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12/02/2009

Range ta main, Astorga!

C'est un geste technique qui m'avait échappé lors de la retransmission de France-Argentine. Pourtant, ce fut le geste de la soirée. Ça se passe lors de l'interview d'après-match, un truc qu'on voit jamais quand on est au pub, surtout si les collègues viennent de se lancer dans un débat sur le conflit israélo-paestinien. Heureusement, un de mes chefs m'a montré pourquoi il était mon supérieur, en m'interpelant sur la plus belle des séquences de jeu.

Nan, pas le pion de Leo, mais l'aura de Diego. "On ne pose pas la main sur le bras de la main de Dieu! Est-ce que t'embrasserait le Pape? Non. Alors tu touche pas le seigneur. T'as compris, David Astorga?" Résumé comme ça, c'est un peu abscons. Mais grâce à Dailymotion, la remarque devient évidence. L'homme de terrain de TF1 (sympathique au demeurant, malgré un espagnol hésitant) s'est cru tout permis. "Et comment c'est sympa, mon Maradona ; et vas-y qu'on est poteau, mon Pibe de Oro ; et vas-y que je te prends par l'épaule, mon Diegol… STOP!" Geste de classe dédaigneuse tout argentin…



Vous remarquerez qu'en revanche, Diego a lui-même caressé le bras de Raymond, ce qui prouve qu'il est finalement un peu respectable notre Domenech que tout le monde siffle tout le temps…

 

La main (albice)leste

Avec le recul et malgré les litres de bières qui entravent l'analyse, on ne peut que ressortir frustré de ce France-Argentine. Vingt minutes à peu près au niveau et puis la déroute. On a beau se dire que les Argentins sont les meilleurs du monde, mais qu'ils finissent toujours par perdre en quart au mondial, le résultat ne fait pas un pli. Combat physique, aisance technique et réalisme offensif ont choisi leur camp, et les Bleus paraissent incapables de renverser l'ordre des choses.

Facile de tomber sur Mandanda, qui ne parvient pas à être décisif aux moments décisifs. Mais la défense de Bacary Sagna ne permet pas grand miracle. Mix des cauchemards olympiens, entre Zubar pour la passivité et de Taïwo pour le replacement, le latéral s'est bien galéré au Vélodrome. Gourcuff s'est asphixié tout seul au milieu d'un entre-jeu où il n'a jamais réussi à trouver sa place. Anelka rate l'occase que l'on ne doit pas rater vu le contexte (à la façon d'Henry contre l'Italie au dernier Euro). Domenech exporte son mal-être sur toutes les pelouses de France, oubliant même de faire entrer Mohammed Dabo à la 89e pour emmerder tout le monde. Diego se frotte les mains devant une seleccion qui va trop vite pour ne pas craindre le claquage d'ici 2010 (mais Riquelme aura la charge de ralentir le jeu). Et puis Leo Messi, contre qui on ne peut rien faire, si ce n'est espérer que Ribéry puisse s'en inspirer…

29/10/2008

Le doute Maradona

235_2644-bianchi.jpgLogiquement, la nomination du pibe de oro à la tête de l'Albiceleste devrait réjouir le Sporting Tertulia. Mais bien qu'il soit l'icône de ce blog en haut (forcément) à gauche, je ne suis pas forcément convaincu par l'arrivée de Diego au sommet de la sélection argentine. Oh, sûrement pas à cause de son passé. Le genre "c'est une honte, c'est un mauvais exemple pour la jeunesse" est aussi bête que sans fondement (cf. Yannick à la tête de l'équipe de France de Coup Davis). Non. Surtout parce que le choix de la fédé s'est fait au détriment de l'immense Carlos Bianchi. L'entraîneur mythique du Boca Juniors était l'évidence, tant "Goleador" a le profil du technicien le plus abouti, prônant l'offensive avec une réussite insolente.

maradona.jpgLe commentateur ci-dessus n'hésite pas à traiter la décision de la fédération de "populiste". On n'est pas loin d'être d'accord. Aucune expérience d'entraîneur (hormis un fiasco au Racing d'Avellaneda) et une idée vague du collectif. Mais on ne peut pas faire le pisse-froid plus longtemps non plus. Maradona directeur technique de l'Argentine, c'est comme si Canto remplaçait Domenech. On est sûr d'aller dans le mur, mais ça a de la gueule! El pelusa a déjà évoqué le maintien de Riquelme, le retour de Veron et le duo Kun Agüero/La pulga Messi titulaires ensemble. Ça fait rêver. Car au contraire de Platini début 90, le nouveau coach aura des joueurs approchant son génie. Et si question style de jeu, on risque de retomber dans la période "on marque beaucoup, mais on s'en prend plus encore", si ça peut nous permettre de revivre les revigorants échauffements de D10S à Naples, on est quand même preneur…




Et pour remercier Rasbaille (cf ci-dessous), une vidéo tout en bonnes musique sur les plus beaux pions de Maradona sous le maillotéternel du Boca…

23/08/2008

Argentins dorés

Jusqu'au bout, cette génération albiceleste assure comme une bête. Fini le temps où de gauchos prétentieux et sûrs de leur sublime se faisaient planter par plus réalistes. Les Messi, "Kun Agüero", Di Maria, Lavezzi… ont la culture de la gagne qui ne se dément pas avec le temps. Champions du monde juniors en 2005 et 2007, vainqueurs des JO en 2004 et 2008. De l'art de devenir une équipe invincible…

Pour être franc, je n'ai pas vu le match, harrassé par des Verts qui n'en finissent pas de se reconstruire (entendue à leurs journées d'été hier, une métaphore tout en franchise de Daniel Cohn-Bendit: «En politique, c'est comme en foot, il faut être opportuniste pour marquer des buts»). Alors je ne sais pas si Riquelme a été extraordinaire (sans doute qu'il le fut, on attend "Fuckin PK live from Beijing" dans les commentaires). Mais je peux annoncer sans crainte qu'Angel di Maria est le vrai héros de cette compét'. Dribbles efficaces, débordements en tout genre, offrandes décisives, l'ailier gauche a été sommet tout au long de l'épreuve. Et en finale, il plante un but de rêve…

 

Diego peut être fier de ses héritiers et l'Albiceleste se place d'ores et déjà comme la favorite du prochain Mondial 2010.

16/07/2008

Un héritier pour Diego (Au comptoir de la tertulia #10)

Tant de sujets et d'autres que l'on a évoqué en passant, au zinc et en terrasse (foutue loi sur la clope!), quand vient l'heure de l'apéro…

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Bientôt un Dieguito? La nouvelle a commencé à se répandre dans la presse espagnole. Maradona pourrait être grand-père! Plutôt précoce, la fille de D10S, Giannina, serait enceinte d'un garçon. A 21 ans, elle donnerait ainsi naissance à un talent plus que prometteur pour le foot des années 2020. Le père du nouveau messie (aucun lien avec Lionel, le fils spirituel) est en effet le magnifique Sergio «el Kun» Agüero, le jeune espoir argentin de 19 ans, qui se ballade à l'Atletico Madrid. Rien à voir non plus avec le fils caché d'el Pelusa, Diego Armando Junior, qui se morfond en sixième division italienne






Foutue Padanie…
Il y a deux ans, ça paraissait plutôt excitant cette contre coupe du Monde des pays non-reconnus, dite Viva World Cup. Mais l'édition de cette année est finalement assez décevante, consacrant les simili-fachos de la Padanie (pour résumer, les riches indépendantistes du Nord de l'Italie). Si on y ajoute la présence un peu suspecte de la Provence parmi seulement cinq participants (ambiance Mistral/Mauras), ça commence à sentir un peu le bruni (rien à voir avec Carla), alors que le reste de la liste est plutôt rigolo… Heureusement, la présence d'une équipe féminine du Kurdistan sauve un peu l'affaire et la dimension symbolique…




Sacdefiel is alive!
On l'avait zappé, mais le feuilleton judiciaire s'est enfin terminé le 2 juillet dernier (à moins qu'il n'y ait appel). Les Cahiers du foot ont été relaxé dans l'affaire opposant leur journaliste fictif et cultissime Jean-Patrick Sacdefiel au malheureusement bien réel Denis Balbir. Toutefois, les frais judiciaires restent à la charge des Cahiers, ce qui est en soi une atteinte au libre sarcasme. Mais vu que l'affreux Balbir demandait 50.000 euros et repart grosjean comme avec Orange, la satisfaction demeure. Bravo Sacdefiel, et continuons à acheter le magazine de foot et d'eau fraîche pour qu'il déshonore désormais Christian Jeanpierre…

 

226070323.2.jpgGiggs l'universitaire. Pour finir, une petite info glanée dans le Daily mail pour renforcer l'idée que le foot est une intelligence comme une autre. Le mythique Ryan Giggs a été élevé au rang de "master of arts" par l'université de Salford. Un vrai petit plaisir que cette reconnaissance de l'ailier de Manchester (même si c'est pour sa contribution au sport et aux œuvres de charité), car elle nous fait penser à la fureur des sociologues anti-foot qui enfoncent des portes ouvertes. Et ça nous donne aussi une occase de se mater un bon moment de Gallois débordant…

 

08/07/2008

Quand Nadal se fait Maradonien

327841638.jpg Vous vous rappelez de la petite perfidie mesquine de Platini il y a quelques années: «Ce que fait Zidane avec un ballon, Maradona le fait avec une balle de tennis»? Et bien voilà que Nadal fait son Maradona. Neveu du grand et rugueux défenseur du Barça, Miguel Angel (tous les deux en photo ci-contre), le petit Rafael a failli lui aussi préférer le gros ballon à la petite balle jaune, ainsi que le raconte The Sun. Du coup, quand il se retrouve sur de la pelouse, même si c'est à Wimbledon, le naturel revient au galop. Et il a pas les pieds carrés, le bougre aux gros bras…



30/04/2008

Maradona, Peron, Kusturica… et un bourre-pif

882243331.jpgY a un moment où, quand même, «el Pelusa» met mal à l'aise l'auteur de ces lignes, qui a choisi son icône comme emblème de ce blog, en haut (forcément) à gauche. Adepte un peu bouffon de la provocation anti-ricaine, l'enragé aux tatouages de Castro et (bientôt) Chavez s'est d'un coup converti au péronisme. Maradona a annoncé son adhésion au parti justicialiste et apporté son soutien à la nouvelle présidente Cristina Kirchner, celle qui joue1184043621.jpg du violon au peuple. Et «D10S» de déclarer: «ça va faire plaisir à mon père, qui a toujours soutenu Peron».
Don't cry for me Maradooooooooona…
Est-ce ce goût du populisme social-chic qui a séduit Emir Kusturica? Le richissime et pro-serbe cinéaste, aux finalement deux films vraiment biens ("Papa…" et "Chat noir…"), va enfin pouvoir sortir son docu sur le meneur de jeu. Après avoir été annoncé deux ans de suite sur la Croisette, "Maradona" sera bien à Cannes cette année. Et le teaser vient d'être révélé. Ambiance Manu Chao et coup-franc dans la lulu… Déjà entendu et déja vu, en somme…

 




Mais rassurons-nous, derrière l'image un peu mièvre et carton-pâte de cette bande-annonce (façon Amélie Poulain maradonienne), Diego reste Diego. Le roi de la baston. Bon, plus rien à voir avec la cultissime de chez cultissime bagarre de 1984 contre l'Atletic Bilbao…



Désormais, c'est plutôt un bourre-pif en passant, comme il y a une semaine. Parce que ça va bien de se cogner les journalistes alors qu'il vient régler un contentieux au tribunal avec son ancien agent Guillermo Coppola. Parce qu'il est toujours Diego, qu'il a des grosses lunettes, une grosse montre et une grosse voix cassée. Et qu'il faut pas l'emmerder de trop…



Ironie grinçante, en sortant de l'audience de confrontation, notre bon gros génie s'est mangé une caméra… C'est plus prosaïque qu'un Basque un peu bourrin qui en veut à vos chevilles. Un peu plus pathétique et comique, aussi…

08/02/2008

«C'est la reprise!» Au pays de Diego #3

De temps à autre, un petit résumé de l'actu du foot argentin…

Youpi, on clôt! Ça y est, il est venu le temps du bon vieux "Clausura". Celui où les équipes sont au top de leur forme et bien en place sur le pré, renforcées par les déçus des fastes européens. Loin du jeu hésitant du championnat "Apertura" (d'ouverture, les matchs aller de septembre à décembre), celui de clôture (les matchs retour) est celui qui compte en Argentine. Et tout est là pour nous offrir une cuvée passionante, "façon Malbec de Mendoza". Les "superclassiquistes" (Boca et River) sont au top de leur rivalité et de leurs ambitions, des retours au pays excitants, une Albiceleste qui carbure… et Diego qui re-gagne les Malouines…

Favoris. Outre les deux grands clubs de Buenos Aires, on va attendre la confirmation des révélations du dernier "Apertura": les récents champions Lanus et les vainqueurs de la Copa Sudamericana Arsenal de Sarandi. Enfin, San Lorenzo (champion surprise l'an dernier), le Racing, Independiente et Newell's Old Boys sont toujours des outsiders de qualité. Enfin, le club surprise pourrait être Tigre, auteur d'une belle première moitié de saison.

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Le doigt de Dieu.
Il pensait y être arrivé, Diego, à se contenir et poser un genou à terre face aux puissances de l'argent. Il avait reconnu l'indicible et même présenté ses excuses aux Anglais. En visite dans la Perfide Albion il y a une semaine pour faire des affaires, l'auteur de la mythique «main de dieu'86» déclarait au Sun: «Vous êtes si gentils et polis malgré les histoires entre nos deux pays. Si je pouvais m’excuser, revenir en arrière et changer l’Histoire, je le ferais.» Forcément, on s'étrangle, dans le pays qui compte autant de lieux de mémoires dédiées aux Malouines que d'Eglise… Et puis Diego est redevenu «D10S», celui qui boit et qui mange des pizzas. Et qui jette à la gueule des Brittons futurs associés cette saillie toute maradonienne: «Mes chers coéquipiers en sélection, je n’ai pas demandé pardon à l’Angleterre, et à ceux qui ont parlé à ma place. Je n’ai qu’une chose à dire, ce sont des connards». On respire…Quelques jours plus tard, Maradona se fait le président du Boca Juniors, en le traitant de "bife de chorizo" (littéralement, "filet de bœuf un peu gras"). C'est bon, il est revenu…

5-0 tranquille… La seleccion rechausse aussi ses crampons, et a infligé mercredi une rouste en marchant au Guatemala. Leçon de toque avec une équipe B (doublé de Higuain, dont un somptueux deuxième, et buts de Lavezzi, Maidana et Ruben)…





À River la «Revancha». River Plate - Boca Juniors, un partout. Les Millonarios des quartiers huppés de la capitale argentine ont remis les pendules à l'heure face aux Bosteros (prolos) de la Boca. Lors de la bien nommée Copa Revancha (superclassico d'intersaison estivale, comme ça juste pour se marrer et profiter des platanes de Mendoza), le River s'est arraché face aux Xeneizes (Gênois) pour s'imposer 3-2. Evidemment, Carlos «El Pelado» Ischia, le coach boquense, s'est empressé de rappeler que, "ouais c'est pas mal mais nous on a mis deux buts il y a dix jours". Ou à peu près…




Maxi respect. C'est LE retour qui fait plaisir, tant le départ avait laissé un goût amer aux supporters du Racing. La petite pépite de 21 ans Maxi Moralez avait quitté son club du Racing d'Avellaneda (surnommé «la Academia») pour le… FC Moscou. Des adieux très tristes, mais qui avaient le mérite de la franchise: «j'ai une famille à qui je veux faire plaisir. Je ne peux pas refuser de telles offres». Mais, comme dans un film de Frank Capra, ça finit bien à la fin. Et «El Enano» («le nain») a fuit l'hiver ex-soviétique pour l'été argentin, revenant au Racing en héros, prêté quasi-spécialement pour sauver de la relégation le club, qui l'a lancé il y a tout juste un an (on ne descend qu'à la fin de la saison, même s'il y a deux championnats). De quoi ravir les hinchas de l'enceinte surchauffé du «Cilindro»…



 

Résurrection, mais traîtrise. L'ange D'alessandro est lui resté plus longtemps sur le Vieux continent, où il a quelque peu brûlé ses ailes emplies de grâce. Le milieu créatif et classieux révélé au River s'est égaré dans une belle trilogie de clubs glauques. Wolfsburg, Portsmouth puis Saragosse. Il était temps pour le créateur platense de revenir. Mais ce sont les champions du Clausura'07, San Lorenzo, qui ont raflé la belle mise. Au grand dam de Leo Farinella, excellent chroniqueur pro-River d'Olé… qui assistera en adversaire à la fameuse «boba» de D'alessandro. Cassage de reins et petits ponts…


 
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