Avertir le modérateur

04/07/2009

Boucle d'or

e-day_banner_fb.pngEvidemment le tour du renouveau de cette année commence par un coup de lose. Le Sporting Tertulia maudit tous les électeurs pédo-bobos d'Europe-Ecologie. À cause d'eux, les gars fêtent leur victoire au mépris du prologue monégasque, et bibi est réquisitionné. On ne verra donc pas Cancellara renaître de ses cendres chronométriques, mais il nous reste un an de chasse-patate dans le rétro pour se mettre malgré tout dans l'ambiance et sentir l'adrénaline monter.

tour-2009.jpgLa grande et rituelle épopée estivale commencera donc sans moi, avec les espoirs de voir Menchov régler l'orgueil survitaminé des espingos roulants et la "nightmare team" d'Astana. Les musettes et les RTT déjà posées vont nous animer pendant le beau mois de juillet, avec des vélopotes aux pronostics acérés en terrasse plénière. Pour cette édition, marquée par un passage tristement symbolique du cyclisme actuel dans trois paradis fiscaux (Monaco, Luxembourg et Andorre), on espère voir sur le bord de route "Seringue-Man" emmerder Rance Armstrong, voir le Steph Goubert irradier une dernière fois l'asphalte de son anonyme classe vieillissante du haut de ses 38 ans, voir le Ventoux s'enflammer lors d'un ultime chrono dantesque…

Image 3.png

Forcément, on repensera à notre panthéon cinévélophilique et on se réécoutera notre play-list rock'n cyclo. On continuera de progresser en nouvelles technologies en suivant un Tour toujours plus geek. Et on vibrera devant les attaques de Mimo le Flahute (qu'on voit tout de même davantage dans le Top 10 que Moncoucou). Et pour la gagne, donc, on a mis notre piècette sur Denis Menchov. Parce que quand on gagne un giro en chutant dans le dernier kilomètre du contre-la-montre final, ça ne peut être que votre année…

Et comme de tradition, entrons réellement dans cette 96e édition de la Boucle d'or avec notre Kraftwerk préféré. Rhaaaaaaaa, ça commence!

15/06/2009

Fignon en pleine tronche

fignon_portrait_maxppp.jpgIl nous aura fallu quelques jours pour encaisser le coup, après l'annonce du «cancer avancé» de Laurent Fignon (l'extrait vidéo ici). P'tain la Figne! Pour être franc, "l'intello du peloton" (avec pour seule intelligence des lunettes et un bac), il ne nous l'a jamais vraiment fait.

Pour tout bon fan de Lucho Herrera, Bernard Hinault ou Stephan Roche (sans oublier Caritoux!!!), Fignon c'était un peu le casse-couille de service, Parisien en prime. Le mec qui suintait la suffisance du débutant qui claque d'entrée deux Tours et qui avait humilié le Blaireau en 84…

 

 

Image 27.png

(Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo sur le site Ina)

 


En plus, le mec il se faisait choper pour dopage et il assumait presque la position du laisser-faire. Mais à la charnière des années 90, le binoclard a remporté une étape cultissime de l'histoire de la Grande Boucle. Celle de La Plagne en 87, quand il règle l'horrible suceur de roue ibère Anselmo Fuerte dans un sprint sublime…

 

 

Image 28.png

(Cliquer sur l'image pour lancer la vidéo sur le site Ina)

 

Et puis un an plus tard, le winner blondinet est devenu tellement humain, en incarnant le cauchemar du supporter patriote, bien avant France-Bulgarie. Et l'on se souvient encore de notre stupeur en voyant la détresse du Lolo, tout en se réjouissant secrètement de la victoire de Lemond. C'était le temps des 8 secondes d'écart, du contre-la-montre sur les Champs et de nos premières blagues potaches… sur les fameux "problèmes de selle" de Fignon, bien sûr…



Au début des 90's, Fignon est carrément devenu un Yannick Noah à deux roues: fin de carrière laborieuse marquée par les blessures, et séquences déchéances à foison. Comme sur le Passo Giau, lors du Giro'92…



Mais comme les héros ne meurent jamais, même quand ils ont mauvais esprit, Fignon a aussi touché la rédemption, lors de Strasbourg-Mulhouse: sa dernière victoire d'étape sur le Tour, peu avant la retraite. Crépuscule des (o)dieux, en terre alsacienne. Et le souvenir d'une petite larme écrasée, comme pour saluer la fin d'une époque…




Alors, quand on a appris le cancer de Fignon, eh ben ça nous a fait quelque chose. Et ce, alors même qu'il nous irritait à nouveau au micro de France télé, où il ne pouvait pas s'empêcher de se la ramener face à not' Jaja d'amour. Mais face au plaisir de revoir son bandeau, son maillot Peugeot puis Système-U, son super Giro de 89 et Cyrille Guimard, on avoue quand même une sacrée émotion nostalgique…





EDIT Mardi: Et pour compléter l'hommage, avec infiniment moins de mauvaise foi et infiniment plus de talent que dans ces colonnes, l'inestimable Jean-Louis Le Touzet nous gratifie d'un portrait de la Figne, en der de Libé de ce matin…

12/06/2009

Ventoux classieux

Bel avant-goût du contre-la-montre ultime du Tour à venir, avec ce final royal de la grande étape du Dauphiné libéré. Alejandro Valverde, malgré le dopage et tout et tout, fait définitivement partie de la caste des seigneurs. Lors des derniers hectomètres de l'ascension du Mont-Ventoux, il attend l'anonyme Sylvester Szmyd, comparse de grimpette victime d'un saut de chaîne. Et lui laisse la gagne, s'emparant de son côté du maillot jaune du Daubé. Evidemment, Cadel "j'attaque pas" Evans n'a pas attaqué et s'est fait largué…

12/04/2009

Plus belle fut la chute

"Puis-je, monsieur, vous proposer mes services, sans risquer d'être importun?". Tout est dit dans la phrase d'introduction de La Chute de Camus. Flecha puis Hushovd dans le rôle du service proposé, Tom Boonen dans celui de l'importuné devenu opportuniste. Le Belge remporte son troisième Paris-Roubaix en domptant la chaussée du carrefour de l'arbre et les pavés de Luchin, en sacré flahute souverain chez les Nordistes



Bienvenue sur les pavés

Aujourd'hui, c'est Paris-Roubaix et on est d'humeur démago. Le panthéon de l'Enfer du Nord est déjà sur "Chasse-Patate", et on est tout excité de pouvoir envisager une édition "à la 2002" bien culte, bien boueuse, bien avec des chutes et de la souffrance. Et pourquoi pas Fred Guesdon dans le rôle de Johan "roi des Flandres" Museeuw, vieillissant mais héroïque…



Alors on cède à la "Dany Boon-attitude", parce que maintenant qu'on a bien tous daubé sur ses bons sentiments et son rythme poussif, on peut citer un extrait de "Bienvenue chez les chtis" comme celui de n'importe que nanard ayant eu son heure de gloire démesurée. Surtout quand Michel Galabru nous met indirectement dans l'ambiance de "la dure des dures"…

15/03/2009

Adieu "Cycling-Bashung"

Si Bashung est le genre de mec dont la nouvelle de la mort rend triste sans qu'on sache pourquoi, le Sporting Tertulia veut apporter sa pierre à l'hommage unanime et consensuel (faut dire que c'était pas non plus un chanteur engagé, l'Alain), surtout pour faire entendre dans l'avalanche de "Salut l'artiste" la voix du monde du vélo. Oui, du vélo, à qui le dandy a écrit l'une de ses plus belles chansons (déjà citées dans notre panthéon sex, drugs, velo & rock'n roll). Univers surréaliste, dans un clip réalisé par Kiki Picasso du groupe Bazooka, et paroles immortelles, écrites en 1986, à la fin des années dorées du cyclisme français.

"A genoux, les majorettes, ces demoiselles aux parloirs
Sonnez, résonnez musettes, à nous deux la victoire !
Grands les culs de jattes, ça court les rues
A la poursuite du môme sans but
Non, y'a pas le feu au QG, non, y'a pas le feu au QG, le feu au QG

Ce n'est qu'un arrosoir, un tomahawk sur l'armoire
Qu'est-ce que tu fait ? Mais tu tapines en bourg"?
Pas du tout c'est l'arrivée du tour!"



El Contador cassa

Allez, avant de se coucher avant un folle après-midi de sport, un beau moment de vélo avec cette défaillance grand luxe de Contador dans la pénultième étape de Paris-Nice, ambiance mélancolique à la Simon et Garfunkel. Une fringale XXL, qui le rend presque humain notre banni du Tour revenu en grâce. Au début, on pense irrésistiblement à la défaillance d'Indurain en 95 (ici en vidéoculte), même si le contexte de carrière n'est bien sûr pas le même. Toutefois, Alberto fait plus dantesque encore que le roi Miguel, en se faisant reprendre puis bouffer par le peloton. Dans le même temps, Chavanel le Flahute finit fort et bétonne sa deuxième place. Chouette, ce Paris-Nice…

11/03/2009

Quand Mimo devient Flahute

Plutôt que de causer de la compo tout en kilos de Marco ou de Liverpool qui, quand même, déchire tout en Champions league et atomise le Real, le Sporting Tertulia préfère s'arrêter sur la confirmation d'une métamorphose qui régale les amateurs de petite reine. Ça s'est passé hier lors du final de la troisième étape de Paris-Nice, après un coup de bordure magnifique des Rabobank et du héros Chavanel. Il y a encore un an, Mimosa était un tendron. Désormais, il est un tacticien finisseur de haut-vol, capable de fumer trois "Bataves de la Rabo" réunis sous la flamme rouge. Désormais, il est un vrai "flahute", du nom de ces Flamands bourlingueurs et dominateurs quand les classiques s'offrent au plus malin…

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu