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30/10/2010

Parabens Diego!

Diego-Maradona-wallpaper-444.jpgTout juste rentré de doux et inoubliables congés cariocas, le temps de faire le tri dans les photos et les souvenirs fluminense, comment ne pas saluer l'événement le plus inimaginable qui soit: Diego est arrivé à cinquantaine. A Rio, on a eu du mal à s'enthousiasmer pour les 70 piges de Pelé qui ont pourtant rythmé les programmations télés des bars de la cidade maravilhosa, presqu'autant que la campagne présidentielle. Mais voir Maradona parvenir au demi-siècle, soit une fois et demi l'âge d'un Christ toujours plus ringardisé par D10S, après avoir en outre multiplié les résurrections, ça, c'est fascinant.

Et comme on a découvert s'est infligé dans l'avion du retour la sombre daube égocentrée et mal montée de Kusturica, on ne voit pas d'autre hommage que d'écraser sa petite larme devant le seul beau moment du film: l'interprétation par Diego lui-même du sublime cuarteto de feu Rodrigo Bueno, intitulé "la mano de dios". Tout y est: les amis, l'ex-femme courage, les filles émues et la voix chevrotante de l'icône éternel…

 

17/04/2010

Loco Blues

Image 18.pngIl y a quelque chose d'infiniment beau chez Martin Palermo. Et d'infiniment triste aussi. Le buteur de Boca Juniors est entré dans l'histoire du club Xeneize (les «Gênois» de Buenos Aires) en inscrivant un doublé lundi dernier, contre Arsenal de Sarandi. A 36 ans, «el Loco» devient le meilleur buteur de l'histoire de la Bombonera, et détrône la légende des années 30 Roberto Cherro et son record de 218 buts. Une reconnaissance ultime pour le grand bourrin péroxydé à la carrière plutôt figue que raisin, parsemée de clubs espagnols alors au creux de la vague (Villareal, Betis, Alaves), de blessures et d'échecs mémorables (dont le triple raté aux pénos en 99 contre la Colombie, qui le mit au ban de seleccion). Désormais, Palermo est Monsieur 220 buts. Mais ce bonheur a un goût amer, et la scène du record a des airs de fin de partie à la Beckett…

Image 16.pngLundi soir, c'est bien sûr Roman «el Mago» Riquelme qui a fait l'offrande. Mais de fiesta ensemble, point. Chacun de son côté. Palermo avec ses coéquipiers, le n°10 en solitaire. Désormais, la crise est ouverte et la guerre glaciale (voir la vidéo de la conférence de presse): Palermo n'est plus ami avec Riquelme. Ce dernier, en plus d'être le plus brillant des casses-couilles de sa génération, et non content d'être déjà fâché avec Diego (remember) et privé de Mondial, fout un bordel monstre dans l'équipe. Pourtant dénigré par ses ex pour penser davantage au football qu'au plumard, Riquelme n'a rien trouvé de mieux que de chauffer par texto la nana d'un jeune espoir de Boca Juniors. Pour les raisons profondes de la brouille, on peut en lire plus ici (amateurs d'orthographe s'abstenir).

Palermo, lui, pourrait enfin connaître la rédemption nationale, en embarquant pour l'Afsud cet été, après avoir qualifié l'Albiceleste de Maradona l'otarie en octobre dernier (remember). Comme une destinée commune qui prend fin, entre deux écorchés vifs du foot porteño, qui ont mêlé leur sang en mouillant le maillot or et marine. Les deux trublions ne riront plus ensemble, et il ne reste plus que le souvenir d'un génie ombrageux et d'un goleador 2wfohz7.jpgpsychopathe faisant régner la terreur dans l'Amérique du sud des années 2000. Avec le grand coach Carlos Bianchi en figure tutélaire, Saint-Esprit d'une trinité enchantée.

Alors, en mémoire du duo magique qu'on ne voudrait jamais voir disparaître, rien de mieux que de se refaire le top 3 des souvenirs de Martin le magnifique, tel qu'il l'avait raconté au site de la Fifa, à l'occasion de son 180e but sous le maillot boquense, en mai 2008. Au passage, on note que ces deux dernières années, alors qu'on l'imaginait déjà au crépuscule de sa carrière, et malgré une blessure l'ayant éloigné six mois des terrains fin 2008, Palermo aura tout de même planté 40 pions sous le maillot des Juniors.

Mais revenons au hit-parade des buts qui ont marqué la mémoire nostalgique du Loco.

 

3. Le plus emblématique: «Ma frappe depuis le milieu de terrain contre Independiente en 2007». Le classique des classiques, le paroxysme du geste instinctif, le genre "je vois le cuir, je suis à cinquante mètres, et je frappe comme une mulasse sans réfléchir"…




Depuis, il a décliné son geste technique en version "je vois le cuir, je suis à quarante mètres et je mets un gros coup de testard sans réfléchir". C'était contre Velez Sarzfield, en octobre 2009. Le but du 3-2. Juste après l'égalisation de Riquelme, d'une mine somptueuse…





2. Le plus important: «Mon doublé contre le Real Madrid au Japon en 2000». Finale de la Coupe intercontinentale. Boca Juniors est au sommet de son art, et les jeunes Palermo et Riquelme, après avoir terrifié l'Amsud, humilient le Real Madrid de Figo et Roberto Carlos (2-0). Le premier but est ici, mais on préfère sans conteste le second, et la pass'déc' de 60 mètres signé Riquelme…





1. Le plus émouvant: «Mon but en 2000 face à River. Je sortais d'une grave blessure, je n'ai fait qu'un court passage sur le terrain et j'ai fait gagner le match». Quarts de finale retour de la Copa Libertadores. Palermo est une vrai gallina, une poule qui a la Bombonera dans les tripes, et qui ne pouvait que placer au firmament de ses souvenir un pion décisif dans les arrêts de jeu (1-0) contre l'ennemi millonarios de River Plate. Sitôt après avoir marqué, il alla se jeter dans les bras de Riquelme, évidemment au départ de l'action…




Bonus "la belle et la bête"
. Pas moyen de retrouver la date exacte de cette "jugada" qui résume tout de la complicité des deux comparses du port désaffecté de Buenos Aires. Comble du sublime, il n'y a même pas but à la fin…





Désormais, les contrats des deux anciens complices se terminent à la fin de la saison. Et bien que le président de Boca Juniors entende les prolonger tous les deux, on ne voit pas comment il ne pourrait pas en choisir un au détriment de l'autre. Foutu temps qui passe…

26/10/2009

La musique adoucit les heurts

bilan-l1-10e-marseille.jpgPas vraiment l'envie d'en rajouter, sur ce nouveau cas d'école de "Pourrico" tellement Ligue 1 (remember dans un autre genre, le Lyon-OM au bout de l'ennui l'an dernier). Marre des tergiversations de Thiriez (démission! Mais depuis longtemps déjà…) et des dysfonctionnements insensés d'un classico grippé. Un genre d'affrontements factices qui s'enfoncent chaque année un peu plus dans le pathétique de rivalités hypocritement alimentées par le foot-bizness complice à tous les étages. Comme le remarque l'ignoble mais jouissif Mark the Ugly (made in So Foot): «ce derby est tellement jeune, y a que Frédéric Mitterrand qui en veut"… Au point qu'on se demande encore pourquoi 2.000 Parisiens ont jugé nécessaire de faire le déplacement (et, mieux, qu'on leur file des places!), tout ça pour se faire écraser par des chauffards marseillais (voir la flippante vidéo sur La Provence).

Marre de l'incroyable incompétence de la Ligue (on décide de jouer, et puis finalement non, on préfère attendre six heures avant le match pour l'annoncer), la mauvaise foi des dirigeants (d'un côté on envoie Clément infecter le reste de l'équipe, de l'autre on ressort la rengaine du persécuté super à-propos pour calmer la foule), la fixette sur la gripette (pas eu souvenir qu'on annule un match pour une épidémie de gastro) et le sensationnalisme des médias (Y a un mort? Y paraît qu'il y aurait un mort. Ah en fait non, y a pas de mort…), stop n'en jetez plus! Rien de malin à dire, vu que la malice semble la chose la moins partagée en L1 aujourd'hui.

Image 4.pngDonc, comme toujours en cas de blues du ballon, il vaut mieux s'en remettre au pays de Diego. D'abord parce qu'on y voit des vrais duels de légende, comme le superclassico River Plate-Boca Juniors (un résumé vidéo du 1-1 de dimanche soir, avec des vrais morceaux de génie riquelmien dedans). Ensuite, parce qu'on peut s'y délecter d'une récente discographie tout à la gloire de Diego le vulgos, ancienne icône du beu jeu devenu coach obsédé de la fellation.

Il faut s'imaginer avec une 10 Marado à la main (une nouvelle bière mexicaine dédiée à D10S), fermer les yeux et se laisser guider par la redoutable mise en musique de ses récents propos si classes à l'égard de la presse, déclinés en un top 3 "Qu'ils me la sucent" de gala.

 

3. Mich Canta: "Que la chupen". De la bonne grosse musique de fête, ambiance fête de mariage qui bat son plein…




2. La Diegomania: "Chupamelo Chupamelo".
L'efficacité réjouissante du cuarteto, cette danse de Cordoba qui contraste tant avec le mélancolique tango de la capitale porteña…




1. Maradona Mix "Que la chupen Que la chupen".
Car depuis le collectif Otros Aires, l'Argentine n'est jamais aussi envoûtante qu'aux sons de l'électro…

15/10/2009

Argentina viciosa comme on l'aime… ou pas

http://i33.tinypic.com/2q0nln5.jpgÇa sent le pet foireux, les sueurs froides, le vice malsain et la joie furieuse. La qualif de l'Albiceleste pour le Mondial sudaf a un air de cancha latina, ces virages de supporters un peu dingues qui terrorisent et électrisent le monde du ballon argentin. Une ambiance où le beau jeu n'a pas franchement droit de cité, où les coups pleuvent en dessous de la ceinture, mais où le chaos sublime enfante l'excès culte et la résurrection vertigineuse, au détriment du génie pur. En deux ultimes matchs, la sélection n'a jamais autant été à l'image de son coach, Diego le vulgos. Un passé incontestablement talentueux, qui s'estompe devant la perte de repères et la folie débordant de testostérone. Un sentiment étrange et dual, entre observation génée d'un gâchis irrésistible et admiration sans borne d'un mental malgré tout à toute épreuve.

 

Image 4.pngDans un contexte aussi tendu que celui du groupe de qualification, seul "el loco" pouvait faire triompher l'Albiceleste. Evidemment dans les arrêts de jeu et en raccro doré, Martin Palermo ne pouvait être qu'à la hauteur d'une résurrection attendue depuis dix ans et son cultissime triple péno raté contre le Paraguay la Colombie en Copa America, qui l'avait depuis discriminé en seleccion. L'icône de la Bombonera est déjà dans le panthéon des attaquants bourrins, tocards toqués de l'art ingrat de la bataille de surface (un best-of boquense ici). Mais cette brute grand luxe, complice monstrueux du Magicien Riquelme (le grand absent fâché de l'équipe à Diego), reste le mec capable de s'arracher de ses cendres putrides pour renaître tel un phénix cabossé dans le stade Monumental des rivaux de River Plate. A 34 ans et après une carrière que l'on pensait poctuée par la blessure de trop, il claque un but hors-jeu du tibia contre le Pérou, offre la victoire inespérée (2-1) et fait exploser Maradona l'otarie sur une pelouse devenue twilight zone"…



Palermo mérite de voir l'Afrique du Sud avant de mourrir, car il semble correspondre à merveille au jeu argentin mal branlé que Diego ne parvient pas à fagoter. Alors que Messi ne vaut pas une messe, Martin le fou est au rendez-vous. Attention, si le gars n'est jamais aussi bon qu'en gros bœuf des surfaces, il est quand même capable de planter un but de 55m ou, il y a tout juste deux semaines, de claquer un pion d'une tête de 30m. Et, faute de Roman el Mago Riquelme et de fond de jeu, il faudra se préparer à une sélection argentine le couteau entre les dents et les couilles sur le caleçon, plutôt qu'avec des diamants entre les pieds. Ambiance charrua uruguayenne, qu'elle a su dompter hier soir.

Contre la Celeste au Centenario de Montevideo, les Pamperos ont su résister et donner des coups, faute d'être capables de se faire trois passes d'affilée. Hormis l'ange Di Maria qui régale tant et tant sur son aile gauche et doit encore se demander ce qu'il fout à Benfica, personne n'est au niveau des glorieux aînés. Même en défense, hormis Macherano, Veron et Heinze, tout le monde est à la rue. Mais la victoire est au bout (0-1), bien sûr dans les cinq dernières minutes et sur un but à la con, suite à l'expulsion de "Cacéres la cuillère". Enfin, Diego en roue libre nous fait rêver à ce que pourrait faire Domenech en cas de qualif post-barrages. Bien plus trash que Raymond, il lâche aux journalistes, en conférence de presse d'après match: «Vous feriez mieux de me sucer, et de continuer à me sucer». La classe façon bife de chorizo




Désormais tout est ouvert d'ici juin prochain. Soit l'option résurrection, avec un retour de Riquelme (pour qu'Aimar soit un vrai joker), ou un Yalta stratégique, qui verrait Tevez, Messi et Kun Aguero apprendre enfin à ne plus se marcher sur les pieds. Et pourquoi pas réintégrer les Français Lisandro Lopez et Lucho Gonzales, pour rajouter davantage de technique… Ou alors, on continue comme ça. Option brouillon burné. A l'arrache. Sans stratégie autre que le rentre-dedans et les buts à bout de souffle. Après tout, l'Argentine n'est jamais aussi forte que quand elle n'est pas favorite.


tashibana.jpgEn conclusion de cet épisode de notre plongée "Au pays de Diego", on ne peut s'empêcher de regarder chez les voisins chiliens pour s'offrir un bonus acrobatique. Ça n'a rien à voir, mais c'est le seul moyen de voir de belles choses dans cet univers post-moderne de football latino toujours adulé, mais tout de même dévoyé. On a retrouvé les jumeaux James et Jason Derrick d'Olive&Tom. Ils jouent au club de Rio Branco, et maîtrisent toujours comme personne la technique dite de la "double Amara Simba". Si ça peut convaincre Maradona d'arrêter d'essayer de faire jouer ses joyaux comme Mark Landers…

18/09/2009

En hommage au Beso de Piquito…

Besito_noticia_full.jpgHomo footballisticus. On aurait pu essayer une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, en narrant l'histoire qui suit. Brayan Beckeles et Orlin Peralta, coéquipiers du club de Vida, ont été pris en flag de baiser amoureux, lors d'un but fêté en championnat du Honduras. Moment mignon dans un monde de brute. Jusqu'à ce qu'un des deux amants, Beckeless, nie en bloc face à l'emballement médiatique: «Je suis un homme! Je n'ai jamais embrassé un homme, et je ne le ferai jamais, c'est un quiproquo»…

Triste histoire pour Peralta, en somme, comme pour la société du spectacle sportif. Alors finalement, plutôt qu'une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, on préfère se laisser aller à cette irrépressible nostalgie ('Tain, ça y est, je commence à ressembler à mon grand-père quand il me parlait de Piantoni). Comme un flash-back, la photo nous rappelle évidemment l'amitié troublante et culte de Diego et Cani.

Maradona et Caniggia, les Alix et Enak footeux de notre jeunesse. L'incroyable duo qui avait pris l'habitude, à chaque retrouvaille fêtée d'un but à deux, de s'embrasser tendrement. Au point que lors du retour du Dieu et de l'oiseau à Boca Juniors en 1997, Mme Caniggia d'alors avait interdit à son homme d'aller au-delà du calin. Hors de question de revoir le rituel et pourtant fameux "Beso de Piquito" des deux hommes…

2008-03-21beso4.jpg

 

Maradona et Cannigia, où la complicité fusionnelle de la quintessence du génie albiceleste, passe décisive et but décisif. Grâce à Youtube, on peut retrouver trois chefs-d'œuvre du tandem gay-friendly qui ont illuminé les années 90. Attention, le bonheur de ces deux hommes jouant ensemble les yeux fermés peut choquer…

 

3. Boca-Argentinos Juniors, 1996: Beau moment d'altruisme et le titre pour les Xeneizes…






2. Boca-Newell's Old Boys, 1995: Quand Diego invente pour Claudio la passe en profondeur de la tête…






1. Argentine-Brésil, 1990:
Après des matchs de poule tous pourris, les Argentins se réveillent et se paient des Brésiliens archi-favoris en huitième du Mondial italien. Maradona accélère et Caniggia fait un appel de dingue avant de finir le boulot…



Bonus silencieux: d'autres extraits de la carrière internationale de nos deux héros pas si hétéros…


21/07/2009

Ronaldo, où la Paradinha infernale

ronaldo-gros-01.jpgÇa ne pouvait pas durer. Après avoir réussi un magnifique retour en grâce chez les Corinthians de saõ Paulo, l'immense Ronaldo "option bourrelé de talent" a fait une rechute. Mais Culte, la rechute. Se croyant arrivé, O Fenomeno l'a joué trop facile et s'est fait prendre au jeu du péno de flemmasse. Contre Cruzeiro le week-end dernier, il n'a toutefois pas cédé à la si attendue panenka ou même au "une-deux à la Cruyff" pour intégrer le panthéon du "too-easy-football". Non. Quand Ronaldo se vautre, c'est en tentant la Paradinha. Ce qui, en l'espèce, se résume par un tir en marchant. Que le goal arrête en rigolant…




Lourdeau, le meilleur marqueur de l'histoire des coupes du monde a un peu dévoyé l'exercice rituel. EDIT Pour être honnête, Ronaldo a réussit le même geste il y a quelques semaines, de façon impeccable. Merci à Geonaldo d'avoir rectifié (dans les commentaires) la réalité d'un Ronaldo sachant paradinher au pays des paradinheurs…



Car la Paradinha est un geste technique quasi-uniquement brésilien, inventé par le magique Didi (un temps usurpé par l'ignoble Pelé). En gros, il consiste à couper net sa course d'élan au moment du tir, puis attendre que le gardien s'écrase comme une merde, pour enfin tirer dans le coin opposé. Petit best-of, pour encore mieux saisir…




Mais que Ronaldo se rassure, on trouve sur la toile un plus bel exemple de loupé paradinhesque. Et l'on aimerait pas être à la place du gamin crâneur qui a voulu se la raconter auprès des potes de la cour de récré, mais qui est tombé sur un portier refusant de bouger…




Autre déchéance pénaltistique peu enviable: l'entorsinha de la cheville…

19/07/2009

L'amant Veron

veron_estudiantes.jpgAprès l'avoir détourné ces derniers mois pour cause de Dieux brouillés, il est enfin temps de tourner à nouveau son regard vers le pays de Diego. Faut dire que la saison archi-ratée de Boca Juniors ajoutée à la disparition de Riquelme de l'Albiceleste, ça n'aide pas à être attentif au ballon d'amsud. Videopanorama en guise de séance de rattrapage latina…


La Copa pour un éternel étudiant.
Juan Sebastian Veron l'a bien mérité, son trophée libertadorien. "La Brujita" ("petite sorcière") remporte son premier titre continental avec le club de ses débuts, l'Estudiantes de La Plata. Victoire 2-1 à l'extérieur, après une finale aller vierge, où Fabio (l'énorme gardien de Cruzeiro) a rendu son honneur bafoué à la confrérie des portiers auriverde (un top 3 des plus belles cagades brésiliennes de la saison ici). Grande folie estudiantine…




bati-0x300.jpgClôture polémique. Ce semestre, donc, Boca termine 14e et la seule bonne nouvelle fut le retour de Gabriel "Batigol" Batistuta sous les couleurs "or y azul"… hélas dans la section polo (ce qui ne manque pas de classe). Les autres ténors habituels ont laissé la place aux anonymes, pour un championnat de clôture (Clausura) malgré tout haletant. Lors de l'ultime journée, au milieu du mois de juin, Huracan s'est fait chourrer le titre dans un match furieux sur la pelouse du dauphin Velez Sarsfield. Avec un arbitre à la rue, et depuis suspendu pour un mois, qui valide un but-attentat à la 83e. Culte de la lose, pour les hinchas d'Haracan, qui l'ont amère




images.jpgAsprilla coupe le moteur. Rhaaaa Faustino "el Tino" Asprilla! La pieuvre colombienne a fêté son jubilé, aux côtés de ses comparses des "swinging nineties", dans les pas du scorpion "loco" Rene Higuita. Petite mort un 4 juillet, mais avec Carlos Valderrama. Qui régale encore







Gras triple contre Fluminense.
C'est le revenant de l'année. Ronaldo entame sa quarante-huitième vie en claquant but sur but, sous le maillot Corinthian. Dès son premier match, il faisait arrêter la partie. Dernier exploit d'O Fenomeno: un triplé contre Fluminense, le 8 juillet dernier, comme une résurrection christique. Même si il se pourrait qu'il rechope la grasse tête, par exemple en tirant les pénos trop fastoche, comme ce week-end face à Cruzeiro. Pas grave, c'est le triplé qu'on retiendra…


La beauté de l'inutile, ou le spécial bonus "grigris brésiliens". On avait pensé au triple coup du sombrero de Miranda, ou du classieux ballet aérien de Diego Souza, mais on a finalement retenu le but de kéké ultime, marqué par l'international de Futsal Falcaõ, lors d'une récente ballade auriverde contre la roumaine (12-0). Le gars réussit quand même le truc pour lequel on s'est pété les chevilles tant et tant dans notre enfance, et en plus il met la tête derrière…

14/03/2009

Dieux brouillés

114eb7a4-20f0-49ab-a010-18969fde2b28.jpgIl a bien fallu deux jours de réflexion et de prise de recul au Sporting Tertulia pour sortir de son état dépressif et digérer le choc des 10, le divorce des Dieux de l'Olympe (albi)céleste. Riquelme claque la porte et ne supporte plus Diego. On le redoutait sans le dire, quand Maradona était nommé à la tête de la selecion. Mais quoi de plus normal, quand on confronte deux égos aussi peu enclin à l'esprit collectif. C'est comme si Cantona devait entraîner Pagis dans une équipe de France fantasmée.



En résumé, El Mago, qui s'est déjà moulte fois illustré dans la démonstration passionnelle de sa susceptibilité, n'a pas supporté d'avoir été écarté du match contre la France, et El Pibe de Oro répond qu'il est con de le prendre mal, qu'il peut revenir quand il veut, mais qu'il s'en branle parce qu'il a Veron pour le remplacer, et que ça ira peut-être un peu plus vite. Ce cabochard génial de Roman, que les hinchas de Boca Juniors préfère à Maradona, refait donc le coup du gars vexé qui boude jusqu'à ce que l'entraîneur change. Qu'il est loin le temps où ça s'embrassait et où ça écoutait un oiseau ridicule sur le plateau de "La noche del D10S"…



Impuissant et triste comme un air de tango, on observe ce déchirement sans pouvoir prendre parti. Enfin, quand même…

 
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