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24/05/2010

«Mou» de cochon?

mourinho.jpgEn passant, pour saluer le nouveau titre européen de l'entraîneur le plus surcôté de la décennie 2000, un petit rappel qui s'impose au sujet de Mourinho, tacticien mercenaire sans attachement aucun à ses clubs, si ce n'est la gloire qu'elle peut leur procurer. Bon, on dit surcôté, mais en vrai, avec son palmarès, le «Mou» est quand même un cador. Mais voir l'Inter Milito prendre la gagne (les buts ici) avec de si beaux joueurs et un fond de jeu à peine digne d'Auxerre, ça irrite comme ça en dit long sur l'état du jeu de ballon. Même si ça fait plaisir de voir Francescoli gagner enfin un titre… Comment ça, c'est pas Francescoli?

milito-francescoli.jpg

Donc, voici maintenant que le Portos au physique d'Aramis prépare ses valises pour le Real Madrid. Alors qu'Higuain se prépare déjà à jouer milieu déf, on ne peut s'empêcher de saliver en repensant aux belles paroles de Mourinho quand, adjoint de son mentor Van Gaal (ce qui dit tout…)  au Barça entre 97 et 99, il balança à la foule catalane:

"Aujourd'hui, demain et toujours le Barça dans mon cœur"




Image 8.pngOn te souhaite bonne chance pour le prochain Classico au Camp Nou, José, en repensant à Luis Figo (autre Lusitanien dont les paroles barcelonaises n'engagent à rien quand vient le chèque madrilène) En 2000, il avait vu son arrogance ébranlée par une série d'objets contondants, parmi lesquels des bouteilles de J&B et… une tête de cochon, l'interdisant à tout jamais de poteau de corner dans l'antre Blaugrana. On ne bafoue pas comme ça l'identité des clubs…

16/05/2010

Montpeuuuuul est magique

Image 3.png171009_mhsc_ff.jpgOn ne le cachera pas, on avait un peu mal au ventre en pénétrant la tribune de presse du Parc des Princes. Après avoir passé une année à clamer que Montpeul jouait le titre, faute d'avoir pu être compétitifs dans le sprint final, ç'aurait été tellement con d'échouer au pied de l'Europe. Pour ne rien arranger, la bande à René Girard arrivait dans la capitale sans la dizaine d'héros titulaires de la saison. Et puis en fait, ce fut comme papa dans maman, et le MHSC termine 5e comme des grands. 3-1, la balade, un but de Lilian Compan (!!!) et un doublé de Geoffrey Dernis, recruté l'été dernier pour cirer le banc, et qui nous plante un doublé plein de sang froid (ce-dessous, le premier but du match, un lob tout en classe)…



Depuis la tribune latérale et médiatique, on a admiré le futur se déployer sous nos yeux, celui de la génération Gambardella (remember) qui n'en finit plus de nous illuminer les lendemains qui chantent. Younes Belhanda qui se la raconte balle au pied, la charnière Yanga-Mbiwa/El-Kaoutari qui promet pour le Mondial 2016, Jamel Saihi qui fait régner sa loi du milieu… Et on n'a pas cessé non plus d'avoir un œil sur les 500 supporters pailladins, parvenant parfois à se faire entendre ("On est chez nous…" ou le vibrant "Tellement ma ville est belle"), surtout au moment du coup de sifflet final…




En même temps, on se gardera bien d'en rajouter sur le match, même si ça fait toujours plaisir de fesser le PSG, car on n'a rarement ressenti autant de solidarité avec les supporters parisiens. Et pas que quand ils ont entonné les déroutants "Allez tous vous faire enculer" ou "On a vraiment une équipe de merde" Enfin, ceux de la tribune Auteuil, parce que la Marseillaise avec drapeaux BBR et bras levés du kop Boulogne, ça fait vraiment flipper (bizarrement, Hortefeux et le club ont toujours préféré les fachos). Mais face à un niveau de jeu hallucinant de pauvreté, les attentats de Maké, les appels mains sur les hanches d'Hoarau, les pieds carré de Sankharé… Comment ne pas être admiratif devant un virage entier qui continue de donner de la voix, dans un stade qui mérite tellement mieux que de se traîner à ce point. Aller au Parc pour soutenir de tels peintres, forcément que ça donne envie de foutre le feu, au moins pour se réchauffer et donner un peu de spectacle au reste du public…






Dans cette vidéo "inside", on ne peut que reconnaître une ambiance de chaos qui fascine plus qu'elle n'effraie. "Virage Auteuil" façon grands clubs italiens…

Bon, voilà, Montpeul jouera donc l'Europe et sans doute, du coup, le maintien l'an prochain (foutus matchs le jeudi!). Question transferts, on peut déjà se féliciter de voir arriver le capocanoniere de la L2, Olivier Giroud, en provenance de Tours. Le gars a tout pour plaire et a déjà compris l'esprit maison, puisqu'il a claqué son 21e but contre Nîmes, au Stade des Costières. Pour lui désormais, c'est la Place de la Com' (en travaux) et Los Paillados, tout de suite moins nombreux…

Plutôt que de ressasser une année de bonheur (des larmes de la montée in extremis en L1 aux "tarlouzeries" de Loulou Nicollin, en passant par l'annonce du "on joue le titre dès l'automne dernier, ou le récent coup de blues parano), encore une petite séquence vidéo de quelques golazos de Montaño and co (désolé pour la bande-son)…




Et plutôt que de saluer la nomination d'un "formé au club" à la tête des Bleus et à la place de Raymond, revenons une dernière fois sur le passé glorieux, histoire de saliver l'Europa League qui se profile. Et les émotions d'un nouveau Montpeul-PSV et de nouveaux buts à la Ziober…




Enfin, comment ne pas saluer la vraie âme de la Paillade, celui qui a bercé nos années d'ados privés de Canal+, puis que l'on a croisé au détour de quelques cuites bien senties à l'Elixir et autres bars de l'écusson montpelliérain. Reviens vite, Philippe Sers, nique la maladie et reprend le "France-Bleu micro" pour nous emmener encore loin à la retrouvaille de nos rêves de gamins…



Remember la victoire en Intertoto'99 (dernière qualif européenne), avec le péno de Fugier façon Fernandez vs Brésil'86…

12/05/2010

Sur les traces de L'Equipe

Image 1.pngBon, on va pas en faire des tonnes sur le nouveau coup de génie médiatique de not' Raymond. Même s'il n'a pas suivi les conseils du Sporting (bon, y a quand même Rami, Planus, Valbuena, Ben Arfa et Cissé… mais ni Pagis ni Abardonado!), on sent quand même que le Domenech s'est fait plaisir, en faisant sa tête de mule de Breton: des Rennais en veux-tu en voilà (Briand, Fanni, M'Vila) et puis 30 joueurs au lieu de 23. Juste pour énerver les râleurs, qui de toute façon auraient trouvé quelque chose pour exprimer leur atrabilité. Un peu de courage enfin, avec Benzema et Vieira qui restent à la maison, ça mettra un peu de plomb dans le crâne du premier, et ça fera dégonfler le melon du second, dont seul Manu Petit pleure la perte.

Bien qu'on entende bruisser la rancœur puérile des soixante millions de sélectionneurs envers tel ou tel choix, franchement, on ne peut pas dire qu'il y ait de gros scandales. Et on irait même jusqu'à oser dire qu'avec cette liste, il y aurait moyen de faire un onze très correct. Bon ok, pas forcément un onze qui fait rêver, mais qui doit permettre d'arriver quiquille en quarts.

Faudra pour ça avoir le courage de mettre Henry dans le placard (où se trouvent déjà Van Nistelroy, Totti ou Ronaldinho…) ; faire entrer Rami ou Planus avec Gallas voire en faire la nouvelle charnière. Ressusciter le duo Lass Diarra/Abou Diaby (qui ont connu leur première sélection ensemble), comme un revival de la paire d'or Makelele/Viera '2000 ; installer Malouda à gauche et Anelka en avant-centre (Chelsea's style) ; innover avec Valbuena que le reste du monde ne connaît pas ; accepter enfin que Gourcuff puisse nous faire une Zizou'96, pas brillant mais utile pour la suite…

Bref, en étant (presque) objectif, on peut accorder pas mal de bon sens au choix du coach, en tout cas largement autant qu'à tous ses contempteurs qui rivalisent de mauvaise foi pour se le payer encore une fois. Au final, Raymond et la critique, c'est comme la pluie en Bretagne: ça ne touche que les cons… Et puis quand même, comment ne pas admirer le génie communicationnel et la classe autodestructrice du sélectionneur aux jours comptés, quand on voit poindre son sourire sadique avant de foutre en l'air le plateau télé de Lolo Ferrari?



Mais plus fort encore que le nihilisme de coach Domenech, on ne peut que saluer la une à tiroir du quotidien du peuple, qui entend bien ce coup-ci profiter de son monopole pour avoir enfin raison. «Sur les traces de Jacquet». Avec un tel titre, L'Equipe laisse transparaître son envie d'en découdre avec l'entraîneur. Alors que les mêmes de la période 98 sont revenus aux manettes (excepté l'inénarrable et mythique Jérôme Bureau), c'est la (belle) plume du journal, Vincent Duluc, qui s'y colle, pour faire du «retour vers le futur», dès le premier paragraphe de son papier au vitriol. Trois lignes d'intro, avant de ne plus pouvoir se retenir: «(…) une question, au moins, nous est venue à l'esprit: et on joue à treize?»

 

L'allusion est cryptée, mais elle est belle et lourde de sens, rappelant la mythique Une du 6 mai 98, quand Mémé annonçait 28 noms au lieu de 22…

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Là où on se marre carrément, c'est que L'Equipe n'ose plus affirmer ses velléités préceptrices, et donc la joue un peu plus modeste, n'osant plus n'en penser ouvertement pas moins. Pourtant, comme en 98, il n'y a pas franchement scandale à d'abord publier une liste élargie, histoire de prévenir d'éventuelles blessures, surtout quand d'autres pays font de même, comme à l'époque. Mais au moins cela donne le ton de l'ambiance crétine qui promet d'entourer le Mondial des Bleus. A la différence notoire que cette fois-ci, L'Equipe espère être en osmose avec les Français. Au moins jusqu'à la qualification en quart de finale. Et pis sinon, ils nous feront un titre du style "Nous, on s'est encore trompé" (remember)…

09/05/2010

Si Raymond en avait…

raymond-domenech-euro-2008-france.jpgEt si au lieu d'en avoir plein le dos, Domenech se lâchait une dernière fois, pour l'annonce de ses 23, ce mardi sur TF1. C'est vrai: pourquoi s'emmerder avec la vingtaine de soi-disant titulaires indiscutables, qui nous font bailler au corner et nous irrite avec leur suffisance indolente en attaque et leur insuffisance coupable en défense? Marre des pieds carrés, des relances en touche, des une-deux sans deux, des passes téléphonées, des joueurs en retard, de la créativité atone, des dribbles ratés, de l'absence d'appels de balle, de blessures à répétition, de mains sur les hanches, de soupirs désolés…

Bon, on l'a toujours soutenu le Raymond, mais vu qu'il s'est d'ores et déjà fait débarquer, pourquoio ne pas se faire plaisir et donner dans le choix  nietzcheen, tout en recherchant l'efficacité sans oublier le beau jeu? Et faire du passé table rase, pour en finir avec cette terne fin de décennie footballistique française.

N'a-t-on a besoin d'une bonne révolution à la sauce Sergio Leone? Avec une bonne liste de mondialistes guidée par la thématique "bons, brutes et truands". Mais quand même plus brutes et truands que bons. Mais quand même sacrément bons dans leur genre.

23 noms, deux équipes distinctes, où primeraient le souci de l'homogénéité des personnalités. Une regroupant le gratin culte du milieu de tableau de L1 qui lâche rien, une autre fortement inspiré de la Roja espagnole petite et nerveuse, championne d'Europe en titre. Une pour parer au stress inhérent aux matchs de poules stressants, une autre pour développer du jeu court de tripoteurs à coiffures bizarres, façon Espagne lors du dernier euro. Avec Lloris en troisième gardien, parce que lui seul dans la génération Domenech ne mérite vraiment pas d'être viré du Mondial (avec Lass Diarra).

 

Le onze des phases de poules: les salopards magnifiques. De la classe insolente mais dans un, de la mauvaise foi, de la roublardise, un caractère aussi peu tremblant que bien trempé. Pas le genre à flancher devant l'Afsud, l'Uruguay et le Mexique…

Des défenseurs old school toujours bien placés dont on peut être sûrs que si jamais le ballon passait, l'homme trépasserait. Remember France '82, et '84 (Thierry Tusseau, Max Bossis, William Ayache).

Des attaquants d'habitude mis sur la touche car trop grande gueule, en hommage rendu aux générations sacrifiées des Bleus '90-95 (Cantona ou Vercruysse), avec également un soupçon de France'86 (Genghini, Xuereb, Bellone, Giresse). Mais pas forcément avec Gourcuff en nouveau Platoche, car il ressemble vachement plus à Zidane et que l'ère du 10 doit attendre encore un peu pour retrouver le jeu tricolore.

Une équipe anti-footix en somme, avec du bon vieux trentenaire au jeu somptueux quoique bien particulier. Une compo qui fait la part belle à la France "saucisson-vin rouge", à la pré-retraite ambiance crépuscule des idoles, un mix de combattants au passé parfois glorieux et de carrières un peu minables mais pétries de noblesse. Une escouade de mythes mourrants jamais reconnus à leur juste valeur. Un peu manouche, un peu dégarni-gras du bide, mais bougrement rassurante et capable de nous régaler la chique…

 

Frey

Bonnart   Planus  Abardonado   Jeunechamp

Balmont  Pedretti  Cheyrou

Leroy          Pagis

Djib' Cissé

 

Egalement possibles: Pitau, Dalmat, Cheyrou, Luccin, Doudou Cissé, Echouafni, Jurietti, Malbranque, Penneteau, Mexes, Rool, Isabey, Gignac, Trezeguet, Landreau, Savidan, Makelele

 

Le onze des phases finales: "le modèle ibère". En avant jeunesse, dégagez les vieux et tout pour le spectacle! Sus aux grands blacks musculeux à tous les postes et sus au stéréotype du jeu basé sur le défi physique. Place aux merdeux qui jouent court, provoquent, débordent, ont le sens de la passe déc' et qui vont vite. A la "XavIniesta" ou à la "Fabregas". Place au jeune attaquant de pointe qui part toujours à la limite du hors jeu et qui galope avant de tuer de sang froid, "à la Torres". Place à une défense à la fois jeune et expérimenté, talentueuse mais pas géniale, pas forcément rugueuse, mais brave. A la "Puyol/Piqué".

La révolution du style de jeu, qui rendrait en outre toutes ces lettres de noblesses à l'apport de l'immigration maghrebine dans la sélection nationale. De quoi dérouter l'adversaire à notre jeu solidement ancré à l'idée d'endormir l'adversaire pour gagner dans le meilleur des cas 2-1. Et permettre de ne pas avoir honte des Bleus, même éliminés en quart, après deux matchs se finissant à 4-3 après prolongations. Voire même se prendre à rêver. "E viiiiva-Franc-i-aaaa"…

 

Ruffier

Jallet    Yanga-Mbiwa    Rami    Tremoulinas

Nasri       Lass Diarra

Valbuena      Ben Arfa        Aït-Fana

Gameiro

 

Egalement possibles: Sinama-Pongolle, Belhanda, Flamini, les frères Marveaux, Vahirua, Cabaye, Jourdren, Bodmer, Gonalons, Menez, Diaby, Mavuba…

 

Franchement, je ne suis pas sûr qu'on ne se passionnerait pas plus pour la bande à Raymond avec une liste des 23 de ce type…

05/05/2010

Corsica Passione

Image 1.pngY a pas à dire, la Corse vaut bien qu'on aille au-delà de Pétillon et d'Ocaterinabellatchixtchix (même si on n'a jamais pu s'empêcher d'y penser). Au terme d'une semaine de Cap-Corse et de Balagne, on ne pouvait mieux digérer le Brésil annulé, entre Pietra coulant à flot et Lonzu s'empilant à souhait, entre pâtes à l'esquinade et fiadone de bords de mer. Et évidemment, comme à Athènes, Prague, Belfast ou Assouan, on a aussi eu droit à ces délicieux clins-d'œil de ballon qui parachève les vacances réussies.

50229.jpgBien loin des cris d'orfraies ou les moqueries hypocrites sur les joueurs qui vont aux putes (marrant comme on s'en prend à Ribéry sans jamais s'être soucié auparavant du "Président" Lolo Blanc jamais interrogé sur l'origine de son surnom). Bien loin de Paris qui sauve sa saison ou du Barça qui apprend que le mot catenaccio a encore un sens en Italie. Bien loin de l'effroyable décrochage de Montpeul qui devrait finalement passer son tour européen (à moins que…).

Sur les rives d'Erbalunga ou sur les sommets de Sant Antonino ou de Cateri, quand on cause foot, on évoque peu les habituels débats des «pinzuti» du continent, on parle Sporting. Ah ça, ils en sont fiers de leur Sporting club bastiais, dont l'âge d'or des années 1970 correspond à l'essor du mouvement nationaliste corse et au renouveau du chant polyphonique! Mais ils en sont aussi tellement tristes, tant l'idée de voir leur joyau descendre en National les désespèrent. Surtout quand Ajaccio se maintient en L2. Alors, ils font revivre tant et tant le passé, façon panthéon mythique accompagné d'indolence insolente si méditerranéenne.

 

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Sur le port de Centuri, au milieu des petites barques bravant l'aurore pour ramener les langoustes du jour, on aura même assisté à une scène dont on se souviendra longtemps, une discussion illuminant le petit déj, les croissants et la lecture de Corse-Matin. Sans que l'on soit sûr qu'il ne s'agisse pas d'une «flacchine» (ces canulars destinés à embrouiller les parigots), on a ainsi joyeusement entendu deux vieux passer le témoin de l'anecdote cultissime à un minot en devenir, lui racontant les dessous du transfert de Marco Kanyan d'Ajaccio à Bastia en 1969. Marco Kanyan? «Ça te dit rien aujourd'hui, mais c'était Le Messi de l'époque!», entend-on encore résonner, au milieu d'un lent soupir de l'ancêtre narrateur.

 

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Hélas, on n'a pas retrouvé grand chose sur la toile à propos de l'ailier kanak pour valider la comparaison. Aucune trace du talent sportif de celui qui est surtout connu pour être le père spirituel de Christian Karembeu, tous deux sont nés à Lifou, qu'il a convaincu de venir faire carrière en France, une carrière qu'il terminera d'ailleurs par sept matchs à Bastia. Si l'on en croit nos papys flingueurs, avant de devenir aujourd'hui conseiller municipal UMP de Nouméa, Kanyan a ainsi été "dérobé" en une nuit et acheté rubis sur l'ongle aux rivaux bonapartistes par un entrepreneur en échange d'un marché d'assainissement d'eau. «C'était la belle époque, celle où le président du club était le roi de l'île». 1969 année extatique, dans la bouche de ces anciens magnifiques ayant côtoyé de près ou de loin la grande histoire. Et l'on gardera longtemps en mémoire leur évocation de la belle décennie du foot Bleu et Noir qui allait suivre. Celle de l'épopée européenne de 1978, à laquelle un très complet site web est consacré.

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Alors, en remerciement de ce moment de grâce matinal faisant oublier toutes les déceptions volcano-brésiliennes du monde, on ne résiste pas à se compiler un videorama de l'aventure de l'UEFA'78, où seul le PSV Eindhoven pu entraver la marche fougueuse des Claude Papi, Charles Orlanducci, Merry Krimau et autre Johnny Rep…


LE match. la victoire en huitième de finale retour contre le Torino (3-2) pourtant invaincu depuis plus de deux ans sur sa pelouse. On ne retrouve trace que d'un beau résumé du match aller (2-1), mais on a quand même retrouvé le but somptueux de Jean-François Larios, ouvrant le score d'une minasse fameuse…




Les plus beaux buts. Que des adversaires aux noms qui claquent. Du Sporting Lisbonne aux Grasshopers Zurich, en passant par Carl Zeiss Iena ou Newcastle…



La version cinéphile.
Le documentaire de 25 minutes sur la finale, par Jacques Tati himself…




La version Hubert Tempête. Une parodie de chant corse totalement surannée, par un comique local qui n'a pas passé le cap des 70's lui non plus (quoique lui aussi a également un site web). «Mais où vas-tu Bastiaaaaa»…

 

26/04/2010

Au pays de Fredo

Après quelques jours de digestion de vacances carioca envolées en fumée, il est temps de rebondir. Et de partir quand même. De toute façon, le Maracaña avait fermé ses portes dimanche dernier (sans moi) et l'hiver est tombé plus vite que prévu sur le Brésil. Alors, vu qu'Opodo a décidé de laisser ses clients dans la simple alternative du "tu annules ou tu annules", en choisissant de ne jamais répondre au téléphone en cinq jours, cap sur la Corse. Et tant pis si on ne croisera pas le sosie de Ronalgros, pourtant plus vrai-faux que jamais…

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Direction Capi-Corsu donc, au pays de Fredo Antonetti. LE coach français qui mériterait le plus de succéder à Raymond, tant il est le complément idéal entre beau jeu et mauvais caractère, et qu'il serait le seul à pouvoir enfin accorder à Jérôme Leroy le maillot bleu qu'il mérite (mais on y reviendra). Encore dans les valises de dernière minute, pas le temps de dresser l'éloge du sorcier de Furiani (déjà brillamment honoré à son époque salace niçois par l'ami du cru HonkyTonk "ne tapez pas des pieds" Maestracci). Juste une vidéo du mythiquissime coach bastiais (aujourd'hui exilé chez les chapeaux ronds rennais), pour se mettre dans l'ambiance Arnaque, Crime & Figatelli…



Pas le temps non plus de revenir sur la belle histoire du ballon dans l'Île de beauté (là aussi déjà excellemment décryptée sur "Plat du Pied"). Mais seulement un petit plaisir, avant de mettre en stand-by ce blog pour une semaine. Sans doute l'une des plus belles vidéos du panthéon vicelard de l'identité footballistique: les guerriers de Furiani. Que du bonheur, Rio peut aller se rhabiller…



20/04/2010

Tombé en Rade

giaco_2.jpgPlutôt que s'apitoyer sur ma terrible frustration volcanique, ambiance "Si tu vas pas à Rioooo", le Sporting Tertulia préfère s'ennivrer d'ovalie nostalgique. Comme un (cruel) clin-d'œil aux rêves vacanciers de Maracaña envolés, c'est une autre Rade qui nous a ému ce week-end. Celle de Toulon et de son RCT ressuscité. Leader du Top 14 professionalisé ajourd'hui, les Rouge et Noir ont fait revivre en nous la mémoire embuée du rugby à grand-papa. Un rugby amateur tendance marrons chauds qui, malgré ses errances et ses outrances, avait sacrément la classe.

Voir revenir les grands clubs de la charnière 80/90 en haut de l'affiche des années 2010 enclenche forcément la boîte à souvenirs. Même si Toulon, comme le (Métro-)Racing qui s'est aussi qualifié pour les quarts, ou même Agen qui vient d'assurer sa remontée dans l'élite, n'ont plus grand chose à voir avec les clubs de fin de banquet, les colosses un peu gras ou les nœuds-pap rose du showbizz parisien.

Le haut-niveau ne concerne plus que quatorze équipes, mais en vrai huit (allez neuf, en comptant le MRC de Trinh-Duc!). Il est loin le temps où ça jouait à 32 avant de finir par des vraies phases finales commençant en huitième de finale aller et retour. Désormais, les clubs centenaires et chargés d'histoire diparaissent peu à peu, sauf à être repris par un magnat ayant fait fortune dans l'immobilier, la pharmacologie ou la bande dessinée… Rêves d'Abramovitch un peu au rabais… Mais à Toulon, si Mourad Boudjellal fait fumer la carte bleue et qu'on compte les enfants de la Rade présents dans le XV de départ sur les doigts de la main, au moins le public n'a-t-il pas changé…




images.jpgQu'il entonne le Pilou-Pilou dans sa diantre d'antre de Mayol ou au stade Vélodrome (ci-dessus). Ambiance Sud-Est, le couteau et la bite entre les dents, l'accent aux bords des molaires, et le fair-play remisé au vestiaire. Arbitre enculé, buteur adverse sifflé, et bagarres générales vivement encouragées.

 

Comme aux temps des affrontements avec Bègles et Vincent Moscato en 91, quand une minute de silence était un épreuve, la première mêlée un rendez-vous à ne pas rater, et Daniel Herrero déjà à son bandeau rouge aliéné…
[au bout de cinq minutes, le match devient monocorde]





Comme à l'époque d'Eric Champ et Jérôme Gallion soulevant le Brennus'87 contre le Racing club de France de Mesnel et Pouyaud, avant de chuter contre le Stadoceste Tarbais, puis le Stade Toulousain…
[n°11 de la série "Il était une fois le RCT", tous les épisodes de la série ici]

 

Alors, pourquoi le cacher, on a hâte de retrouver les Toulonnais dans le RER menant au Stade de France, pour la finale de dans un gros mois. Ne serait-ce que pour le Pilou-Pilou…

19/04/2010

Du danger d'être un daltonien de gradin

En passant, une somptueuse séquence de célébration de but avortée, peut-être la plus belle. C'est le Croate Tomislav Bosec, attaquant de l'Inter Zapresic, qui entre au panthéon de la crétinerie distraite, pour avoir benoîtement pensé que ses supporters sont forcément derrière les cages où il plante. Le hic, c'est que ce samedi, c'était devant la tribune du kop de l'adversaire du NK Zadar qu'il avait choisi de fêter son but. Résultat: au lieu de liesse populaire et d'embrassades furieuses, Bosec le daltonien de gradin n'a récolté qu'une grosse tarte dans la gueule façon Bud Spencer

 
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