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15/07/2008

Cadel et le lion

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Une vidéo en passant, pour saluer la prise de maillot jaune par l'Australien Cadel Evans à Hautacam. Je n'ai rien vu de l'étape, coincé dans un train qui allait manifestement moins vite que celui des Saunier-Duval dans les Pyrénées. Mais mes vélopotes m'ont raconté le geste du jour, Encore plus fort que la classe du Montpelliérain Stéphane "inusable" Goubert, toujours en course pour la place de meilleur Français du Tour. La réhabilitation du lion "crédit lyonnais". Espèce de nounours un peu ringard, qui n'a pas bien évolué depuis les années 80 et qui trimballe malgré tout sa truffe énorme entre les mains de deux charmantes hôtesses préposées à la bise de n°1 au général.

10555522.jpgEt bien cela faisait longtemps, m'ont assuré les amisuiveurs, qu'on avait pas vu un tel amour pour la mascotte des "porteurs du jaune". Est-ce l'effet Bernard Tapie? Le fauve aux allures de Teddy Bear a retrouvé son rang de trophée ultime dans les bras de Cadel Evans, qui a manifestement eu un doudou dans sa jeunesse. Dans un état de nerf intense, certainement dû au gain d'une peluche qui s'arrache quand même autour de 500 balles sur E-bay (oui, je parle encore parfois en franc…), Cadel s'est même montré irrité par les micros qui l'attendaient à sa descente de podium. Et son "Don't touch me" pouvait alors se traduire "Pas touche à mon doudou!" Du pouvoir de l'enfance chez les champions cyclistes…


 

EDIT: Une petite photo envoyé par un vélopote le 15 juin. C'était titré: "Dans la chambre de Cadel avec son nouveau copain".

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13/07/2008

Vélo & cinéphilie

Après avoir tenté de vous convaincre que le tour est une muse pour les zikos, le Sporting Tertulia entreprend de causer aux amateurs de septième art. Si tout n'est pas probant dans la filmographie cycliste, on a quand même droit à de vraies perles dans l'histoire cinéphilique. Pendant ce week-end pyrénéen de fête nationale, où le Sporting Tertulia s'éloigne du clavier, rien de mieux qu'un top 5 des plus beaux morceaux de bravoure cinématographiques…

5. Le plus navet: American Flyers. Une histoire sentimentalo-cucul, à base d'handicapé qui s'épanouit dans le vélo et de Kevin Costner pas crédible une seconde en cycliste. Un moment intéressant toutefois, qui pourrait donner des idées de méthode d'entraînement à Manolo Saiz…



4. Le plus "vieille France": Les Cracks. Bourvil et le vélo, c'est une belle histoire d'amour (ah, "la mome rustine"). Dans cet extrait, on a droit à un grand moment de descendeur, qui a sûrement inspiré la carrière de Stéphane "j'fais la descente à fond" Heulot. Et l'on se rend compte après coup que le "tout droit" d'Armstrong en 2003 n'était  qu'un hommage à Bourvil (avec la même chance insolente)…




3. Le plus "psychologique": Breaking Away. Le film de Peter Yates (rien à voir avec Sean) est le préféré de Marion Clignet, ce qui n'est pas rien. Dans cette histoire d'amour où la compétition cycliste agit comme une métaphore (eh ouais), on y voit aussi un beau résumé de course qui se termine mal. On y retrouve une autre sorte d'entraînement: vélo vs camion…



2. Le plus "fidèle": Ghislain Lambert
. Un chef-d'œuvre pour amateur de course sportive. Entre Merckx et Zoetemelk, ambiance flamande-frite-pot belge des années 70. Et Benoît Poolvoerde qui mérite le panthéon…




1. Les plus "auteurs": Jour de Fête et Le voleur de bicyclette. Vélo qui rit, vélo qui pleure. Deux grandes dates de l'histoire du cinéma, et deux facettes du sport le plus mélodramatique qui soit. Dans "Jour de fête", Jacques Tati fait dans le (quasi) muet et livre une prestation exceptionnelle de facteur mi-Keaton mi-Chaplin. Dans "Le voleur de byciclette", Vitorio De Sica nous offre un manifeste néo-réaliste qui nous fait pleurer rien qu'en y repensant (ah la scène finale…) Un autre rapport entre ces deux œuvres majeures dans leur genre? Une vidéo bien montée sur Youtube, qui mélange les scènes sur fond "Bicycle" de Queen remixé. Bonheur…

10/07/2008

Sex, drugs, velo and rock'n'roll

1921164968.jpgAujourd'hui, c'est la première grosse étape du Tour. De celle qui mérite de prendre son après-midi de RTT pour retrouver ses "vélo-potes" et mater France 2 en s'extasiant de la moindre giclette, en vociférant dès qu'un coureur est repris en espérant le contre, en calculant frénétiquement les écarts sur un L'Equipe chiffoné dans la montée finale vers Super-Besse. Ensuite, on sortira le plateau d'«A qui le Tour» et on se lancera dans une soirée jeu de société de furieux… Evidemment, on écoutera notre playlist préférée des plus belles chansons de vélo. Sentant les sourires en coin de l'autre côté de l'écran, imaginant Yvette Horner en faisant des procès en "beaufitude", le Sporting Tertulia se sent obligé de rétablir quelques vérités artistiques.

Oui, le cyclisme est une muse. Passons sur la littérature, Antoine Blondin, Alfred Jarry et Albert Londres ont déjà fait le boulot. Restons concentré sur la musique. Oui, le Tour est culte. Et oui, le vélo inspire l'art. La preuve avec un top 5 musical en vidéo. Et je ne vous parlerai même pas de Kraftwerk, cité il y a peu

5. Ludwig von 88: "Louison Bobet forever"
Du bon gros  rock alternatif à la Française. Ça pogote, ça slame, ça saute partout. Et ça chante son amour pour Louison Bobet, triple vainqueur de la Grande boucle.



4. Alain Bashung: "L'arrivée du Tour"
Une chanson  aux paroles incompréhensibles, un clip "so eighties" réalisé par Kiki Picasso, et un Bashung insensé… Objet vélocipédique non identifié…



3. M: "Les Triplettes de Belleville"
C'est pas tant la chanson, qui cause peu de vélo, c'est le film d'animation que l'on salue ici. Mais la chanson est quand même directement inspirée de l'ambiance Tour de France…



2. Fred Poulet: "Walking Indurain"
Le meilleur pote de Vikas Dhorasoo a réalisé une chanson bien culte sur le roi Miguel, à base de bonnes secousses de guitare. Le clip est tout aussi chouette…



1. Les Wampas
Les dieux de la "vélomusique". En deux morceaux, Didier et ses potes ont ravi les amateurs de petite reine. D'abord en offrant à tous les orphelins de Marco Pantani la plus belles des oraisons funèbres. Ça s'appelle "Rimini", c'est une belle ballade punk-yéyé et c'est sur des images de la dernière grande course d'«Il Pirata», la montée de Courchevel'2000 où il met une peignée à l'affreux Amstrong…



L'autre tube est un hommage à notre "Jaja" national. Voici un montage exceptionnel avec intro de suiveurs qui valent le détour, photo de carrière du grand Jalabert et scène de concert où les Wampas arborent leurs plus beaux costumes…



Sur l'excellent site Cyclimse.com, on trouvera en écoute mp3 d'autres chansons d'anthologie. En vrac: Miossec et son "Critérium", les mythiques hard-rockeurs Abdoujaparov, Katherine et son doucereux "Comme Jeannie Longo", ou encore l'énorme Michel Delbeck et son hit en l'honneur de Bernard Hinault (judicieusement intitulé "C'est l'blaireau"…

Si vous avez d'autres pépites de ce style, faites-nous vite signe…

06/07/2008

Debouts sur les cocottes, d'entrée!

707049546.jpg Ah le beau final. Quelle riche idée de nous avoir supprimé le sempiternel prologue pour coureurs australiens et/ou écossais, et nous le remplacer par une belle bosse bretonne. Ambiance Grand prix de Plouay d'emblée, motivation maximale dans la fraction autonomiste du peloton, on flingue, on contre et on s'attache…

Et comment ça fait plaisir de voir les plus costauds se tirer la bourre dès la première étape. Je sais pas vous, mais quand j'ai retrouvé mes "potes de Tour", c'était excitation maximale, comme si on avait sniffé de l'EPO pilée! Les ptits Français qui sont dans le coup (énorme Jérôme Pineau, 3e malgré son patronyme de simple flic, Voeckler à pois, Augé échappé), les favoris qui sont tous au taquet et se tire la bourre comme aux plus belles heures du Joe bar team. Et le géant Valverde (cousin ibère de l'autre) qui montre les muscles tout de suite et se pare de jaune… Debout sur les cocottes, d'entrée!
version française, de moins bonne qualité, ici


On a aussi eu droit à nos premières larmes de tour, avec l'abandon de Hervé "Petit-Gibus" Duclos-Lassalle. Le fils du grand Gilbert qui apprend le métier, se coince la musette dans les rayons et se pète le poignet, après même pas 100 bornes. Son cri de colère douloureuse résonne encore à nos esprits marqué par le doublé du paternel sur Roubaix (ci-dessous, 1992, musique pourri, mais le maillot Z…)



Conclusion, on a passé notre début de soirée hier à débriefer tant et tant, et à se mettre d'accord sur nos rtt qu'on posait (10 et 23 juillet, évidemment), avant de se rendre compte, comme chaque année, que c'est pas tenable longtemps dans les soirées parisiennes de causer vélo en trépignant, sautillant et riant très fort… Toujours les mêmes vannes mobilisant toujours nos mêmes héros d'enfance (à genoux devant Stephen Roche), toujours les mêmes discussions sur quel est le plus beau maillot (Carrera, Peugeot, tricolore belge…), toujours les mêmes façons d'esquiver l'intervention du béotien non-initié et sa remarque super originale sur le dopage ("Et ça vous dégoûte pas, vous?")… Et toujours ce même moment où on se dit: "bon, on arrête et on va danser…" Le tour est reparti, et s'il n'est pas celui du renouveau, il reste celui des retrouvailles… Toujours…

 

05/07/2008

Vive le Tour!

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L'exercice devrait être difficile. Autant parler de foot est devenu "tendance", autant causer vélo, et encore plus tour de France, c'est courir le risque de nombreux quolibets. Ah, les vannes ressassées jusqu'à la corde sur le dopage… Malgré l'opprobre générale, le Sporting Tertulia est tout excité à l'idée de retrouver la Grande Boucle. Des souvenirs de l'enfance (Zoetemelk, Hinault, Fignon, Theunisse et Rooks, Gianni Bugno, Tony Rominger…) aux sales années "Festina + Armstrong", le rendez-vous est resté immuable. Avec l'espoir, mais cette fois-ci en y croyant un peu plus qu'avant, qu'on assiste à une épreuve à peu près propre (et très technologique, cf. la google maps avec option street view)…

Robert Chapatte a disparu, Jean "Polo la science" Olivier se fait discret, Patrick Chêne nous manque toujours… Mais le paysage est beau, les fous toujours au bord de la route («Ne courrez pas à côté des coureurs!»), les tactiques de course toujours plus affinées (miracle de l'oreillette) et la relève est prête. Perso, vu le tracé, je mettrai évidemment une pièce sur Alejandro Valverde et Cadel Evans, ainsi qu'un petit espoir sur le jeune Français Rémi Di Grégorio.

On salive à l'avance devant les premiers parcours bretons, escarpés, sauvages et (peut-être) pluvieux. L'occase de belles aventures qui peuvent mener loin… Puis on va piaffer jusqu'aux Pyrénées (le 13 juillet), rêver d'une fête nationale avec notre nouveau champion de France Nicolas Vogondy aux avant-poste (oui, j'ai dit rêver). Et ainsi de suite… Les Alpes, les sprints bonifications, la bataille pour le maillot à pois, les tracteurs qui se font rattraper par les avions lors des contre-la-montre, les "chutes, à l'arrière du peloton", les descentes à 140 et les Champs-Elysées… Ah Champs-Elysées… Plutôt que de se taper du Joe Dassin (qui serait convenu en de telles circonstances), on va plutôt démarrer notre "chasse-patate" avec du bon vieux Kraftwerk. Ça s'appelle "Tour de France" et ça donne envie d'y être…


 
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