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19/04/2008

Mieux vaut jamais que Beitar

Rhaaaaaa les supporters du Beitar Jérusalem. La grande classe. A côté, les ultras du PSG mériteraient la médaille Fields. Il y a une semaine, leur fanatisme a transformé le match du titre en mascarade. Verdict tombé jeudi: la plus lourde sanction jamais prononcée par la fédé. Six points de pénalité au championnat (-2 cette saison, -4 pour la prochaine) et quatre matchs à huis-clos pour leur club équipe. Alors que l'ex-club de Luis Fernandez et Jérôme Leroy menait 1-0 pépère à quatre minutes du terme, les Beitari ont envahi le pré. Tout ça pour essayer de braquer les maillots de leurs joueurs préférés…



En prime, un superbe geste technique d'un bêta du Beitar, quittant sa civière pour tataner un photographe…



Dès le lendemain du match, le grand patron du club tendance "droite sioniste", l'ineffable l'homme d'affaire Arcady Gaydamak, avait exprimé son ras-le-bos: «Nous n'avons rien à fêter, car nous sommes des losers! Je ne comprends pas nos supporters. Ce sont des connards et des idiots! Je détiens le club et n'ai aucune envie de le vendre. En revanche, tous ces cons peuvent partir. S'ils sont des milliers, ils ne représentent pas la majorité des tribunes.» Il faut dire que l'éphémère Lazareff interdit de séjour en France, est en pleine campagne municipale. A la tête de son nouveau parti et soutenu par Bibi Netanyahu, Gaydamak ne voudrait pas que ces fans viennent contrecarrer son ascension politique.

Toutefois, la sanction ne devrait pas enlever le titre au Beitar. En revanche, ironie de l'histoire, les trois points de la victoire sur tapis vert envahi octroyés à l'adversaire, le Maccabi Herzlya, pourrait s'avérer décisifs dans la lutte au maintien. Parmi les lésés dans l'histoire, les compagnons d'infortune de l'Hapoël Tel-Aviv… le club de gauche d'Israël, dont Gaydamak est aussi le propriétaire de la section basket.

24/02/2008

Dream team sauce batave

Rhaaaaaaaa Cruyff, Van Basten et Witschge. Ce qui vient de se passer chez les juifs imaginaires de l'ArenA, c'est un peu comme si Laurent Blanc, Carlos Valderrama et Jacek Ziober reprenait en main les destinées du Montpellier-Hérault. Vendredi, les collectionneurs hollandais de vignettes panini ont eu un orgasme. Pour redorer le blason rouillé de l'Ajax Amsterdam, le club a fait appel au Roi Johan. Cruyff en "consigliere" de l'âme ajacide, à défaut d'en être le président. Délaissant son rôle d'éminence grise du Barça, l'allégorie du football total a donné les clés de la maison Blanche et Rouge à deux autres légendes de l'Ajax. Marco Van Basten sera entraîneur, Rob Witschge adjoint. Hommage vidéo obligatoire, pour trois des plus beaux joyaux du ballon mimolette…



11/02/2008

Festival de CAN: le top 3

891c097fd3a726fa8d2e65d4caa60e6c.jpgAmbiance morose, ce dimanche, au café Léon (rue Marcadet, XVIIIe, Paris). Dans ce bar investi par les supporters camerounais (même les Marocains présents étaient pour les Lions), l'affaire été pliée depuis l'entame. Tout juste se prenait-on à espérer une "prolo-péno", comme seule chance, seul miracle possible, pour priver les Pharaons d'une sixième Coupe d'Afrique des nations.

Rien à dire, plus fortiches, les Egyptiens, et remets-nous donc un demi… De quoi disputer sur la valeur et les valeurs de l'équipe des pyramides, quasi-totalement composée de joueurs évoluant encore au pays. Au moins, ce sont pas des stars qui ont choisi l'exil doré. Mais leur laisse-t-on vraiment le choix d'aller monnayer leur talent en Europe?  Vaste débat, que la tournée du patron interrompt. Et qui se transforme vite en: "Et c'est qui le plus beau but du tournoi?" Une "petite sœur" plus tard (on part pas sur celle du patron), le comptoir est formel. Manucho, Keita, Muntari. Ça tombe bien, dix jours après le Top 10 de la phase de poules, le Top 3 du "café Léon" est disponible en vidéos. Trois belles mines dont on ne se lasse pas…







Mise à jour mardi 17h: pour ceux qui en veulent encore, un Top 10 trouvé sur Youtube



 

09/02/2008

Lanus et Arsenal rejoignent les grands de la "Libertadores"

On connaît quasiment tous les qualifiés pour la phase de poules de la Copa Libertadores. Les Colombiens de Boyaca Chico et les Chiliens de l'Audax Italiano vont se disputer le dernier billet, après un somptueux match aller (4-3). Les Argentins de Lanus et d'Arsenal, ainsi que les Brésiliens de Cruzeiro ont peiné, mais rejoignent finalement le tour final. Les Péruviens de Cienciano seront les "petits poucet" de l'épreuve. Petite playlist vidéo de tous les matchs de cette Intertoto latino…


02/02/2008

Trois bonnes raisons de crier "allez les Rouges"!

76d92fdc3e2f683f33022ab700002e4d.jpgRhaaaaaaaaaa, jouer avec un maillot rouge. Quelle ne fut pas ma surprise ce soir en rentrant du concert d'Helena Noguera. Les Bleus vont se parer d'une tunique qui rend enfin hommage à la couleur mésestimée de notre drapeau. Celle qui se contente d'habitude des chaussettes. L'équipe de France de foot va jouer en rouge. Certes, ce n'est pas la première fois (lors du premier match en 1906, en tournée en 1972 et lors d'un match amical en 1986). Certes ce ne seront que les maillots "à l'extérieur". Certes, c'est un coup de pub d'Adidas. Mais quand même jouer en rouge, ça a de la classe. Comment ça, pourquoi?

Parce que les Diables Rouges. Et de se remémorer la magnifique Belgique (alors unie) du Mondial 1986. Celle de Gerets, Vercauteren et Pfaff, portés par les commentaires cultes de Roger Laboureur. Le bon temps, où le journaliste-icône de la RTBF s'écriait dans les dernières secondes du quart contre l'URSS, saisissant la qualif empochée: «On les baiiiiiiiiiise, on les baiiiiiiiiiiiiiise». Moment culte hélas introuvable sur le net (mais y a de la bonne came ci-contre, avec un «Bravooo Jacky» anthologique). Et puis c'était les débuts d'Enzo «Magnifico» Scifo. Le seul Belge à la classe italienne…




Parce que les autres Diables Rouges. Ceux du matin calme. Et de se rappeler la réjouissante équipe de Corée du Sud du Mondial 2002. Portés par un public déchaîné à domicile, les virevoltants lutins de Guus Hiddink défie les pronostics, choquent l'Eglise, et se joue des vannes racistes de Thierry Roland (remember son douteux «Rien ne ressemble plus à Coréen qu'un autre Coréen» ou son «deux Lee sur le terrain, ça fait une chambre»). Surtout, ils ont battu les Italiens à leur jeu favori: le coup de théâtre final inique. Même si l'Espagne a aussi souffert de l'arbitrage maison, c'était quand même rafraîchissant de voir la Corée en demi…





Parce que les Rouges tout court.
Ceux de l'URSS, de la faucille et du marteau. Et de se souvenir les terrifiantes équipes soviétiques de l'ère post-stalinienne, de Yachine à Dassaev, en passant par Belanov. Portés par une idéologie dévoyée et surtout contraints au résultat par une bureaucratie qui fait frois dans le dos, les coéquipiers de Chesternev et Tchislenko sortent la Hongrie du grand Florian Albert. Et figurent dans le dernier carré du Mondial'66.


 

 

Bref, que du bonheur. Je peux aller me coucher heureux. En rêvant des Bleus qui jouent en rouge. Et aussi d'Helena Noguera…

"Euro 04», chanson écrite et composée par Katerine et chantée avec Helena, en guise de contre-tube de l'Euro, pour So Foot

01/02/2008

Du beau, du bon, du but… de la CAN!

A mi-parcours de la CAN et alors qu'on connaît l'affiche des quarts de finale, retour en vidéo sur la phase de poule, avec un top 10 des plus beaux pions. Ambiance frappes de loin et pointes de vitesse surréalistes…


09:15 Publié dans Rhaaaaaaaaa | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Afrique, CAN, Top 10

24/01/2008

«El loco» à nouveau sur les bons rails

6c9863b494147f0341c933158b8dd90d.jpgRhaaaaaaa, Higuita. On pensait en avoir fini avec ce bon vieux René. Mais «le fou» bouge encore. Ce mercredi, il a annoncé son retour au pays, pour jouer en deuxième division (Primera B), avec le club de Rionegro. Ainsi, les sautes d'humeur, son amitié d'enfance avec Pablo escobar et la cocaïne (plus de détails ici) ne l'ont pas décidé à raccrocher ses gants rapés. Après un premier retour en championnat vénézuélien, succédant à deux ans de suspension pour dopage (à la cocaïne, donc) alors qu'il végétait en Equateur, c'est une bonne nouvelle. Pour la première fois depuis son cultissime «coup du scorpion» à Wembley, celui qui a réinventé le concept du «goal volant» monte d'une marche dans sa carrière au lieu de se vautrer dans l'escalier. Il faut dire qu'entre-temps il a changé de visage. Pour de vrai. Cinq opérations chirurgicales financées par une émission de télé réalité. Ou comment transformer une tronche de catcheur qui perd toujours à la fin en presque latin lover…

 

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Pour mémoire, de cette fantastique armada andine, toquée du toque, qui ébranla la hiérarchie latino dans les années 90, Higuita ne s'en sort pas si mal, finalement. Andres Escobar mort pour avoir marqué contre son camp, Freddy Rincon poursuivi par Interpol, Faustino Asprilla qui devient le premier homme à poser nu en Colombie... Même l'immense Carlos «el Pibe» Valderrama (gloire de Montpellier!), est aujourd'hui simple directeur sportif du club de Junior Barranquilla. Alors René, du haut de ses 41 printemps qui ont le teint de l'automne, il savoure l'été indien. Lui, qui était déjà le chouchou de l'immense entraîneur Pacho Maturana, il joue encore. De là à ce qu'il plante le 42e but officiel de sa carrière foutraque...

21/01/2008

Lion increvable

Rhaaaaa, Roger Milla! Voilà le genre de nouvelle qui fait plaisir: ce bon vieux Roger a encore le sang vif et vient de corriger un picpocket dans les rues d'Accra, en marge de la CAN. Le briscard de maintenant 55 ans (mais si ça se trouve, c'est plus) est une icône du foot africain en résistance, celui des années 73-94 (période de sa carrière internationale!) où les injustices arbitrales s'ajoutaient aux handicaps structurels. Le genre de gars qui pouvait être une légende de son vivant avec les Lions indomptables du Cameroun et, en même temps, finir sa carrière pro à Montpellier La Paillade. Dents de la chance, accent à la Michel Leeb, indolence bedonnante mais hygiène impeccable (nobody is perfect). Et but à la fin.

Au stade de la Mosson, théâtre de fascinations dans ma prime jeunesse, il en a marqué 41 en 102 rencontres. C'était fou à l'époque, de 86 à 89, on allait au match en sachant qu'il allait marquer. Grâce à lui, les minots de Loulou Nicollin ont remporté un titre de champion de D2 et réalisé la saison la plus folle d'un promu en D1. Avec une troisième place qualificative pour l'Europe au bout, obtenue à la barbe de l'OM et du duo Tapie-Papin naissant. 4-0 lors de l'avant-dernière journée, et doublé du Roger. JPP qui pleure sur la pelouse. Et moi dans les tribunes. Dansant le Milla...

 

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En fait, après vérifications dans mes vieux albums Téléfoot, il s'avère qu'il n'avait pas été foutu d'en mettre un ce soir-là, ce qu'il avait toutefois réussi à faire l'année d'après, lors du dernier match de la saison. Mais Papin ne devait pas pleurer, vu que l'OM a fini champion. C'est fou comme les souvenirs marquants de notre jeunesse peuvent, le temps passant, vous transformer en révisionniste en puissance... Quand je pense que j'ai saoûlé à peu près tous mes "potes de ballon" avec cette histoire...

Ce qui n'enlève rien au talent du «Vieux sorcier», quart de finaliste du Mondial-90, où il a inscrit quatre buts. Et autant de danses mythiques au poteau de corner.

 
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