyana, lors du match aller dans la banlieue de Buenos Aires…

 


c909eb0ef1c31667e2c88af7ef81ee37.jpgLanus théâtral. Autre invité surprise dans cette Libertadores, les tout récents dominateurs surprises du championnat d'ouverture 2007, la séduisante et romantique équipe de Lanus (encore des banlieusards de la capitale argentine). Avant le match aller chez les Boliviens d'Olmedo, trois des tauliers du «Grenate» ont rendu hommage au pape du burlesque argentin, l'acteur Alberto Olmedo (mort il y a 10 ans). A l'invitation d'Olé, ils ont répondu à une interview grimés en personnages célèbres de la carrière de "l'Olmedo noir" de Rosario. Pour la légende, Blanco en "Rucucu", le super classieux Lautaro Acosta en ""El Manosanta" et Biglieri en "Capitaine Pileux". Vous imaginez ça en France?

 

Le Pentagonal à River. Le plus prestigieux des tournois d'intersaison estivale revient finalement à River Plate (classement & résultats ici). Toutefois, les hommes de Diego «el Cholo» Simeone se sont fait planter lors du premier sperclassico de l'année contre Boca Juniors. Un match qui a vu «el Mago» Riquelme retrouver ses marques de chef d'orchestre lancinant. Et l'inénarrable Martin Palermo, baltringue infatigable mais qui marque toujours à la fin, nous gratifier d'un de ces buts dont il a le secret. Suite et fin de la playlist des buts du Pentagonal'08…



Superclassicoverdose. Avec cette victoire, les Bosteros du quartier populaire de la Boca ont ouvert le compteur de la rivalité 2008 avec les Millonarios du Buenos Aires chic. Mais voici que se profilent déjà deux autres Superclassico amicaux (si on peut dire) pour préparer la nouvelle saison (Libertadores + championnat de clôture). Copa Desafio et Copa Revancha, ou comment transformer l'intersaison en feuilleton d'un duel éternel. Evidemment, ça marche aussi économiquement, puisque les matchs se jouent sur terrain neutre (Mendoza et Mar del Plata). Et que les stades sont pleins

 
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