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05/08/2009

Ce bon vieux piquet de coin

poteau-corner.jpgCe week-end, on a vu le poteau de corner rappeler aux amateurs de ballon qu'il existe. Elément souvent méprisé du jeu de football, il n'en est pas moins l'un de ses acteurs anecdotiques, donc forcément culte. Le poteau de corner est une zone du terrain où règne l'incertitude. Je centre ou je feinte, je protège ou pas la balle, je dégage en touche ou j'essaie de relancer proprement, je fais faute de façon mesquine ou avec un gros tacle aux chevilles…

Une sorte de triangle des bermudes footballistique, où tout peut arriver. Ainsi, la défense du Sparta Rotterdam contre l'attaquant du FC Twente…



Au sporting Tertulia, on a déjà évoqué en passant l'une des aires de jeu les plus punk du terrain, propice aux feintes magiques (remember Rooney et Totti), aux craquages psychologiques (type bug de playstation) ou aux dribbles impossibles (d'un obscur Yougo truqueur). Mais on s'est moins intéressé au piquet de coin en tant que tel. Et pourtant, il y a en dire. Rien que dimanche, le poteau de corner a encore délivré un tacle décisif, contre le Corinthian Boquita…



Ah, ce bon vieux poteau! Comme Bobby Robson (en ce moment, on est d'humeur nostalgique -sans doute les vacances à Montpeul-), il a rythmé nos souvenirs et croisé les plus grands. Dont Roger Milla. Le lion indompté lui a offert une danse, comme une révérence absolue, un jour de huitième de final de Mondial 90…




Le poteau de corner a tout du mythique. Avec Maradona, il devient un élément de one-man show…




Avec Robinho, il met une mandale à Kaka (le poteau de corner est férocement laïcard)…




Avec Drogba le Marseillais, il se fait tout petit…




Dans le stade portugais du Boavista FC, il est l'objet des convoitises…





Mais comme avec Boquita, le poteau de corner est surtout un redoutable tacleur, avec un certain talent dans l'humiliation de ses victimes…





Bonus "joies perdues de l'enfance". On peut même faire de la guitare avec un poteau de corner…

30/11/2008

Il venait d'avoir 18 ans

En passant, des nouvelles de l'une des mascottes du Sporting Tertulia, le grandissime René Higuita. On a déjà tant et tant glosé sur le fantasque gardien colombien, de sa résurrection à 42 ans dans un club colombien de seconde zone jusqu'à son remake du fameux coup du scorpion. Mais voilà qu'el Loco repasse à nouveau les plats de l'histoire, cette fois-ci en version tocarde. Et de nous rappeler, dix-huit ans plus tôt qu'en dehors de ses cages, c'est vraiment pas la sécurité sociale. À gauche, sa cagade face à l'indomptable Roger Milla, lors du Mondial 94. À droite, son nouvel exploit, avec son club de Pereira (où il a été tout récemment transféré), contre l'America Cali le week-end dernier. Le roi de la boulette sans âge…


21/01/2008

Lion increvable

Rhaaaaa, Roger Milla! Voilà le genre de nouvelle qui fait plaisir: ce bon vieux Roger a encore le sang vif et vient de corriger un picpocket dans les rues d'Accra, en marge de la CAN. Le briscard de maintenant 55 ans (mais si ça se trouve, c'est plus) est une icône du foot africain en résistance, celui des années 73-94 (période de sa carrière internationale!) où les injustices arbitrales s'ajoutaient aux handicaps structurels. Le genre de gars qui pouvait être une légende de son vivant avec les Lions indomptables du Cameroun et, en même temps, finir sa carrière pro à Montpellier La Paillade. Dents de la chance, accent à la Michel Leeb, indolence bedonnante mais hygiène impeccable (nobody is perfect). Et but à la fin.

Au stade de la Mosson, théâtre de fascinations dans ma prime jeunesse, il en a marqué 41 en 102 rencontres. C'était fou à l'époque, de 86 à 89, on allait au match en sachant qu'il allait marquer. Grâce à lui, les minots de Loulou Nicollin ont remporté un titre de champion de D2 et réalisé la saison la plus folle d'un promu en D1. Avec une troisième place qualificative pour l'Europe au bout, obtenue à la barbe de l'OM et du duo Tapie-Papin naissant. 4-0 lors de l'avant-dernière journée, et doublé du Roger. JPP qui pleure sur la pelouse. Et moi dans les tribunes. Dansant le Milla...

 

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En fait, après vérifications dans mes vieux albums Téléfoot, il s'avère qu'il n'avait pas été foutu d'en mettre un ce soir-là, ce qu'il avait toutefois réussi à faire l'année d'après, lors du dernier match de la saison. Mais Papin ne devait pas pleurer, vu que l'OM a fini champion. C'est fou comme les souvenirs marquants de notre jeunesse peuvent, le temps passant, vous transformer en révisionniste en puissance... Quand je pense que j'ai saoûlé à peu près tous mes "potes de ballon" avec cette histoire...

Ce qui n'enlève rien au talent du «Vieux sorcier», quart de finaliste du Mondial-90, où il a inscrit quatre buts. Et autant de danses mythiques au poteau de corner.

 
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