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10/04/2010

Punk-football is dead?

malcolm_mclaren_narrowweb__300x4140.jpgVu que c'est la reprise, on n'a pas encore retrouvé les automatismes d'antan, et on ne peut pas vraiment se permettre de Rhaaaaaaaâler en évoquant la mort jeudi soir de Malcom Mc Laren, le manager des Sex Pistols. Pourtant, on avait beaucoup misé sur un hommage à l'un des emblèmes de cette charnière des 70's/80's en Angleterre, qui promettait de fleurer bon l'effluve de grosse bière et le chant de supporter anarcho-nihiliste tendance "Hools".

Las, le père Mc Laren s'avère plutôt décevant, question Punk-football. Même pas manager d'un sombre club de cinquième division comme on l'espérait. Même pas de trace d'un club bien pourrave qu'il aurait pu supporter. Juste une évocation sportive, pas franchement "no future", dans un clip assez glauque d'une chanson commise en 1983 (Double dutch). Pas d'épingle à nourrice et de rat pelé sur l'épaule, le Punk in London était déja mort, laissant la place à la mode dégueulasse des eighties. Ambiance étudiante où on saute à la corde entre adolescentes pré-pubères en t-shirts jaune. Et où l'on voit le Malcom se trémousser par instant, ceint d'une robe de chambre à peine nouée. Un truc assez guimauve-groovy, qui ne doit pas cesser de faire se retourner dans sa tombe Sid Vicious…




Faut dire que les Sex Pistols et le foot, après une longue farfouille sur le net, c'est assez décevant. Si les batteur et bassiste Paul Cook et Glen Matlock ont promis d'enregistrer l'hymne de Chelsea, on n'en a pas retrouvé la trace deux ans après. En revanche, Jonny Rothen régale un peu la chique déchicotée: le rouquin-chanteur est ainsi cité dans un top 10 des fans célèbres d'Arsenal. Il faut d'ailleurs l'entendre (si l'on est anglophone) déverser sa bile de punk-star décatie sur le nouveau stade des Gunners en regrettant la chaleur d'Highbury…




sex_pistolsnever_mind_the_bollocksfrontal.jpgEt puis on a enfin retrouvé un peu de sous-culte mêlant Never mind the bollocks et ballon. Mais du côté de Manchester. Plus précisément au cœur de vraie Mancunia footballistique. Dans le kop du FC United, ce club dissident monté par les fans des Red Devils ne supportant pas le rachat du club par l'aventureux homme d'affaire ricain Malcom Glazer (en lire plus ici), après les première tentatives de Murdoch le magnat et sa chaîne de télé Sky.

Dans les tribunes du stade d'Hallifax, lors d'un match amical en avril 2007, le kop authentique des supporters mancuniens entonnait ainsi une belle chanson de stade, sur l'air du définitif Anarchy in the UK des Sex Pistols. Et là, l'esprit du punk-foot revit. "I wanna destroy Glazer and Sky, 'cos iiiiii wanna beeeee at FC"




Pour entamer le week-end la crête aiguisée sur la tête, on conclura donc ce non-hommage à Malcom Mc Laren, en s'écoutant l'un des meilleurs morceaux punk traitant du foot (un Top 5 ici). Kicker Conspiracy, de The Fall (1983, les paroles ici), magnifiquement mis en image dans la vidéo ci-dessous. Le spirit du keupon d'albion a tout de même de beaux restes sur les gazons et les gradins brittons…

03/11/2009

Streaker Stack

url.jpgEn passant, un moment exhibo-rigolo offert par l'immense et méconnu Graham Stack, gardien irlandais des Ecossais d'Hibernian. Alors que Kevin McBride et Liam Miller sont interviewés par la BBC, voila que l'ancien goal remplaçant d'Arsenal nous gratifie d'une sublime intrusion en pas chassés-fessés, qui ne peut laisser insensible…





Avec cette nouvelle bonne blague culculte, Graham Stack a frisé l'entrée au panthéon du "Rhaaaaaaaaaa", si l'on se souvient de son passif de brutasse qui ne se démonte pas. Comme quand le bad boy (relaxé dans une affaire d'agression sexuelle) évoluait sous les couleurs des Belges de Beveren, en décembre 2002. Voyant sa surface envahie par des hooligans des rivaux du Royal Antwerp (dont j'ai compris récemment qu'il s'agissait d'Anvers, marrant comme j'e n'avais jamais fait le rapport avant). Seul contre un kop entier prêt à le lyncher, Stack envoit le steack et met à terre le meneur. Tel David devant le Goliath ultra, il dissuade ainsi toute velléité d'emballement et fait reculer la meute haineuse. «Une leçon de self-defense", avait-il alors commenté…


14/09/2009

Adebayor et le plat qui se mange bouillant

adebayoreu8.jpgPlutôt que d'en faire des tonnes sur la montée de Montpeul sur le podium (première fois depuis 87, quand on était déjà promu et qu'on avait fini troisième), on retiendra de ce week-end la formidable démonstration fielleuse d'Uglybayor. En un match, Emmanuel Adebayor a livré une sublime prestation lui ouvrant immédiatement le panthéon des salopards talentueux. Jusqu'ici, le Nwanko Kanu du pauvre était plutôt du genre à avoir commencé sa carrière à Metz et à se faire humilier par de la marmaille comme une baltringue. Mais là, lors de la victoire des Citizens contre son ancien club d'Arsenal (4-2), Adebayor fend l'armure du "footixement correct". Dans le plus pur style d'un "Liam Gallagher" faisant des doigts aux supporters de Tottenham.

 

Premier acte, Manu plante un joli pion d'une tête décroisée. Et ne trouve rien de mieux que d'aller défier ceux qui claquaient leurs salaires pour le supporter il y a trois mois encore. Belle glissade provocante, émeute chez les fans d'Arsenal, stewards blessés et carton jaune pour incitation à la haine. Faut dire que les gars en gros plan, ils ont l'air d'en connaître un rayon, en matière de haine rancunière.

Et là, not' Manu, il ne se démonte pas. Il se relève et, à peine sanctionné de sa biscotte, chauffe le public pour en rajouter une couche dans l'humiliation de la bande à Wenger. Du grand art…




Deuxième acte, là où ça devient franchement culte, c'est quand la grande liane togolaise ajoute à son crime de lèse-Gunner un somptueux geste gratuitement méchante, en essuyant ses crampons sur la tronche du classieux Robin Van Persie.

24/09/2008

Place aux jeunes

 

Deux matchs sur deux continents, pour un même enseignement. La jeunesse prend le pouvoir sur la planète ballon. À l'occasion de matchs de coupe, Arsenal et Boca Juniors ont lancé sur le pré leur équipe de jeunes. Pas un au-dessus de 23 ans sur le terrain. Et même si l'enjeu des matchs était secondaire (la Cup pour les Gunners, la Copa Sudamericana pour les Xeneizes), ça se termine par dix buts d'école de jeunes morveux insouciants…

Les Londoniens ont atomisé Sheffield Wednesday en seizième de finale d'une épreuve où traditionnellement les grands clubs envoient leurs équipes reserves. Ce coup-ci, Arsène Wenger s'est fait un plaisir de démontrer à Platoche qu'il n'était pas qu'un "biznessman", mais aussi un coach pouvant lancer des minots de 16 à 19 ans, qui en plantent six comme ils jouent à la playstation…



Les jeunes pousses argentines de Boca Juniors ont également régalé la chique, en huitièmes de finale de l'équivalent latino de la coupe UEFA, que l'entraîneur brésilien Wanderlei Luxemburgo vient de redéfinir joliment la "Copa Sudamierdicana". Il n'empêche, face au champion sortant de la Copa Libertadores (les Equatoriens de la Liga deportiva de Quito), les "juveniles" en ont claqué quatre comme ils dévorent un asado…


09/02/2008

Lanus et Arsenal rejoignent les grands de la "Libertadores"

On connaît quasiment tous les qualifiés pour la phase de poules de la Copa Libertadores. Les Colombiens de Boyaca Chico et les Chiliens de l'Audax Italiano vont se disputer le dernier billet, après un somptueux match aller (4-3). Les Argentins de Lanus et d'Arsenal, ainsi que les Brésiliens de Cruzeiro ont peiné, mais rejoignent finalement le tour final. Les Péruviens de Cienciano seront les "petits poucet" de l'épreuve. Petite playlist vidéo de tous les matchs de cette Intertoto latino…


 
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