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30/10/2010

Parabens Diego!

Diego-Maradona-wallpaper-444.jpgTout juste rentré de doux et inoubliables congés cariocas, le temps de faire le tri dans les photos et les souvenirs fluminense, comment ne pas saluer l'événement le plus inimaginable qui soit: Diego est arrivé à cinquantaine. A Rio, on a eu du mal à s'enthousiasmer pour les 70 piges de Pelé qui ont pourtant rythmé les programmations télés des bars de la cidade maravilhosa, presqu'autant que la campagne présidentielle. Mais voir Maradona parvenir au demi-siècle, soit une fois et demi l'âge d'un Christ toujours plus ringardisé par D10S, après avoir en outre multiplié les résurrections, ça, c'est fascinant.

Et comme on a découvert s'est infligé dans l'avion du retour la sombre daube égocentrée et mal montée de Kusturica, on ne voit pas d'autre hommage que d'écraser sa petite larme devant le seul beau moment du film: l'interprétation par Diego lui-même du sublime cuarteto de feu Rodrigo Bueno, intitulé "la mano de dios". Tout y est: les amis, l'ex-femme courage, les filles émues et la voix chevrotante de l'icône éternel…

 

23/09/2010

Pauvre Leo, Diego du pauvre

Image 12.pngMarrant comme le goût de bloguer peut revenir vite dès qu'on a un peu de temps, et comment on en revient naturellement à Diego. En passant donc, on ne résiste pas à rendre hommage à ce gros loser de Leo Messi. Avec un mimétisme assez stupéfiant, il montre année après année qu'il est davantage le clone défectueux de Maradona plutôt que sa réincarnation. Une réplique imparfaite. Un Diegorabais. Le même talent insolent, mais pas la même classe vulgo-punk. Des inspirations de D10S, mais zéro culte inculte, zéro panache excessif.

"El Pibe de Oro" (l'enfant en or) d'un côté, "la Pulga" (…la puce) de l'autre.

Déjà la destinée et le physique n'ont pas tant que ça à voir, hormis le début et la fin. Certes, Messidona est un lutin né au large de Buenos-Aires (entre Rosario et Lanus), et il a quitté l'Argentine pour le Barça. Mais quand Diego s'est coltiné des clubs et une jeunesse de pauvres, puis quelques kifs déjà rock-n-roll dans la Bombonera de Buenos Aires (remember), Leo a filé vite fait chez les Cules, fuyant la souffrance osseuse et les coktails d'hormones de croissance. Catalan dès 13 ans, au centre de formation.

Résultat: Messi est tout maigrichon et traîne ses airs de puceaux qui le dessert, malgré un déhanché et un pouvoir d'accélération sans concurrence aujourd'hui. Maradona était joufflu et irradiait de bonhomie malicieusement géniale. Sans concurrence à jamais.

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Même topo en équipe nationale, l'Albiceleste ne s'offrant qu'aux héros ayant le Rio de la Plata qui coule dans leur veine. Prêt à mourir pour le drapeaux. Visiblement, vu l'état du palmarès réciproque, il y en a un qui aime plus son pays, et l'autre qui regretterait presque de ne pas honorer son autre nationalité espagnole, où on le verrait si bien briller en sélection.

Leo fait tout comme Diego, mais il est disciple doué plus qu'un Messie. Comme un apôtre éclairé de l'église maradonienne, qui rejouerait les grandes scènes de la passion selon D10S. C'est assez hallucinant, faut bien reconnaître. Mais à chaque fois, c'est toujours un peu plus cheap. Sans âme.

Ce coup-ci, le week-end dernier, Leo nous a refait le moment de la grave blessure. On pourrait y croire. Le maillot de l'adversaire est le même, la chevauchée en biais et tout en force d'inertie, et un bon gros tacle dans les chevilles à vous en flinguer le péroné. Mais là où Diego se mangeait l'horrible ogre basque Goycotxea, sans peur et sans remord, avant de se venger quelques mois plus tard à mains nues et sur le pré (remember), Leo se fait sécher par l'adorable Tchèque sans trop de vision Tomas Ujfalosi. Qui évidemment s'est confondu en excuses derrière. Foot néo-libéral à la con…



Après sa blessure, on espèrerait presque qu'il serait du genre à ne jamais retrouver son niveau, histoire de l'effleurer enfin, cette putain de légende, au moins au rayon destin brisé. Mais même pas. Il reviendra, et sera toujours aussi bon [Màj: il est revenu dix jours plus tard, pffff…]. Et il continuera de faire son intéressant, en imitant Diego comme il peut. Comme quand il avait claqué sa "main de vieux", tellement bien réalisée qu'elle en est dépourvue de chaleur, contre les tocards de l'Espanyol Barcelone…




Non mais sans déconner, il est où le rapport avec l'Angleterre-Argentine'86 qui nous a vraiment fait entrer dans la folie douce footballistique, du haut de nos 7 ans???





Même quand la copie est bluffante d'harmonie, on ne peut s'empêcher de penser que Maradona ouvrait ainsi le score du même match-mythe fondateur, tandis que Messi se promenait parmi les plots défensifs de Getafe'07. But du siècle contre nomination au top 5 du concours du pion espagnol de l'année…

 


Une chose est sûre, Leo ne jouera jamais à Naples, dans les griffes de la mafia et de la coke, avant de finir par renaître au pays. Il ira peut-être au Milan, et ne rejouera sans doute jamais dans un club argentin.

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17/10/2009

DiegObsession

Image 3.pngEn passant encore, une preuve incontestable qui devrait disculper notre Diego vulgos accablé par une enquête de la Fifa, tout ça pour avoir dit aux journalistes qu'ils «feraient mieux de (le) sucer». Maradona est juste obsédé par la fellation. Il y peut rien, c'est comme ça. Ça fait partie de ses extravagances à connotations homosexuelles inconscientes, comme le "Beso de piquito" qu'il aimait partager avec Claudio Canniggia. Illustration de son toc "Chupando", Diego dans le bus, à la sortie du stade, donc à priori juste après avoir multiplié les invites à le régaler auprès de la presse argentine…

 

Faudrait pas que Diego se mette à tracer les lignes du terrain, car (vieux dicton montpelliérain) vu la bite qu'il a sur le front en ce moment, et vues les couilles qui l'empêchent de voir les règles de bases de l'élégance, ça risquerait de donner un truc comme ça…

 

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18/09/2009

En hommage au Beso de Piquito…

Besito_noticia_full.jpgHomo footballisticus. On aurait pu essayer une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, en narrant l'histoire qui suit. Brayan Beckeles et Orlin Peralta, coéquipiers du club de Vida, ont été pris en flag de baiser amoureux, lors d'un but fêté en championnat du Honduras. Moment mignon dans un monde de brute. Jusqu'à ce qu'un des deux amants, Beckeless, nie en bloc face à l'emballement médiatique: «Je suis un homme! Je n'ai jamais embrassé un homme, et je ne le ferai jamais, c'est un quiproquo»…

Triste histoire pour Peralta, en somme, comme pour la société du spectacle sportif. Alors finalement, plutôt qu'une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, on préfère se laisser aller à cette irrépressible nostalgie ('Tain, ça y est, je commence à ressembler à mon grand-père quand il me parlait de Piantoni). Comme un flash-back, la photo nous rappelle évidemment l'amitié troublante et culte de Diego et Cani.

Maradona et Caniggia, les Alix et Enak footeux de notre jeunesse. L'incroyable duo qui avait pris l'habitude, à chaque retrouvaille fêtée d'un but à deux, de s'embrasser tendrement. Au point que lors du retour du Dieu et de l'oiseau à Boca Juniors en 1997, Mme Caniggia d'alors avait interdit à son homme d'aller au-delà du calin. Hors de question de revoir le rituel et pourtant fameux "Beso de Piquito" des deux hommes…

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Maradona et Cannigia, où la complicité fusionnelle de la quintessence du génie albiceleste, passe décisive et but décisif. Grâce à Youtube, on peut retrouver trois chefs-d'œuvre du tandem gay-friendly qui ont illuminé les années 90. Attention, le bonheur de ces deux hommes jouant ensemble les yeux fermés peut choquer…

 

3. Boca-Argentinos Juniors, 1996: Beau moment d'altruisme et le titre pour les Xeneizes…






2. Boca-Newell's Old Boys, 1995: Quand Diego invente pour Claudio la passe en profondeur de la tête…






1. Argentine-Brésil, 1990:
Après des matchs de poule tous pourris, les Argentins se réveillent et se paient des Brésiliens archi-favoris en huitième du Mondial italien. Maradona accélère et Caniggia fait un appel de dingue avant de finir le boulot…



Bonus silencieux: d'autres extraits de la carrière internationale de nos deux héros pas si hétéros…


05/08/2009

Ce bon vieux piquet de coin

poteau-corner.jpgCe week-end, on a vu le poteau de corner rappeler aux amateurs de ballon qu'il existe. Elément souvent méprisé du jeu de football, il n'en est pas moins l'un de ses acteurs anecdotiques, donc forcément culte. Le poteau de corner est une zone du terrain où règne l'incertitude. Je centre ou je feinte, je protège ou pas la balle, je dégage en touche ou j'essaie de relancer proprement, je fais faute de façon mesquine ou avec un gros tacle aux chevilles…

Une sorte de triangle des bermudes footballistique, où tout peut arriver. Ainsi, la défense du Sparta Rotterdam contre l'attaquant du FC Twente…



Au sporting Tertulia, on a déjà évoqué en passant l'une des aires de jeu les plus punk du terrain, propice aux feintes magiques (remember Rooney et Totti), aux craquages psychologiques (type bug de playstation) ou aux dribbles impossibles (d'un obscur Yougo truqueur). Mais on s'est moins intéressé au piquet de coin en tant que tel. Et pourtant, il y a en dire. Rien que dimanche, le poteau de corner a encore délivré un tacle décisif, contre le Corinthian Boquita…



Ah, ce bon vieux poteau! Comme Bobby Robson (en ce moment, on est d'humeur nostalgique -sans doute les vacances à Montpeul-), il a rythmé nos souvenirs et croisé les plus grands. Dont Roger Milla. Le lion indompté lui a offert une danse, comme une révérence absolue, un jour de huitième de final de Mondial 90…




Le poteau de corner a tout du mythique. Avec Maradona, il devient un élément de one-man show…




Avec Robinho, il met une mandale à Kaka (le poteau de corner est férocement laïcard)…




Avec Drogba le Marseillais, il se fait tout petit…




Dans le stade portugais du Boavista FC, il est l'objet des convoitises…





Mais comme avec Boquita, le poteau de corner est surtout un redoutable tacleur, avec un certain talent dans l'humiliation de ses victimes…





Bonus "joies perdues de l'enfance". On peut même faire de la guitare avec un poteau de corner…

02/08/2009

Les émotions Robson

article-1159221-022C1C170000044D-533_468x467.jpgRhaaaaaaaa, Bobby Robson s'en va et c'est un fragment de jeunesse supplémentaire qui glisse sur le vague à l'âme de la mémoire footballistique. Robson, c'était la classe à l'anglaise, mais vraiment. Le dernier grand coach d'Albion, qui misait tout sur l'offensive, en ancien attaquant à la carrière pas si top, mais qui s'est imposé comme l'un des maîtres du jeu de ballon des 80's et des 90's. Pour la nécro, y a pas mieux qu de Cherif Gemmour dans So Foot.com.

Robson, c'était le "special first" qui a enfanté Mourinho, après l'avoir sorti de son boulot d'interprête au Sporting Portugal pour en faire son adjoint à Porto puis à Barcelone. Le gars dont la mort vendredi a failli faire craquer un Kieron Dyer qui le considérait comme un père lors des dernières années de Bobby à Newcastle…




180px-Bobby_Robson_Cropped.jpgBobby Robson, c'était une certaine idée de l'Angleterre, dont il dirigea la sélection durant deux mondiaux où les Trois Lions étaient au top international. Mais c'était aussi un bourlingueur qui a ramené un paquet de titres dans les trois pays où il officia, avant d'offrir un illusoire espoir aux Magpies de s'imposer parmi les meilleurs (Newcastle vient de descendre en D2). Résumé d'une carrière en vidéo, extrait d'un hommage pour son 75e anniversaire, l'an dernier…





Mais pour nous, l'autre "Sir Bobby" a surtout été le stratège, parfois malheureux, de moments de bravoure qui figurent parmi les plus belles de nos émotions footeuses.

Bobby, c'était Gary Lineker, John Barnes et Peter Shilton, au Mondial mexicain de 86. Argentine-Angleterre. Le jour où Diego est devenu D10S, Robson était aux première loges, et nous, on matait alors notre premier match d'une longue carrière. Mais dans notre souvenir, les commentaires étaient vachement moins biens (cf. Titi Roland et l'arbitre tunisien). Au micro, l'immense journaliste uruguayen Hugo Morales. "Merci pour ces larmes, Diego"…




Bobby, c'était aussi Gazza et l'équipe d'Angleterre demi-finaliste du Mondial 90. Plutôt que la dramatique scène des pénos et de l'Allemagne qui gagne à la fin (ça se passe ici), on préfèrera retenir la volée de David Platt dans les ultimes instants de la prolo du quart contre les Belges. Pour la version anglo-enthousiaste, c'est ici. Mais nous on préfère la version RTBF, avec notre héros Roger Laboureur au micro (voir ci-contre) abandonnant sa frite légendaire…

Et puis Bobby, il était aussi sur le banc de la Mosson pour voir son PSV Eindhoven mené par Romario se faire fumer par Montpeul au premier tour de la Coupe des coupes 90/91 (j'y étais!). Avec les compliments de Baillsou, Mr Xu, Valderrama et, bien sûr, du plus grand joueur de tous les temps pailladins. Jacek Ziober…





Bobby, ce fut enfin un sacré beau Barça. Celui de Stoichkov, Figo, De la Peña. Celui qui remporta l'un des plus grands matchs de la décennie, conclu 5-4 contre l'Atletico Madrid de Kiko, en Coupe du Roi '97. Ambiance de folie, et l'oublié Pizzi se jetant en héros dans les bras de coach Robson…

Politiquement parlant, Bobby, c'est enfin l'hymne du Barça qui résonne à San Bernabeu, dans l'antre du Real. En finale de cette même coupe du Roi, contre le Betis Seville (3-2). 40.000 "culés" se livrant à une joyeuse et furieuse profanation antifranquiste et catalaniste…

27/06/2009

L'un jongle, l'autre chute

Avant de causer rugby, et en attendant que les vidéos des matchs du jour tombent dans Youtube, parlons donc un brin d'herbe. Pour saluer le tennisman écossais Andy Murray, qui jongle avec une balle de tennis, afin de promouvoir Wimbledon pour la BBBC…




Une aisance balle au pied qui rappelle celle de Rafael Nadal junior (souvenez-vous en cliquant ici). A voir si raquette en main, il peut être aussi fort sur le gazon londonien (même si, perso, on préfère Berdych). Pendant ce temps, Mikaël Llodra, notre Dingo préféré, se ramasse sur une ramasseuse…


14/03/2009

Dieux brouillés

114eb7a4-20f0-49ab-a010-18969fde2b28.jpgIl a bien fallu deux jours de réflexion et de prise de recul au Sporting Tertulia pour sortir de son état dépressif et digérer le choc des 10, le divorce des Dieux de l'Olympe (albi)céleste. Riquelme claque la porte et ne supporte plus Diego. On le redoutait sans le dire, quand Maradona était nommé à la tête de la selecion. Mais quoi de plus normal, quand on confronte deux égos aussi peu enclin à l'esprit collectif. C'est comme si Cantona devait entraîner Pagis dans une équipe de France fantasmée.



En résumé, El Mago, qui s'est déjà moulte fois illustré dans la démonstration passionnelle de sa susceptibilité, n'a pas supporté d'avoir été écarté du match contre la France, et El Pibe de Oro répond qu'il est con de le prendre mal, qu'il peut revenir quand il veut, mais qu'il s'en branle parce qu'il a Veron pour le remplacer, et que ça ira peut-être un peu plus vite. Ce cabochard génial de Roman, que les hinchas de Boca Juniors préfère à Maradona, refait donc le coup du gars vexé qui boude jusqu'à ce que l'entraîneur change. Qu'il est loin le temps où ça s'embrassait et où ça écoutait un oiseau ridicule sur le plateau de "La noche del D10S"…



Impuissant et triste comme un air de tango, on observe ce déchirement sans pouvoir prendre parti. Enfin, quand même…

 
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