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27/11/2008

La roulette à "Gougou"

gourcuff-brasleve-reu.jpgRhaaaaaaaaa, le geste de Yohan Gourcuff contre Chelsea! Y a pas à dire, au lendemain d'un match un peu chiant, où on a quand même pu s'enchanter devant la qualité d'Alou Diarra, la roulette à "Gougou" fait partie de ce que les anglais appellent un "skill" qui tue. On pourrait même appeller cette arabesque "un skil quiquille qui kille", tant la réalisation de cette œuvre post-zidanienne, toute en indolence sensitive géniale, sauve à elle seule une partie terne. Et l'on ne se remet pas de cette caresse de la semelle du grand Yohan…

25/11/2008

De l'art de völler un but

Rhaaaaaaaaa, les buts à la "renard des surfaces". Le week-end dernier, Robin Van Persie nous a gratifié d'un des ces fantastiques buts tout en vice et malice, en chourrant le cuir au gardien de Manchester City. De la belle ouvrage, pourtant sanctionnée par l'arbitre…




Pourtant, le but de Gary Crosby (dans un style plus "cranien") pour Nottingham Forest dans les années 80 avait bien été validé…



Plus similaire encore, le pion de Rudi "Wunderbar" Völler face à Joseph-Antoine Bell alors gardien de Saint-Etienne, en 1993. Là encore, l'action est jugée valable, comme on peut le voir au début de cette vidéo qui nous permet également de contempler un best-of du renard d'Hanau sous les couleurs phocéennes…




Mais quel est donc ce nouveau complot ourdi en secret par la Fifa, qui interdit désormais ce type de gestes d'une classe rare?

01/11/2008

La tête dans Delasau

280408_Delasau.jpgRhaaaaaaa, Vilimoni Delasau! Le sublime ailier fidjien s'est rappelé aux bons souvenirs du Sporting Tertulia. Cloué chez moi en raison d'une vilaine grippe de sa race, qui dit vendredi disant soirée télé pourrie, je me suis laissé tenter par Montauban-Clermont sur internet (vive la piraterie des droits télés!). Et quel plaisir de revoir ce bon vieux Vilimoni enquiller trois essais, tout en chevauchées pacifiques, en cad' deb inouïs et, son "spécial", en "par-dessus pour lui-même" de toute beauté.

Tel un bombardier impitoyable (le "Dassault" Delasau?), le génie de l'esprit rugby a su une nouvelle fois rebondir après avoir été laissé libre par Clermont (quelle honte). Bien plus fin et racé que ses compatriotes obèses et bourrins dont abusent les clubs français pour garnir leurs ailes, tel Nalaga, Caucaunibuca et autre Bobo, Delasau est l'emblème du jeu d'arrière à l'ancienne, mixant inspirations insensées et malice véloce.

Bref, la grande classe, qui vaut bien un "résumé carrière" décliné en vidéo. De l'assaut façon Delasau en top 3.

1. L'un des plus grand "septiste" au monde. Champion du monde de rug' à 7 en 2005, il avait déjà marqué les esprits en l'an 2000, inscrivant un essai époustouflant aux Blacks chez eux. Une course de 90 mètres, consécutive à un plaquage désintégrant du mythique Salata sur Christian Cullen…



2. Le plus bel essai individuel de l'histoire auvergnate. Ça se passe l'an dernier, lors d'un Auch-ASM. Sept auscitains évités, une succesion de crochets hallucinant et un nouvel pion de 80 mètres…



3. Le héros du Vélodrome. Avec ses compères du XV du Palmier, il est l'auteur du plus beau match (et de loin!) du dernier mondial, voire des 10 denières années. Face à des Gallois tout aussi inspirés, un festival de jeu à l'aile (la vie est belle!), de suspense hitchkoquien et de folie rugbysique au large. Le mouvement perpétuel 80 minutes durant. La vidéo ci-dessous est un réusmé "à bout de souffle" de 20 minutes, mais c'est pas du temps perdu…


27/10/2008

Wunderbar, das ist güte kame!

_1645764_muller2_as.jpgImage 1.pngRhaaaaaaa, la Bundesliga des années 70 & 80! En passant, et pour marquer le coup du retour au rang de kaiser de Ti'Frank Ribéry, deux vidéos cultes de chez culte, pour célébrer le temps des joueurs allemands blonds, grands et moustachus. Un hommage aussi au génial Bouzard (dessin extrait du supplément mondial 2006 de Libé/So Foot, toutes ses planches en cliquant ici). Bref, un best-of de frappasses aryennes et de chevauchées walkyriennes. Avec en guest-star, excusez du peu, Rummenigge, Beckenbauer, Müller ou Littbarski. Du rêve à la teutonne, en somme



21/10/2008

Olive, Tom, Mark Landers, les maillots et la cocaïne

Landers3.jpgRhaaaaaaaa, Olive & Tom! Bon ok, c'était n'importe quoi, entre buts improprables et remontées du terrain interminables. Mais ce fichu dessin animé a quand même rythmé notre jeunesse, jouant peut-être même un rôle certain dans l'amour de tout trentenaire pour le beau jeu (vu qu'il a émergé en France au moment de l'époque pourrie post-Platini). Et transmettant aussi une certaine attirance pour les losers maginifiques.

Bref, même si le Sporting Tertulia n'est pas chaud pour faire de la pub, il a décidé de faire une entorse. En hommage au grandissime Mark Landers (préfigurant Zlatan Ibrahimovic), aux jumeaux James et Jason Derrick (les Vujovic de l'époque) et à l'inénarrable Bruce "Jurietti" Harper, branquignole au cœur gros comme les couilles du goal de la Norfolle Téo Sellers… Désolé, je m'emballe (et ne cite volontairement pas ces grosses truffes dégoulinantes de bons sentiments que sont les héros Olivier Atton, Ben Becker et Thomas Price), car je suis tombé par hasard sur un blog m'apprenant la possibilité d'acheter les maillots de cette époque mangagnifique. Vous imaginez, les tuniques de la New team et de la Toho, ou la casquette de la Muppet. Cher, mais culte

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J'ai même trouvé un site de "football manager, à la sauce niponne", qui semble hélas en déshérence. Pas grave, j'ai enfin l'occasion de ressortir l'un des détournements les plus drôles de la planète Youtube-Dailymotion, renversant enfin les rôles et transformant les héros mielleux et détestés de notre éveil footballistique (Olive, Ben et Tom, donc, ainsi que cette crapule de Roberto) en cocaïnomanes invétérés. Que du bonheur…

16/10/2008

Rasta Rocket, version ballon

article-0-02F1961100000578-114_468x545.jpgRhaaaaaaa, John Barnes… Je voulais enfin causer de la grêve des joueurs, mais par souci d'alternance entre sujets polémiques et sujets cultes, et après l'âpre mais intéressante tertulia d'hier à propos de France-Tunisie, le choix d'un billet culte s'imposait, histoire de passer une dizaine de minutes à visionner de la bonne came. Parce que là, le Sporting se fait vraiment plaisir dans la boîte à souvenir.

Vous vous rappelez John Barnes. Le superbe attaquant du Liverpool des années 80. Un beau black athlétique, qui nous a fait rêver aux côtés de Ian Rush chez les Reds, comme de Peter Beardsley en équipe d'Angleterre. Le gars qui a planté le but le plus anthologique de la Perfide Albion. Face aux Brésiliens, en 1984. Ambiance Diego…



Et ben, notre bon John, après un échec piteux à la tête des Celtic Glasgow en 99, il avait disparu de la circulation. Et on l'a retrouvé sur sa terre d'origine. Tout gros, tout déprimé. Condamné à s'occuper de shows télé caritatifs. Jusqu'à ce qu'on vienne de lui confier les rênes des Reggae boyz, l'équipe nationale de Jamaïque. Comme John Candy, dans Rasta Rockets…



BARNES_John_19960907_SF_R.jpgEt là, la magie. Premier match, et les Boyz tapent les redoutables Mexicains, samedi dernier lors des qualifications pour le Mondial (1-0, vidéo visible ici). La classe, surtout si l'on se rappelle dans la foulée de son immense set dans le terrible "World in motion" de New Order. La chanson en entier (avec la participation de toute la sélection anglaise, avant le Mondial 86) en cliquant ici. La performance de "Digger Barnes" (surnom donné par les fans de Liverpool en référence à un personnage de Dallas), dans l'extrait ci-dessous…



Et pour le plaisir, un petit retour en images sur la carrière du Lion de Kingston chez les Reds, avec du bon Queen en fond…

28/09/2008

Rien n'égale un Mondial

100px-Jersey_rainbow.svg.pngRhaaaaaaaaaa… c'est jour de Mondial cycliste! Il n'y a rien que je préfère plus qu'un championnat du monde sur route. Ou plutôt que je préférais. Depuis une dizaine d'année, c'est surtout devenu un rendez-vous de sprinters quand le souvenir ému que j'en garde est celui de l'âge d'or de la charnière des années 90. Cette période culte de chez culte où, tout minot devant le poste, on pouvait voir se tirer la bourre comme des barjes les plus grands noms du cyclisme contemporain. Dans leurs beaux maillots nationaux, qu'est-ce que j'ai trépigné en voyant ces emballages finaux toujours plus finauds. Top 5 des plus beaux Mondiaux, en attendant de retrouver ses yeux d'enfant pour supporter Mimosa cet après-midi…

 

5. Laurent Brochard, 1997. Le bandeau, la coupe à la con, l'attaque à la flamme rouge, puis le sprint irrésistible. Une victoire qui sonne comme la fin d'une époque pour la Broche, quelques mois avant l'affaire Festina…




4. Gianni Bugno, 1992. Les lunettes de soleil, les cheveux vers l'arrière et le finish sûr de lui, le beau Gianni ne brillait pas que dans le dernier virage de l'Alpe d'Huez. Un an après avoir déjà écœuré tout le monde et s'être emparé du maillot arc-en-ciel, il récidive au terme d'un sprint somptueux de plus de 500m en mano-a-mano avec Laurent Jalabert. Forcément sublime…




3. Luc Le Blanc, 1994.
Lucho qui fait enfin la nique aux Italiens, chez eux en plus. Dans les pentes d'Agrigente et avec l'aide de Richard Virenque, il inflige une leçon de vélo à la Squadra azzura. Il raconte sa course, au micro de Patrick Chêne. Et là, l'émotion nous saisit: ce que c'était bien avant…



2. Maurizio Fondriest, 1988.
L'imposture totale, mais un modèle de victoire "à la rital". La dernière ligne droite qui fait le plus mal aux adorateurs du grand Claudy Criquiélion. Le Belge aurait du gagner, s'il n'avait pas été tassé comme un pancake par l'horrible Canadien Steve Bauer. Et les images de Claudy et son vélo cassé franchissant la ligne à pied font encore saigner mon cœur de Belge qui s'ignore…




1. Stephen Roche, 1987. Le sprint de malade, en duel avec l'autre plus grand cycliste irlandais de tous les temps (en même temps, ils ne sont que deux): le magique Sean Kelly. Cette année-là, Roche et son petit casque à boudins réussit le triplé des seigneurs, après le Tour et le Giro. Et je me disais que, définitivement, je ne pourrais pas me passer de ce sport les années à venir…

05/09/2008

Le boucher de Saint-Aignan

Pour en finir avec les bourrins de toutes sortes, le Sporting Tertulia conclut sa trilogie des "méchants géniaux dans le football". Après ceux qui boivent, qui grossissent et médisent, après ceux qui taclent à la gorge et qui se prennent pour Bruce Lee, voici Michel. Enfin, quand je dis Michel, ce pourrait être Gérard ou Patrick. Sans doute un cousin de notre héros du dimanche dont on ne parvient pas à se lasser, trouvé par hasard sur le ouaibe, qui donne tout son sens à l'expression "sécher l'adversaire". Un "tacklasse de biais" désespéré et si intense que l'arbitre n'ose même pas siffler péno. Et le plus beau, c'est son titre sur Dailymotion: "Le boucher de Saint-Aignan". Grandiose...

 
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