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02/10/2008

Raymond la constance

Allez, pour le plaisir avant de partir en vacances, quelques lignes sur la nouvelle sélection de notre Raymond préféré. Et une pierre dans le jardin de tous les hurleurs médiatiques. Sauf à se revendiquer (ce qui est mon cas) d'une école de la sélection trash, autour de Jérôme Leroy et Mikaël Pagis, il n'y a strictement rien à redire sur ces 23-là. Et qu'on me dise qui Deschamps aurait sélectionné en plus ou en moins?

Dans la foulée de ses choix Ribéro-Gomisso-Mandandiens, Domenech appelle Sinama-Pongolle. Pour tordre le cou à l'idée pourtant bien arrêtée qu'il est rancunier, il rappelle Mexes (le meilleur) et Malouda (la chèvre). Et même les contempteurs de Footix ne peuvent pas râler: Vieira est rappellé. Perso, j'aurais remplacé Benzema par Nasri et Henry par n'importe qui, mais je peux comprendre le choix. Et puis Gourcuff est évidemment confirmé, en espérant qu'il s'impose comme le 10 qui sauvera le coach, comme Zidane avait hissé Mémé Jacquet au sommet, que d'aucuns jugeaient alors usurpé. Vu son but contre la Roma, on peut avoir bon espoir…

11/09/2008

C'est pas gagné

Comme dirait mon moustachu patron citant Charles Péguy à l'envi: «il faut savoir penser contre soi-même». Du coup, impossible de passer sous silence cette vidéo trouvée sur Dailymotion, qui montre combien mon Raymond préféré va avoir du mal à se relégitimer à la tête des Bleus, malgré le soutien du Sporting. Une belle bronca dans un Stade de France toujours aussi convivial, qui laisse songeur et me fait repenser aux doux mots de Bernard Laporte (le vrai, pas l'affairiste sarkozyste)…


Point positif de cette brouille visiblement durable, on va enfin pouvoir aller au SdF sans se taper ces horripilantes "Ola" dénuées de sens. Mieux, grâce à Raymond, l'exercice trouve un sens et ne sera pas la seule expression de footix moutonnants: si on revoit une "vague mexicaine" à Saint-Denis, cela voudra dire que le public est reconquis. Et peut-être même que, pour la première fois de ma vie, je lèverai mon fessier et mes bras comme un con…

 

Enseignements d'outre-tombe

300x135_72800.jpgEt au milieu s'est remis à couler une rivière. Sorti de son lit tel le Vidourle inondant Lunel, le fleuve tranquille des qualifications au Mondial-2010 reprend son cours. Deux matchs, une défaite et une victoire. Domenech naturellement maintenu. Et Jean-Mimi qui ravale sa hargne et s'essuie la bave… Maintenant que les choses sont rentrées dans l'ordre dans la maison bleue et que Raymond-la-Recouvrance revient d'entre les morts, tirons quelques enseignements.

10343810.jpgLa mairie est remise au centre du village, comme on dirait en Ovalie. La sérénité qui n'aurait jamais du quitter le Onze de France est revenue, alors que, nous ne le diront jamais assez, seulement deux matchs ont été joué dans cette campagne de qualifications, et il en reste huit à jouer. On est dans une phase de construction, quoi qu'en pense médias et footixopinion.

Thierry Henry n'est pas un grand capitaine. Après son (joli mais fastoche) premier but, "Titi" a calmé tout son monde pour se précipiter vers le banc de touche. Alors qu'on a cru un instant à une embrassade avec le coach, il s'est arrêté juste devant lui pour enserrer… Evra. Pas compris. Absence de regard envers Raymond et, à la fin du match, discours alambiqué sur "des choses qui ont été dites à tort et à travers dans la presse". Pas un mot pour le coach. Dommage.




Car Domenech a enfin retrouvé le sens du coaching. Fini les inspirations pourries. Il fait le choix Gourcuff. Et les Bleus ont peut-être trouvé un patron. Racé, omniprésent, altruiste, prenant sa chance… On a un 10! Un vrai, dans la lignée de Platoche, qui mène le jeu au centre du terrain. Et en plus, un qui joue régulièrement en club, et qui va pouvoir s'aguérir avec Bordeaux en Champion's league.

Et puis Anelka est revenu en grâce. Et là encore, gros coaching du Raymond. Sortir dès la mi-temps un Benzema transparent et encore trop perso dans sa façon de jouer et d'être, pour nous refourguer le bon vieux Nico, tout aussi taciturne mais néanmoins pétri de talent et d'audace. Voilà une idée qu'elle était bonne! Et un deuxième but d'enfer à la clé, après un bel une-deux avec Yohan "Filip des 2b3" Gourcuff. A-t-on vraiment encore besoin d'Henry?

À noter, Arsène "Droopy" Wenger qui ne peut pas s'empêcher de glisser: "j'l'avais dit qu'il fallait faire jouer Anelka". Pfff…



En vrac: Derrière, Abidal et Gallas ont été plutôt sérieux, Mandanda "la classe" doit s'imposer dans les airs si on veut arrêter de se prendre des pions à la con sur corner, Toulalan fait vraiment beaucoup de fautes, Clichy fait penser à Taïwo (super en attaque, mal placé en défense), Govou n'a encore pas fait grand chose mais a encore été décisif. Mais le fond de sauce est prometteur, et un style de jeu ébauché. Y avait pas de quoi en faire un fromage médiatique…

 

 

07/09/2008

On change quand de système, bordel!

774675831.jpgAïe. Malgré le beau maillot, ça s'est passé comme dans un rêve de François Fillon, ce premier match d'éliminatoires au Mondial 2010. Une faillite collective finalement dans la continuité la plus évidente de l'Euro, et pas qu'à cause de l'adversaire du jour. Faut pas se la raconter, genre "les Kurt Valdheim ils ont eu un max de réussite". Ok, ils font tous deux mètres et marque sur trois coups de pied arrêtés, mais quand même. L'Autriche nous inflige un 3-1 exactement comme la Hollande en juin (0-2, 1-2, 1-3). Et les symptômes sont identiques. Une défense en bois, un début de match tout pourri, un tournant ou évidemment le sort est contre nous (la frappasse de Toulalan sur la barre). Et une créativité proche de celle de l'huître (encore que l'huître révèle parfois une perle).


N'ayant pas l'habitude de le soutenir, on reste interdit après ce match où Henry aura été le meilleur Bleu en attaque. Et pourtant il est apparu toujours aussi surnuméraire dans le schéma de jeu de Raymond-la-dégénérescence. Mais il a tenté. Quand Benzema a oublié que le foot se jouait en levant les yeux. Et Nasri, sur sa foutue aile gauche, qui continue de galvauder son talent de 10 à la "Riquelme qui va vite". Deux belles actions (en étant sympa) en 90 minutes, ça fait maigre. Et l'on voit resurgir le spectre de la vache maigre…

En passant également, il est fort amusant de voir les mêmes qui insultaient le sélectionneur après l'Euro pour ne pas avoir retenu Mexès, tomber à bras longs et pourtant raccourcis sur le même classieux défenseur romain. Même si c'est vrai qu'il a été à la rue face aux monstres autrichiens sur coups de pied arrêtés, peut-on encore dire, sans risquer l'attrabilarité générale, qu'il a été plutôt bon dans le jeu? Quant à Malouda, auparavant honni par tous, il est devenu martyr car Raymond l'a mis dans les tribunes. Perso, je comprends pas vraiment la cohérence des critiques, pourtant bien gonflées de certitudes définitives.

Evidemment, tout le monde va tomber sur Domenech, qui va être rendu coupable de tous les vices de son indigente équipe sans âme. Mais le Raymond sur la pelouse, il aurait jamais laissé Mandanda se faire charger sans réagir par une brutasse autrichienne, comme aux plus belles heures de l'Anschluss. En revanche, il faudrait quand même se préoccuper du système de jeu, si on veut pas donner raison à Kondratieff et sa fichue théorie. Parce que là, on est pas loin de replonger dans les marécages des années 90 (pour voir les photos ci-dessous en grand, cliquez ici). Epoque Gérald Passi, Stéphane Philippe Fargeon, Jeff Durand, Basile Boli, Frank Sauzée, Pascal Vahirua et autres souvenirs cultes à pleurer…


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Pas sûr que borduré par Escalettes et conseillé par Boghossian, Domenech ira jusqu'à nous mijoter la belle équipe de grandes gueules dont on fantasme (Savidan, Leroy, Pagis, Jurietti).

 

Mais pourquoi pas un modèle à l'Espagnole, façon 4-6-0 tiki-takant? Une tripotée de jeunes lutins créatifs dans l'entre-jeu (Ben Arfa, Nasri, Valbuena, Ribéry), un attaquant "à la Torres" qui part dans le dos (le Anelka des débuts), plante une fois sur trois et frappe fort (Anelka, Cissé, Hoarau), un milieu déf' "à la Senna" qui bétonne et sait jouer (Bodmer, Luccin) et une défense de guerriers qui préfèreraient bouffer un rat que de prendre un but sur coup de pieds arrêtés et qui aurait des cheveux longs comme Puyol (bon là, à part Givet ou Walemme, j'ai pas les noms). Pour garder les buts, Mandanda ferait un parfait Casillas. Ou au moins un système de jeu avec un vrai 10, bordel…

673215066.jpgAvant de renier son soutien sans faille à l'ex-défenseur voyou de gauche devenu désastrologue au bord du lynchage, le Sporting Tertulia attendra de voir. Il faut encore encore cinq matchs avant de rappeler Zidane. Car si la Serbie mord la pelouse du Stade de France mercredi prochain, on pourra sereinement reparler de "période d'apprentissage". Mais l'aggiornamento demeure nécessaire. Sinon le fantôme de Stéphane Paille rique de rôder longtemps autour du (joli) nouveau maillot frappé du coq.

21/08/2008

Un goût d'inachevé

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Paradoxale rentrée des Bleus, ce mercredi soir contre la Suède. Quelques actions de classe, mais que de déchets. Fulgurances offensives, mais lacunes défensives. L'avantage, avec une ligne arrière qui prend l'eau malgré un Mexès séduisant en colmateur de brèches, c'est qu'on peut tester le gardien. Et le Steve Mandanda n'a pas raté son baptême du feu, là où bien de ses prédécesseurs se sont lamentablement vautrés (RIP Sébastien Frey).

En revanche, on pourra dire ce qu'on veut, je comprends pas ce système de jeu, où Henry ne sert à pas grand chose, si ce n'est à toujours marcher sur les pieds de Benzegol. Le premier but français est sur ce point révélateur. Titi s'écroule au premier poteau sans même provoquer de fausse piste, quand Karim "the dream" la joue "plat du pied sécurité" au point de péno…

Un vrai point positif quand même: on a un nouveau maillot qui claque! Camaïeu de bleus façon OM. Il irait très bien à Ben Arfa ou Nasri. En tout cas mieux qu'à Malouda…

Un frisson, enfin. Le but du vieux lion Svensson Larsson (ah le con, en plus je pensais que c'était Dahlin…), qui malgré ses 38 ans, a encore le sens du spectacle…

31/07/2008

Beau gosse!

312079459.jpgAlors là, on peut dire qu'il a bien tiré son épingle du jeu, l'Alain Boghossian. Enfin un membre du lobby France'98 intègre le staff de Raymond-la-défiance. Pourtant, il en est bien le moins emblématique. Le gars, avec sa carrière étrange (remplaçant telllement anonyme à l'OM qu'il sera prêté à Istres, bourlingueur italien de Naples à Parme en passant par la Sampdoria, finish à l'Espanyol Barcelone), il se retrouve dans l'encadrement des Bleus. Pour dire vrai, il est pas méchant le "Bogoss", avec son image de brutasse phocéenne dans la tradition des Casoni, Di Meco et autre Marcel Dib… Un condensé de kakou aux cheveux longmais la main sur le cœur, sans grand talent mais, façon Lionel Charbonnier, qui peut quand même préparer ses discours de champion du monde pour ses petits enfants… Allez hop, un petit souvenir parmesan de but "enroulé-raté", lors de la campagne victorieuse des Italiens en UEFA'99…



Là où l'annonce de sa nomination est quand même assez marrante, pour qui en a ras-le-bol de la footixisation des esprits, c'est que dans le réservoir des potes à Zizou, y en avait des cadors potentiels. A commencer par Deschamps et Lolo Blanc. Domenech maintenu, pour le rôle d'adjoint, on aurait pu imaginer un Youri, un Bixente, voire même un Nanard Diomède… Mais là, non, c'est Boghossian. Faut dire que le mec a donné des gages de "gnan-gnan" en (dé)chantant "Loooooove united" aux côtés de Figo et Barthez (ça se passe là au bout de 2 minutes), et puis il a quand même une grosse expérience de coaching à faire valoir. Fana de golf devenu talentueux et grand pote de David Ginola, ce qui dénote d'un attachement aussi relatif que respectable au ballon, il était jusque-là entraîneur des "moins de 18" de l'équipe nationale de petite balle blanche…

 
 
C'était donc bien la peine de nous infliger une campagne de communication relayée par TF1 et RMC, avec Zizou découvrant la prise de parti… Tout ça pour se retrouver avec un honnête second couteau devenu retraité qui s'éclate sur les green avec un représentant de L'oréal. Bien joué, France 98… 

19/06/2008

Mais qu'a bien pu dire Domenech à la mi-temps?

173679731.jpgBon, il faut savoir passer à autre chose et se projeter dans l'Euro, le vrai, celui qui commence aujourd'hui. Les quarts arrivent, la France n'en est pas et je mettrai bien une pièce sur la Russie et Arshavin le magnifique… Mais y a quand même un truc qui continue de me tarauder depuis que l'arbitre a sifflé la mi-temps de France-Italie. Quel discours a bien pu tenir Raymond-la-défiance à ses troupes dans les vestiaires?

Imaginez, c'est quand même l'apogée d'une carrière: devoir faire croire à une bande de tocards individualistes que rien n'est joué à un de moins, 0-1 et sans ta star…mais qu'on peut écrire une des plus belle pages de notre histoire sportive… Peut-être que les joueurs en parleront, pas sûr que Raymond le fasse, tout occupé à sa nuit de noces… Peut-être même qu'il a envoyé des textos à Estelle sans même y mettre le nez, dans ces foutus vestiaires…

En attendant d'en savoir peut-être un peu plus sur un discours visiblement vain, le sporting Tertulia réfléchit en vidéo à ce qui a bien pu traverser l'esprit de Domenech.

 

Les traiter de nuls. C'est la méthode Laporte, ou comment remotiver des ptits mal en point contre une faible Italie. On se dit les choses franchement. Façon Bernie le Dingue…



 

Les responsabiliser. C'est le truc d'Aimé Jacquet. Prendre son accent le plus nasillard et faire flipper les joueurs proches de se faire sortir en demi à domicile contre la Croatie. Les gars, ça NE peut PAS arriver, ok?! Façon Mémé le forézien…

 

Les galvaniser. Le hic, c'est qu'il faut être le plus grand acteur américain de tous les temps. Monologue charismatique et tripal, american football way of life. Je suis tellement beau et fort quand je cause, que vous n'avez pas d'autre choix que de gagner. Façon Al Pacino dans "Any Given Sunday" (L'enfer du dimanche, version française -moins bien- visible ici)…

 

Le bonus italien. Finale de coupe de l'UEFA. Piquouse. Victoire. Ballon d'or et titre mondial sept ans plus tard. Façon Cannavaro, imparable…



18/06/2008

Quand ça veut pas…

Vu sur l'excellent site Who ate all the pies?, cette vidéo du bus de l'équipe de France de foot arrivant au stade avant le match contre l'Italie. Alors que les Anglais se demandement perfidement si c'est Domenech qui conduit, on essaie d'imaginer l'ambiance à l'intérieur du car. Entre rires nerveux et pétage de plomb paroxystique… Dieu existe-t-il vraiment pour s'acharner à ce point?! En même temps, c'était un présage. Fallait déclarer forfait, Raymond…




 
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