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06/11/2009

François Hollande, l'autre vision du football

Image 4.pngIl y a comme un goût de la lose, chez l'ancien premier secrétaire du PS. Au terme de mon entretien pour Mediapart avec l'auteur de «Droit d'inventaires», je n'ai pu m'empêcher de le questionner sur ses souvenirs de footeux, comme avant Julien Dray le "Sedanais", Benoît Hamon le Brestois adorateur de Drago Vabec, Manuel Valls le socio du Barça ou Olivier Besancenot l'inconditionnel du Brésilien gaucho Socrates.

On savait depuis un moment que le député de Corrèze était un amateur de ballon, notamment depuis une belle interview donnée à So Foot lors de leur numéro cultissime sur «le foot est-il de droite ou de gauche?». On l'a même récemment vu rechausser les crampons pour un match de charité…

 

 

Tout au long de ses réponses, on note un certain panache chez François Hollande, faux-sosie de Rafael Benitez (remember), tant il assume son amour pour la défaite sportive. Ainsi son plus grand souvenir reste France-Allemagne'82. «Je n'ai pas de plus grande émotion sportive que ce match perdu, dans un scénario incroyable jusqu'aux pénalties. Même la victoire de 1998 ne m'a pas procuré une émotion aussi intense.» Plutôt que de s'offrir une énième et convenue rediffusion du massacre de Battiston (pour ceux qui y tiennent, le résumé vidéo ici), on préfère évoquer le cauchemar de Séville avec la bien belle chanson de Bartone…






Logiquement, son joueur préféré reste Platoche: «Moi, je suis Platini. Parce qu'il est hors-norme. Il n'a pas été formé comme les autres joueurs, il est resté fidèle à ses clubs, il a marqué des buts exceptionnels et est encore aujourd'hui un personnage déterminant du foot mondial». Sur ce coup-ci, on n'a pas franchement retrouvé d'extrait vidéo à offrir à l'ancien patron du PS sur son idole. Si ce n'est un entretien du plus beau des n°10 français consacré à François Mitterrand…

 

Cliquez sur l'image pour lire l'entretien

 

 

Question club(s), Hollande a le chic pour surprendre, et l'on ne peut lui reprocher de tomber dans la facilité: «J'ai d'abord soutenu le FC Rouen. Parce que c'est là où je suis né, et que j'y ai joué gamin. Pas dans l'équipe première, mais  en minime et en cadets. Je suis toujours leurs résultats, même si après une lente dégringolade jusqu'en CFA, ils sont aujourd'hui en National.» Comme on a un peu de mauvais esprit en nous, on a décidé de lui offrir un magnifique moment de football rouennais, avec ce superbe cafouillage défensif ressemblant à s'y méprendre à un congrès du parti socialiste…


Comme toute personne n'ayant pas la chance de pouvoir supporter une équipe en permanence au sommet, Hollande a multiplié d'autres amours footballistiques. Et là, ça frise le n'importe quoi: «Je suis resté attaché à Monaco, depuis l'époque Henry-Trézéguet et qu'il y a eu de belles équipes, même si la ville n'est pas franchement un symbole de foot démocratique. Et puis j'aime bien Guy Lacombe…» Et d'enchaîner, le sourire aux lèvres: «J'aime aussi le FC Nantes et l'En-avant Guingamp. Au final, dès que je m'intéresse à un club, il chute». Pour le plaisir, on se quitte avec un sublime Lyon-Monaco de 1997 (3-3), quand Titi et Trezegol régnait encore en maître sur la L1. Et que François Hollande accédait à la tête du PS…

04/11/2009

Naki fait la nique aux nazis

Image 5.pngC'est typiquement dans ce genre de moment que l'on se dit que, oui, bien sûr, "sport is politic". Lundi soir, le Hansa Rostock accueillait le FC Sankt Pauli. Le derby des extrêmes. Comme un débat entre Le Pen et Besancenot. D'un côté, un club d'ex-Allemagne de l'Est aux ultras fachos, de l'autre le club gaucho d'Hambourg. Ambiance fin de meeting des années 70 autour du stade (ici en vidéo), bastons et police coincée au milieu. Bilan: une trentaine de blessés et une vingtaine de supporters arrêtés. Mais c'est sur la pelouse de la DKB Arena que s'est écrit un nouveau chapitre de la légende du club de la gauche allemande.

300px-Logo_FC_St_Pauli_svg_copy.jpgSankt Pauli s'impose 2-0 chez l'ennemi, et Deniz Naki est le héros de ce match de deuxième division teutonne. L'attaquant d'origine turque a offert du bonheur versoin poids lourd à ses supporters, et pas qu'en claquant son but. Après avoir marqué, il mime l'égorgement devant le kop mastoc de Rostock. Puis à la fin du match, il ne trouve rien de plus beau que d'apposer le drapeau pirate (emblème des Paulistes) sur le pré hostile du Hansa…





Pour les germanophiles ("Allo Uwe, willst-du Fußball spielen?"), séduits par l'idéal Saint-Paulien d'un club aux statuts expressément anti-fasciste présidé par un acteur homo et proprio d'un théâtre-cabaret (comme dans un cauchemard de Louis Nicollin), voici un extrait footballistique de l'émission Tracks consacrée au qartier de Sankt Pauli

03/11/2009

Streaker Stack

url.jpgEn passant, un moment exhibo-rigolo offert par l'immense et méconnu Graham Stack, gardien irlandais des Ecossais d'Hibernian. Alors que Kevin McBride et Liam Miller sont interviewés par la BBC, voila que l'ancien goal remplaçant d'Arsenal nous gratifie d'une sublime intrusion en pas chassés-fessés, qui ne peut laisser insensible…





Avec cette nouvelle bonne blague culculte, Graham Stack a frisé l'entrée au panthéon du "Rhaaaaaaaaaa", si l'on se souvient de son passif de brutasse qui ne se démonte pas. Comme quand le bad boy (relaxé dans une affaire d'agression sexuelle) évoluait sous les couleurs des Belges de Beveren, en décembre 2002. Voyant sa surface envahie par des hooligans des rivaux du Royal Antwerp (dont j'ai compris récemment qu'il s'agissait d'Anvers, marrant comme j'e n'avais jamais fait le rapport avant). Seul contre un kop entier prêt à le lyncher, Stack envoit le steack et met à terre le meneur. Tel David devant le Goliath ultra, il dissuade ainsi toute velléité d'emballement et fait reculer la meute haineuse. «Une leçon de self-defense", avait-il alors commenté…


01/11/2009

Degré zéro

nicollin-le-psg-ne-casse-pas-trois-pattes-a-un-canard_33399_4786.jpgBon ben voilà, on savait bien que ça allait forcément arriver, depuis que Montpeul est revenu en L1. Non, on ne parle pas d'un retour à la normale dans l'improbable quête du titre. Même si on en rajoute des tonnes, on est quand même un peu lucide sur la capacité des ptits gars de René Girard pour s'attendre à une saison avec des hauts et des bas (même si le MHSC est toujours dans la course au bout de 11 matchs). Non, on veut parler de Loulou Nicollin qui nous fout la honte.

Dans le temps, avec l'aide de médias complices, il balancait des trucs du genre: «Mes joueurs, je les paie moins que mes maîtresses, alors que elles, au moins, elles me régalent la chique…» Déjà à l'époque, ça faisait rire la France entière (ah, le truculent, le rabelaisien, le haut-en-couleur), pendant que nous, on baissait les yeux. Ce coup-ci, il s'en prend à Pedretti, espoir tocard du foot français qui a passé le long du match à s'essuyer les crampons sur le joyau Tino Costa. Et il ne trouve rien de mieux que de le traiter de «petite tarlouze»


 

Plutôt que de jouer le titre sur ce coup-là, on va tenter de jouer le filtre. Perso, pour abhorrer la Loulou's touch depuis toujours, c'est davantage la vulgarité globale du président, affichée en public, qui me gêne. Contre les femmes, les pédés, les sans-couilles et tout ce genre d'excès qui deviennent franchement pénibles à la longue. On est ici au-delà du 34e degré bien de chez nous, que j'ai tenté de détailler il y a quasiment un an jour pour jour, quand "Loulou Junior" y allait en privé de son "PD de Nîmois" qu'il révait d'enculer. Et ce coup-ci, je ne tenterai pas de justifier le langage qui est celui de chez nous, hâtivement présenté comme homophobe, parce qu'au final, il y a plus de coup à prendre qu'à gagner face aux ligues de bonne vertu et de bonne pensée.

mezy-nicollin.jpgAvec le père, ça fait trente ans que c'est comme ça en public. Trente ans qu'on baisse les yeux tout en lui étant reconnaissant de nos plus belles années (avec Michel Mézy). Mais en faire un symbole de l'homophobie à la Christian Vanneste semble un peu exagéré (au moins lui arrive-t-il de s'excuser). Ou alors il faut le mettre dans le même sac que Pedretti, qui lui ne semble choqué que par le fait qu'on «s'occupe de lui au retour». De plus, la catégorisation de l'indignation a toujours quelque chose de gênant. S'il avait dit "Ce Pedretti, c'est une salope", qui aurait levé les yeux au ciel?

Déjà, au mitan des années 90, on appelait cette clémence médiatique vis-à-vis de Nicollin le bourrin le "syndrome George Frêche". Vous savez, la rengaine de Janus et sa double face. Ses excès mais sa sympathie, ses errances mais son génie, ses travers mais sa bonne franquette. Alors, quitte à me fâcher avec l'excellent Hussein Bourgi (je le pense pour le connaître un peu), le président du Collectif contre l'homophobie qui demande à Pedretti de porter plainte, juste un constat. Si on s'en prend à l'un, on s'en prend à l'autre. Frêche et Nicollin sont les deux emblèmes de la pire des caricatures du "Sudeucon", et il me paraît compliqué de dénoncer les propos de l'un, en ayant fait partie du système politique de l'autre (et en étant témoin de moralité au procès de Frêche contre les harkis). L'homophobie langagière est au moins tout aussi répréhensible que le racisme latent et le clientélisme féodal, non, cher Hussein?

Pour en revenir à Nicollin, la vraie solution, à mon sens est juste ne plus lui donner la parole. Que Canal ne fasse plus comme si de rien n'était quand il sort des trucs plus énormes que lui, et coupe au montage. Que L'Equipe ou Francetélé cessent de fantasmer ce président patron paternaliste à l'ancienne. Qu'on ne l'interroge plus et qu'il disparaisse médiatiquement. Voilà une sanction qui ferait plaisir à tout le monde, en tout cas à moi, qui commence à en avoir marre de devoir faire semblant d'adorer ce que j'ai toujours brûlé.

Edit lundi matin: Loulou s'excuse, tout rentre dans l'ordre et la conclusion vaut son pesant de cacaouètes bien grasses: «Ça ne regarde que nous, on s'explique entre hommes. On n'est pas des gonzesses!» Marre. Vraiment marre…

31/10/2009

Et la lumière foot…

news_N6565668998.jpgC'est un but que personne n'avait vu jusqu'ici. Le cultissime "lost goal" de Jan Molby, le Danois virevoltant de Liverpool. Un but qui, au fil des récits des 41.291 troubadours liverpudlians présents à Anfield Road ce soir de novembre. Le 26 novembre 1985, contre Manchester. Ce soir-là, seule la radio retransmettait le match. Les années sombres du foot anglais. Violences dans les stades et sur le pré. Loin du foot, l'Angleterre est minée par les grèves du Lancashire. Les Conservateurs sont au top de l'ultra-libéralisme ravageur, et le peuple est privé de ballon à la télé, après avoir été privée de coupes d'Europe, suite au drame du Heysel (remember).

blackout.jpgOutre l'infamie de la mise au ban par l'UEFA (10 ans d'isolement finalement ramenés à sept ans de réflexion pré foot-bizness blairiste), la situation sociale est à son nadir. Façon Ken Loach sans Canto. Et pour achever de désespérer BritainBillancourt, le peuple est privé d'opium. A cause de rapports entre présidents de club et chaînes de télé aussi exécrables que celles de Maggie Thatcher et Jacques "mes couilles sur un plateau" Chirac.

Les stades sont vides (18.000 de moyenne, contre 45.000 cinq ans auparavant), les tacles violents et les défenseurs bourrés comme des puddings bien gras. Au point que la BBC et ITV en vinrent à imposer au petit peuple anglais un "Black out" de sinistre mémoire, pour cause de désaccords sur les droits télés. Six mois durant, aucune retransmission télé.

Image 5.pngEt ce 26 novembre 1985, à Anfield, les Reds ont vaincu Manchester United en demi-finale de la Milk Cup (à l'époque l'équivalent de la coupe de la ligue, mais qui veut dire quelque chose). 2-1, avec un but de Jan Molby, selon lui le plus beau de sa carrière. Un but que les spectateurs d'alors dissèquent encore sur les rives de la Mersey, avec la fierté d'en avoir été. Une chevauchée fantastique de 40m suivie d'une minasse XXL, devenue au gré des récits plus beau pion de tous les temps. A la recherche du "but perdu"…

Et puis, il y a trois jours, l'invraisembable s'est produit. Le but est réapparu. Le goût pour la légende entourant l'œuvre Jan Molby est tel, que tous les médias s'emballent sur une histoire de caméra surveillance dont les images auraient été offertes par le manager de Manchester à Molby, l'un des héros de l'âge d'or de la dynamite danoise (Rhaaaaaaa, Elkjaer et Soren Larsen, Michael Laudrup and co). En vrai, il semblerait que ce soit des images danoises (on n'en sort pas), synchronisées avec le son d'une radio d'époque, mais on n'a pas bien compris pourquoi ni comment le document vidéo a été enfin mis en ligne par LFC/TV (la chaîne des Reds).

Evidemment, le but n'est pas aussi beau que ce que tout le monde imaginait. Mais même si on peut dire que les défenses de l'époque ne valaient pas tripette, ou qu'on a vu des traversée de terrain bien plus formidables depuis, l'émotion de découvrir un trésor enfoui n'a pas de prix. Joyau archéologico-footballistique, où l'on sent un peu du spleen de l'Albion populaire, bafouée mais fière, des tragic eighties…




A ceux qui s'insurgent contre le viol d'un sanctuaire de l'imagination collective, on ne peut qu'opposer une riposte en format playstation. Car le but de Molby avait déjà été reconstitué, en août 2006. Version jeu vidéo…

 

29/10/2009

Comme dans un rêve

En passant, ce moment de grâce de supporters du modeste club de Barnsley. Un rêve de fan qui nous fait irrémédiablement penser au péno  "hip-hip Oural" du derby moscovite Spartak-Saturn d'il ya un mois. Dans les arrêts de jeu, ils réalisent leur rêve de douzième et treizième homme, en apportant physiquement leur aide  aux leurs pour faire trembler les filets mancuniens au terme du match de Cup perdu 0-2 face à la réserve de Manchester United. Et, franchement, vu que le goal des Red devils Ben Foster joue le ballon, la moindre des choses aurait été de valider le pion…

26/10/2009

La musique adoucit les heurts

bilan-l1-10e-marseille.jpgPas vraiment l'envie d'en rajouter, sur ce nouveau cas d'école de "Pourrico" tellement Ligue 1 (remember dans un autre genre, le Lyon-OM au bout de l'ennui l'an dernier). Marre des tergiversations de Thiriez (démission! Mais depuis longtemps déjà…) et des dysfonctionnements insensés d'un classico grippé. Un genre d'affrontements factices qui s'enfoncent chaque année un peu plus dans le pathétique de rivalités hypocritement alimentées par le foot-bizness complice à tous les étages. Comme le remarque l'ignoble mais jouissif Mark the Ugly (made in So Foot): «ce derby est tellement jeune, y a que Frédéric Mitterrand qui en veut"… Au point qu'on se demande encore pourquoi 2.000 Parisiens ont jugé nécessaire de faire le déplacement (et, mieux, qu'on leur file des places!), tout ça pour se faire écraser par des chauffards marseillais (voir la flippante vidéo sur La Provence).

Marre de l'incroyable incompétence de la Ligue (on décide de jouer, et puis finalement non, on préfère attendre six heures avant le match pour l'annoncer), la mauvaise foi des dirigeants (d'un côté on envoie Clément infecter le reste de l'équipe, de l'autre on ressort la rengaine du persécuté super à-propos pour calmer la foule), la fixette sur la gripette (pas eu souvenir qu'on annule un match pour une épidémie de gastro) et le sensationnalisme des médias (Y a un mort? Y paraît qu'il y aurait un mort. Ah en fait non, y a pas de mort…), stop n'en jetez plus! Rien de malin à dire, vu que la malice semble la chose la moins partagée en L1 aujourd'hui.

Image 4.pngDonc, comme toujours en cas de blues du ballon, il vaut mieux s'en remettre au pays de Diego. D'abord parce qu'on y voit des vrais duels de légende, comme le superclassico River Plate-Boca Juniors (un résumé vidéo du 1-1 de dimanche soir, avec des vrais morceaux de génie riquelmien dedans). Ensuite, parce qu'on peut s'y délecter d'une récente discographie tout à la gloire de Diego le vulgos, ancienne icône du beu jeu devenu coach obsédé de la fellation.

Il faut s'imaginer avec une 10 Marado à la main (une nouvelle bière mexicaine dédiée à D10S), fermer les yeux et se laisser guider par la redoutable mise en musique de ses récents propos si classes à l'égard de la presse, déclinés en un top 3 "Qu'ils me la sucent" de gala.

 

3. Mich Canta: "Que la chupen". De la bonne grosse musique de fête, ambiance fête de mariage qui bat son plein…




2. La Diegomania: "Chupamelo Chupamelo".
L'efficacité réjouissante du cuarteto, cette danse de Cordoba qui contraste tant avec le mélancolique tango de la capitale porteña…




1. Maradona Mix "Que la chupen Que la chupen".
Car depuis le collectif Otros Aires, l'Argentine n'est jamais aussi envoûtante qu'aux sons de l'électro…

24/10/2009

Panenka du dimanche

Image 4.pngMais qu'est-ce qui t'as pris mon Gougou? Pourquoi tenter une panenka de baltringue ce mercredi, lors d'un sombre match de poule contre l'équipe B du Bayern, archi-dominée et à un de moins. Une panenka, ça se respecte, pour un héros en devenir comme toi. En hommage au grand Antonin, créateur magicien des Bohemians (remember) qui règne en maître au AntoninPanenka.jpgroyame de Pénalty. Une Panenka, ça se tente comme lui en finale de l'Euro. A la rigueur en demies. Mieux, en finale de mondial (remember Zidane et Totti).

Au pire, une panenka se rate de façon culte. Comme "Canto la flaque d'eau", lors d'un boueux Beauvais-Bordeaux de 1989, en 32e de coupe de France! Hélas on ne retrouve pas de trace en vidéo de cette magnifique et glauquissime saynette. Mais tout de même un délicieux croquis incompréhensible…

 

89Cantona.jpg

 

Là, Yohann Gourcuff s'est quasiment rabaissé au niveau d'un Mickaël Landreau en finale de coupe de la ligue. Le ridicule en moins. Mal tirée, trop basse et excentrée, la panenka de Gougou est un nouveau bug (remember) dans la carrière de notre futur 10 trop classe qu'on a pour nous sauver du trou d'Eire. Résultat, Lolo Blanc est fumasse, et l'icône bretonne s'est grillé une importante cartouche pour parfaire sa légende naissante. S'il veut briller au point de péno en donnant dans le mythique, il peut toujours s'essayer à la paradinha, ou convaincre Titi de la jouer comme Johan (Cruyff). Mais qu'il oublie la panenka pour un moment.

Comme un hommage à ce bel échec qui ne tue pas et rend donc plus fort, on a déniché un top 3 de la panenka du dimanche. Un qui pue bien la lose, la vanne fielleuse ou l'injure gitane…


3. La panenka au-dessus. D'un mètre, en plus. Faut quand même le faire.  En même temps, le gardien n'avait pas bougé. Alors perdu pour perdu, autant s'éviter le regard horriblement moqueur du goal debout, le cuir entre les paluches…




2. La panenka dans les bras.
Ici, c'est le cauchemar absolu. Outre le cuir entre les paluches du gardien, c'est le déchaînement chambreur du bord de touche. Exquis…




1. La panenka du Narvalo.
Ce coup-ci, le péno est réussi. Mais le gars se fait quand même agonir par ses potes. Ce qui nous permet de découvrir ce délicieux terme d'origine tzigane: Narvalo. Que l'on pourrait traduire par "Complètement barré" ou bien "Ouf mental"… Pour le contexte, on laisse la parole à celui qui a posté cette vidéo: «joli panenka filmé par mes potes. En tant que dernier tireur, si je rate on est éliminé. Et je me fais tuer par le coach. Mais…» Et les gradins, de lancer: «Il est complètement Narvalo…»





 
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