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18/10/2009

Bon, on arrête quand de le jouer, le titre?

Image 7.pngC'est avec une certaine émotion que l'on regarde le classement du championnat de France de L1. Quoi de plus normal que le 500e billet de ce blog soit une nouvelle fois consacré à Montpeul, à la Paillade, à la Butte, au MHSC. Au départ, dans la douce euphorie d'une montée inespérée, on s'était pris au plaisir nostalgico-bravache de faire un peu les cadors, en rêvant secrètement de revivre la saison 1987/88, où les promus de Montpeul avaient fini troisièmes. Et vu qu'on est du sudeucon, tant qu'à faire le cake, on avait carrément lancé: "On joue le titre". Mais plus les matchs filent et plus ça reste crédible. Jusqu'à ce dimanche matin: premier ex-æquo avec Lyon après neuf matchs…

 

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Contre Saint-Etienne ce samedi, la Paillade a encore montré son plus beau visage, respectueux du magique équilibre de l'effectif des âges d'or. Du vieux laborieux (Pitau, Jeunechamps), du jeune rebeu talentueux et vainqueur de Gambardella (Aït-Fana, Belhanda), un milieu qui régale (Costa, Marveaux) et une charnière intraitable (la Yougo connection Spahic/Dzodic), et des attaquants qui sapent des occases, mais aussi les défenses. On se croirait revenu à la belle époque des Bernardet, Perez, Lucchesi, Ferhaoui, Lolo Blanc.

En même temps, on n'est pas dupe. Trois matchs à l'extérieur qui se profilent, ça sent bon le début de décrochage. Au moins s'est-on inspiré du contre-exemple rugbystique, en évitant de faire les "trompettes". Mais c'est plus fort que nous, le stade de la Mosson tourne à 20.000 spectateurs (du jamais vu depuis dix ans) et les Verts qui peuvent se rhabiller…




Ultime et délicieuse madeleine à l'huile d'olive, les Ultras de la Butte sont toujours là. Toujours là pour emmerder le gros Loulou Nicollin, avec leurs mailloches anti-parisiennes, leurs bombes agricoles à Nice, et leur rancune tenace envers les Magic Fan. Des accès de violence qu'on ne peut que trouver stupides, bien sûr, mais qui viennent troubler la perception médiatique, et c'est pas plus mal. Non, Montpeul n'est pas le nouveau Guingamp tout doux du Roudourou et n'a rien à voir avec les Chtis sympas de Boulogne qui ont tellement souffert du procès d'Outreau. Montpeul a un passé de foot, certes tocard et plein d'excès, mais un passé culte quand même.

Et puis, signe de bonne santé des tribunes, les supporters du kop pailladin se mettent à créer leurs propres chants, sans même insulter les Nîmois Image 9.pngdedans. On en a repéré deux sur Dailymotion et, faut-il l'avouer, on confesse les avoir entonné ce petit matin, sur la route du buraliste, avant de passer trois cafés à relire le classement dans l'Equipe.

Bien sûr, ce n'est pas encore le virage girondin, qui se met carrément à penser, en citant du Lénine et du Trotsky (énorme initiative "sport is politic"!). Mais ce sont des chants positifs, sans la moindre allusion à de quelconques petits Nîmois "qu'on nique leurs mères sur le stade stade des Costières, que par les couilles on les prendra oui mais que des couilles ils en ont pas"…

Le premier opus n'est certes pas fantastoche, mais on ne peut que saluer la phrase d'intro du kapo sur la vidéo («Bon, on va la refaire, on est des Caraques, mais on s'en bat les couilles, parce qu'à la Paillade, on est tous des Caraques!») Le terme de Caraque voulait à l'origine dire "Gitan", mais sa signification va bien au-delà, genre "patibulaire, mais presque".

Paroles:

LES PAILLADIIIINS, NE LACHENT RIIIIEN!!!
LES PAILLADIIIINS RE-PRENNENT CE REFRAIN!!!
DANS TOUS LES STADES, ON SERA LA!!!
DANS TOUS LES STADES, CE SON RESONNERA!!!!
léléléléléléléla OoO OoO léléléléléléléla OoO OoO

 

Encore plus poétique, ce magnifique dizain imparfait, à la déclamation forcément altérée par l'accent local…

Paroles:

"je t'aime plus(se) que la cocaine(eeeuh)..
je t'aime plus(se) que faire l'apéro(ooo)..
je t'aime plus qu'une belle coquine(eeeuh)...
JE T AIME TOI LE MONTPELLIER HERAULT!!!"

lalalalalalalalala lalalalalala-la lalalalalalala-la

 

22/08/2009

Retour en enfance

Image 21.pngComment c'était d'la balle atomique! Heureux d'avoir réussi à trouver le temps entre deux universités (Europe-Ecologie terminée, en route pour Port-Leucate), pour retourner au stade. Comme au bon vieux temps. La petite marche dans la Paillade et ses odeurs de merguez frites menant aux tribunes. Money for nothing de Dire Straits pendant l'échauffement des joueurs, les protestations traditionnelles devant la buvette de la Mosson ("comment ça, que de la Buckler?!")…

Pourtant, le MRC jouait trois heures plus tôt, contre l'USAP (et même qu'on a gagné, sans même mettre un essai). Mais ce coup-ci, le rugby était secondaire dans ma relation au passé. Trop envie de revivre la joie enfantine de Montpeul en L1. Trop envie de retrouver les écharpes oranges et bleues et le logo Nicollin qui, définitivement, a trop la classe. Trop envie de voir en vrai les Costa/Montaño/Spahic, et de les contempler avec Blanc/Valderrama/Suvrijn en miroir.

Si depuis l'âge d'or, il y a eu quelques retouches à mon image d'Epinal, l'essentiel était là. En face, Sochaux. Sans Mehmet Bazdarevic ou Steph Paille, mais avec Stéphane Dalmat, qui tripote encore pas mal malgré le surpoids et l'alcool. Des belles séquences dans l'entrejeu, une présence athlétique qui fait plaisir, des bons gros tacles aux genoux.

Le speaker qui prononce "Davesse" au lieu de Davies (qui, en passant, est une sacré recrue pour les Doubistes), 15.000 spectateurs, malgré un stade qui semblera toujours vide à ce niveau (foutu Mondial 98), et le kop de la Butte qui demeure, toujours aussi chaud. Même le traditionnel "Oh-hisse-enculé-salope-les-chiens-te-bourrent" a perduré.

Doux début de soirée. Victoire 2-0, sur un péno généreux et un contre rondement mené dans les arrêts de jeu. La Butte pouvait tressauter, et moi me féliciter de m'être échappé de Nîmes quelques heures avant…
(images d'archives)





Allez, la prochaine fois, je retourne dans le kop…

 

 

30/05/2009

Les larmes aux yeux, encore…

Sur mon nuage. A peine réveillé, et branché sur France Bleu Hérault tout en lisant midilibre.com et la plume "si héraultaise" de Jean-Mi Izoird ("L'élite se mérite. Elle se rouzigue os après os"). Une pensée pour Courbis, qui rejoint le panthéon "gitou-bedonnant" du club, aux côtés de Mezy et Loulou. Et un résumé vidéo (hélas trop bref) enfin trouvé…




Puis on trouve un autre reportage, excellent, encore plus "bandant" (Désolé Strasbourg)…





Comme un gosse. Sifflotant les chants de la Mosson qui reviennent tous un à un jusqu'au sanglot. C'est vraiment con, le foot. Mais putain, que c'est bon…

 

La Butte…



Tino Costa…



Les deux dernières minutes…



La Place de la Com'…

21/01/2008

Lion increvable

Rhaaaaa, Roger Milla! Voilà le genre de nouvelle qui fait plaisir: ce bon vieux Roger a encore le sang vif et vient de corriger un picpocket dans les rues d'Accra, en marge de la CAN. Le briscard de maintenant 55 ans (mais si ça se trouve, c'est plus) est une icône du foot africain en résistance, celui des années 73-94 (période de sa carrière internationale!) où les injustices arbitrales s'ajoutaient aux handicaps structurels. Le genre de gars qui pouvait être une légende de son vivant avec les Lions indomptables du Cameroun et, en même temps, finir sa carrière pro à Montpellier La Paillade. Dents de la chance, accent à la Michel Leeb, indolence bedonnante mais hygiène impeccable (nobody is perfect). Et but à la fin.

Au stade de la Mosson, théâtre de fascinations dans ma prime jeunesse, il en a marqué 41 en 102 rencontres. C'était fou à l'époque, de 86 à 89, on allait au match en sachant qu'il allait marquer. Grâce à lui, les minots de Loulou Nicollin ont remporté un titre de champion de D2 et réalisé la saison la plus folle d'un promu en D1. Avec une troisième place qualificative pour l'Europe au bout, obtenue à la barbe de l'OM et du duo Tapie-Papin naissant. 4-0 lors de l'avant-dernière journée, et doublé du Roger. JPP qui pleure sur la pelouse. Et moi dans les tribunes. Dansant le Milla...

 

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En fait, après vérifications dans mes vieux albums Téléfoot, il s'avère qu'il n'avait pas été foutu d'en mettre un ce soir-là, ce qu'il avait toutefois réussi à faire l'année d'après, lors du dernier match de la saison. Mais Papin ne devait pas pleurer, vu que l'OM a fini champion. C'est fou comme les souvenirs marquants de notre jeunesse peuvent, le temps passant, vous transformer en révisionniste en puissance... Quand je pense que j'ai saoûlé à peu près tous mes "potes de ballon" avec cette histoire...

Ce qui n'enlève rien au talent du «Vieux sorcier», quart de finaliste du Mondial-90, où il a inscrit quatre buts. Et autant de danses mythiques au poteau de corner.

 
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