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30/05/2009

Les larmes aux yeux…

Ce match, je l'ai vécu au resto. Avec deux potes journalistes préposés au texto. Plutôt fais le choix de l'éloignement. Pour pas porter "la masque", comme on dit chez nous, au Clapas. Ç'aurait été tellement con d'échouer sur la dernière marche de l'accesion en L1. Comme Strasbourg ce soir. Mais quand l'ami Honky-Tonk m'a appelé pour me livrer le verdict (victoire 2-1, avec péno arrêté par le petit Carasso. Comme dans un rêve…), et ben j'ai explosé. Quatre coups de fil plus tard, c'était l'envahissement du terrain de mes souvenirs de gosse… Montpeul en L1. Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa…





Tino Costa et Joris Marveaux sont mes nouveaux Ziober et Jean-Ma Thétis. Montaño mon nouveau Valderrama. Et Philippe Sers est encore là. Allez La Paillade!

31/03/2009

Grobbelaar et la manière

Rhaaaaaaaaaaa, Bruce Grobbelaar! Le mythique gardien du Liverpool des années 80 a refait une apparition dans l'univers des Reds, en participant à la très mièvre chanson-hommage en mémoire des victimes de la catastrophe d'Hillsborough, il y a 20 ans. Intitulé "Fields of Anfield Road", le clip est "craignos-classicos", mais durant quelques instants, outre les trombines de Dalglish et Aldridge, on aperçoit Brucie…




Le portier flamboyant de la Mersey a une histoire pleine d'excès, symbole du foot anglais des eighties, alcoolique et vicieux (la démonstration par So Foot). Une trajectoire de descente aux enfers puis de phœnix qui renaît de ses cendres. Nostalgie en vidéo des grands moments cultes d'un raciste zimbabwéen ayant grandi dans l'appartheid, devenu goal fantasque et fantastique, entre affaires de corruption et rédemption par le terrain et les bonnes œuvres, à 49 ans…

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En 1984, Grobbelaar entre dans la légende du ballon, en faisant le coup des "spaghetti legs" en finale de coupe d'Europe. Une séance de tirs-au-but oubliée dans le panthéon du Sporting Tertulia, que cette finale de Coupe des clubs champions entre Liverpool et la Roma (1-1, 4-2 t.a.b, la vidéo ici). Et pourtant l'attitude coupée-décalée de Grobbelaar va marquer une génération de goals gogols, capables de destabiliser le tireur par son attitude sur la ligne…
Où l'on repense, amusé, à Jerzy Dudek en 2005, pour Liverpool encore



Une dizaine d'années plus tard, "le Prince des clowns" est devenu vieillissant dans un Liverpool qui se réadapte aux compétitions européennes, après les suspensions post-Heysel. David James ne va pas tarder à lui piquer sa place, et il en a un peu marre de la nouvelle génération d'alors, emmenée par le rouquin Steve Mc Manaman. Alors il lui met des claques…



Sa fin de carrière tient plus du (Grobbe)lard que du cochon. Et touche précipitemment le fond, après un transfert à Southampton. Il s'y fait gauler par le Sun en flagrant délit de corruption. Condamné à payer 500.000 £.Ruiné, il ne lui reste que ses yeux pour pleurer ses belles années, qui l'ont fait entrer à jamais dans les tripes du kop d'Anfield…





Grobbelaar_Big.jpg Dernière trace retrouvée d'une retraite glauque d'organisateur de croisière pour golfeurs: une réapparition sur le pré en 2007, pour donner un coup de pub au club de quartier de Glasshoughton, au bord de la faillite. A 49 ans, Grobbelaar accepte de se faire chambrer par trois connards accoudés à la main courante derrière sa cage, qui lui demande de leur refaire le coup des jambes en spaghettis. Tout ça pour sauver un club de quartier. Et parfois, il accepte même de le refaire. Ça pardonne beaucoup de turpitudes…

24/02/2009

La résurrection du Bouddha

Rhaaaaaaaaaaaa, Ivan de la Peña! Petit, gros et bourrelé de talent. Icône déchue du Barça de Cruyff, qui a brulé sa carrière quand les Blaugranas n'ont plus voulu de lui, enchaînant les déroutes de carrière (dont l'OM) et évitant le naufrage en revenant dans la cité catalane pour se finir chez les nazes de l'Espanyol Barcelone (rien que le nom de ce club est une injure). Little Bouddha est un mythe sous-culte à lui tout seul, brillant espoir devenu tocard, à l'ombre de la légende du Camp nou qu'il aurait pu être. Mais à défaut de pouvoir fesser Lyon ce soir en champion's league, De la Peña est redevenu Ivan le terrible en s'offrant à lui tout seul la revanche de sa vie. Deux pions et une victoire dans l'antre qui l'avait fait prince de Catalogne, lors du derby…



Instinctivement, à la vue de ce deuxième but tout en touché, on repense à sa feuille morte face au Betis Seville, quand il évoluait encore avec son club de cœur…



Et pour le plaisir nostalgique, en ressortant du placard son maillot contrefait et floqué du nom du Bouddha, acheté une misère sur les Ramblas à l'époque, le Sporting Tertulia se remémore cette année 96 où De la Peña peignait le gazon de ses crochets furtifs et de sa patte décisive…

17/02/2009

Allez, un dernier Muscat pour la route

MuscatOff.jpgRhaaaaaaaa, Kevin Muscat! Le bourrin version arrière latéral, tendance tueur d'aborigènes, avec option "j'regrette rien et je t'emmerde". La méchanceté brute exercée tout au long d'une carrière avec une rare constance. Quelle ne fut pas la joie du Sporting Tertulia à la découverte du nouvel exploit de Skippy le truand, le kangourou le plus vicieux de la planète football. 34 ans, le bonhomme, et il sévit encore. Dernière victime en date, l'attaquant d'Adelaïde United Daniel Mullin, lors d'un match pourtant remporté 6-0 par Melbourne, le club de Muscat. Et un petit tacle dans l'anus et dans le dos des arbitres…



muscat-1.jpgimg7.jpg Forcément, à l'évocation de ce nom, plus encore que le sirupeux apéro de Frontignan, c'est à Dugarry qu'on pense. Et à ce tacle aux genoux d'Ugly Kevin sur le pauvre ailier tricolore de la période pré-footix, lors d'un improbable match amical. Six mois avant la coupe du Monde, une blessure XXL qui permit un goût de revanche insatiable du Duga et l'ouverture du chemin vers la victoire pour les Bleus et du placard pour Guivarch. Hélas, aucune vidéo n'est disponible de cet attentat pourtant mémorable. Juste une photo. Du coup, on se refait France-Afsud'98, pour le plaisir. Et pour qu'il y ait un peu de vertu dans cet hommage au vice. Même si, en fait, c'était avant le mondial 2002 et que cette foutue mémoire nostalgique me joue des tours (merci Chmura)…



Car quand on parle de Kevin Muscat, on touche au sublime de la saloperie. Passons sur les huit joueurs qu'il a blessé lorsqu'il jouait en Angleterre (dont l'un gagna en justice la réparation du traumatisme de sa fin de carrière). Passons également sur les chants de supporters adverses les plus hargneux à son encontre (le traitant de pédophile comme ici, ou d'impuissant comme ici). Ne retenons qu'un top 5 de la haine ordinaire, le long de la ligne de touche, au pays du roi des bourrins australs.

5. Le tacle aux chevilles. Simple mais efficace. Problème: ça fait deuxième jaune (seulement!), donc rouge.



4. Le coup de poing au foie. Pas très discret mais peu sanctionné (un jaune, seulement!).



3. La charge éructante. Tout en fureur: je te bouscule, puis je te hurle-dessus. Muscat brûle, et l'arbitre regarde ailleurs.




2. Le plaquage de coach adverse. Plus c'est gros, plus ça passe. Je ramasse le cuir et je te fous par terre sans faire exprès. Bon, ça fait jaune.



1. Le match parfait. On l'avait raté. Pourtant, la prestation de Muscat face aux Central Coast Mariners le 16 janvier dernier est devenu LE match référence pour la congrégation des crevures à la Vinnie Jones. Comme dans un rêve, au crépuscule d'une carrière, Kevin donne tout. Tacle au front en pleine surface même pas sifflé. Pincage de bite sous les yeux du juge de touche, qui ne dit mot. Et péno obtenu après réception d'un coup de coude bien mérité de la part de l'adversaire à la bite pincée. Mucat Power…

23/12/2008

Hugo le délire

hugo_sanchez1.jpgRhaaaaaaaa, Hugo Sanchez! Le grand retour espagnol de "Pentapichichi" fait drôlement plaisir au Sporting Tertulia, même si c'est pour entraîner les tocards d'Almeria au lieu de renouer avec le grand Real Madrid, qu'il a porté à bout de bras avec ses compères Michel et Butragueño, dans la deuxième moitié des année 80. Hugo Sanchez, le Mexicain déjanté aux saltos magnifiques, cinq fois meilleur buteur de la Liga, et ses pions venus d'ailleurs. Bicyclettes stratosphériques et coups de testard invertébrés, ambiance JPP à la sauce tortilla, du rêve en barre. Qu'importe qu'il soit un mauvais entraîneur (tout juste viré de la selection aztèque, après de piteux JO), "Hugol" retrouve la péninsule ibérique et ça fait nostalgiquement saliver. Top 10 des délires d'Hugo

09/12/2008

Vinnie l'oursin

Rhaaaaaaa, Vinnie Jones! La brutasse quatre étoiles, l'emblème de la bourrinitude footballistique, la violence à l'état pur, à côtés de qui Jurietti et Rool passent pour des enfants de chœur puceaux… "Psycho" a terrorrisé absolument tous ses adversaires, du temps de sa carrière miteuse en Premier League, avant de se reconvertir en méchant hollywoodien, expatrié outre-Atlantique pour une deuxième carrière dans le septième art. Un gars culte, en somme, qui vient de s'illustrer par une belle baston de bar, au Wiley's Tavern, dans le Dakota du Sud. Histoire de montrer à Joey Barton qui c'est la référence, en matière de gros bœuf…



Pour le plaisir, un petit récapitulatif très "foot corpo" des plus beaux exploit de Vinnie l'oursin, qui te pique avant même que tu t'y frottes…

05/12/2008

Beau comme l'antique

Rhaaaaaaaaa, les dribbles de Zico! En passant, cet extrait vidéo d'un match de charité au Brésil, où l'on peut se régaler des beaux restes du "Pelé blanc" bedonnant. À 55 ans, il a encore la grâce et l'esprit d'humilier l'abominable "O Animal" Edmundo…



Et pour ceux qui voudrait se gaver de nostalgie auriverde, tout en coup de rein et crochet zicobrésiliens, ça se passe en-dessous…

29/11/2008

La despedida du matador

_81753_portrait_marcelo_salas.jpgRhaaaaaaaa, Marcelo Salas! Le somptueux attaquant chilien a pris sa retraite ce vendredi, après avoir joué son dernier match dimanche avec l'Universidad, le club de ses débuts où il a choisi de vivre sa petite mort. Son compère Ivan "Helicoptère" Zamorano, avec qui il forma le duo offensif le plus classieux des années 90, l'attendait au panthéon du foot latino. Pour son dernier match, "El matador" a trouvé le moyen de planter deux derniers buts. Hélas, son ultime doublé contre Cobreloa (voir le résumé vidéo ici) ne parvint pas à qualifier l'Universidad de Santiago en demi-finale du championnat. Un culte s'éteint. Celui d'une époque ou être Chilien c'était hype, entre Marcelo Rios et Salvador Allende. Celui ou Salas ne blaguait pas devant les cages…


salas-principe.jpgMarcelo Salas, outre ses 37 buts records en équipe nationale (et de grands moments lors du Mondial 98), son bout de carrière costaud avec la Lazio ou le fait qu'il soit imité par la star chilienne du genre (Stefan Kramer, un exemple vidéo ici), c'est surtout un mythe porteño, dont les souvenirs hantent la Monumental du River Plate de Buenos Aires. Ces moments délicieux où le définitif Enzo Francescoli régalait et le Matador achevait. Le Sporting Tertulia préfère d'ailleurs retenir cette époque, celle de l'âge d'or argentin déclinée ici en quinze buts, tout en contrôles aériens insensés et en volées instinctives…




En langage tauromachique, puisque "Matador" signifie à la fois "tueur" et "torero", on appelle ce moment où l'on quitte le métier une despedida. Alors on salue Salas, mi-Pierce Brosnan mi-Antonio Banderas en version indienne qui fait du gras, par la chanson éponyme de Manu Chao en live (enfin, je crois que c'est celle-là, mais j'arrive jamais à les différencier), à la Colifata de Buenos Aires. Bonne Despedida, Marcelo…

 
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