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26/02/2009

Le tour du renouveau de la poilade

dibujo.jpgVoilà une série de photos qui fait sacrément plaisir à tous les amateurs de vélos qui n'en peuvent plus de se justifier de leur passion, tout en refusant de tomber dans l'illusoire discours du "maintenant, c'est fini, on repart sur des bases saines", made in service des sports de France 2, avec l'aimable complicité de L'Equipe. Des images prises lors du dernier tour de Californie. Vous savez, celui où Lance Armstrong a fini dans les quinze premiers, en expliquant qu'il se sentait mieux que les années d'avant au même stade de sa préparation.

Et bien, lors de ce fameux tour de Californie, par ailleurs remporté par Levi Leipheimer -ce qui accroît le malaise-, qui c'est qu'on a vu arriver sur le bord de la route. El Diablo? Non, Seringue-man! Evidemment, Armstrong s'est senti visé et, telle une métaphore qui en dit long, a envoyé le mauvais esprit dans le décor.

Des images qu'on espèrent voir plus souvent, et qui redonnent envie de trépigner (et de jouer au Pool 2009 de l'excellente Flamme rouge) en attendant la reprise des classiques, avant le prochain tour du renouveau. "Ne courez pas à côté des coureurs… sauf toi, Seringue-man, quand il s'agit de perturber l'insupportable impunité de Lance le rance!"

Version vidéo:



Version photos:



22/10/2008

Ventoux mon amour

article_IDE-WEB-TDF-2009.jpgAvant de filer voir le classico qui zozote (OM-PSV, bonne vanne de l'ami Matteu), pas trop le temps de commenter le tracé de l'édition 2009 du Tour du renouveau avec Armstrong, Vinokourov, Basso et Contador… Un tracé qui se croise et se recroise, ressemblant à une Grande demi-Boucle avec une deuxième semaine toute en classiques moyenne-montagneuses. Et un dernier samedi qui fait drôlement saliver, en pensant aux litres de côteaux du Ventoux qu'on s'enverra, sans même prendre un rtt (et en repensant à l'immense carrière d'Eric Caritoux)…

Evidemment, ce qui retient l'attention, c'est le retour de l'ascension lunaire. Au choix, elle a été programmée soit pour qu'enfin l'odieux Lance y gagne une étape (après l'avoir mauvaisement laissée à Pantani en 2000, la vidéo ici), soit pour qu'il y laisse sa peau comme son ancêtre "ricain chargé", feu-Tom Simpson…

Mais le grand souvenir du Ventoux, largement plus prégnant que la victoire certes panachée de Virenque en 2002 (la vidéo ici), ça restera tout de même Jeff Bernard. Le "José Touré de la petite reine", qui règle tout le monde lors du chrono de 1987, paré de son superbe et regretté maillot de la performance. Un contre-la-montre qu'ASO n'a pas eu le courage de nous reprogrammer. Faut dire qu'y a plus Stephen Roche ou Perico Delgado pour nous faire rêver…

Pour le détail "étape par étape", je ne résiste pas à vous renvoyer à la chaîne de mail de mes vélopotes (enfin, surtout Gregouille), qui donne à peu près ça…

«Mon avis, c'est que s'ils passent par Vittel, c'est purement commercial.

Barcelone, c'est à cause de W. Allen

Issoudun c'est parce que nous y sommes passés il y a 4 ans sur le Paris-Montpellier [oui, parce que mes vélopotes, au contraire de moi, font aussi du vélo en vrai]

Le We du 11 juillet dans les Pyrénées, parce qu'Antoine se marie et quec'est cool de ne pas rater trois étapes de montagne à cause d'un pote

Le 7 juillet à MTP sur la Comédie parce qu'elle n'est plus toute frêche...

Monaco et la Suisse, ben.... à cause de la crise financière quoi...

Annecy parce qu'il faut bien un peu d'eau pour faire passer les pilules

Vatan, parce que c'est la ville départ par excellence...

Le retour de la moyenne montagne, saucisson cochonou, et tout et tout ...»

 

27/07/2008

Ah, Champs-Elysées...

Bon ben voilà, le Tour se termine. Sastre remporte ce demi-Tour du renouveau. Et comme d'hab, on termine par un dernier festival sur les Champs, tout en attaques vaines et en rouleurs à 80 km/h dans le caniveau (un geste technique qui me dépasse encore, quand on voit l'étroitesse réelle dudit caniveau). Généralement, ça se finit par un bon gros sprint ou le bourrin le plus frais gagne à la fin. Toutefois, depuis 1975 et le choix de cette arrivée royale, on a quand même vu quelques beaux morceaux de bravoure. Dans la mémoire du Sporting Tertulia, la plus belle demeure le kilomètre lancé d'Eddy Seigneur en 1994 (visible sur le site de l'Ina, en cliquant ici). Autre grand moment, le magnifique geste de panache d'Alexandre Vinokourov, quand le Kazakh dopé depuis s'en était allé grignoter une place au général sur les pavés parisiens (visible en cliquant ici). A force de recherche sur le ouaibe, on est enfin arrivé à dégager un top 3 sympa, ambiance Joe Dassin, visible à midi comme à minuit et où il y a tout ce que vous voulez comme émotions cyclistes...

 

3. Fignon/Lemond 1989: esthétique de la dramatique. La victoire pour huit secondes de l'Americain et l'organisation du Tour qui ne nous a plus jamais offert d'ultime chrono à l'Arc de triomphe depuis...





2. Hinault 1982: le panache écrasant.
Gagner le sprint sur les Champs avec le maillot jaune sur les épaules. Le blaireau est un héros...



1. Abdoujaparov 1991: la violence à l'état brut. L'ogre de Tashkent se ramasse à cause d'une bavure policière, et les hurlements de Patrick Chêne qui résonnent encore à nos oreilles, alors que Konyshev franchit la ligne en usurpateur... Djamolidine forever!


 

26/07/2008

L'astre Sastre, l'évanescent Evans

Bien joué Carlos. Malgré tous les pronos, l'Espagnol Sastre conserve le maillot jaune et empoche le Tour. Cadel Evans n'est vraiment pas fait pour la gagne, incapable de saisir le destin comme d'attaquer quand ça grimpe. Tout ça n'est pas folichon, surtout quand on voit Bjarne Riis se pointer pour faire son malin. Mais bon, pas d'usurpation pour autant, tant on est habitué à voir le grimpeur ibère trimballer sa moyenneté sur les routes du Tour depuis six ans maintenant. Honorable jusque là, il fait un vainqueur logique pour une cuvée comme celle-ci. Un tour normal, avec un podium un peu bof, c'est ça aussi le (semi) renouveau...

25/07/2008

Feu Mimosa

773627061.jpgOn finissait par se lasser du mimosa. Charmant, entraînant, printanier… mais terriblement décevant quand arrive l'été, quand il faut renifler le bonheur. Et bien ça y est, tu la tiens, Mimo, ta revanche! Et tu lui a fais fermer sa grande bouche au Laurent Fignon "qu'on-en-peut-plus-rendez-nous-Patrick-Chêne!-"… Ah, il t'a conspué pendant trois semaines, limite en te traitant de tocard au micro de France2. Fallait l'entendre, "l'intello du peloton" (bac C+ lunettes), ressasser à la Jean-Mimi que t'attaquais "trop tôt", "trop de fois", que "les classiques, c'est pas le tour" et qu'il faut réfléchir "si on peut bien finir avant de s'échapper"… Suffit! Mimosa tu n'est définitivement plus, Chavanel tu deviens et tu t'affirmes…


Ah, tu lui a claqué le beignet au Fignon, et t'es redevenu le Sylvain Chavanel des classiques, mi-panache intrépide mi-gros coup de cul. Celui qui se retrouve face à Jérémy Roy dans le sprint final de l'ante-pénultième étape. Costaud mais pas trop, contrôle de la situation sans faille et gagne à la fin. Si Sébastien, le sprinteur de frangin,  arrive à claquer l'étape des champs, on va pouvoir se mettre à rêver d'une nouvelle fratrie légendaire dans le vélo français.

Alors, avant d'aller se coucher pour partir tôt demain dans la sauvage patrie du Blaireau, et en guise d'hommage aux Chavanel, comme aux frères Schleck qui auront impressionné dans ce Tour, le Sporting Tertulia s'offre un petit top 3 de ses fratries les plus cultes…

 

 3. Ex aequo, les frères Indurain et les frères Jalabert

993146039.gif70026245.jpgLa même histoire pour les deux. Le grand est doué, le cadet fais comme le grand. Mais il est pas terros. Néanmoins, à l'ombre de Miguel et Jaja, les chtiots font une honnête carrière et acquièrent une certain dimension culte. Par un choutte prénom pour l'un (Prudencio Indurain), par une abnégation aussi belle que vaine pour l'autre (Nicolas Jalabert).

 

 

2. Les frères Simon, quatre garçons contre le vent

Alors là, c'est mythiquissime. Quatre frangins au tronches insensés toutes droites sorties des triplettes de Belleville. Et quatre palmarès quasi-identiques qui donne le ton de l'unité, avec une certaine idée de la transmission générationnelle. Pascal (1979-1991), Jérôme (1981-1993), Regis (1984-1989), et François (1991-2002). Les Simon's Brothers recueillent à eux quatre, c'est trois victoires d'étapes (Pascal, Jérôme et Régis), deux maillot jaunes (Pascal et François) et un maillot de champion de France (François).

584641682.jpg1229966467.JPG45629297.jpg1211138728.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

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 1. Les frères Madiot, de la gueule et de la baroude

On est un peu dans la configuration des Indurain-Jalabert, avec l'aîné Marc qui a fait de Paris-Roubaix son jardin (deux victoires), et qui mène aujourd'hui la Française des jeux. Mais grâce à Yvon le cadet, les Madiot peuvent se vanter d'avoir ramené deux maillot tricolores à la famille. Yvon champion de France en 1986, Marc en 1987. Et puis, ça permet de se revoir un petit "Enfer du Nord'85"…

24/07/2008

Goubert, Bartali et Paolo Conte

1261609782.jpg À peine remis de sa "rtt de l'Alpe", ponctuée par une superbe victoire de Greg Lemond dans un "À qui le tour?" d'anthologie avec les vélopotes, le Sporting Tertulia fait le point sur les deux étapes alpestres. En vrac, comme son état…

Sur celle de Jausiers, rien à dire. Sandy "descente en bois" Casar renoue avec la lose et Cyril Dessel nous fait un modèle de contre façon pistard, le cul fixé à la selle et les mains en bas du guidon. À noter aussi, une nouvelle chute splendide de John-Lee Augustyn (quel patronyme culte), avec vélo sacrifié dans le ravin (faut surveiller E-bay dans les jours prochains)…


 

Quant à notre traditionnel rendez-vous des 21 lacets de l'Alpe d'Huez, à dire vrai et avec le recul, c'était un peu décevant. Ça nous a pas empêché de hurler à chaque tentative de démarrage avorté, mais on attendait mieux. Preuve de cette déception, Carlos Sastre est en passe de gagner le Tour, alors que même lui n'en revenait pas de franchir la ligne en tête. L'Espagnol a même méprisé le cultissime dernier virage (dit virage Gianni Bugno) en paumant trois secondes pour faire le cake sur la ligne. Faudra pas les regretter, celles-là, Carlos… On imagine d'ailleurs les rires sous capes des techniciens de France Télévisions quand Laurent "mal de selle fatal" Fignon s'est exclamé au micro: «il fait une erreur là, Sastre»…



On aura aussi noté l'incroyable, voire la "surprenante" facilité d'Andy Schleck. Il est évident que le Luxembourgeois et frère cadet de Franck pouvait mettre dix minutes à tout le monde hier. Enfin, pas à tout le monde. Iil y en a un autre qui a été fabuleux dans la trilogie alpine, un qu'on oublie systématiquement et qui est pourtant le meilleur Français dans le Tour si l'on cumule les cinq dernières années. Stéphane Goubert. Dit "la Goub". Le grimpeur montpelliérain était au sommet dans le pied de "l'Alpe", où il a traîné tout le monde en grand champion anonyme et méconnu. A 38 ans, le doyen de l'épreuve a été beau sur son vélo. Il y avait du Bartali en lui, dans son attitude de vieux grognard matant les cols les plus rugueux au crépuscule de sa carrière, comme le beau Gino qui regagnait le Tour à 34 balais, dix ans après un premier succès. Alors, en hommage au grand Goubert, la magnifique chanson de Paolo Conte, injustement omise (car encore méconnue alors) de notre playlist sex, drugs, vélo & rock'n'roll… Version live visible ici, version originale avec des vrais morceaux de Bartali dedans, ci-dessous…

 

20/07/2008

Le ciel leur tombe sur la tête… même pas peur!

Rhaaaaaaa, la belle étape alpestre… On aura beau dire ce qu'on veut, tricheurs ou pas, y a des traditions qui se perdent pas sur la Grande Boucle. Et la première étape de la trilogie des Alpes n'a pas dérogé à la règle. Au début, on a cru à l'apocalypse. De la flotte tant et pluie, quatre clampins qui s'échappent comme Danny Ocean et ses potes braquent des banques, et des chutes qui font flipper…



Et si les dieux du vélo étaient vraiment en colère? Et si les forçats de la route étaient en déroute?



Et puis non. Oscar Pereiro s'offre un gadin à la Roger Rivière, mais n'a finalement pas grand chose après son soleil sur cinq mètres de dénivelé. Et ces foutus rond-points à l'anglaise nous ont offert un moment de "video-gag" en guise d'armistice. Au sortir de ce giratoire, on pouvait renouer avec le Tour comme on l'aime. Moins l'horripilant Laurent Fignon (le Larqué de la petite reine, plein de morgue et donneur de leçon insatiable) et son «C'est en entendant tomber sur la gauche que les coureurs sont tombés sur la droite»…



Les dieux n'étaient donc que courroucés. Et la baston alpine leur a rendu le sourire. Schleck dans les pédales de Charly Gaul, Menchov qui tombe en attaquant, Valverde qui se refait la cerise, Kohl qui se la joue chancelier au sommet. Et Cadel Evans qui s'arrache mais qui craque. Résultat: trois mecs en huit secondes, six en une minute et dix en 4'30. Un jour de repos là-dessus, le temps de changer ou pas de constitution, et la régalade vélocipédique va enfin reprendre ses droits. Dans la souffrance et l'indécision. Comment c'est bon le Tour!!!


 

17/07/2008

Nique le Cobra!

1868607838.jpgBon ben voilà. On va encore essuyer les sarcasmes des anti-Tour. Riccardo ta race! Comme d'hab', c'est celui qu'on aimait le plus, qui panachait tant et tant dès que la route s'élevait, qui avait une grande gueule réjouissante et un surnom ("le cobra") qui claque… Ricco est dopé, la Saunier-Duval s'est replié au pays du docteur Fuentes, et on a encore l'air de supporter aussi niais que naïfs. Mais tout indéfendable qu'il soit, comme avant lui Marco "il Pirata" Pantani, Richard "à l'insu…" Virenque ou Gert-Jan "il est ou Stephen Rooks" Theunisse, le coureur italien est une composante dramatique essentielle du Tour de France. Une esthétique de la triche mêlée à un sport de besogneux héroïco-pathétiques. Avec des contrôles, bon an mal an, qui se renforcent. Parce qu'Anquetil, Merckx ou Armstrong ont été plus malin ou chanceux que Delgado ou Vinokourov… Et puis, ça donne de l'intensité à la Grande Boucle. Sincèrement, une belle exclusion du tour, c'est comme un No Comment d'Euronews, ça donne un petit frisson…

Plus "indetectable" que l'EPO, le CERA a pourtant été de suite détecté. Réconfort. Et les tifosi italiens ont la détresse colérique à la fois digne et immédiate, comme l'évoque cette vidéo postée sur Youtube quelques minutes après l'annonce. Digne, immédiate et un peu grossière. Re-réconfort…


Pour conclure cette tertulia un peu amère, rien de mieux qu'une vidéo-métaphore au message très philosophicocucul. Genre «la candeur enfantine qui avance face au cobra et le chasse de son tapis de jeu préféré, ignorant les offenses et les piqûres…» Tout en étant conscient que ça n'arrive qu'en Inde. Loin des forçats de la route…

 
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