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18/11/2010

Quand Cristiano fait du Platoche

En passant, un clin d'œil à la vie du bureau, en ce moment trop prenante pour pouvoir s'adonner à la tertulia, à Cristiano Ronaldo et à Michel Platini. Ou comment le magnifique but refusé à la danseuse portugaise contre l'Espgne, a instinctivement ressuscité le Platoche de notre petite enfance. Un pion méga-classe, sans doute le plus beau de la carrière de Cristiano. Et puis Nani qui vient coller sa sale tête de mec hors-jeu…

Ni une ni deux, à la vue de ce morceau de gloire dramatique, le sang de l'ami Mika, insatiable platinologue et voisin complice de taf, ne fit qu'un tour: «Putain, c'est comme pour Michel en finale intercontinentale'85!» Oui, parce que l'ami Mika, Platini il l'appelle «Michel». Et il n'est pas rare qu'une phase de jeu soit une allusion à la carrière de Michel. Déjà, il avait vu du Michel dans une tête de Gourcuff (remember). Donc, la finale Juventus-Argentinos Junior, avec «le plus beau but de sa carrière», dixit Mika, pour qui «le plus énorme, c'est la façon dont Michel tombe au sol, façon comedia dell'Arte»

Là aussi, chef-d'œuvre ruiné. Direction le panthéon des golazos qui n'en furent finalement pas, à cause d'un coéquipier. Même si là, le coéquipier le fait pas exprès, il est juste hors-jeu sans le vouloir. En revanche, l'ami Mika n'est pas certain, mais il est quasi-sûr, que c'est Scirea.

02/11/2010

Honni qui Fluminense

fluminense_rj_bigger.jpgAutant dire qu'au moment de relater trois semaines de Brésil version ballon, on pourrait écrire un roman. Pas un instant sans que l'on ne clignote football. Des plages carioca, où le championnat de beach-futebol (à 11 contre 11, hein, pas le vulgaire beach-soccer) enflamment les dimanche aprèm de Copacabana, aux rives désertes de l'île pas moins déserte d'Ilha Grande, en passant par tous les papys préparant des caïpi comme personne tout en matant les rétros Pelé le sexagénaire à la télé. Des affiches électorales en faveur du cultissime Bebeto jusq'aux discussions enflammés sur le rôle de Giresse lors du Brésil-France' 86, en passant par l'appart de Romario, visible depuis la plage carioca de Leme. On pourrait en écrire des pages et des pages. Tautaulogie de footballogie, en somme. Au pays du futchebol, même les kilos de viande engloutis à la churrascaria de Flamengo s'avalent sur fond de match contre les Corinthians de Ronaldo et Roberto Carlos.

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Alors, autant ne parler que match. Ce coup-ci, pas moyen de choisir son club de villégiature. L'ami Saint-Clair qui nous accueille est un supporter éternel de Fluminense. Genre immigré rital dont le grand père est abonné d'honneur du club historique de Rio. A force de tchatcher avec lui pour mieux saisir ce que l'on redoutait, on devait se rendre à l'évidence. Fluminense, c'est un peu le River Plate du Brésil, le palmarès en moins. Le club un peu bourge, qui achète lourd des joueurs célèbres en fin de carrière, dont les fans chantent à chaque déconvenue du grand ennemi dissident et populaire de Flamengo: «Silence dans les Favelas!»

On le sentait moyen, du coup. Et puis on a changé d'avis, en entendant notre hôte ressasser la devise du club devant une défaite contre le rival actuel de Cruzeiro (à qui le Tricolor dispute le titre cette saison): «A Fluminense, on joue comme jamais, et on perd comme toujours…» Un club aussi connu qui n'a en fait gagné que deux championnats, et n'a atteint qu'une fois la finale de la Libertadores (en perdant contre un club… d'Equateur), ne peut pas être fondamentalement détestable. Les gars qui ont un maillot à trois étoiles en référence à un championnat local gagné trois fois de suite dans les années 50, franchement, ça touche le sublime. Et quand on se fait raconter le grand souvenir du club de ces 20 dernières années, alors là on craque:

1995. Dernier match de la saison. Flamengo, à un point du titre, tient son 2-2 contre l'éternel rival, dans un Maracaña bouillant. Et puis Renato Gaucho, une sorte de George Best auriverde (le gars aurait dit: «Pelé a peut-être mis 1.300 buts, mai c'est moins que le nombre de nanas que j'ai baisé!») marque de la hanche dans les arrêts de jeu et stoppe net la fiesta flamenga…




On retiendra aussi de notre expérience fluminense un jeu qui ne mérite pas son public. Car niveau public, même à 10.000 lors du derby contre Botafogo, le souvenir est inoubliable. Dans un stade de remplacement, pour cause de travaux pré-2014 au Maracana, on boit des coups juste sur le parvis de l'Engenhao, l'arène olympique de 2016, dans des apparts pas encore rasés qui se sont transformés en bars sauvages. En fond sonore, les Ultras de la Torcida de Fluminense met l'ambiance du haut d'un gros camion/caisson de basses qui hurlent la samba du club. Un morceau frénétique, qui commence par le but de Renato Gaucho contre Flamengo, bien sûr. Pas du tout eu l'envie de filmer la scène, trop occupé à m'émerveiller. Pour une idée de la scène, ça ressemble à ça mais en plein jour…



Fred-fluminense.jpgBon, question ballon, c'est pas la fête, en revanche. On espérait voir Deco (qui semble même trop lent pour les Brésiliens), Emerson (qui a quitté Flamengo pour le Flu et cela semble être le plus important), ou Fred (dont personne ne semble là-bas croire à l'histoire de son cocufiage par Wiltord - «En tout cas, ce n'était pas sa femme, elle était resté au Brésil»), mais tous étaient blessés, comme les deux gardiens, ce qui ne gâche rien à la lose. Du coup, on a tout juste droit à un latéral gauche, tout récent selectionné dans la Seleçaõ, appelé Mariano. En attaque, un dénommé Washington de 35 ans, qui a un drein dans le cœur. Et au milieu, des noms aussi improbable que Fernando Bob ou Marquinho.

Mais au final, après avoir visionné deux matchs de plus, on a appris à apprécier une belle charnière défensive (Leandro/Gum) et deux beaux relayeurs/meneurs de poche, nommés Diguinho et Conca. Ce dernier (Argentin, évidemment) nous aura même fait nous avoir une petite émotion de coin de bar, après sa minasse contre le Gremio Porto Alegre…


 

Ça joue à deux à l'heure, et on aura vite fait d'oublier le contenu du match, par rapport à l'ambiance dans la grande tribune latérale du stade olympique. …

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Bon, c'était pas comme ci-dessous, mais pas loin. Fluminense, eterno amor…

08/10/2010

Sur le continent d'Evo

En passant, avant de filer prendre l'avion, une allusion aux vacances à venir dans le pays du roi Futchebol. On ne devrait pas franchement voir la différence, mais ce blog sera donc en sommeil durant trois semaines. Plutôt que d'évoquer le pays de Pelé et des otaries de Copacabana, on préfère se targuer d'aller visiter le continent d'Evo Morales. Parce qu'au contraire de François Hollande le social-démocrate qui laisse filer au but le fils Sarkozy (remember), avec son allure aussi balourde sur le pré qu'il est inconstant dans ses engagements de supporter (remember), on ne se lasse pas de la classe footballistique du président bolivien sur le terrain, observée cette semaine lors d'un match de charité. Ça c'est de la gauche radicale, qui n'hésite pas à jouer dur avec la droite



On ne sait pas encore si l'on parviendra à s'extraire de la Lulamania "FMI-compatible" pour toucher du doigt la nostalgie de la démocratie Corinthianne de Socrates, chère à Besancenot (remember). Mais on essaiera (même si on est contraint, hôtes obligent, de supporter Fluminense)…

30/09/2010

L'Alberto qui cache la forêt

Image 18.pngAlberto Contador, avec mes vélopotes, on a interdicition éthique de le jouer au mythique Pool de la Flamme rouge, tellement on le sentait qu'il allait se faire prendre. Le superchampion espingo avait trop traîné avec Manolo "Vaaaamos a la farmacia" Saiz pour être totalement crédible. Et ben, on a eu raison. En même temps, il n'y avait qu'à lire et croire l'excellent Antoine Vayer, comme d'hab. Le seul truc qu'on pouvait pas prévoir, c'est l'effort innovant du "steack contaminé" comme excuse, une justification encore inédite dans l'histoire de la triche cycliste.

Le triple vainqueur du Tour de france rejoint la cohorte des dieux dopés de la pédale, tombant comme à Gravelines (sur les pavés du Nord). Rien qu'aujourd'hui, le deuxième de la Vuelta toute récente, Ezequiel Mosquera, s'est lui aussi fait choper la patrouille. Et pourtant, la patrouille ne va pas fort, comme tend à le prouver la démission de Pierre Bordry de l'AFLD, vendredi dernier. Pour parachever la morosité du moment, on peut y ajouter la démission de L'Equipe concernant l'investigation autour du dopage. Mais aussi, fut bien l'avouer, nos regrets plein de scrupules en voyant se faire attraper des chaudières pourtant bouillantes de panache, comme Vinokourov le magnifique…

Cependant, une patrouille, même patraque, qui sort autant d'affaires, on en voit dans quel autre sport? Nan, parce qu'il y en a marre de se taper, toute la journée au boulot, le retour de la revanche de l'éternel "Ouais de toute façon, au vélo c'est que des dopés!" En réalité, si le dopage est présent dans le vélo jusque dans les courses amateurs, depuis vingt ans les mecs tombent régulièrement, nous permettant d'entretenir notre naïveté enfantine. Et de croire inlassablement et naïvement au Tour du renouveau, chaque année. C'est quand même mieux que de faire le donneur de leçon, qui regarde ailleurs dès qu'il s'agit de football, par exemple…

 

 

23/09/2010

Pauvre Leo, Diego du pauvre

Image 12.pngMarrant comme le goût de bloguer peut revenir vite dès qu'on a un peu de temps, et comment on en revient naturellement à Diego. En passant donc, on ne résiste pas à rendre hommage à ce gros loser de Leo Messi. Avec un mimétisme assez stupéfiant, il montre année après année qu'il est davantage le clone défectueux de Maradona plutôt que sa réincarnation. Une réplique imparfaite. Un Diegorabais. Le même talent insolent, mais pas la même classe vulgo-punk. Des inspirations de D10S, mais zéro culte inculte, zéro panache excessif.

"El Pibe de Oro" (l'enfant en or) d'un côté, "la Pulga" (…la puce) de l'autre.

Déjà la destinée et le physique n'ont pas tant que ça à voir, hormis le début et la fin. Certes, Messidona est un lutin né au large de Buenos-Aires (entre Rosario et Lanus), et il a quitté l'Argentine pour le Barça. Mais quand Diego s'est coltiné des clubs et une jeunesse de pauvres, puis quelques kifs déjà rock-n-roll dans la Bombonera de Buenos Aires (remember), Leo a filé vite fait chez les Cules, fuyant la souffrance osseuse et les coktails d'hormones de croissance. Catalan dès 13 ans, au centre de formation.

Résultat: Messi est tout maigrichon et traîne ses airs de puceaux qui le dessert, malgré un déhanché et un pouvoir d'accélération sans concurrence aujourd'hui. Maradona était joufflu et irradiait de bonhomie malicieusement géniale. Sans concurrence à jamais.

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Même topo en équipe nationale, l'Albiceleste ne s'offrant qu'aux héros ayant le Rio de la Plata qui coule dans leur veine. Prêt à mourir pour le drapeaux. Visiblement, vu l'état du palmarès réciproque, il y en a un qui aime plus son pays, et l'autre qui regretterait presque de ne pas honorer son autre nationalité espagnole, où on le verrait si bien briller en sélection.

Leo fait tout comme Diego, mais il est disciple doué plus qu'un Messie. Comme un apôtre éclairé de l'église maradonienne, qui rejouerait les grandes scènes de la passion selon D10S. C'est assez hallucinant, faut bien reconnaître. Mais à chaque fois, c'est toujours un peu plus cheap. Sans âme.

Ce coup-ci, le week-end dernier, Leo nous a refait le moment de la grave blessure. On pourrait y croire. Le maillot de l'adversaire est le même, la chevauchée en biais et tout en force d'inertie, et un bon gros tacle dans les chevilles à vous en flinguer le péroné. Mais là où Diego se mangeait l'horrible ogre basque Goycotxea, sans peur et sans remord, avant de se venger quelques mois plus tard à mains nues et sur le pré (remember), Leo se fait sécher par l'adorable Tchèque sans trop de vision Tomas Ujfalosi. Qui évidemment s'est confondu en excuses derrière. Foot néo-libéral à la con…



Après sa blessure, on espèrerait presque qu'il serait du genre à ne jamais retrouver son niveau, histoire de l'effleurer enfin, cette putain de légende, au moins au rayon destin brisé. Mais même pas. Il reviendra, et sera toujours aussi bon [Màj: il est revenu dix jours plus tard, pffff…]. Et il continuera de faire son intéressant, en imitant Diego comme il peut. Comme quand il avait claqué sa "main de vieux", tellement bien réalisée qu'elle en est dépourvue de chaleur, contre les tocards de l'Espanyol Barcelone…




Non mais sans déconner, il est où le rapport avec l'Angleterre-Argentine'86 qui nous a vraiment fait entrer dans la folie douce footballistique, du haut de nos 7 ans???





Même quand la copie est bluffante d'harmonie, on ne peut s'empêcher de penser que Maradona ouvrait ainsi le score du même match-mythe fondateur, tandis que Messi se promenait parmi les plots défensifs de Getafe'07. But du siècle contre nomination au top 5 du concours du pion espagnol de l'année…

 


Une chose est sûre, Leo ne jouera jamais à Naples, dans les griffes de la mafia et de la coke, avant de finir par renaître au pays. Il ira peut-être au Milan, et ne rejouera sans doute jamais dans un club argentin.

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28/05/2010

FC Saint-Germain

On n'a pas franchement envie d'en rajouter des tonnes sur l'Euro 2016 obtenu par la France. D'abord, parce qu'il est assez horripilant de voir Sarkozy, Rama Yade et Roselyne Bachelot se faire belles sur les photos et préempter en dernière minute le succès du choix platinesque. Pour avoir douloureusement vécu le Mondial 2007 de rugby en France, l'instrumentalisation du fait sportif par la droite n'annonce généralement rien de bon (remember).

photo_1275038327621-2-0_w350.jpgEnsuite, l'hypothèse d'un Sarkozy réélu n'indique rien de bon pour cet Euro, en vertu de la jurisprudence 84/98/00, voulant que la france du foot ne gagne que quand la gauche est aux manettes. Enfin, on ne peut cacher une infinie tristesse vis-à-vis des Turcs, une nouvelle fois humiliée par la patrie de Philippe de Villiers, alors qu'une telle reconnaissance (organiser le championnat d'Europe dans la dernière ligne droite des négos d'entrée dans l'UE) aurait eu tellement de la gueule.

[EDIT: L'hallucinant lapsus de Marc Planus nous conforte dans notre modération…]



Bref, même si on fait les bégueules et que dans six ans on sera bien content d'être à domicile, on n'a pas envie d'en dire plus que ça. D'autant plus que, en ce jour de la Saint-Germain et à la veille de la grande brocante du Parc des Princes (authentique), on avait envie d'adresser un clin-d'œil à tous ces supporters du PSG désormais privés de kop.

Globalement, et même si en bon sudiste je ne renierai pas mon côté "anti-Parisien" assumé, je ne peux qu'approuver les cris de colère et de désespoir de supporters trouvés ici (sur Mediapart) ou ici (sur Rue 89), après l'annonce du plan "Tous PSG". On n'en fera pas des caisses sur la 1716276564_small.jpgpolitisation des tribunes, mais on ne se lassera pas d'halluciner sur le comportement des instances du club du XVIe vingt ans durant, privilégiant systématiquement les fachos de Boulogne comme interlocuteurs (avant d'en embaucher régulièrement), au détriment des Arabes d'Auteuil (oui, je schématise à mort, mais pas tant).

Visiblement, Etat, ville de Paris, direction du PSG et pipoles tocards (de Passi à Florian Gazan!) ont décidé que l'intermédiation et l'associatif ne servait à rien, et qu'il valait mieux criminaliser et stigmatiser le mouvement ultra quelqu'il soit, plutôt que de le comprendre et de s'appuyer dessus pour le responsabiliser. Plutôt virer les pauvres en augmentant le prix des places et en supprimant les abonnements. Bientôt les masques de Footix donneront droit à une entrée libre…

 

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(plan du Parc des Princes, 1970-2010)

 

Bref, en guise de message de soutien aux supporters d'Auteuil qui n'en finissent pas de m'impressionner par leurs voix et l'écho qu'ils font raisonner dans la cuvette du Parc, un rêve m'est venu, alors que certains déjà s'organisent (mais se contente pour l'heure de pétitionner).

Et pourquoi pas un FC Saint-Germain? Avec les vrais de vrais, les présentables idéologiquement, les fous furieux du fumi et du tifo, les gars qui ne s'arrêteront jamais, jamais, jamais de chanter.

fcunitedbadgepic.gifFaçon FC United bien sûr, cette dissidence mancunienne de supporters purs et prolos, qui avaient ainsi protesté contre le rachat de leur club de cœur par le Ricain Malcom Glazer, après une première tentative du Sky de Murdoch (en lire plus ici). Un truc informe qui commencerait en huitième division, mais qui serait autogéré par les fans eux-mêmes et où l'on viendrait cultiver le souvenir de ce que les ultras ont de meilleur. Avec en plus un avantage certain qu'aurait le FC Saint-Germain sur son grand frère britton: à la différence de Manchester United, les grands méchants libéraux destructeurs de Colony Capital ne sont même pas foutu de débloquer le moindre pognon pour améliorer l'équipe et, donc, attirer au stade les si désirées familles…

Pour continuer de rêver dans mon coin pour un club que j'ai pourtant toujours détesté (en fait c'est pas vrai, j'ai pleuré lors de la tête de Kombouaré contre le Real, mais bon faut savoir tenir sa posture), voici une bonne série de vidéos mythiques de chansons de tribunes toute plus minables mais classes les unes quel les autres. Des vidéos qui laissent imaginer ce que pourrait être un deuxième PSG de banlieue parisienne, mais qui serait en fait le premier des PSG.

Dans un bon vieux stade de 5.000 personnes où vous ne seriez que 500, avec un maillot juste rouge et bleu sur le dos, sans publicité dessus (même pas RTL). Où vous compteriez chaque semaine un peu moins de supporters que celle d'avant, mais où vous vous en foutriez. Parce que ce qui compte vraiment, c'est de pouvoir encourager le club avec tous les fumigènes et les banderoles moqueuses possibles, sans qu'on vienne vous emmerder, point barre. Un kop où vous entonneriez des chants un peu pourris, mais qui seraient les plus beaux du monde malgré tout. Un kop de seconde zone, mais au-delà de tous les autres. Car un kop de mecs qui lâcheraient rien sur les valeurs du foot, du vrai de celui qu'on aime tous en commun.

Un kop comme celui du FC United. Où vous chanteriez des trucs comme "We're having a party when Leproux dies" (en hommage à un bon vieux chant grivois sur la mort de Thatcher)…


Ou "When FC Saint-Germain Go Out to Play" ("Nous ne jouerons plus jamais pour canal+!")…


Ou encore "Bazin is in a coma, I hope, I hope…" ("Et Bazin dit: errrrglghhglgh…")




Bon, le risque toutefois, il faut bien l'avouer, c'est de se faire chambrer par les adversaires quand, une fois passé l'enthousiasme des débuts, y a plus personne en tribune et que vous prenez un but (forcément par un gars qui serez passé par chez vous en minimes il y a 20 ans)…




Mais l'essentiel serait qu'à chaque match, ce serait le plus beau des voyages. Et que vous hurleriez à la fin, des souvenirs de Bats, Ginola ou  Leonardo plein le cœur, un vibrant "Dont' wanna go home"…

24/05/2010

«Mou» de cochon?

mourinho.jpgEn passant, pour saluer le nouveau titre européen de l'entraîneur le plus surcôté de la décennie 2000, un petit rappel qui s'impose au sujet de Mourinho, tacticien mercenaire sans attachement aucun à ses clubs, si ce n'est la gloire qu'elle peut leur procurer. Bon, on dit surcôté, mais en vrai, avec son palmarès, le «Mou» est quand même un cador. Mais voir l'Inter Milito prendre la gagne (les buts ici) avec de si beaux joueurs et un fond de jeu à peine digne d'Auxerre, ça irrite comme ça en dit long sur l'état du jeu de ballon. Même si ça fait plaisir de voir Francescoli gagner enfin un titre… Comment ça, c'est pas Francescoli?

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Donc, voici maintenant que le Portos au physique d'Aramis prépare ses valises pour le Real Madrid. Alors qu'Higuain se prépare déjà à jouer milieu déf, on ne peut s'empêcher de saliver en repensant aux belles paroles de Mourinho quand, adjoint de son mentor Van Gaal (ce qui dit tout…)  au Barça entre 97 et 99, il balança à la foule catalane:

"Aujourd'hui, demain et toujours le Barça dans mon cœur"




Image 8.pngOn te souhaite bonne chance pour le prochain Classico au Camp Nou, José, en repensant à Luis Figo (autre Lusitanien dont les paroles barcelonaises n'engagent à rien quand vient le chèque madrilène) En 2000, il avait vu son arrogance ébranlée par une série d'objets contondants, parmi lesquels des bouteilles de J&B et… une tête de cochon, l'interdisant à tout jamais de poteau de corner dans l'antre Blaugrana. On ne bafoue pas comme ça l'identité des clubs…

16/05/2010

Montpeuuuuul est magique

Image 3.png171009_mhsc_ff.jpgOn ne le cachera pas, on avait un peu mal au ventre en pénétrant la tribune de presse du Parc des Princes. Après avoir passé une année à clamer que Montpeul jouait le titre, faute d'avoir pu être compétitifs dans le sprint final, ç'aurait été tellement con d'échouer au pied de l'Europe. Pour ne rien arranger, la bande à René Girard arrivait dans la capitale sans la dizaine d'héros titulaires de la saison. Et puis en fait, ce fut comme papa dans maman, et le MHSC termine 5e comme des grands. 3-1, la balade, un but de Lilian Compan (!!!) et un doublé de Geoffrey Dernis, recruté l'été dernier pour cirer le banc, et qui nous plante un doublé plein de sang froid (ce-dessous, le premier but du match, un lob tout en classe)…



Depuis la tribune latérale et médiatique, on a admiré le futur se déployer sous nos yeux, celui de la génération Gambardella (remember) qui n'en finit plus de nous illuminer les lendemains qui chantent. Younes Belhanda qui se la raconte balle au pied, la charnière Yanga-Mbiwa/El-Kaoutari qui promet pour le Mondial 2016, Jamel Saihi qui fait régner sa loi du milieu… Et on n'a pas cessé non plus d'avoir un œil sur les 500 supporters pailladins, parvenant parfois à se faire entendre ("On est chez nous…" ou le vibrant "Tellement ma ville est belle"), surtout au moment du coup de sifflet final…




En même temps, on se gardera bien d'en rajouter sur le match, même si ça fait toujours plaisir de fesser le PSG, car on n'a rarement ressenti autant de solidarité avec les supporters parisiens. Et pas que quand ils ont entonné les déroutants "Allez tous vous faire enculer" ou "On a vraiment une équipe de merde" Enfin, ceux de la tribune Auteuil, parce que la Marseillaise avec drapeaux BBR et bras levés du kop Boulogne, ça fait vraiment flipper (bizarrement, Hortefeux et le club ont toujours préféré les fachos). Mais face à un niveau de jeu hallucinant de pauvreté, les attentats de Maké, les appels mains sur les hanches d'Hoarau, les pieds carré de Sankharé… Comment ne pas être admiratif devant un virage entier qui continue de donner de la voix, dans un stade qui mérite tellement mieux que de se traîner à ce point. Aller au Parc pour soutenir de tels peintres, forcément que ça donne envie de foutre le feu, au moins pour se réchauffer et donner un peu de spectacle au reste du public…






Dans cette vidéo "inside", on ne peut que reconnaître une ambiance de chaos qui fascine plus qu'elle n'effraie. "Virage Auteuil" façon grands clubs italiens…

Bon, voilà, Montpeul jouera donc l'Europe et sans doute, du coup, le maintien l'an prochain (foutus matchs le jeudi!). Question transferts, on peut déjà se féliciter de voir arriver le capocanoniere de la L2, Olivier Giroud, en provenance de Tours. Le gars a tout pour plaire et a déjà compris l'esprit maison, puisqu'il a claqué son 21e but contre Nîmes, au Stade des Costières. Pour lui désormais, c'est la Place de la Com' (en travaux) et Los Paillados, tout de suite moins nombreux…

Plutôt que de ressasser une année de bonheur (des larmes de la montée in extremis en L1 aux "tarlouzeries" de Loulou Nicollin, en passant par l'annonce du "on joue le titre dès l'automne dernier, ou le récent coup de blues parano), encore une petite séquence vidéo de quelques golazos de Montaño and co (désolé pour la bande-son)…




Et plutôt que de saluer la nomination d'un "formé au club" à la tête des Bleus et à la place de Raymond, revenons une dernière fois sur le passé glorieux, histoire de saliver l'Europa League qui se profile. Et les émotions d'un nouveau Montpeul-PSV et de nouveaux buts à la Ziober…




Enfin, comment ne pas saluer la vraie âme de la Paillade, celui qui a bercé nos années d'ados privés de Canal+, puis que l'on a croisé au détour de quelques cuites bien senties à l'Elixir et autres bars de l'écusson montpelliérain. Reviens vite, Philippe Sers, nique la maladie et reprend le "France-Bleu micro" pour nous emmener encore loin à la retrouvaille de nos rêves de gamins…



Remember la victoire en Intertoto'99 (dernière qualif européenne), avec le péno de Fugier façon Fernandez vs Brésil'86…

 
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