Avertir le modérateur

12/10/2009

Au gré du Nil footballistique

Image 4.pngTout juste rentré d'une fort agréable campagne d'Egypte, des hiéroglyphes plein les yeux, on s'est retrouvé en plein trouble au moment de retrouver Paris. Désarroi gêné en pleine balade à Barbès, où la furia algérienne battait son plein dimanche soir. Toute la sympathie du monde envers les drapeaux au croissant ne peuvent faire oublier une semaine de quiétude nilienne et de souvenirs footballistiques. Au point d'être complètement tiraillé par l'issue de la poule C de la mort, en qualif "zone afrique" au Mondial.

Bien sûr les Fennecs en Afsud, ça fait saliver, ne serait-ce qu'en mémoire émue du sublimissime Lakhdar Belloumi. Mais mon cœur balance tout de même vers les Pharaons, avant le décisif Egypte-Algérie du 14 novembre prochain. Parce que les enfants qui jouent sur les berges du fleuve nourricier, parce que Jouma le chef nubien, parce que Captain Amada et Mohamed Abou-Trika.

De Luxor à Assouan, on a trouvé le temps de causer ballon, entre une tombe de Ramsès et un temple d'Horus. On a eu le regard enchanté en apercevant une partie d'ados les pieds dans l'eau…

 

nil.jpg

 

S7302288.JPGPuis on a rit franchement avec Jouma l'autoproclamé chef du village nubien d'Abou (sur l'île éléphantine d'Assouan), quand celui-ci résuma au milieu de ses crocodiles embaumés le dilemme de la sélection nationale: «Chacun joue pour lui, et ne lâche pas le ballon. Au moins en France, on t'engueule. Mais ici, on te félicite et on te dit de continuer à jouer perso». Enfin, on a longuement conversé avec Captain Amada, sosie incroyable de Bunk dans The Wire, sur une felouque ennivrante glissant doucement sur l'envoûtant fleuve des fleuves. Amada est un supporter d'Al-Alhy, «le plus grand club africain en nombre de titres». Il aime beaucoup l'OL et Marseille, autant qu'il ne comprend pas comment la France ne puisse pas être qualifié au Mondial. On a préféré botter en touche plutôt que d'essayer une explication.

 

S7302270.JPGAprès lui avoir fait promettre de s'intéresser à Montpellier en matant le classement de la L1, on a cherché à savoir si Zidan était bien le héros qu'on imaginait. Et là, on a pris conscience de notre éthnocentrisme. Certes, le Zidan est apprécié, mais il joue en Allemagne et n'est finalement pas si vénéré. Car la star en Egypte, c'est Mohamed Abou-Trika. «Le deuxième meilleur joueur africain après Adebayor», d'après Amada. Son nom est sur tous les maillots et ses exploits lors de la dernière CAN résonnent encore dans les cœurs des fils d'Amon-Râ. Non seulement l'attaquant d'Al-Ahly a du sens politique (comme quand il a affiché son soutien au peuple palestinien lors de la guerre de Gaza), mais il est en outre un sacré buteur…

 





Alors, le 14 novembre prochain, on misera sur un 2-0 héroïque des Pharaons contre l'Algérie, parce qu'on l'a promis à Amada (et aussi en souvenir des délicieux pigeons grillés ou farcis d'Assouan). Et l'on se dit qu'Abou-Trika ferait une sacré recrue de mercato d'hiver pour Montpeul qui joue encore et toujours le titre.

03/10/2009

En passant, en repartant, en pharaonnant

573px-football_egypte_federation.svg.pngA peine sorti d'un long tunnel socialiste de sa race, ne laissant guère de place à la Tertulia sportive, voilà que je m'envole au pays de Zidan. Pas Zinedine, l'emblème footix dépolitisé. Nan, on parle du vrai, Mohamed, roi d'Egypte. A moi les pyramides, les sphinx et les temples de dieux à la con qui ont rythmé mon enfance en même temps que les albums Panini. Et si je le trouve, je ramène le maillot de Zidan, sublime pharaon expatrié…




Cerise sur la felouque nilienne, on croisera peut-être Mido, le Osiris de Zamalek, qu'on a tant aimé à l'OM des années pourries. Ah non, pas pour son habileté toute relative devant le but (mais quand même fortiche, le mec). Plutôt pour ce vieux fond à la Brandaõ d'attaquant grandasse et costaud qui n'aime rien de plus que faire la mule. Comme quand, revenu au pays, il tacle un amateur à la hanche en plein milieu d'un entraînement…




Bref, à quelques heures de m'envoler pour Louxor (J'adooooooooore), ces quelques lignes pour annoncer que ce blog sera en stand-by une bonne semaine durant. Et tant pis pour les JO à Rio (trop d'la balle), Montpeul qui joue toujours le titre, où Deschamps qui se vautre en Champions league. Désormais c'est vacances déconnectées. Comme un gros tacle sur caméra de bord de terrain, où on voit plus rien. C'était ce jeudi, en championnat hollandais…

23/09/2009

Tacle façon tcheka

C'est bien heureux que le Sporting Tertulia rouvre son panthéon du "foot du dimanche", dans la catégorie "j'pousse-le-cuir-trop-loin-mais-je-m'en-branle-j'suis-juste-là-pour-faire-mal". Après "le boucher de Saint-Aignan", "l'esthète du taclasse par derrière", "les Bebeto en carton", "le filou du poteau" et "le saut du crapauvre", voici le tacle grand luxe d'un obscur milieu de terrain tchèque, lors du non moins obscur match Blovice-Chodov (signalé par l'ami Fukin'PK). Du saillant, du violent, du bouillant…





21/09/2009

Je re-kiffe (un peu) Catherine

Ça faisait quelques temps qu'on avait délaissé les Rita Mitsouko. Avant même la mort de Fred Chichin. Depuis qu'on avait lu un papier dans Marianne, où l'on avait appris la dérive idéologique nauséeuse des héros de nos premières boums pré-ados. Au moins cela ne changeait-il rien à leur musique. Et ben voilà que je suis en partie réconcilié avec Catherine Ringer, hélas uniquement grâce à sa musique. Celle de son nouveau morceau en hommage à Coach Raymond. Je ne serais donc pas seul à mourrir avec lui





Extrait des parles, trouvées dans So Foot:

« Oui je kiffe Raymond/ Pas mal ce mec/ Il me fait l’effet d’un sacré beau mec ce Domenech/ Un regard magnifique/ Il s’en fout du qu’en dira-t-on ».

« Je kiffe Raymond !/ Trop beau ce mec/ Ouais, son style, son nom/ Il est impec ce Domenech/ J’aime son image, sa stature de vieux crampon/ De son ramage, ouais je monte à l’action... »

20/09/2009

Libre sur le pré

On savait bien que ça ne pouvait pas durer. Montpeul a pris sa rouste contre le cours du jeu à Marseille, tandis que Rolland Courbis la malice se faisait serrer à la fin du match comme un vulgaire truand en cavale. Un dimanche matin sur sa mobilette, direction Baumettes. Alors, en hommage au coach qui a fait remonter le MHSC en L1 mais qui l'a quand même bien mérité faut pas charrier, cette vidéo pleine de non sens ambiance "hip hip hip Oural". Ça se passe durant le derby moscovite entre le Saturn et le Spartak, ce samedi. Un moment de liberté absolue, des stewards invisibles comme si l'ordre et la loi avait disparu au profit d'une réjouissante anarchie. Sur le pré, un supporter bedonnant qui se transforme en streaker buteur en pull. Course incurvée, coup de pied parfait. Et un autre gars qui suit, pour bien dire aux Spartakistes qu'il est le pote du premier. Du sublime de chez sublime, genre avec le temps qui suspend son vol. A toi, Rolland, qui a aussi retrouvé le chemin des filets…

18/09/2009

En hommage au Beso de Piquito…

Besito_noticia_full.jpgHomo footballisticus. On aurait pu essayer une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, en narrant l'histoire qui suit. Brayan Beckeles et Orlin Peralta, coéquipiers du club de Vida, ont été pris en flag de baiser amoureux, lors d'un but fêté en championnat du Honduras. Moment mignon dans un monde de brute. Jusqu'à ce qu'un des deux amants, Beckeless, nie en bloc face à l'emballement médiatique: «Je suis un homme! Je n'ai jamais embrassé un homme, et je ne le ferai jamais, c'est un quiproquo»…

Triste histoire pour Peralta, en somme, comme pour la société du spectacle sportif. Alors finalement, plutôt qu'une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, on préfère se laisser aller à cette irrépressible nostalgie ('Tain, ça y est, je commence à ressembler à mon grand-père quand il me parlait de Piantoni). Comme un flash-back, la photo nous rappelle évidemment l'amitié troublante et culte de Diego et Cani.

Maradona et Caniggia, les Alix et Enak footeux de notre jeunesse. L'incroyable duo qui avait pris l'habitude, à chaque retrouvaille fêtée d'un but à deux, de s'embrasser tendrement. Au point que lors du retour du Dieu et de l'oiseau à Boca Juniors en 1997, Mme Caniggia d'alors avait interdit à son homme d'aller au-delà du calin. Hors de question de revoir le rituel et pourtant fameux "Beso de Piquito" des deux hommes…

2008-03-21beso4.jpg

 

Maradona et Cannigia, où la complicité fusionnelle de la quintessence du génie albiceleste, passe décisive et but décisif. Grâce à Youtube, on peut retrouver trois chefs-d'œuvre du tandem gay-friendly qui ont illuminé les années 90. Attention, le bonheur de ces deux hommes jouant ensemble les yeux fermés peut choquer…

 

3. Boca-Argentinos Juniors, 1996: Beau moment d'altruisme et le titre pour les Xeneizes…






2. Boca-Newell's Old Boys, 1995: Quand Diego invente pour Claudio la passe en profondeur de la tête…






1. Argentine-Brésil, 1990:
Après des matchs de poule tous pourris, les Argentins se réveillent et se paient des Brésiliens archi-favoris en huitième du Mondial italien. Maradona accélère et Caniggia fait un appel de dingue avant de finir le boulot…



Bonus silencieux: d'autres extraits de la carrière internationale de nos deux héros pas si hétéros…


17/09/2009

Tennis, original et copie

En passant, pour rebondir sur l'annonce "sport-bizness pourrie" du jour (la délocalisation de Roland-Garros chez Mickey! La honte…), deux petites vidéos fendardes d'imitations tennistiques. Parce que tant qu'à redouter une pâle imitation scandaleuse d'Auteuil à Disneyland, autant se poiler avec une excellente copie de ce qu'il reste du tennis qu'on aime encore un petit peu. En l'occurrence, voici le roi de l'imitation tennistique: un Espagnol dénommé Andres "el Nacho" Carrasco, étudiant à l'université d'Arizona (qui a aujourd'hui les honneurs de As.com). Du grand, grand art, avec mention spéciale pour Sampras et Kuerten…




Encore plus fort, le volume II, qui démarre par un Gasquet so real…




15/09/2009

La vraie révélation de Flushing Meadows

Image 22.pngOn peut pas dire qu'on est mécontent, à l'issue de cet US Open 09. Victoire inattendu de Del Potro, qui fait mordre la poussière et Rodger, et rien que ça, c'est plutôt bon. Vu que Delpo avait déjà convaincu l'esthète hélvète de supporter Boca Juniors, ça reste entre gens de bonne compagnie. Et c'est pas vraiment culte même pour deux sous. Et puis, en pensant Del Potro, on a découvert Daniel Koellerer. Le Tertulia d'or de la quinzaine ricaine.

Image 27.pngL'Autrichien a ainsi claqué le geste technique définitif, bien plus gouleyant que le vulgaire "coup-entre-les-jambes-à-la-Noah" de Federer. Un truc qui pue bon la baltringue: "le-passing-shot-avec-la-bande-et-le-cri-de-joie derrière". Pépite d'unfair-play comme on les aime, ambaince Kurt Waldheim aux cheveux longs…






On pourrait dire plus longuement combien Daniel Koellerer n'est pas que crevard, mais aussi doué (juste un exemple avec cette volée lobée de fond de court -ici à 55"-), mais on se réjouira plutôt de ce beau moment d'arrosage arrosé: battu en qualif d'unsombre tournoi de seconde zone sans doute, Dani le fou se fait chambrer XXL par l'Espagnol Oscar Hernandez

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu