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23/10/2009

A terre la mujer!

En passant, un instantané de cette violence de bord de touche qu'on affectionne tant, mêlée à une machisterie toute espagnole, mais qui quand même fait qu'on rigole. Ça se passe lors du récent Osasuna-Racing Santander en Liga, et ça rappelle forcément un récent épisode de journaliste féminine maltraitée par la beauferie footballistique (remember l'Atletico Deconnao). Sauf que là, c'est directement un joueur (et non plus les supporters) qui fait preuve d'une rare indélicatesse. A la vue de choc mastoc et macho, une seule conclusion: l'Ibère est rude…

20/10/2009

Old dirty bastards

Image 4.png-1.jpgPlutôt que de causer du check point irlandais des gars de Raymond, quand même jouable faut pas déconner, on préfère saluer la vieille garde, celle qui a illuminé notre adolescence. Du temps où se qualifier à un mondial n'était même pas du domaine du plausible. A l'époque (charnière des années 90), vu que kiffer Bernard Zénier, Luc Sonor et Bruno Martini n'était pas en vogue dans les cours de récré, on s'étoilait les yeux avec Gazza et Pixy.

Paul Gascoigne, on ne présente plus. Le roi du dribble et de la déconne (vidéo ici), le Diego Blanc sans les titres, l'allégorie de l'après-carrière glauquissime. Dragan Stojkovic, pareil. Le plus beau pied gauche des Balkans (vidéo ici), l'angelot de l'Etoile rouge de Belgrade, les éphémères mais splendides envolées au stade du Vélodrome. Tellement chaloupant que ses genous en ont pété. Tous les deux étaient des insoumis d'une sombre époque, où la défense et les gros tacles avaient pris le pas sur le beau jeu.

dragan.jpgPaul-Gascoigne.jpg

 

Ce week-end, Gazza, toujours entre la vie et la mort, a claqué un coup de boule à un barman, dans un vieux rade à billards. Dans le même temps, Pixy, devenu coach de son dernier club japonais du Nagoya Campus, s'est pris un carton rouge en claquant un pion de 40 mètres depuis le bord de touche. Insoumis du beau jeu, toujours, chacun à leur façon…





18/10/2009

Bon, on arrête quand de le jouer, le titre?

Image 7.pngC'est avec une certaine émotion que l'on regarde le classement du championnat de France de L1. Quoi de plus normal que le 500e billet de ce blog soit une nouvelle fois consacré à Montpeul, à la Paillade, à la Butte, au MHSC. Au départ, dans la douce euphorie d'une montée inespérée, on s'était pris au plaisir nostalgico-bravache de faire un peu les cadors, en rêvant secrètement de revivre la saison 1987/88, où les promus de Montpeul avaient fini troisièmes. Et vu qu'on est du sudeucon, tant qu'à faire le cake, on avait carrément lancé: "On joue le titre". Mais plus les matchs filent et plus ça reste crédible. Jusqu'à ce dimanche matin: premier ex-æquo avec Lyon après neuf matchs…

 

Image 5.png

Contre Saint-Etienne ce samedi, la Paillade a encore montré son plus beau visage, respectueux du magique équilibre de l'effectif des âges d'or. Du vieux laborieux (Pitau, Jeunechamps), du jeune rebeu talentueux et vainqueur de Gambardella (Aït-Fana, Belhanda), un milieu qui régale (Costa, Marveaux) et une charnière intraitable (la Yougo connection Spahic/Dzodic), et des attaquants qui sapent des occases, mais aussi les défenses. On se croirait revenu à la belle époque des Bernardet, Perez, Lucchesi, Ferhaoui, Lolo Blanc.

En même temps, on n'est pas dupe. Trois matchs à l'extérieur qui se profilent, ça sent bon le début de décrochage. Au moins s'est-on inspiré du contre-exemple rugbystique, en évitant de faire les "trompettes". Mais c'est plus fort que nous, le stade de la Mosson tourne à 20.000 spectateurs (du jamais vu depuis dix ans) et les Verts qui peuvent se rhabiller…




Ultime et délicieuse madeleine à l'huile d'olive, les Ultras de la Butte sont toujours là. Toujours là pour emmerder le gros Loulou Nicollin, avec leurs mailloches anti-parisiennes, leurs bombes agricoles à Nice, et leur rancune tenace envers les Magic Fan. Des accès de violence qu'on ne peut que trouver stupides, bien sûr, mais qui viennent troubler la perception médiatique, et c'est pas plus mal. Non, Montpeul n'est pas le nouveau Guingamp tout doux du Roudourou et n'a rien à voir avec les Chtis sympas de Boulogne qui ont tellement souffert du procès d'Outreau. Montpeul a un passé de foot, certes tocard et plein d'excès, mais un passé culte quand même.

Et puis, signe de bonne santé des tribunes, les supporters du kop pailladin se mettent à créer leurs propres chants, sans même insulter les Nîmois Image 9.pngdedans. On en a repéré deux sur Dailymotion et, faut-il l'avouer, on confesse les avoir entonné ce petit matin, sur la route du buraliste, avant de passer trois cafés à relire le classement dans l'Equipe.

Bien sûr, ce n'est pas encore le virage girondin, qui se met carrément à penser, en citant du Lénine et du Trotsky (énorme initiative "sport is politic"!). Mais ce sont des chants positifs, sans la moindre allusion à de quelconques petits Nîmois "qu'on nique leurs mères sur le stade stade des Costières, que par les couilles on les prendra oui mais que des couilles ils en ont pas"…

Le premier opus n'est certes pas fantastoche, mais on ne peut que saluer la phrase d'intro du kapo sur la vidéo («Bon, on va la refaire, on est des Caraques, mais on s'en bat les couilles, parce qu'à la Paillade, on est tous des Caraques!») Le terme de Caraque voulait à l'origine dire "Gitan", mais sa signification va bien au-delà, genre "patibulaire, mais presque".

Paroles:

LES PAILLADIIIINS, NE LACHENT RIIIIEN!!!
LES PAILLADIIIINS RE-PRENNENT CE REFRAIN!!!
DANS TOUS LES STADES, ON SERA LA!!!
DANS TOUS LES STADES, CE SON RESONNERA!!!!
léléléléléléléla OoO OoO léléléléléléléla OoO OoO

 

Encore plus poétique, ce magnifique dizain imparfait, à la déclamation forcément altérée par l'accent local…

Paroles:

"je t'aime plus(se) que la cocaine(eeeuh)..
je t'aime plus(se) que faire l'apéro(ooo)..
je t'aime plus qu'une belle coquine(eeeuh)...
JE T AIME TOI LE MONTPELLIER HERAULT!!!"

lalalalalalalalala lalalalalala-la lalalalalalala-la

 

17/10/2009

DiegObsession

Image 3.pngEn passant encore, une preuve incontestable qui devrait disculper notre Diego vulgos accablé par une enquête de la Fifa, tout ça pour avoir dit aux journalistes qu'ils «feraient mieux de (le) sucer». Maradona est juste obsédé par la fellation. Il y peut rien, c'est comme ça. Ça fait partie de ses extravagances à connotations homosexuelles inconscientes, comme le "Beso de piquito" qu'il aimait partager avec Claudio Canniggia. Illustration de son toc "Chupando", Diego dans le bus, à la sortie du stade, donc à priori juste après avoir multiplié les invites à le régaler auprès de la presse argentine…

 

Faudrait pas que Diego se mette à tracer les lignes du terrain, car (vieux dicton montpelliérain) vu la bite qu'il a sur le front en ce moment, et vues les couilles qui l'empêchent de voir les règles de bases de l'élégance, ça risquerait de donner un truc comme ça…

 

penispitch.jpg

Trop de ballons tue le ballon

En passant, un joli et poétique "déja vu" footballistique, répondant à merveille à l'horripilante remarque féminine: "si tout le monde avait un ballon, le foot n'existerait plus". C'est bien plus compliqué que ça, très chères. La preuve avec ce but déballonné, le seul du match, de l'attaquant de Sunderland Darren Bent, contre Liverpool ce samedi après-midi. Voilà qui fera réfléchir les apôtre du foot-bizness qui nous bandent avec leurs goodies pourris dont on ne sait quoi foutre à l'entrée des stades. Alors forcément, le ballon qui nous encombre pour boire une bière (quand les apôtres du sport-bizness le permettent!), ben on le jette. Et le moindre mioche qui passe est alors suseptible de faire une connerie…




La spécialité semble d'ailleurs anglaise, si l'on se rappelle du but encaissé par Manchester City en janvier 2008, contre Sheffield Wednesday. Ce coup-ci, la baudruche surnuméraire se fait passeuse décisive…

16/10/2009

Marrade au Maranhaõ

Image 3.pngAlors là, attention, voilà de la corruption même pas une étoile. De la truquerie bas de gamme de chez bas de gamme. Un cauchemar de Bernard Tapie. La triche la plus visible de tous les temps, qui ferait passer Burruchaga et Christophe Robert (les duettistes valenciennois d'OM-VA) pour Brad Pitt et George Clooney dans la série des Ocean's 11, 12, 13. Sauf que les joueurs du club de Chapadinha ont cessé le ridicule à 9. Comme le nombre de buts qu'ils ont encaissé en autant de minutes et en marchant, jeudi soir.

Contexte: avant la dernière journée du championnat de deuxième division de l'état brésilien du Maranhaõ, les clubs de Viena et du Moto club sont à égalité. Mais un seul accèdera à l'élite toute relative du niveau supérieur. Le coup d'envoi des deux derniers matchs (Viena-Chapadinha et Moto Club-Santa Quiteria) a lieu en même temps. A un quart d'heure des coups de sifflets finaux, les deux prétendants mènent au score. Le sort va donc se jouer au goal-average. Et là, l'emballement insensé. Comme une étrange sensation de playstation avec une des deux manettes qui ne marche pas. 9 buts en minutes, donc, sur une pelouse transformée en surréaliste désert des Tartares…




Le plus drôle, c'est que dans le même temps, le Moto club bénéficiera de trois pénalties dans les huit dernières minutes, mais pour ne l'emporter finalement que 5-1! Ambiance congrès de Reims socialiste, où l'on triche à qui mieux mieux, pour finalement finir à qui perd perd. Evidemment, la fédération du Maranhaõ entend mener une enquête.

15/10/2009

Argentina viciosa comme on l'aime… ou pas

http://i33.tinypic.com/2q0nln5.jpgÇa sent le pet foireux, les sueurs froides, le vice malsain et la joie furieuse. La qualif de l'Albiceleste pour le Mondial sudaf a un air de cancha latina, ces virages de supporters un peu dingues qui terrorisent et électrisent le monde du ballon argentin. Une ambiance où le beau jeu n'a pas franchement droit de cité, où les coups pleuvent en dessous de la ceinture, mais où le chaos sublime enfante l'excès culte et la résurrection vertigineuse, au détriment du génie pur. En deux ultimes matchs, la sélection n'a jamais autant été à l'image de son coach, Diego le vulgos. Un passé incontestablement talentueux, qui s'estompe devant la perte de repères et la folie débordant de testostérone. Un sentiment étrange et dual, entre observation génée d'un gâchis irrésistible et admiration sans borne d'un mental malgré tout à toute épreuve.

 

Image 4.pngDans un contexte aussi tendu que celui du groupe de qualification, seul "el loco" pouvait faire triompher l'Albiceleste. Evidemment dans les arrêts de jeu et en raccro doré, Martin Palermo ne pouvait être qu'à la hauteur d'une résurrection attendue depuis dix ans et son cultissime triple péno raté contre le Paraguay la Colombie en Copa America, qui l'avait depuis discriminé en seleccion. L'icône de la Bombonera est déjà dans le panthéon des attaquants bourrins, tocards toqués de l'art ingrat de la bataille de surface (un best-of boquense ici). Mais cette brute grand luxe, complice monstrueux du Magicien Riquelme (le grand absent fâché de l'équipe à Diego), reste le mec capable de s'arracher de ses cendres putrides pour renaître tel un phénix cabossé dans le stade Monumental des rivaux de River Plate. A 34 ans et après une carrière que l'on pensait poctuée par la blessure de trop, il claque un but hors-jeu du tibia contre le Pérou, offre la victoire inespérée (2-1) et fait exploser Maradona l'otarie sur une pelouse devenue twilight zone"…



Palermo mérite de voir l'Afrique du Sud avant de mourrir, car il semble correspondre à merveille au jeu argentin mal branlé que Diego ne parvient pas à fagoter. Alors que Messi ne vaut pas une messe, Martin le fou est au rendez-vous. Attention, si le gars n'est jamais aussi bon qu'en gros bœuf des surfaces, il est quand même capable de planter un but de 55m ou, il y a tout juste deux semaines, de claquer un pion d'une tête de 30m. Et, faute de Roman el Mago Riquelme et de fond de jeu, il faudra se préparer à une sélection argentine le couteau entre les dents et les couilles sur le caleçon, plutôt qu'avec des diamants entre les pieds. Ambiance charrua uruguayenne, qu'elle a su dompter hier soir.

Contre la Celeste au Centenario de Montevideo, les Pamperos ont su résister et donner des coups, faute d'être capables de se faire trois passes d'affilée. Hormis l'ange Di Maria qui régale tant et tant sur son aile gauche et doit encore se demander ce qu'il fout à Benfica, personne n'est au niveau des glorieux aînés. Même en défense, hormis Macherano, Veron et Heinze, tout le monde est à la rue. Mais la victoire est au bout (0-1), bien sûr dans les cinq dernières minutes et sur un but à la con, suite à l'expulsion de "Cacéres la cuillère". Enfin, Diego en roue libre nous fait rêver à ce que pourrait faire Domenech en cas de qualif post-barrages. Bien plus trash que Raymond, il lâche aux journalistes, en conférence de presse d'après match: «Vous feriez mieux de me sucer, et de continuer à me sucer». La classe façon bife de chorizo




Désormais tout est ouvert d'ici juin prochain. Soit l'option résurrection, avec un retour de Riquelme (pour qu'Aimar soit un vrai joker), ou un Yalta stratégique, qui verrait Tevez, Messi et Kun Aguero apprendre enfin à ne plus se marcher sur les pieds. Et pourquoi pas réintégrer les Français Lisandro Lopez et Lucho Gonzales, pour rajouter davantage de technique… Ou alors, on continue comme ça. Option brouillon burné. A l'arrache. Sans stratégie autre que le rentre-dedans et les buts à bout de souffle. Après tout, l'Argentine n'est jamais aussi forte que quand elle n'est pas favorite.


tashibana.jpgEn conclusion de cet épisode de notre plongée "Au pays de Diego", on ne peut s'empêcher de regarder chez les voisins chiliens pour s'offrir un bonus acrobatique. Ça n'a rien à voir, mais c'est le seul moyen de voir de belles choses dans cet univers post-moderne de football latino toujours adulé, mais tout de même dévoyé. On a retrouvé les jumeaux James et Jason Derrick d'Olive&Tom. Ils jouent au club de Rio Branco, et maîtrisent toujours comme personne la technique dite de la "double Amara Simba". Si ça peut convaincre Maradona d'arrêter d'essayer de faire jouer ses joyaux comme Mark Landers…

13/10/2009

Van den Fuck !

fkysajsqk7thzjxum4a0.jpgPutain de pilules. Après l'ange Marco, voilà que Frank Vandenbroucke rejoint le paradis des cyclistes classieux aux ailes brûlées sur l'autel du pseudo-renouveau. Comme Pantani, "VDB" est mort à 34 ans comme une merde triste et parano au fond d'une chambre d'hôtel glauque, abandonné par tous les ventripotents du vélo-bizness, renié toute honte bue par le scandaleux trio Amaury-UCI-Francetélés. Car, depuis le traumatisme de Rimini (Wampas remember), les responsables sont les mêmes, et le laisser-faire de la culture dopage conduit aux mêmes conséquences dramatiques.

Dans sa biographie intitulée "Je ne suis pas Dieu", Vandenbroucke racontait le début de sa fin, quand en 1998 ou un équipier lui proposa de mélanger somnifère et alcool (façon Virenque qui s'envoyait des pots belges devant des journalistes de l'Equipe). Il écrivait alors: "C’est à cette seconde précise que tout a commencé: lorsque j’ai simplement dit oui à la question: prendre ou ne pas prendre ces pilules."

A la veille de l'annonce du nouveau tracé du Tour de France, alors que l'establishment regarde ailleurs et que tout est fait pour qu'Armstrong puisse se doper quiquille, il ne nous reste que nos yeux pour pleurer la mémoire de "VDB". Plus encore que sa formidable démonstration sur la Vuelta'99, lors de sa victoire à Avila, Francky restera pour nous cette giclette d'anthologie lors de Liège-Bastogne-Liège (en 99 aussi), quand le jeune belge impétueux régla Michele Bartoli dans la côte de la Redoute. L'envol d'un aiglon brisé que nous avons tant aimé…

 

 
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