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07/07/2008

Réconciliation londonienne

708172632.jpg Rhaaaaaaaaa, le retour des grands sommets à Wimbledon. Je n'en aurais vu qu'un petit bout de ce Federer-Nadal (en fait le quatrième set, en clair sur Canal +), mais c'était vraiment somptueux. Ce tennis qui d'habitude me fatigue plutôt, a de nouveau offert le type d'affrontements dantesques entre superstars du tennis. Le genre de sommet que seul le gazon de Wimbledon permet. Ceux de notre enfance, quand la télé publique n'était pas encore fâché avec le tennis sur gazon. Et l'on repense aux Mc Enroe-Connors de la grande époque, ou aux chantres du service-volée à outrances qui ont fait du quartier londonien leur jardin (Boris "Boum-Boum" Becker, Pat Rafter, Goran Ivanisevic). Hier, on était plus dans l'affrontement homérique entre killer du fond de court. Retour en vidéos sur un match que l'esthète helvète Federer a finalement abandonné au cogneur ibère Nadal.









01/07/2008

There's only one Joey Barton!

Rhaaaaaaa, Joey Barton! Ça faisait longtemps qu'on l'attendait, et elle est enfin sur internet, cette fameuse baston de 5h du mat', la baston de trop qui a envoyé cette bonne vieille brute d'Ugly Joey derrière les verrous, pour l'ensemble de son œuvre. Symbole de l'English spirit qui ne meurt jamais face à l'ouverture du foot anglais aux capitaux et aux stars de l'étranger. La scène se passe donc le 28 décembre dernier à l'aube. Ambiance glauque de sortie de boîte à Liverpool. Joey, son frère et une copine se font piquer un taxi. Et ils n'apprécient pas du tout, comme le montre ces images extraites d'une caméra de surveillance…



Condamné à six mois de prison pour cette agression, Barton la baston a témoigné hier (et plaidé enfin coupable) dans le cadre de son algarrade avec le Français Ousmane Dabo, qu'il avait transformé en Elephant man. Définitivement, dans sa violence perfide et ses excès de mauvais foie, ce bon vieux Joey est ce qu'il y a de plus estimable dans l'Albion qui se dénature (le fameux "English malaise"). "There's only one Joey Barton"…

31/05/2008

De l'art du péno à la Cruyff

Rhaaaaaaaaa, le pénalty tiré en deux temps. Quelques jours après notre ode aux tirs aux buts, le Tertulia sporting club a enfin l'occase de revenir en vidéos sur ce geste rare, variante altruiste et bien plus rare de la Panenka dans les annales de l'alchimie footballistique. Ou comment transformer le plomb d'un coup de pied de réparation en geste technique doré.

Toute récente illustration du "péno malin": le décalage tout en talonnade du Brésilien Euller à son coéquipier Douglas, lors d'un match de deuxième division opposant cette semaine l'America Mineiro à l'Ideal Futebol club (quel nom de club sublime!). Appliquant la règle à la lettre (grosso modo: "une fois que le tireur a tapé le cuir en avant, il ne peut le retoucher tant qu'un autre joueur ne l'a pas touché"), le duo nous offre un de ces moments de plaisir qui font le sel du football…



Pour mémoire, cette ruse a été inventée par Johan Cruyff et son collègue danois de l'Ajax Jesper Olsen, en 1982. À l'époque, ils avaient même poussé le somptueux jusqu'à se faire un petit une-deux dans la surface…



Il existe aussi une french touch de cet exercice ô combien risqué. Titi Henry et Roberto Pires, sous le maillot d'Arsenal, s'en rappellent encore…


18/05/2008

Le retour du derby

449442167.jpgRhaaaaaaaaaa, le retour des banlieusards en ligue 2! Au lendemain d'une belle soirée foot, le festival de buts en multiplexe final de Canal avait la gueule des grands championnats européens, la joie est ailleurs. Les crocos du Nîmes Olympique sont de retour en L2! Et pour un Montpelliérain, c'est vraiment une bonne nouvelle. Car elle signifie le retour du derby languedocien. L'occase de revivre des moments de haine affectueuse, défaites humiliantes et victoires à l'arrache. Et le retour des tacles d'antan… Le bonheur…



Vivement l'an prochain qu'on retrouve les grandes oreilles nîmoises… Comment? Oui, les “grandes oreilles”… Pourquoi? Parce que quand ils sont petits, les Nîmois, leurs mères les soulèvent par les oreilles et leur disent: «Regarde la grande ville, là-bas, c'est Montpellier…» Vivement l'an prochain…

13/05/2008

Loach/Cantona: l'accord parfait

1724995009.jpg159910808.jpg Rhaaaaaaa, double Rhaaaaaaa… Canto et Ken Loach! Eric "the King" et le maître cinéaste anglais vont travailler ensemble. Avec Cantona dans le rôle d'un postier supporter d'United. Ça a quand même une autre gueule qu'un énième documentaire sur Maradona, par le nationaliste Kusturica. Il faut saluer le pif du mythe vivant de Mancunia, qui va produire le film de Loach. Peut-être restaurera-t-il enfin son image dans le septième art, après l'incroyablement ridicule Mookie (avec un singe qui parle!). En bon artiste anglais, le héraut de la "working class post-Tatcher" tirera forcément le meilleur de Canto. Comme avant lui le mythiquissime Raymond Bizarre (alias Rory Motion), auteur d'une chanson jazzy impeccable, en hommage au n°7 des Red devils…



Autre pépite, un extrait du trop méconnu “Kes”, le deuxième film de Ken Loach (sorti en 1969). Trente ans avant sa grande scène de match dans “My name is joe” (introuvable sur le ouèbe), le réalisateur imaginait un Manchester-Tottenham joué par un prof de sport tyrannique et des minots prolos du Workshire. Un moment rare d'espiègle insouciance, au milieu d'un film à la tristesse infinie…


10/05/2008

Jackson Richardson ce loser

483758735.jpgRhaaaaaaaaaaaaa, Jackson Richardson. Un coffre entier de souvenirs géniaux qui ont peuplé ma mémoire de jeune insomniaque découvrant ce sport si parfait qu'est le handball, lors d'une sombre mondial B à la fin des années 80. A l'époque, le roi des Bleus (quand les Barjots n'étaient encore pas), c'était Philippe Médard, énorme gardien passé par Montpellier (quand le MHB n'était encore rien). Et voilà, ô vieillesse de ta race, Jackson prend sa retraite à 39 ans, et moi qui en ai bientôt 30…

On ne va pas faire son portrait, car Libé a tout dit (et l'inestimable Jean-Louis Le Touzet, dernière grande plume du quotidien, aiguise sa plume en attendant le Tour… mega big up!). En plus, pour être franc, c'est plutôt une image de loser qui me revient en premier quand j'y pense. Celle de son  désarroi forcément cool un jour de mai 2003. Ce jour-là, le MHB bat Pampelune et devient le premier (et toujours seul) club français à gagner Ligue des champions. Merci Jackson pour ces bons souvenirs. Fiesta à Bougnol, gros apéro sur la Com' et bonne cuite au Jogging, après un retournement de situation de folie (dont les seules images sont visibles ici).

Jackson, c'était aussi cette génération "à l'ancienne" (avec els énormes Volle ou Lathoud), qui décida de s'expatrier quand le cannabis est devenu un produit dopant. Car le talent n'est pas forcément qu'inné…

Enfin, Jackson, c'était l'homme des "coups spéciaux" foutraquement hallucinant, dont le Tertulia sporting club vous propose le top 3 sous son maillot basque. Entre chourre de génie, tirs à l'effet d'un punch réunionnais sauce roucoulette, et bien sûr son fameux "je-tire-je-tire-pas-finalement-je-tire" qui restera longtemps gravé dans les annales de nos hurlements extatiques de bambin mal défraîchi… Ça va tellement vite que l'image n'arrive parfois pas à suivre…









29/04/2008

Cinq bonnes raisons de préférer Manchester-Barça

Si comme moi vous êtes dans l'expectative par rapport aux demi-finales de Ligue des champions, qui se jouent ce soir et demain, ne sachant comment annoncer à votre moitié une indisponibilité pour cause de foot deux soirées de suite, voici cinq bonnes raisons de trancher en faveur de Manchester-Barcelone.

 

1. Pour voir Cristiano Ronaldo plonger

Au match aller, le métrosexuel portugais a fait étalage de toute sa fragilité malicieuse, énervant au plus haut point les supporters catalans. On peut en voir deux exemples ici et . Le plus beau ayant eu lieu après 29 secondes de jeu seulement…

 

2. Pour soutenir Patrice Evra

Au centre d'une incroyable agression raciste d'après-match, le latéral français aurait été traité de "fucking immigrant" par un jardinier de Chelsea, à l'issue du big match de samedi dernier. Une baston générale surréaliste en plein décrassage…


3. Pour peut-être revivre les matchs de 1998

C'est l'année de feu des Diables rouges, celle du triplé historique (championnat, coupe, Champion's league). Mais avant de faire reboucher le champagne à toute la Bavière, "United" s'était livré à une incroyable passe d'arme en poules, face au Barça. 3-3 à l'aller, 3-3 au retour. Du beau, du bon, du but…




 

4. Pour le carton catalan de 1994

Autre affrontement en poule, mais cette fois-ci les Blaugrana infligèrent une rouste mémorable à Mancunia. 4-0, avec un Stoichkov et un Romario au sommet.


5. Pour le but de Mark Hughes en 1991

 

Obligé de rendre hommage au grand "Sparky", monstre gallois d'efficacité, de mauvaise foi et de roublardise. En finale de ce qui n'est encore que la coupe d'Europe des clubs champions de la regrettée Coupe des vainqueurs de coupe, il inscrit le but de la gagne (2-1), en filou génial…



24/04/2008

Voilà ce qu'est un faux lent de talent!

1683039687.jpg A chaque fois que je vois Juan Roman Riquelme jouer, je ne peux m'empêcher de penser à mon ancien rédac' chef de 20minutes.fr (big up Johan!), quand celui-ci me traitait de tous les noms à chaque relecture d'un papier sur «el Mago». «Ça veut rien dire, "faux lent de talent"!»…

Mardi, Riquelme a une nouvelle fois bossé pour sa légende. Un truc de ouf! Contexte: dernier match de phase de poules de la Copa Libertadores. Il faut un concours de circonstance des plus compliqués pour que Boca Juniors se qualifie pour les huitièmes. Pas de victoire des Chiliens Colo Colo sur le terrain des leaders mexicains de l'Atlas, et une victoire des Xeneizes par trois buts d'écart, face aux Vénézuéliens de Maracaibo. La première partie du miracle remplie (1-1), restait à en planter trois à la Bombonera. Et c'est là que "Roman" entre en scène.

A 2-0, après avoir offert le premier but sur coup-franc, Riquelme nous refait le coup de l'an dernier [revoir ses buts en Libertadores, gagnée à lui tout seul]. 73e minute, déviation de son tocard magnifique de complice, Martin "el loco" Palermo. Contrôle au ralenti, feinte de frappe en accélérant doucement, balle piquée sans trembler. C'est ça, un faux lent de talent, chef…



Rendez-vous d'ici dix jours, pour le bilan des matchs aller des huitièmes de finale aller. Au programme, un choc argentin entre le River Plate et San Lorenzo et un Boca-Cruzeiro de gala.

 
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