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24/08/2008

Sur l'Olympe

Bravo aux "experts" (même s'il est très con ce surnom) d'avoir achevé le rêve de ceux qui veillaient devant leur télé à la fin des années 90 en s'extasiant sur la naissance des Barjots. Bravo à Cédric Burdet, qui brille enfin ailleurs qu'à "René Bougnol". Bravo à l'immense Didier Dinard et au définitif Nikola Karabatic. Champions olympiques…

 

Et pour finir ces Jeux Olympires, rien de mieux que le plus sournois des kung-fu jamis inventé dans l'histoire du hand. Avec Luc Abalo en héraut de la génération à venir (pour une fois qu'y en a un qui est pas Montpelliérain)…

Plus qu'un jour

Vite fait, un petit résumé des beaux gestes de cette avant-dernière journée de JO, vu de chez les Verts. J'étais pas devant la télé, mais tous boycotteurs qu'ils sont, certains militants écologistes de l'université d'été de Toulouse ont visiblement la télé dans leurs hôtels. Car aujourd'hui, à l'Arsenal, on s'est tapé Dany "métaphore" Cohn-Bendit lançer, lyrique, à la tribune que "c'est l'Europe qui a fini en tête du classement des médailles, devant la Chine et les USA", tout en trouvant par ailleurs "Husein Bolt très beau". Et au stand café (dé)croissant, on a entendu parler "d'un gars qui a frappé un arbitre en tékouando" et "d'un kung-fu magique de Narcisse"…








En revanche, personne n'a évoqué ce but égyptien venu d'un autre monde, en match de classement (je suppose…), trouvé par hasard sur Youtube…


Respect...
envoyé par Lyam57

23/08/2008

Argentins dorés

Jusqu'au bout, cette génération albiceleste assure comme une bête. Fini le temps où de gauchos prétentieux et sûrs de leur sublime se faisaient planter par plus réalistes. Les Messi, "Kun Agüero", Di Maria, Lavezzi… ont la culture de la gagne qui ne se dément pas avec le temps. Champions du monde juniors en 2005 et 2007, vainqueurs des JO en 2004 et 2008. De l'art de devenir une équipe invincible…

Pour être franc, je n'ai pas vu le match, harrassé par des Verts qui n'en finissent pas de se reconstruire (entendue à leurs journées d'été hier, une métaphore tout en franchise de Daniel Cohn-Bendit: «En politique, c'est comme en foot, il faut être opportuniste pour marquer des buts»). Alors je ne sais pas si Riquelme a été extraordinaire (sans doute qu'il le fut, on attend "Fuckin PK live from Beijing" dans les commentaires). Mais je peux annoncer sans crainte qu'Angel di Maria est le vrai héros de cette compét'. Dribbles efficaces, débordements en tout genre, offrandes décisives, l'ailier gauche a été sommet tout au long de l'épreuve. Et en finale, il plante un but de rêve…

 

Diego peut être fier de ses héritiers et l'Albiceleste se place d'ores et déjà comme la favorite du prochain Mondial 2010.

22/08/2008

Le Brésil sauve l'honneur, l'Argentine prépare sa fiesta

En passant, depuis l'université d'été des Verts où l'on trouve de tout (une librairie anti-foot comme l'organisation d'un match de street-soccer), un petit résumé vidéo de la médaille de bronze brésilienne, fastochement obtenue face à des diablotins belges qui n'ont plus la frite depuis leur victoire héroïque face à l'Italie en quart. Ronnie n'est pas venu pour rien, même si on ne peut pas vraiment parler de foot champagne…


Et en avant-goût de la finale savoureuse de dimanche à l'aube, un extrait de la fiesta autocarienne des Argentins après leur victoire en demi-finale contre ces mêmes Brésiliens. Faisez pas trop la fête, les gars, c'est quand vous vous croyez arrivés que vous prenez des roustes…

 

20/08/2008

Argentina malgré tous

1084617506.2.pngEt ben c'était bien bon, cette victoire argentine sur le faiblard Brésil, en demi du tournoi de foot olympique. Durant tout le match, le même sourire béat ne m'a pas quitté, tant la domination albiceleste fut à la hauteur des pronostics toujours aussi clairvoyants de la presse française, qui voyait évidemment le Brésil. Y a pas à dire, ils ont du pif, les mecs. Y a Ronaldinho, donc ils sont favoris. Ah ouais?

En même temps, faut pas trop en demander à L'Equipe qui annonçait ce mardi matin que le meilleur joueur argentin de la compétition était… le Brésilien Diego du Werder Brême (authentique)! Ni aux mecs de France télé, qui nous ont offert un festival à la limite du mépris. Entre Le Glou qui pensait que Riquelme n'avait pas tiré de péno depuis son raté traumatique de Villareal en 2006 et le mec en plateau qui prenait un malin plaisir à surnommer Agüero "Akun" (il devait le prendre pour un immigré turc…), pffff…

Faut dire qu'ils étaient perturbés les mecs, vu qu'ils ne reconnaissent personne en-dehors de Messi. Et pourtant… "El Kun" est donc sorti de sa boite. Deux buts de renardo grand luxe et un péno bien simulé… Sous les yeux de beau-papa Diego, le talent de l'Atletico (qui y est depuis deux ans, malgré ce qu'en pensent les gars de France 4 qui le voyait tout juste transféré à Madrid!) a livré son grand match, dans la tradition "trezegolo-crespienne". Et Olé pouvait titrer un superbe "ils les ont fumé comme une pipe" (photo), qui arrive presque à la hauteur de leur mythique "Con vaselina" (dont j'ai oublié l'origine, mais c'est quand même autre chose que la titraille de notre grand quotidien sportif). Bref, une folle leçon de tango, et l'humiliation de la dernière finale de Copa bien lavée…

Ce sont donc les Nigerians qui s'avancent pour un remake de la finale olympique de 96 (en revoir un long résumé en cliquant ici), qui avait vu les Super Eagles remporter le premier titre du continent africain. Ce coup-ci, il n'y a pas Kanu ou Amunike, mais ça joue quand même drôlement bien, et les diablotins belges ont pris une petite leçon de passes dans le dos et frappasses de 30m (résumé vidéo en cliquant ici). Et on entend plus fanfaronner notre nouvel idole Joharno

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Toutefois, mais ça les mecs de France 4 risquent de passer à côté (et peut-être même le gars de L'Equipe, qui a annoncé mardi Mascherano en attaque dans la compo -re-authentique!-), ce sont les Argentins qui ont l'avantage psychologique. Je parle de ceux présents sur la pelouse. Car en 2005, les deux mêmes générations s'étaient déjà affrontées en finale du Mondial junior. Et Messi avait marqué deux fois, donnant le titre aux siens après avoir sorti le Brésil en demi. Ça sent bon la deuxième médaille d'or et le douzième match olympique victorieux d'affilée…

En plus, Di Maria brille de mille feux sur son aile gauche et Riquelme n'a pas encore fait son énorme match pour claquer le beignet de Le Glou (pourtant l'un des rares que je ne fusillerais pas au service des sports de France télé, si j'étais un jour nommé commissaire du peuple), qui le trouve trop lent et qui n'arrête pas de le répéter… Dominique, tu le sais, c'est pas l'homme qui va vite, c'est le ballon…

Je précise, pour le mec de L'Equipe, qu'il s'agit d'un extrait d'un match de 2005…

19/08/2008

Léo et Joharno, pépites belgo-argentines

On l'avait annoncé lors d'un précédent top 5 et il est au rendez-vous. Le tournoi de foot olympique tient comme d'hab toutes ses promesses. Même si les quarts de finale ont été inégaux, quel dernier carré culte! Rendez-vous compte, un Argentine-Brésil de gala (l'Abiceleste tient sa revanche de la Copa America) et un Nigeria-Belgique ambiance "grande fête frite-mafé" post-coloniale qui fait saliver.

Même s'il a un respect non-feint pour les magnifiques tricoteurs-frappeurs africains et une certaine admiration pour les dix gamins auriverde qui acceptent de jouer avec la peur de se faire bouffer par l'ogre inutile et ventripotent Ronaldinho, le Sporting Tertulia a clairement choisi ses favoris pour la finale.

Parce qu'un Argentine-Belgique serait une affiche tellement insensée qu'elle frôlerait le mythique absolu avant même d'être jouée. La plus folle des oppositions de style, entre la suffisante et racée mécanique latina et la bonne grosse déconne underground d'outre-Quiévrain. Pour résumer, en deux vidéos, c'est Léo et Joharno.

Léo, c'est Lionel Messi. Presqu'en passe de dépasser "el Mago" Riquelme dans le talent frissonnant et toujours plus digne de son adoubement maradonien. Fâché avec le premier et critiqué par le second, il a retrouvé contre la Hollande le "chemin de San Diego". Un match monstrueux: passes en profondeur, roulettes-semelles en bout de course, sprint dans tous les sens, et sens du but dans tous ses sprints. Pion ET passe décisive. "La Pulga" nous met à genoux…



Joharno, c'est un Obni. Objet belge non identifié. Trouvé par hasard sur YouTube. Le mec dont on se sent si loin si proche. Entre rires nerveux devant une prestation de haut-vol et assentiment coupable quand il évoque les Italiens, défaits par les Diablotins après un match épique. Un chroniqueur quotidien à sa façon, qui n'est pas sans rappeller l'inoubliable "cacahouètes-Ricard-à-la-santé-du colonel". Du très lourd…



En attendant les demi-finales de cet aprèm', les plus beaux buts en vidéo et en cliquant sur le gras des autres quarts: celle du Brésil (contre le Cameroun 2-0, Sobes), celle du Nigéria (contre la Côte-d'Ivoire 2-0, Odemwingie) et, donc, celle de la Belgique (contre l'Italie 3-2, Mirallas). Et pour ceux à qui Joharno manque déjà, cet affolant "les femmes qui n'aiment pas le foot" qui laisse songeur…



Et y en a plus de cent comme ça.

18/08/2008

Fin Carlier

Comme sans doute de nombreux tertuliens, ça fait un moment que Guy Carlier ne me faisait plus rire. L'effronté de chez Ruquier sur Inter (ah, ses chroniques sur le neurone de Lepers) est passé du gonflé au gonflant depuis longtemps déjà, entre cure d'amaigrissement pipolisée et penchant moraliste à la con. A prioiri, relayer l'une de ses prestations télé n'est pas vraiment la tasse de thé du Sporting. Mais là, bravo! Un plaisir jubilatoire, que de voir le Gégé Holtz sur-énérvé. Et une défense sans faille de Laure Manadou sur laquelle on est 100% d'accord…

Et merci à Honkytonk pour m'avoir signalé cette vidéo

Ah, l'humilité chinoise

J'ai pas l'habitude de soutenir les Chinois, mais là je dois bien avouer que mon admiration est totale. Bon, c'est une admiration bien ciblée. Qu'est-ce qu'ils sont zen les commentateurs de l'athlé sur la très officielle CCTV! Leur mythe national et source de toutes les arrogances est pas foutu de faire un mètre et profite d'un faux départ pour se faire la belle en claudiquant… Même pas ils haussent le ton. Quel flegme! Imaginez si Patrick Montel était pékinois avait eu le micro quand Liu Xiang nous a offert ce théâtral forfait majestueux d'abnégation à tel point qu'il interroge sur sa mise en scène un brin malsaine…

Alors, envoyons-le (et tout le service des sports de France 2 avec, d'ailleurs) en rééducation dans l'Empire du milieu, pour qu'il arrête de nous mettre une tête comme un tambour avec ses lieux communs insupportables et ses incessantes redites bêtement hurlées…

 
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