26.10.2009
La musique adoucit les heurts
Pas vraiment l'envie d'en rajouter, sur ce nouveau cas d'école de "Pourrico" tellement Ligue 1 (remember dans un autre genre, le Lyon-OM au bout de l'ennui l'an dernier). Marre des tergiversations de Thiriez (démission! Mais depuis longtemps déjà…) et des dysfonctionnements insensés d'un classico grippé. Un genre d'affrontements factices qui s'enfoncent chaque année un peu plus dans le pathétique de rivalités hypocritement alimentées par le foot-bizness complice à tous les étages. Comme le remarque l'ignoble mais jouissif Mark the Ugly (made in So Foot): «ce derby est tellement jeune, y a que Frédéric Mitterrand qui en veut"… Au point qu'on se demande encore pourquoi 2.000 Parisiens ont jugé nécessaire de faire le déplacement (et, mieux, qu'on leur file des places!), tout ça pour se faire écraser par des chauffards marseillais (voir la flippante vidéo sur La Provence).
Marre de l'incroyable incompétence de la Ligue (on décide de jouer, et puis finalement non, on préfère attendre six heures avant le match pour l'annoncer), la mauvaise foi des dirigeants (d'un côté on envoie Clément infecter le reste de l'équipe, de l'autre on ressort la rengaine du persécuté super à-propos pour calmer la foule), la fixette sur la gripette (pas eu souvenir qu'on annule un match pour une épidémie de gastro) et le sensationnalisme des médias (Y a un mort? Y paraît qu'il y aurait un mort. Ah en fait non, y a pas de mort…), stop n'en jetez plus! Rien de malin à dire, vu que la malice semble la chose la moins partagée en L1 aujourd'hui.
Donc, comme toujours en cas de blues du ballon, il vaut mieux s'en remettre au pays de Diego. D'abord parce qu'on y voit des vrais duels de légende, comme le superclassico River Plate-Boca Juniors (un résumé vidéo du 1-1 de dimanche soir, avec des vrais morceaux de génie riquelmien dedans). Ensuite, parce qu'on peut s'y délecter d'une récente discographie tout à la gloire de Diego le vulgos, ancienne icône du beu jeu devenu coach obsédé de la fellation.
Il faut s'imaginer avec une 10 Marado à la main (une nouvelle bière mexicaine dédiée à D10S), fermer les yeux et se laisser guider par la redoutable mise en musique de ses récents propos si classes à l'égard de la presse, déclinés en un top 3 "Qu'ils me la sucent" de gala.
3. Mich Canta: "Que la chupen". De la bonne grosse musique de fête, ambiance fête de mariage qui bat son plein…
2. La Diegomania: "Chupamelo Chupamelo". L'efficacité réjouissante du cuarteto, cette danse de Cordoba qui contraste tant avec le mélancolique tango de la capitale porteña…
1. Maradona Mix "Que la chupen Que la chupen". Car depuis le collectif Otros Aires, l'Argentine n'est jamais aussi envoûtante qu'aux sons de l'électro…
23:55 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pourrico, superclassico, psg, om, boca, river, fenerbahce, galatasaray, thiriez, diego
15.10.2009
Argentina viciosa comme on l'aime… ou pas
Ça sent le pet foireux, les sueurs froides, le vice malsain et la joie furieuse. La qualif de l'Albiceleste pour le Mondial sudaf a un air de cancha latina, ces virages de supporters un peu dingues qui terrorisent et électrisent le monde du ballon argentin. Une ambiance où le beau jeu n'a pas franchement droit de cité, où les coups pleuvent en dessous de la ceinture, mais où le chaos sublime enfante l'excès culte et la résurrection vertigineuse, au détriment du génie pur. En deux ultimes matchs, la sélection n'a jamais autant été à l'image de son coach, Diego le vulgos. Un passé incontestablement talentueux, qui s'estompe devant la perte de repères et la folie débordant de testostérone. Un sentiment étrange et dual, entre observation génée d'un gâchis irrésistible et admiration sans borne d'un mental malgré tout à toute épreuve.
Dans un contexte aussi tendu que celui du groupe de qualification, seul "el loco" pouvait faire triompher l'Albiceleste. Evidemment dans les arrêts de jeu et en raccro doré, Martin Palermo ne pouvait être qu'à la hauteur d'une résurrection attendue depuis dix ans et son cultissime triple péno raté contre le Paraguay la Colombie en Copa America, qui l'avait depuis discriminé en seleccion. L'icône de la Bombonera est déjà dans le panthéon des attaquants bourrins, tocards toqués de l'art ingrat de la bataille de surface (un best-of boquense ici). Mais cette brute grand luxe, complice monstrueux du Magicien Riquelme (le grand absent fâché de l'équipe à Diego), reste le mec capable de s'arracher de ses cendres putrides pour renaître tel un phénix cabossé dans le stade Monumental des rivaux de River Plate. A 34 ans et après une carrière que l'on pensait poctuée par la blessure de trop, il claque un but hors-jeu du tibia contre le Pérou, offre la victoire inespérée (2-1) et fait exploser Maradona l'otarie sur une pelouse devenue twilight zone"…
Palermo mérite de voir l'Afrique du Sud avant de mourrir, car il semble correspondre à merveille au jeu argentin mal branlé que Diego ne parvient pas à fagoter. Alors que Messi ne vaut pas une messe, Martin le fou est au rendez-vous. Attention, si le gars n'est jamais aussi bon qu'en gros bœuf des surfaces, il est quand même capable de planter un but de 55m ou, il y a tout juste deux semaines, de claquer un pion d'une tête de 30m. Et, faute de Roman el Mago Riquelme et de fond de jeu, il faudra se préparer à une sélection argentine le couteau entre les dents et les couilles sur le caleçon, plutôt qu'avec des diamants entre les pieds. Ambiance charrua uruguayenne, qu'elle a su dompter hier soir.
Contre la Celeste au Centenario de Montevideo, les Pamperos ont su résister et donner des coups, faute d'être capables de se faire trois passes d'affilée. Hormis l'ange Di Maria qui régale tant et tant sur son aile gauche et doit encore se demander ce qu'il fout à Benfica, personne n'est au niveau des glorieux aînés. Même en défense, hormis Macherano, Veron et Heinze, tout le monde est à la rue. Mais la victoire est au bout (0-1), bien sûr dans les cinq dernières minutes et sur un but à la con, suite à l'expulsion de "Cacéres la cuillère". Enfin, Diego en roue libre nous fait rêver à ce que pourrait faire Domenech en cas de qualif post-barrages. Bien plus trash que Raymond, il lâche aux journalistes, en conférence de presse d'après match: «Vous feriez mieux de me sucer, et de continuer à me sucer». La classe façon bife de chorizo…
Désormais tout est ouvert d'ici juin prochain. Soit l'option résurrection, avec un retour de Riquelme (pour qu'Aimar soit un vrai joker), ou un Yalta stratégique, qui verrait Tevez, Messi et Kun Aguero apprendre enfin à ne plus se marcher sur les pieds. Et pourquoi pas réintégrer les Français Lisandro Lopez et Lucho Gonzales, pour rajouter davantage de technique… Ou alors, on continue comme ça. Option brouillon burné. A l'arrache. Sans stratégie autre que le rentre-dedans et les buts à bout de souffle. Après tout, l'Argentine n'est jamais aussi forte que quand elle n'est pas favorite.
En conclusion de cet épisode de notre plongée "Au pays de Diego", on ne peut s'empêcher de regarder chez les voisins chiliens pour s'offrir un bonus acrobatique. Ça n'a rien à voir, mais c'est le seul moyen de voir de belles choses dans cet univers post-moderne de football latino toujours adulé, mais tout de même dévoyé. On a retrouvé les jumeaux James et Jason Derrick d'Olive&Tom. Ils jouent au club de Rio Branco, et maîtrisent toujours comme personne la technique dite de la "double Amara Simba". Si ça peut convaincre Maradona d'arrêter d'essayer de faire jouer ses joyaux comme Mark Landers…
14:17 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : albicesleste, qualif, mondial sudaf, diego, suceurs de journalistes, palermo, l'ange di maria, messi ne vaut pas une messe
18.09.2009
En hommage au Beso de Piquito…
Homo footballisticus. On aurait pu essayer une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, en narrant l'histoire qui suit. Brayan Beckeles et Orlin Peralta, coéquipiers du club de Vida, ont été pris en flag de baiser amoureux, lors d'un but fêté en championnat du Honduras. Moment mignon dans un monde de brute. Jusqu'à ce qu'un des deux amants, Beckeless, nie en bloc face à l'emballement médiatique: «Je suis un homme! Je n'ai jamais embrassé un homme, et je ne le ferai jamais, c'est un quiproquo»…
Triste histoire pour Peralta, en somme, comme pour la société du spectacle sportif. Alors finalement, plutôt qu'une nanalyse un peu empotée sur le tabou de l'homosexualité dans le foot, on préfère se laisser aller à cette irrépressible nostalgie ('Tain, ça y est, je commence à ressembler à mon grand-père quand il me parlait de Piantoni). Comme un flash-back, la photo nous rappelle évidemment l'amitié troublante et culte de Diego et Cani.
Maradona et Caniggia, les Alix et Enak footeux de notre jeunesse. L'incroyable duo qui avait pris l'habitude, à chaque retrouvaille fêtée d'un but à deux, de s'embrasser tendrement. Au point que lors du retour du Dieu et de l'oiseau à Boca Juniors en 1997, Mme Caniggia d'alors avait interdit à son homme d'aller au-delà du calin. Hors de question de revoir le rituel et pourtant fameux "Beso de Piquito" des deux hommes…

Maradona et Cannigia, où la complicité fusionnelle de la quintessence du génie albiceleste, passe décisive et but décisif. Grâce à Youtube, on peut retrouver trois chefs-d'œuvre du tandem gay-friendly qui ont illuminé les années 90. Attention, le bonheur de ces deux hommes jouant ensemble les yeux fermés peut choquer…
3. Boca-Argentinos Juniors, 1996: Beau moment d'altruisme et le titre pour les Xeneizes…
2. Boca-Newell's Old Boys, 1995: Quand Diego invente pour Claudio la passe en profondeur de la tête…
1. Argentine-Brésil, 1990: Après des matchs de poule tous pourris, les Argentins se réveillent et se paient des Brésiliens archi-favoris en huitième du Mondial italien. Maradona accélère et Caniggia fait un appel de dingue avant de finir le boulot…
Bonus silencieux: d'autres extraits de la carrière internationale de nos deux héros pas si hétéros…
01:09 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : honduras, brayan beckeles, vida, orlin peralta, maradona, caniggia, piquito
21.07.2009
Ronaldo, où la Paradinha infernale
Ça ne pouvait pas durer. Après avoir réussi un magnifique retour en grâce chez les Corinthians de saõ Paulo, l'immense Ronaldo "option bourrelé de talent" a fait une rechute. Mais Culte, la rechute. Se croyant arrivé, O Fenomeno l'a joué trop facile et s'est fait prendre au jeu du péno de flemmasse. Contre Cruzeiro le week-end dernier, il n'a toutefois pas cédé à la si attendue panenka ou même au "une-deux à la Cruyff" pour intégrer le panthéon du "too-easy-football". Non. Quand Ronaldo se vautre, c'est en tentant la Paradinha. Ce qui, en l'espèce, se résume par un tir en marchant. Que le goal arrête en rigolant…
Lourdeau, le meilleur marqueur de l'histoire des coupes du monde a un peu dévoyé l'exercice rituel. EDIT Pour être honnête, Ronaldo a réussit le même geste il y a quelques semaines, de façon impeccable. Merci à Geonaldo d'avoir rectifié (dans les commentaires) la réalité d'un Ronaldo sachant paradinher au pays des paradinheurs…
Car la Paradinha est un geste technique quasi-uniquement brésilien, inventé par le magique Didi (un temps usurpé par l'ignoble Pelé). En gros, il consiste à couper net sa course d'élan au moment du tir, puis attendre que le gardien s'écrase comme une merde, pour enfin tirer dans le coin opposé. Petit best-of, pour encore mieux saisir…
Mais que Ronaldo se rassure, on trouve sur la toile un plus bel exemple de loupé paradinhesque. Et l'on aimerait pas être à la place du gamin crâneur qui a voulu se la raconter auprès des potes de la cour de récré, mais qui est tombé sur un portier refusant de bouger…
Autre déchéance pénaltistique peu enviable: l'entorsinha de la cheville…
23:23 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ronaldo, paradinha, péno
19.07.2009
L'amant Veron
Après l'avoir détourné ces derniers mois pour cause de Dieux brouillés, il est enfin temps de tourner à nouveau son regard vers le pays de Diego. Faut dire que la saison archi-ratée de Boca Juniors ajoutée à la disparition de Riquelme de l'Albiceleste, ça n'aide pas à être attentif au ballon d'amsud. Videopanorama en guise de séance de rattrapage latina…
La Copa pour un éternel étudiant. Juan Sebastian Veron l'a bien mérité, son trophée libertadorien. "La Brujita" ("petite sorcière") remporte son premier titre continental avec le club de ses débuts, l'Estudiantes de La Plata. Victoire 2-1 à l'extérieur, après une finale aller vierge, où Fabio (l'énorme gardien de Cruzeiro) a rendu son honneur bafoué à la confrérie des portiers auriverde (un top 3 des plus belles cagades brésiliennes de la saison ici). Grande folie estudiantine…
Clôture polémique. Ce semestre, donc, Boca termine 14e et la seule bonne nouvelle fut le retour de Gabriel "Batigol" Batistuta sous les couleurs "or y azul"… hélas dans la section polo (ce qui ne manque pas de classe). Les autres ténors habituels ont laissé la place aux anonymes, pour un championnat de clôture (Clausura) malgré tout haletant. Lors de l'ultime journée, au milieu du mois de juin, Huracan s'est fait chourrer le titre dans un match furieux sur la pelouse du dauphin Velez Sarsfield. Avec un arbitre à la rue, et depuis suspendu pour un mois, qui valide un but-attentat à la 83e. Culte de la lose, pour les hinchas d'Haracan, qui l'ont amère…
Asprilla coupe le moteur. Rhaaaa Faustino "el Tino" Asprilla! La pieuvre colombienne a fêté son jubilé, aux côtés de ses comparses des "swinging nineties", dans les pas du scorpion "loco" Rene Higuita. Petite mort un 4 juillet, mais avec Carlos Valderrama. Qui régale encore
Gras triple contre Fluminense. C'est le revenant de l'année. Ronaldo entame sa quarante-huitième vie en claquant but sur but, sous le maillot Corinthian. Dès son premier match, il faisait arrêter la partie. Dernier exploit d'O Fenomeno: un triplé contre Fluminense, le 8 juillet dernier, comme une résurrection christique. Même si il se pourrait qu'il rechope la grasse tête, par exemple en tirant les pénos trop fastoche, comme ce week-end face à Cruzeiro. Pas grave, c'est le triplé qu'on retiendra…
La beauté de l'inutile, ou le spécial bonus "grigris brésiliens". On avait pensé au triple coup du sombrero de Miranda, ou du classieux ballet aérien de Diego Souza, mais on a finalement retenu le but de kéké ultime, marqué par l'international de Futsal Falcaõ, lors d'une récente ballade auriverde contre la roumaine (12-0). Le gars réussit quand même le truc pour lequel on s'est pété les chevilles tant et tant dans notre enfance, et en plus il met la tête derrière…
23:38 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : veron, copa libertadores, cruzeiro, fabio, huracan, velez sarsfield, asprilla, ronaldo, diego souza, miranda
14.03.2009
Dieux brouillés
Il a bien fallu deux jours de réflexion et de prise de recul au Sporting Tertulia pour sortir de son état dépressif et digérer le choc des 10, le divorce des Dieux de l'Olympe (albi)céleste. Riquelme claque la porte et ne supporte plus Diego. On le redoutait sans le dire, quand Maradona était nommé à la tête de la selecion. Mais quoi de plus normal, quand on confronte deux égos aussi peu enclin à l'esprit collectif. C'est comme si Cantona devait entraîner Pagis dans une équipe de France fantasmée.
En résumé, El Mago, qui s'est déjà moulte fois illustré dans la démonstration passionnelle de sa susceptibilité, n'a pas supporté d'avoir été écarté du match contre la France, et El Pibe de Oro répond qu'il est con de le prendre mal, qu'il peut revenir quand il veut, mais qu'il s'en branle parce qu'il a Veron pour le remplacer, et que ça ira peut-être un peu plus vite. Ce cabochard génial de Roman, que les hinchas de Boca Juniors préfère à Maradona, refait donc le coup du gars vexé qui boude jusqu'à ce que l'entraîneur change. Qu'il est loin le temps où ça s'embrassait et où ça écoutait un oiseau ridicule sur le plateau de "La noche del D10S"…
Impuissant et triste comme un air de tango, on observe ce déchirement sans pouvoir prendre parti. Enfin, quand même…
14:47 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maradona, juan roman el mago riquelme, choc de 10
09.03.2009
Fenomeno forever!
En passant, la belle image du week-end, le come back furieux de Ronaldo, sous son nouveau maillot des Corinthians de Saõ Paulo. O Fenomeno a retrouvé les filets, en claquant une tête chirurgicale malgré un envol de tortue, contre Palmeiras. Et il fête ça comme une resurrection latina, bourrée d'excès et de joies démesurées. Ambiance match arrêté et journalistes qui cherchent à interviewer Ronnie alors que l'arbitre attend pour reprendre la partie…
09:55 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : folie latina, ronaldo, fenomeno
04.01.2009
Le panthéon "latino" de l'année (Au pays de Diego #23)
Avant de se lancer pleinement dans 2009, le Sporting tertulia jette un dernier coup d'œil dans le rétro de l'année passée, pour célébrer son "Top 5 + 1" des plus belles "figuras" de 2008. Evidemment, il y a trois Argentins dans le lot et aucun Brésilien. On parle football ici, pas otarie de plages…
5. Cevallos aux mains d'argent. Mention spéciale du Sporting au portier de la Liga deportiva de Quito, qui a quasiment gagné à lui tout seul la Copa Libertadores. "Las manos del Ecuador" est un spécialiste des séances de tir au but comme des arrêts stoïques sur sa ligne. Idole du Barcelona Guayaquil, puis titulaire en sélection nationale, il a rejoint les cadors de Quito, avec qui il a dégoûté San Lorenzo et le Fluminense durant la Copa, au point d'occulter Ingrid…
4. D'alessandro le revenant gagnant . Comment ça fait plaisir d'admirer à nouveau le surclassieux Andres D'alessandro. Après un choix de carrière miteux à Wolfsburg, l'ancien n°10 du River Plate (triple champion d'Argentine) a retrouvé avec envie le continent, sous les couleurs de l'Internacional Porto Alegre. Et la gagne revient naturellement, avec un titre en Copa Sudamericana (équivalent latino de la coupe Uefa), avant de rejoindre l'Argentine et San Lorenzo en 2009. Big up à la plus élégante des petites teignes, avec une vidéo de ses meilleurs moments sous le maillot de l'Inter, avec qui il a ridiculisé le Boca Juniors, en rééditant son fameux dribble dit de "la boba"…
3. Cabañas la force tranquille . Si le "Dado Prso paraguayen" n'a rien gagné cette année, il a explosé en Copa Libertadores avec son club de l'America Mexico. Meilleur buteur et demi-finaliste de l'épreuve avec huit buts, il a impressionné avec sa puissance teintée de réalisme devant les cages et son jeu de tête de mammouth. Top 15 de ses plus beaux pions de l'année…
2. Lucas Barrios l'ultime goleador. C'est symbolique, mais ça impressionne. Avec 37 réalisations en championnat du Chili, l'Argentin a remporté l'officieux mais sérieux titre de meilleur buteur de l'année, selon la cultissime fédération de statistique footballistique (IFFHS). Bon ok, c'est en championnat du Chili, mais ça n'enlève rien aux qualités de l'attaquant du mythique Colo Colo de Santiago, qui a vraiment des faux airs de Gavin Henson…
1. Riquelme "who else". Vainqueur du Clausura et de la Recopa Sudamericana, médaille d'or aux JO et demi-finaliste de la Libertadores. Même quand il fait une année moyenne, "Roman" éclabousse de facilité et de gestes justes. Toujours un peu plus lent, mais toujours ultra-décisif, comme lors du superclassico d'automne contre River Plate ou de son dernier match contre San Lorenzo en "triangular final". Autre distinction possible pour l'incontestable meneur de jeu de l'Albiceleste, celle de personnalité artistique de l'année en Argentine (l'initiative est sérieuse). Le Sporting vote pour, au vu de ces 10 minutes de frissons qui résument son année 2008…
Le Bonus "but de l'année" pour la Brujita. Juan Sebastian Veron a été élu "meilleur joueur sudaméricain de l'année par l'édition uruguayenne de El Pais (l'équivalent du ballon d'or, il est élu par des journalistes de tout le continent), et ce n'est sans doute pas pour rien. Mais "la brujita" (la sorcière, surnom donné en raison de son père, lui-même footballeur et appelé "la Bruja") est quand même trop bourrin pour figurer dans le top 5 du Sporting. Même s'il a incontestablement claqué la plus belle frappasse de l'année, sous le maillot de l'Estudiantes…
02:36 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : veron, riquelme, cabañas, d'alessandro, barrios, cevallos
24.12.2008
23, rev'la Boca
Petit bras, mais le résultat est là. Malgré sa défaite contre Tigre (0-1, vidéo ici), les Xeneizes empochent leur 23e titre de champion national. Plutôt que d'en faire des tonnes sur le mythe boquense (avec l'impression de se répéter) ou le Riquelme plus grand joueur de la décennie (il était suspendu hier), le Sporting Tertulia laisse la parole aux hinchas or y azul, évidemment regroupés dans la nuit près de l'Obelisque de Buenos Aires (rien à voir avec celle de Paris, quoi qu'elle aussi issue d'une volonté dictatoriale). 50 secondes de bonheur populaire, aux sons de "Sale Boca", qu'on peut traduire par "le charme de Boca". On ne saurait mieux dire…
Ainsi que le jugent les internautes de Olé dans un sondage, le héros du semestre n'est pas Roman, mais bien le sublime défenseur Sebastian Battaglia, qui a tenu la défense toujours fluctuante du club porteño et portuaire. Auteur du but décisif lors du clasico contre River Plate, voilà un taulier de la maison Boca qu'il s'agissait de saluer (une petite vidéo ici). Mais au vu de la piètre performance de l'ennemi River (dernier de l'Apertura'08), on ressort de ce championnat avec une seule envie: rejouer à GTA III sur sa console…
13:11 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boca juniors, apertura, campeon, battaglia, gta
21.12.2008
Boca casi-campeon!
Y a pas à dire, le championnat argentin a quelque chose de magique. Deux jours après le pigeon mort du premier match du "triangular final", destiné à départager les trois équipes arrivées en tête du championnat d'ouverture, voilà que Boca Juniors pose une sérieuse option sur le titre. Un succès 3-1 face à San Lorenzo, sur le terrain neutre du Racing Avellaneda, et les Xeneizes n'ont plus qu'à jouer le nul contre Tigre (battu par San Lorenzo 1-2), pour décrocher un trophée qu'ils n'ont pas soulevé depuis le "Clausura" (championnat de clôture) de juin 2006.
Riquelme n'était à l'époque pas encore revenu au mythique club du quartier portuaire désaffecté de Buenos Aires. Ce samedi, il a une nouvelle fois régalé, avec deux passes décisives. Chavez, Palacio et le nouveau petit prodige Viatri ont fait le reste, dans un match marqué par onze cartons (deux expulsions pour San Lorenzo, et Roman suspendu pour l'ultime match). Intense…
Moment de tension lors de ce clasico décisif quand, au bout de 20 minutes de jeu, le défenseur boquense Juan Forlin a avalé sa langue lors d'un choc avec Nestor Silvera. Ambiance Seville'82 qui finit bien, mais qui a fait flipper la cancha or y azul…
Sinon, Manchester a battu Quito, dimanche midi en finale du championnat du monde des clubs, pâle héritier de la Coup intercontinentale. Avec un joli pion de Rooney, après décalage de Ronaldo. Pfff, ç'aurait pas été la même contre Boca…
11:50 Publié dans Au pays de Diego | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boca juniors, sab lorenzo, apertura, triangular, riquelme, palacio, modri









