Avertir le modérateur

18/04/2010

Las Pailladas Parano

Image 19.pngBon, voilà, il faut l'admettre. Se faire à l'idée. Montpeul ne joue plus le titre. L'équipe commence à accumuler la fatigue, les blessés et les suspensions. Marseille a retrouvé sa chance des années Tapie, sans les valises enterrées. Auxerre est aussi réaliste que son fond de jeu est effrayant… Désormais, au mieux, on joue le podium. Troisième, ce serait comme en 1987/88, en somme. Et quelle saison magnifique ce serait déjà, et gnagnagna…

Pour dire vrai, on ne parvient pas à s'en satisfaire de cette saison qui se termine. Et on ne parvient pas à s'en défaire, de ce syndrome Fred Antonetti. Sans doute parce que c'est lui le vrai coach qu'il faudrait pour remplacer Raymond (mais c'est un autre sujet, sur lequel on aura le temps de revenir). Jamais content, toujours le sentiment de se faire voler, à la limite du complexe d'infériorité paranoïaque, méprisé par le PLM (en l'occurence le BLLM -Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille-), mais aussi par les médias qui vous persécute. [le plus beau morceau de bravoure d'Antonetti ici]

Non mais franchement, sérieux, si on refait le film, c'est dur de ne pas se sentir malheureux quand on est Pailladin. Les lacunes n'expliquent pas tout. La non-exclusion de Chalmé contre Bordeaux (remember). Le but refusé dans les arrêts de jeu contre Monaco (remember, avec en bonus la splendide réplique de coach Girard: "- ça fait mal au cœur, René? - Ça fait surtout mal au cul!"). Le traquenard chez les Manceaux surexcité de Michel Moulin, où l'agneau incompris Jeunechamp se fait prendre dans une bagarre avec le banc des rillettes. Deux exclus: le Montpelliérain et… un remplaçant manceau!).

Et puis ce dimanche soir, un nouveau péno oublié sur le petit Grégory Lacombe (même gabarit que Valbuena, sans les fautes sifflées), alors qu'on menait 1-0 contre Toulouse, avant que le Tef n'égalise dans les arrêts de jeu. Privés trop de points pour espérer jouer le titre jusqu'au bout…

Evidemment, ce n'est que galéjade et on abandonne vite la théorie du complot. Mais c'est comme un rêve qui s'achève un peu trop tôt, laissant place à l'invraisemblable angoisse de s'imaginer finalement sixième et non-qualifié pour l'Europe. Sans parler de l'anxiété qui nous saisit, quand on imagine les sollicitations estivales pour Costa, Spahic ou Aït-Fana…

Alors, pour se remonter le moral, rien ne vaut un bon chant de supporters de Montpeul. Ce coup-ci, on a flashé sur "Tellement ma ville est belle", pas folichon niveau paroles, mais qui redonne des frissons quand même, surtout quand elle est entonnée par une cinquantaine d'ultra pailladins à Toulouse…

"Tellement ma ville est belle
Moi je chante pour elle
Mais ce qu'elle a de plus beau
C'est le Montpellier-Herault
Nous allons tous lui montrer
En chantant pour Montpellier
OoooOoooOooh...
Nous ne cesserons jamais d'encourager Montpellier
Tous ensemble pour la victoire il faut chanter
OoooOoooOooh..."

17/04/2010

Loco Blues

Image 18.pngIl y a quelque chose d'infiniment beau chez Martin Palermo. Et d'infiniment triste aussi. Le buteur de Boca Juniors est entré dans l'histoire du club Xeneize (les «Gênois» de Buenos Aires) en inscrivant un doublé lundi dernier, contre Arsenal de Sarandi. A 36 ans, «el Loco» devient le meilleur buteur de l'histoire de la Bombonera, et détrône la légende des années 30 Roberto Cherro et son record de 218 buts. Une reconnaissance ultime pour le grand bourrin péroxydé à la carrière plutôt figue que raisin, parsemée de clubs espagnols alors au creux de la vague (Villareal, Betis, Alaves), de blessures et d'échecs mémorables (dont le triple raté aux pénos en 99 contre la Colombie, qui le mit au ban de seleccion). Désormais, Palermo est Monsieur 220 buts. Mais ce bonheur a un goût amer, et la scène du record a des airs de fin de partie à la Beckett…

Image 16.pngLundi soir, c'est bien sûr Roman «el Mago» Riquelme qui a fait l'offrande. Mais de fiesta ensemble, point. Chacun de son côté. Palermo avec ses coéquipiers, le n°10 en solitaire. Désormais, la crise est ouverte et la guerre glaciale (voir la vidéo de la conférence de presse): Palermo n'est plus ami avec Riquelme. Ce dernier, en plus d'être le plus brillant des casses-couilles de sa génération, et non content d'être déjà fâché avec Diego (remember) et privé de Mondial, fout un bordel monstre dans l'équipe. Pourtant dénigré par ses ex pour penser davantage au football qu'au plumard, Riquelme n'a rien trouvé de mieux que de chauffer par texto la nana d'un jeune espoir de Boca Juniors. Pour les raisons profondes de la brouille, on peut en lire plus ici (amateurs d'orthographe s'abstenir).

Palermo, lui, pourrait enfin connaître la rédemption nationale, en embarquant pour l'Afsud cet été, après avoir qualifié l'Albiceleste de Maradona l'otarie en octobre dernier (remember). Comme une destinée commune qui prend fin, entre deux écorchés vifs du foot porteño, qui ont mêlé leur sang en mouillant le maillot or et marine. Les deux trublions ne riront plus ensemble, et il ne reste plus que le souvenir d'un génie ombrageux et d'un goleador 2wfohz7.jpgpsychopathe faisant régner la terreur dans l'Amérique du sud des années 2000. Avec le grand coach Carlos Bianchi en figure tutélaire, Saint-Esprit d'une trinité enchantée.

Alors, en mémoire du duo magique qu'on ne voudrait jamais voir disparaître, rien de mieux que de se refaire le top 3 des souvenirs de Martin le magnifique, tel qu'il l'avait raconté au site de la Fifa, à l'occasion de son 180e but sous le maillot boquense, en mai 2008. Au passage, on note que ces deux dernières années, alors qu'on l'imaginait déjà au crépuscule de sa carrière, et malgré une blessure l'ayant éloigné six mois des terrains fin 2008, Palermo aura tout de même planté 40 pions sous le maillot des Juniors.

Mais revenons au hit-parade des buts qui ont marqué la mémoire nostalgique du Loco.

 

3. Le plus emblématique: «Ma frappe depuis le milieu de terrain contre Independiente en 2007». Le classique des classiques, le paroxysme du geste instinctif, le genre "je vois le cuir, je suis à cinquante mètres, et je frappe comme une mulasse sans réfléchir"…




Depuis, il a décliné son geste technique en version "je vois le cuir, je suis à quarante mètres et je mets un gros coup de testard sans réfléchir". C'était contre Velez Sarzfield, en octobre 2009. Le but du 3-2. Juste après l'égalisation de Riquelme, d'une mine somptueuse…





2. Le plus important: «Mon doublé contre le Real Madrid au Japon en 2000». Finale de la Coupe intercontinentale. Boca Juniors est au sommet de son art, et les jeunes Palermo et Riquelme, après avoir terrifié l'Amsud, humilient le Real Madrid de Figo et Roberto Carlos (2-0). Le premier but est ici, mais on préfère sans conteste le second, et la pass'déc' de 60 mètres signé Riquelme…





1. Le plus émouvant: «Mon but en 2000 face à River. Je sortais d'une grave blessure, je n'ai fait qu'un court passage sur le terrain et j'ai fait gagner le match». Quarts de finale retour de la Copa Libertadores. Palermo est une vrai gallina, une poule qui a la Bombonera dans les tripes, et qui ne pouvait que placer au firmament de ses souvenir un pion décisif dans les arrêts de jeu (1-0) contre l'ennemi millonarios de River Plate. Sitôt après avoir marqué, il alla se jeter dans les bras de Riquelme, évidemment au départ de l'action…




Bonus "la belle et la bête"
. Pas moyen de retrouver la date exacte de cette "jugada" qui résume tout de la complicité des deux comparses du port désaffecté de Buenos Aires. Comble du sublime, il n'y a même pas but à la fin…





Désormais, les contrats des deux anciens complices se terminent à la fin de la saison. Et bien que le président de Boca Juniors entende les prolonger tous les deux, on ne voit pas comment il ne pourrait pas en choisir un au détriment de l'autre. Foutu temps qui passe…

12/04/2010

Ballon rapé…

On s'était résolu à ne pas causer de "Ça c'est le Losc!", l'horrible morceau de Pac'ino, sorte d'insulte au hip-hop comme au football, qui buzze depuis quelques jours sur la toile sportive. En plus de faire de la pub à des rivaux directs de Montpeul (on joue toujours le titre, mais on est en train de le perdre…), ç'aurait été saluer une grosse bouse, où les allusions aux joueurs lillois ne parviennent pas à faire oublier l'effroyable refrain. Merde, Lille c'est quand le même le coin du Ministère des affaires populaires ou d'Axiom. Au lieu de ça, on s'inflige des rimes affligeantes, à base d'Eden Hazard avec qui y a pas de hasard…

Et puis, on est tombé ce dimanche sur des cousins bien éloignés du troubadour chti. Deux moments de musique qui foutent moins la honte, bien que dans la même veine footballistique. Enorme différence: au lieu de se cantonner aux joueurs de Rudy Garcia, les dénommés Bako et Mezo & Pan Duce ont élargi leurs répertoires.

Le premier est madrilène, et déroule un somptueux panthéon du sous-culte. Titre du morceau: Por Passion (sorti en février). Que du lourd: N'kono, Drenthe, Butragueño, Dertycia, Figo, Kiko, Julio y Patxi Salinas, Batistuta, Jon Pérez Bolo, Eto'o, Van Basten, Maturana, Valderrama, Romario, Gullit, Messi, Pizzi, Futre, Schuster, Redondo, Maradona, Sanchis, Munitis, Baresi, Bodipo, Yekini, Stoitchkov, Buyo y Cassano…




Les seconds sont tchèques, et là aussi ça sonne mieux que Pac'ino. Au moins, est-ce un peu plus e(st)xotique. Titre: Futbol (ça date de 2007). Au programme, ce coup-ci:
Totti, Zola, Ginola, Saviola, Andy Cole, el Camp Nou, Ventola, Roger Milla, Klose, Nakata, Dunga, Inzhagi, Giggs, Babangida, Kluivert, Quaresma, Shearer, Pires, Caniggia, Nihad, Jardel, Koller, Bebeto, Tristán, Romario, Makaay…





11/04/2010

Un Varga qui mérite d'être connu

En passant, un rapide hommage à Zoltan Varga, surclassieux milieu offensif hongrois. A dire vrai, on n'en avait jamais entendu parler jusqu'à son décès, ce samedi. Mais le gars a un gros potentiel de footeux mythique. Rien que sa mort… Sur un terrain, en plein match de vétéran. Il avait 65 ans, des allures de Johan Cruyff magyar, des dribbles saccadés et somptueusement déguinguandés, et un palmarès qui émerveille, avec des clubs qui font rêver. Après avoir gagné quatre titres  et une coupe des villes de foire'65 avec Ferencvaros (en claquant la Juve chez elle en finale), il fuit le communisme en 1968, également auréolé d'un titre olympique et d'une troisième place l'Euro'64.

Zoly Varga, ce sont alors des choix de carrière confinant au sublime. En commençant par le Herta Berlin, où il chope deux ans de suspension pour corruption, ce qui ajoute de la complexité au héros, qui déployait alors une élégance rarement vue sur les prés de Bundesliga…

Plutôt que de ne pas jouer, Varga file en Ecosse, à Aberdeen, où il sera considéré comme une légende en seulement une trentaine de matchs joués. Enfin, il est souhaité par l'Ajax Amsterdam comme successeur du roi Johan, mais se plante et finit en Belgique à Gent, après un passage au Borussia Dortmund. Après la retraite, il se finit comme entraîneur réputé, revenu au pays de Pal Sarkozy pour accompagner la décrépitude du cuir hongrois (Ferencvaros, Honved, Dunaferr). Mémorable, forcément mémorable…

10/04/2010

Punk-football is dead?

malcolm_mclaren_narrowweb__300x4140.jpgVu que c'est la reprise, on n'a pas encore retrouvé les automatismes d'antan, et on ne peut pas vraiment se permettre de Rhaaaaaaaâler en évoquant la mort jeudi soir de Malcom Mc Laren, le manager des Sex Pistols. Pourtant, on avait beaucoup misé sur un hommage à l'un des emblèmes de cette charnière des 70's/80's en Angleterre, qui promettait de fleurer bon l'effluve de grosse bière et le chant de supporter anarcho-nihiliste tendance "Hools".

Las, le père Mc Laren s'avère plutôt décevant, question Punk-football. Même pas manager d'un sombre club de cinquième division comme on l'espérait. Même pas de trace d'un club bien pourrave qu'il aurait pu supporter. Juste une évocation sportive, pas franchement "no future", dans un clip assez glauque d'une chanson commise en 1983 (Double dutch). Pas d'épingle à nourrice et de rat pelé sur l'épaule, le Punk in London était déja mort, laissant la place à la mode dégueulasse des eighties. Ambiance étudiante où on saute à la corde entre adolescentes pré-pubères en t-shirts jaune. Et où l'on voit le Malcom se trémousser par instant, ceint d'une robe de chambre à peine nouée. Un truc assez guimauve-groovy, qui ne doit pas cesser de faire se retourner dans sa tombe Sid Vicious…




Faut dire que les Sex Pistols et le foot, après une longue farfouille sur le net, c'est assez décevant. Si les batteur et bassiste Paul Cook et Glen Matlock ont promis d'enregistrer l'hymne de Chelsea, on n'en a pas retrouvé la trace deux ans après. En revanche, Jonny Rothen régale un peu la chique déchicotée: le rouquin-chanteur est ainsi cité dans un top 10 des fans célèbres d'Arsenal. Il faut d'ailleurs l'entendre (si l'on est anglophone) déverser sa bile de punk-star décatie sur le nouveau stade des Gunners en regrettant la chaleur d'Highbury…




sex_pistolsnever_mind_the_bollocksfrontal.jpgEt puis on a enfin retrouvé un peu de sous-culte mêlant Never mind the bollocks et ballon. Mais du côté de Manchester. Plus précisément au cœur de vraie Mancunia footballistique. Dans le kop du FC United, ce club dissident monté par les fans des Red Devils ne supportant pas le rachat du club par l'aventureux homme d'affaire ricain Malcom Glazer (en lire plus ici), après les première tentatives de Murdoch le magnat et sa chaîne de télé Sky.

Dans les tribunes du stade d'Hallifax, lors d'un match amical en avril 2007, le kop authentique des supporters mancuniens entonnait ainsi une belle chanson de stade, sur l'air du définitif Anarchy in the UK des Sex Pistols. Et là, l'esprit du punk-foot revit. "I wanna destroy Glazer and Sky, 'cos iiiiii wanna beeeee at FC"




Pour entamer le week-end la crête aiguisée sur la tête, on conclura donc ce non-hommage à Malcom Mc Laren, en s'écoutant l'un des meilleurs morceaux punk traitant du foot (un Top 5 ici). Kicker Conspiracy, de The Fall (1983, les paroles ici), magnifiquement mis en image dans la vidéo ci-dessous. Le spirit du keupon d'albion a tout de même de beaux restes sur les gazons et les gradins brittons…

07/04/2010

Les affaires reprennent

soccer_skull_postcard-p239610992392414736trah_210.jpgHonnêtement, j'ai bien cru que ce moment n'arriverait plus. Comme abandonné, le comptoir de la tertulia sentait la naphtaline et, bien qu'ayant mis en garde ses lecteurs, ce blog a longtemps failli tomber dans le coma profond, voire total. En 2008 déjà, le Sporting avait connu pareille baisse de régime, mais seulement durant cinq semaines. Là, ça faisait quand même trois mois que ça durait. Comme une "spirlose", une spirale de la lose, où l'on a plein d'idées dans la tête, mais où on se dit qu'elles ne sont pas suffisamment bonnes pour interrompre la terrible anémie qui nous avait jusqu'ici saisi.

Evidemment, j'ai plein de bonnes excuses. Un déménagement, une addiction sévère à Football Manager, une acclimatation elle-aussi addictive à Twitter (viendez!) rendant dérisoire l'usage de l'outil blog pour poster de simples vidéos… Et puis les régionales et l'après-régionales à suivre, car quand même j'ai un vrai boulot, qui prend toujours de plus en plus de temps…

Pourtant, y en a eu des sujets de tchatche de comptoir. Aussi bien en "sport is politic" (la mort de Daniel Bensaïd, le supporter du TFC), qu'en "Quatrième mi-temps" (le Grand Chelem des Bleus de Marco, dans les fesses de tous les détracteurs du renouveau ovale made in Lièvremont), ou en "Planplan Média" (le savoureux revirement de L'Equipe sur François Trinh-duc n°10 du XV de France), ou en "Chasse patate derrière le Tour" (avec la victoire de Pierrick "fend-la-bise" Fedrigo dans le Critérium international), et j'en passe, des "Rhaaaaaa" et des meilleures…

Bienvenue-chez-les-Cons.jpgOn aurait pu aussi rire jaune en broyant du noir, en assistant au spectacle de l'anti-Hérault Frêche, fier sur son trône septimanien et soutenu par le gros Loulou Nicollin, trop heureux de trouver plus craignos et grabataire que lui, et envieux de pouvoir récupérer club de rugby montpelliérain afin de transformer l'or en plomb, comme il l'a déjà fait avec l'AS Béziers.

Mais à force de ratiociner sur la meilleure façon de ressusciter ce blog, on en finit pas de de s'auto-paralyser. Alors, laissons de côté Montpeul qui continue à jouer le titre (malgré le complot de la Ligue qui se fait jour -cf. la privation de victoire, samedi dernier contre Monaco-), on en cause déjà un peu chez l'excellent "Plat du Pied Sécurité" (ça aussi ça n'aide pas, l'arrivée d'une talentueuse relève blogosportive).

Oui, laissons tout ça et juste faisons-le: le Sporting Tertulia est donc de nouveau ouvert!

Bon, en même temps, il risque de refermer temporairement ses portes dans dix jours pour cause de vacances auriverde (oui, je sais, le Maracaña est sous les eaux). Mais comme aurait pu dire Daniel Xuereb, "l'important, c'est pas de scorer, c'est de rester présent au point de péno"…

Et pour se finir dans la renaissance, rien de mieux qu'un bon vieux "Truc à la con" empreint de symbole, histoire de remettre vite fait à jour nos panthéons poussiéreux. Et bienvenue donc au Brésilien Djalminha, qui nous gratifie d'une magnifique paradinha pathétique (le panthéon ici), pouvant résumer à sa manière l'épisode peu glorieux que nous avons connu ces trois derniers mois de disette: on tourne en rond, on veut faire le malin, et on arrive à rien. Mais au final, la tragédie n'est pas finie, et c'est très bien comme ça…

05/01/2010

Beber la casquette

12764900_cc7ee96622.jpgS'il y a bien un panthéon où Albert Camus repose déjà, c'est bien dans celui des amateurs de ballon, à qui il sert de parade dans les dîners, quand on lui oppose la bêtise et les excès de son sport favori. Alors, pour fêter les 50 ans de la mort de l'écrivain, on ne résiste pas à reproduire cet extrait du cultissime receuil de micro-chroniques de l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano: "Football, ombre et lumière" (paru chez les regrettées éditions Climats, et hélas épuisé aujourd'hui)…

 

«En 1930, Albert Camus était le saint Pierre qui gardait les buts de l'équipe de football de l'Université d'Alger. Il s'était habitué à occuper ce poste depuis l'enfance, parce que c'était celui où l'on usait le moins ses chaussures. Fils d'une famille pauvre, Camus ne pouvait se payer le luxe de courir sur le terrain : chaque soir, sa grand-mère inspectait ses semelles et lui flanquait une rossée si elles étaient abîmées.

Pendant ses années de gardien de but, Camus apprit beaucoup de choses:
"J'ai appris que le ballon n'arrive jamais par où on croit qu'il va arriver. Cela m'a beaucoup aidé dans la vie, surtout dans les grandes villes, où les gens ne sont en général pas ce qu'on appelle droits."

Il apprit aussi à gagner sans se prendre pour Dieu et à perdre sans se trouver nul, savoirs difficiles ; il apprit à connaître quelques mystères de l'âme humaine, dans les labyrinthes de laquelle il sut pénétrer plus tard, en un périlleux voyage, tout au long de son œuvre.»

 

 

Image 14.png

 

Pour fêter celui n'était alors que le jeune goal du Racing universitaire d'Alger, celui que ses coéquipiers appelaient peut-être alors "Beber la casquette", celui qui disait avoir appris son «peu de morale» grâce au ballon (citation longtemps instrumentalisée et détournée -en lire plus ici-), on se termine avec cet énorme reportage d'époque. Quand l'ORTF se payait le luxe d'entrecouper un compte-rendu de Racing-Monaco au Parc des Princes par quelques questions au tout juste Ballon d'or de littérature '57…

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

 

Enfin, on se rappellera cette conclusion made in Jamel Debbouze au lendemain du coup de boule de Zizou sur Materrazzi en 2006: «Camus disait qu'il préférait sa mère à la justice... Eh bien Zizou préfère sa mère à la Coupe du monde».

 

 

03/01/2010

2010, année distanciée?

Image 12.pngIl est tout de même temps de souhaiter une belle et heureuse année aux lecteurs de ce blog. L'occase de constater également que le temps manque pour tenir à jour la tertulia. Et peut-être même parfois l'envie. Tombé dans l'addiction de "Foot manager" (Montpeul 5e du championnat et actuellement en huitième de finale de l'Europa league!), plus vraiment le goût de l'actu sportive. Trop heureux de fêter sans cesse les retrouvailles amicales et la grande famille des potes de Montpeul qui s'agrandit (bienvenue à Oscar le futur demi-de-mêlée), on a même pas eu le temps de lire L'Equipe. Juste de noter que 8 pages de rétros fadasses coûtaient malgré tout 1,10 euros…

Pour dire qu'on l'avait un peu lâché, ce blog (hormis un billet nocturne un brin alcoolisé), on n'avait même pas salué l'immense victoire des Montpelliérains à Gerland. Faut dire que "Foot Manager", ça prends du temps (surtout quand on remet à zéro après chaque défaite à domicile).

 

Image 13.pngEn matant enfin les images de l'exploit rhodanien qui fait terminer la bande à "Costa-Spahic" troisième des matchs aller, quel ne fut pas le bonheur de voir en vrai mes nouveaux héros de jeu vidéo. En plus, dans le jeu comme dans la vraie vie, Nicollin n'est jamais aussi agréable que quand on ne l'entend pas. Au final, le manque de crédibilité médiatique nous va bien. En plus, dans notre coin ça régale toujours autant du filet (remember), et le Montpellierêve continue, avec un superbe pion de Montaño…





Pour 2010, le Sporting poste donc ses vœux, sans savoir s'il sera souvent mis à jour cette année. En même temps y a tournoi des VI nations et Marco, Mondial et Raymond, saison de cyclisme et Rémi Pauriol et Pierre Roland les futurs Hinault…

Alors plutôt que de spéculer davantage, mieux vaut entamer l'année avec un clin d'œil à Titi Henry, incontestable "tertulia d'or du geste culte" de 2009. En version Groland, ambiance fin de réveillon bien légère. Welcome in the 10's…



 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu