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20/04/2010

Tombé en Rade

giaco_2.jpgPlutôt que s'apitoyer sur ma terrible frustration volcanique, ambiance "Si tu vas pas à Rioooo", le Sporting Tertulia préfère s'ennivrer d'ovalie nostalgique. Comme un (cruel) clin-d'œil aux rêves vacanciers de Maracaña envolés, c'est une autre Rade qui nous a ému ce week-end. Celle de Toulon et de son RCT ressuscité. Leader du Top 14 professionalisé ajourd'hui, les Rouge et Noir ont fait revivre en nous la mémoire embuée du rugby à grand-papa. Un rugby amateur tendance marrons chauds qui, malgré ses errances et ses outrances, avait sacrément la classe.

Voir revenir les grands clubs de la charnière 80/90 en haut de l'affiche des années 2010 enclenche forcément la boîte à souvenirs. Même si Toulon, comme le (Métro-)Racing qui s'est aussi qualifié pour les quarts, ou même Agen qui vient d'assurer sa remontée dans l'élite, n'ont plus grand chose à voir avec les clubs de fin de banquet, les colosses un peu gras ou les nœuds-pap rose du showbizz parisien.

Le haut-niveau ne concerne plus que quatorze équipes, mais en vrai huit (allez neuf, en comptant le MRC de Trinh-Duc!). Il est loin le temps où ça jouait à 32 avant de finir par des vraies phases finales commençant en huitième de finale aller et retour. Désormais, les clubs centenaires et chargés d'histoire diparaissent peu à peu, sauf à être repris par un magnat ayant fait fortune dans l'immobilier, la pharmacologie ou la bande dessinée… Rêves d'Abramovitch un peu au rabais… Mais à Toulon, si Mourad Boudjellal fait fumer la carte bleue et qu'on compte les enfants de la Rade présents dans le XV de départ sur les doigts de la main, au moins le public n'a-t-il pas changé…




images.jpgQu'il entonne le Pilou-Pilou dans sa diantre d'antre de Mayol ou au stade Vélodrome (ci-dessus). Ambiance Sud-Est, le couteau et la bite entre les dents, l'accent aux bords des molaires, et le fair-play remisé au vestiaire. Arbitre enculé, buteur adverse sifflé, et bagarres générales vivement encouragées.

 

Comme aux temps des affrontements avec Bègles et Vincent Moscato en 91, quand une minute de silence était un épreuve, la première mêlée un rendez-vous à ne pas rater, et Daniel Herrero déjà à son bandeau rouge aliéné…
[au bout de cinq minutes, le match devient monocorde]





Comme à l'époque d'Eric Champ et Jérôme Gallion soulevant le Brennus'87 contre le Racing club de France de Mesnel et Pouyaud, avant de chuter contre le Stadoceste Tarbais, puis le Stade Toulousain…
[n°11 de la série "Il était une fois le RCT", tous les épisodes de la série ici]

 

Alors, pourquoi le cacher, on a hâte de retrouver les Toulonnais dans le RER menant au Stade de France, pour la finale de dans un gros mois. Ne serait-ce que pour le Pilou-Pilou…

06/09/2009

Le bonheur est sur le pré

tampon-placage-rugby.jpgC'est à peine si j'arrive à taper sur le clavier. Ruiné, mais heureux. Après une dizaine de mois d'inactivité, j'ai enfin osé. Sur le pré abandonné, gros plaquages et crustacés. En vrai, ça faisait sept ans que j'avais pas touché un cuir. Pire, le rugby en venait presque à me faire douter. Sans doute fallait-il replonger. Comme ça, un samedi de septembre, à Bagatelle, en plein territoire sarko-neuilléen. Un peu craintif, mais conscient de l'urgence.

Et finalement le panard. Evidemment, des en-avant crétins, des interceptions ratées, une défense en porte de saloon. Evidemment, un voile noir sur les yeux pendant vingt minutes, une sensation d'avoir avalé un sauna, et de la triche lors du concours de pompes. Certes des bleus de partout, des ecchymoses format grandiose, des courbatures très mûres.

David Campese.jpgMais le bonheur d'avoir retrouvé son rugby. Celui qui met la tête dans le ruck, celui qui pousse en touche le costaud d'en face, celui qui fait progresser un maul "comme en vrai". Une passe croisée réussie, et on se prend pour Campese au sommet de sa gloire wallabie. Et, surtout, on frissonne et déraisonne, en se prenant à rêver de tenir une saison à ce rythme. Déjà rien qu'en se racontant les embryons d'actions d'entraînement à la buvette, on se croirait international.

Bref, pour aimer de nouveau le rugby, suffit d'en refaire. Effet immédiat, dès le lendemain (ce dimanche), on a eu envie de retourner au stade. Découvrir Colombes, son ambiance classieuse de bourge qui s'encanaille, et son Racing qui a de la gueule. maillot-racing-metro-92-domicile-2008-2009.jpgBon, on a tout de même supporté l'uuuUUUsap, faut pas déconner. Parce que Max Mermoz, qui irradie de classe et qui a d'ailleurs une nouvelle fois obtenu la gagne en accélérant une seule fois le rythme de son talent indécent. Il faisait beau, on n'a jamais été aussi mieux placé (bravo à l'ouverture des latérales aux pauvres des pesages!), et on a vu Chabal se planquer pendant tout le match. On a hurlé, chambré, et tapé des mains comme des bourrins.

Le rugby c'est bien, s'en éloigner ça craint. Du coup, j'ai même pas regardé France-Roumanie. A ce moment, le foot ne supporte pas la comparaison…

Comble d'ivresse ovale, le prochain match du Racing, c'est contre Montpeul. Et, plaisir ultime, j'ai même récupéré le numéro de portable de l'idole Lolo Pons


23/01/2008

Au pays de Diego #1

De temps à autre, un petit résumé de l'actu du foot argentin... avec une forte coloration or y azul...

Intersaison. Pour les hinchas sevrés de ballon et trépignant de voir la Copa Libertadores commencer, il y a le «Pentagonal de Verano». Ce tournoi d'intersaison réunit les cinq clubs les plus prestigieux d'Argentine, mais ça ressemble plus à de la L1 qu'à un bon «Clausura» (championnat de clôture). Petite playlist de buts des matchs déjà joués...



Dream team. Ce «Pentagonal» a vu le retour en demi-teinte du grand Roman Riquelme chez les Xeneize de Boca Juniors, samedi dernier contre San Lorenzo (1-1, but marqué alors qu'il était sorti). Si «el Mago» n'a pas franchement brillé pour l'instant, il peut toutefois compter sur une réjouissante nouvelle pour retrouver la confiance (essentielle dans le jeu de ce faux lent de talent): il sera du voyage olympique avec les espoirs de l'Albiceleste. Autrement dit avec Messi, Gago, Kün Agüero... qui, eux, ont moins de 23 ans.

 

Superclassico. Mais ce qui occupe Buenos Aires cette semaine, c'est le premier superclasico de l'année 2008, samedi. Même si c'est dans le cadre du «Pentagonal» et que ça se jouera sur terrain neutre (à Mar del Plata), ça reste un Boca-River. Et ça se chauffe à l'ancienne. Ariel Ortega fait monter la pression, normal vous me direz. Dans Olé, il en appelle à «l'orgueil». Pour mémoire, quelques images des grands superclasico de l'histoire, en cliquant ici... 

85a0102a9b78267fab75f1964f219c93.jpg

Le foot andin se rebiffe. La Conmebol (équivalent latino de l'UEFA) s'est réuni mardi et a apporté son soutien à la Bolivie, qui s'oppose à la nouvelle directive de la Fifa interdisant les matchs en altitude. Attaché à ce qui est finalement un "vecteur d'égalitarisme" entre pauvres urbains qui jouent tout le temps et pauvres privés d'espaces plans pour jouer n'importe où, le continent défend ses montagnes. Mardi, toujours dans Olé, un chercheur d'Oxford résumait les conclusions d'une enquête tutoyant les sommets. Sa statistique est mathématique: «à chaque fois qu'on s'élève de 1.000 mètres, celui qui joue à domicile marque 0,5 but de plus». Réponse du ministre des sports bolivien: «Celui qui dit ça ne connaît rien au football».

 
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