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25/02/2009

Parra-Baby, et pourquoi pas?

2008-03-14T093831Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRSP-RUGBY-TOURNOI-FRANCE-20080314.jpgBon là, ça devient chaud pour Marco. Not' Lièvremont commence à faire n'importe quoi dans ses compos, résigné face à l'absurdité du calendrier et l'usure assumée de nos internationaux, qui comme chaque année se pètent les uns après les autres dans le VI nations. "Ben ouais, je titularise tous les Toulousains qui se sont défoncés sur le pré dimanche dernier, et puis j'y rajoute quelques Clermontois qui se sont eux aussi sortis les tripes". L'en a rien à foutre, le Marco, que les Gallois ont le pack le plus lourd du Tournoi, et que Shane Williams revient. Et puis, pour se marrer, on se prive de buteur et on se tente une charnière inédite avec un ouvreur qui joue 15 en club. 'Tain, Shane Williams…




74955_FRANCE_BABY_041108.jpgmorgan-parra-titulaire-melee-face-angleterre.jpg Toutefois. Si ça sent bon la branlée dans un Stade de France glacial, on accordera une nouvelle fois notre confiance à Marco. Parce que le XV de France n'est jamais meilleur que quand il est donné écrabouillé par les pronostics. Parce que sans buteur, on envoie du jeu car on n'a pas le choix et qu'il y a quand même des coups à jouer dans la défense du Poireau. Parce qu'avec Parra, le cuir gicle et les gros ont un patron pour leur claquer les fesses. Parce que non, Elissalde n'est plus un grand buteur et que oui, Skrela ne pense que très rarement à l'air du large. Parce que Baby à l'ouverture, ça garantit qu'on ne le verra pas jouer à l'arrière, où il est particulièrement décevant. Et que Baby, on peut dire ce qu'on veut dessus, mais il a un sacré pied…


14/01/2009

Trompettes…

Oui. Des grosses trompettes. C'est le sentiment communément partagé de ce que nous sommes, les rugbypotes montpelliérains et moi, au lendemain de l'invraisemblable démission du tout nouveau président du Montpellier rugby club, Philippe Deffins. "Des grosses trompettes", en jargon du "Sudeuuucon", ça veut dire des grandes bouches, des mecs qui se la racontent et qui pètent plus haut que leur cul, alors qu'en fait ce sont des grosses tanches.

Il y a un mois, c'était la grande extase, quoique déjà un peu méfiante. Le Brennus en trois ans, un recrutement sur-ambitieux, Chabal & co et on allait voir ce qu'on allait voir. Trois matchs plus tard, dont deux roustes grand format contre Toulouse et Clermont, on apprend que les finances du club sont pourries. Le gars Deffins, qui a lui même fait sa trompette aigue, jette l'éponge, abandonne tout le monde et quitte le rugby. Même pas "mytho à la Kachkar", le type, c'était un fidèle sponsor maillot depuis 10 ans. Mais plus l'envie de poser un million d'euros pour sauver le club. Une histoire d'amitié brisée avec l'ex-président redevenu intérimaire, Thierry Pérez.

Une autre histoire d'amour risque bien de s'achever, celle de nos quatre fantastiques formés au club. Picamoles et Ouedraogo sont encore libres de s'engager ailleurs, tandis que Trinh-Duc et Tomas sont les dindons de la farce. Désormais, soit c'est la clé sous la porte et une lente descente aux enfers de la Pro D2. Soit c'est le sursaut d'une bande de potes qui ne veut pas mourir. Mais franchement, on voit pas comment. Fichu rugby pro, qui a cassé la plus belle épopée d'un club de valeurs (formation, beau jeu, mailloche) dans le rugby moderne. Fichues trompettes de la renommée…

03/01/2009

Qu'il est loin, qu'il est long, ton chemin Deffins

Pourtant on était chaud. Les fêtes ont été parfaites, Montpellier de toute beauté et les palabres rugbystiques toujours plus paroxystiques. Alors, on s'est mis devant Canal de la salive plein les lèvres, pour mater ce Toulouse-MRC qui devait lancer l'ambition "Brennus en trois ans" de nos ptits Bleus (Alleeeeeeez Bleus!). Las, comme d'hab on a fait les cakes en déclarant dans la presse qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Et comme d'hab on a pris une peignée. Avec moqueries de Toulousains so mesquins en prime. Du genre "Montpellier, ils sont sérieux, d'ailleurs ils visent le titre et du coup on les a respecté en leur en mettant 30…" Fichu Novès, et fichu Kelleher…

Dans les discussions de réveillon avec les rugbypotes de la cité des Trois-Grâces, j'étais encore passé pour un pisse-froid, un brin conservateur traditionnaliste, face aux ambitions du nouveau président Deffins. N'est-ce pas trop tôt? Ne doit-on pas déjà se réjouir d'avoir prolongé nos quatre fantastiques (Fufu, Pica, Trouduc et le ptit Thomas)? Est-ce bien sérieux de se la raconter ambition à la con dès maintenant?

brennus.jpgAu match aller, dans notre antre en devenir de Yves-du-Manoir, on s'était régalé d'avoir fessé le gros cul d'Heymans et de ses potes stadistes en rôdage. Depuis, on a aussi claqueter le derrière du Stade français. On grandit, mais on est quand même encore loin de toucher le bout de bois, brodel. Si on s'accroche bon an mal an à notre rythme irrégulier de victoires fulgurantes et d'impasses bien calculées (et arrêter de paumer à dom' contre Bourgoin ou Brive), on peut toujours espérer faire dans les 6, et se qualifier en H-Cup avec panache. Et ce sera déjà grand, quand on se rappelle d'où on vient.

La saison prochaine, on pourra espérer s'installer en haut de l'affiche. Mais allons-y quiquille, sans fanfaroner. Parce que là, hormis notre colonne vertébrale grand luxe et issue de la formation, y a degun. On peut ptet sauver notre ogre géorgien Gorgodze, le talon Caudullo, l'ailier Brana et le Puma blessé Todeschini. Mais y en a pas vraiment beaucoup plus au niveau. Alors, contruisons et recrutons sereinement. Captain Lionel Nallet, ce serait énorme. Le centre Yohan Audrin et l'arrière Benjamin Thiery, ça renforcera considérablement notre pathétique ligne arrière (Sarraméa-le-bol!).

Quant à Chabal, je le sens de moins en moins dans le dispositif. Sa venue sur les bords de Lez (il parait qu'il a visité des piaules à Villeneuve-les-Maguelone) risquerait d'ajouter encore à ce désagréable sentiment de voir le MRC de notre enfance se transformer en machine de communication Boudjellalo-Guazziniste, tendance bling-bling, immodeste et usurpatrice. Continuons plutôt de dompter pas à pas une ovalie française prompte à railler ce qui l'a intrigué, par notre humilité et notre progression constante. Parce que ça fait chier de quitter Montpeul' et les vacances en s'en prenant 34 à Toulouse. Pour se remettre du baume au cœur, rien ne vaut un flash-back du match aller…

08/12/2008

Les Bleus-bites se rebiffent

Image 1.pngDe retour d'un week-end lillois à la poursuite de la renaissance des Verts, on peut pas dire que j'ai suivi grand chose de l'actualité sportive du week-end. Les résultats vus du coin de l'œil et L'Equipe du dimanche feuilletée au zinc du Jean-Bart, le plus sympa des troquets du marché de Wazemmes, ont été les seules distractions sportive d'un séjour décroissant question blogging (heureusement que David James m'avait permis d'assurer le coup). Bref, pas grand chose à raconter aujourd'hui, avant que ne s'abatte sur mon portable une rafale de textos et coups de fil de rugbypotes montpelliérains. "T'as lu le Midol?" Et pour cause…

Ah, ah! Comment on rigole moins du côté de ceux qui salivaient de voir le Montpellier rugby-club s'étioler lentement, avant d'être classiquement pillé par le voisin toulousain. Et ben finalement, voila-t-y pas que les petits Bleus (Alleeeeeeeez Bleus!) rebondissent en force. Chabal et Nallet en discussions avancées pour rejoindre l'équipe, avec pour but de convaincre notre quatuor magique (Pica-Fufu-Trouduc et le ptit Thomas) de continuer à animer le Stade Yves-du-Manoir.

J'sais bien que j'ai dit tant et tant de mal sur le Chabalou, mais là ce serait différent. En binôme berjallien de deuxième latte rugueuse avec captain Lionel, ça n'aurait rien à voir. Faudrait juste pas qu'on en vienne à nous vendre des fausses barbes à l'entrée. Et pis faudrait aussi qu'on arrive à se qualifier en H-Cup. Histoire d'assurer la pérennité du club. Et de continuer à y croire, sans perdre son âme…

09/11/2008

Back to the Laporte

20071019laporteinside.jpgAh ben ça c'est sûr qu'il l'a adapté, le XV de France, not' bon Marco. En regardant ce match contre l'Argentine, on se serait cru au début des années 2000, quand les Bleus de Laporte s'était hissés en haut de la hiérarchie mondiale. À l'époque, on avait oublié de faire la tronche. On gagnait. C'était moche, on faisait que tataner et défendre comme la muraille de Chine. Mais c'était le rugby moderne, qu'on se disait.

Depuis, on a vu que même les Sudafs et les Anglais se remettaient à la balle à l'aile. On a vu aussi avec les Fidjiens ou les Gallois et, dans une moindre mesure, l'Argentine, qu'un autre rugby était encore possible. D'ailleurs Marco nous avait promis du champagne à sa prise de fonction. Et la première saison a été goûtue et alléchante. Même si on prenait des branlées, on découvrait des nouveaux joueurs et on envoyait de jeu de nos 22.

Oui mais hier soir, la défaite n'était plus permise. Alors, retour aux fondamentaux. Un XV expérimenté avec une ossature toulousaine, une ligne arrière de botteurs qui n'a relancé qu'une ou deux fois, préférant se lancer dans un concours de coups de pieds réalistes et efficaces. Devant, du lourd qui reste concentré sur ses bases. Un 5 de devant qui a su affronter la bajadita argentine, provocatrice et pleine de truquerie. Au milieu, une charnière ultra-prudente et classiquement nickel. Derrière, une défense retrouvée, avec une troisième ligne au four, au moulin, et à la boulangerie. Imanol en cannes, Dusautoir à l'abattage et Picamoles.

On se répète, mais Picamoles. Royal en touche, destructeur au ruck et puissant en course. Sa course de 40m depuis sa ligne d'enbut restera la grand moment de ce match ô combien terne et laportien. Une chevauchée comme on en voit 5 ou 6 par match au stade Yves-du-Manoir de Montpellier. Et le "talent d'or" à la fin. Trophée ridicule mais culte, qui démontre que Pica a changé de statut et devient reconnu par le public.

Alors voilà, c'est sûr qu'on a gagné. C'est sûr qu'on a enfin repris le dessus sur les Pumas, qu'on est redevenu techniquement au point en défense et qu'on a reconstruit une équipe. Mais qu'est-ce qu'on s'est fait chié! En espérant que c'est du provisoire du aux blessés et au besoin ponctuel de victoire, mais là franchement, Marco, si c'est pour jouer comme ça et abandonner le french-flair cher à Mister Rugby, je te suis pas… Quand tu nous a pas promis de jouer comme avant, c'était avant Laporte!

Reste que la plus belle image de la soirée d'hier n'est pas disponible sur le ouaibe. On veut parler de l'hymne albiceleste, chanté par le délicieux pilier retraité Omar Hasan. Pas grave, il chante aussi l'ave maria…

02/11/2008

Vade retro Bouscatel!

392579.jpgUne brève dans L'Equipe ce dimanche matin, et voilà que je me fais chambrer par tout ce que je compte d'amis pro-Toulousains (qui m'accablent de textos) et anti-Montpelliérain (j'ai reconnu ta pate à la fin de cet article, Fuckin' PK): Picamoles au Stade l'année prochaine! Notre "Pica", qui enchante les travées de Sabathé puis Yves-du-Manoir depuis trois ans sous le maillot bleu ("Allez Bleeeeeuuus!"), pour passer au Rouge et Noir. Pffff…

Il en a pas marre, l'odieux président Bouscatel, de piller les clubs alentours de leurs pépites, malgré son fabuleux centre de formation. L'Aulas ovale, nous refait le coup de Jeanjean, la première réussite de notre pépinière de talent, parti trop tôt briser sa carrière prometteuse en bord de Garonne. Mon amour retrouvé pour Toulouse l'an dernier se dissipe à nouveau: à peine revenu au premier plan, le Stade a déjà recouvré sa morgue recruteuse, avec pour finalité de regrouper les trente meileurs joueurs et d'anéantir les espoirs les plus fous de la concurrence.

Je t'en prie, Pica, retrouve la raison! N'abandonne pas tout de suite ta bande de potes internationaux, histoire de finir en beauté l'aventure formatrice du MRC jusqu'à la H cup et une demi-finale de Top 14. Fais donc mentir une nouvelle fois L'Equipe et reviens sur ta décision. Comme Fufu Ouedraogo il y a deux ans, qui avait finalement snobé Perpignan. Bouscatel ne te mérite pas, et on a encore besoin de toi. Au moins pour te revoir au moins une saison supplémentaire, et pour le plaisir de nous faire enchaîner sur les gradins les "Rhaaaa" et les "Putain Pica, il est vraiment énorme!".

Tu peux pas nous priver comme ça de tes plaquages destructeurs et de tes courses emplies de raffuts délicieux et de prises de cuir à une main, qui nous font rêver la nuit. Sois humain, bordel! Prouve-nous que le fric n'a pas totalement remporté la mise dans le rugby professionnel, et souviens-toi…

31/10/2008

Burger, Gregan, McCaw et… Trinh-Duc

60101-Trinh-Duc.jpgLe ptit François dans la plus belle sélection mondiale! En passant, une petite info trouvée dans une brève de L'Equipe ce matin, et dont je n'ai pu trouver aucune autre confirmation ailleurs sur le web. À l'occasion de leur match pour le centenaire de la mythiquissime équipe, les Barbarians britanniques ont convié le gratin de l'ovalie mondiale pour affronter l'Australie à Wembley, en décembre. Profitant de la honteuse décision de la league anglaise interdisant la libération des joueurs évoluant en championnat, les Baabaas se sont donc fait plaisir.

Outre la légende wallabie George Gregan, on retrouvera les Boks John Smit, Brian Habana, Shalk Burger, Bakkies Botha, Fourie du Preez et Percy Montgomery, les Blacks Richie McCaw, Carl Hayman, Joe Rococoko et Jerry Collins. Et… François Trinh-Duc. C'est pas pour se vanter (mais en fait si), mais le génie du Pic Saint-Loup (dont on parlait il y a huit mois), est le seul français à être convié à insuffler sa toute bordélique aura live from Montpellier. Jeu au pied totalement irrégulier, mais maître es-chistera, relanceur en percussion mais avec le crochet qu'il faut au bon moment, animation du jeu toute en combis tortueuses… Notre "Trouduc préféré" comme emblème du rugby "à la française", ça claque!

30/10/2008

Tu lâches pas, Marco!

marc-lievremont-nouveau-selectionneur-xv-france1204801756.jpgLes compositions du XV de France par Marco Lièvremont sont toujours un plaisir. Comme espéré par le Sporting Tertulia, l'été a porté conseil. Une croyance irrésistible en ses idéos ovales, auxquels il ne renonce jamais. Nouvelle preuve avec les 23 annoncés hier. La troisième ligne la plus joueuse qui soit (Dusautoir, Picamoles, Ouedraogo); une ligne d'arrières tous polyvalents mais avec un point commun: zéro bourrins mais les plus habiles du Top 14 ; toutes ses plus belles trouvailles conservées (Barcella, Faure, Palisson, Parra, Palisson, et le trio de feu montpelliérain Trinh-Duc, Fufu et Pica), mais aussi de nouvelles (Kayser et Medard, Millo-Chluski, Lecouls et Kayser).

Là où Marco fait des concessions, assumées par le désir de réalisme pour la tournée à venir, c'est pour marquer l'esprit de synthèse avec le rugby d'avant son ère: retour de Chabal, Harinordoquy, Baby, Elissalde et Beauxis. Façon de dire: "la période d'essai et de tests est terminée: c'est parti les gars! On joue pour le beau jeu, mais désormais, on joue aussi la gagne!"

nouveau-selectionneur-xv-france-marc-lievremont.jpgReste la question du XV-type, où nous verrons s'il dégagera une nouvelle idéologie du jeu, adapté à l'occupation du terrain au pied, qui se fait (hélas) plus indispensable au vu des nouvelles règles. Avec une troisième ligne coureuse à l'excès, le retour de la "Beauxe" ne peut faire que du bien. Mais à quel poste? À l'arrière, poste où il évolue avec succès au Stade Français, au risque de faire glisser le sublime Max Medard à l'aile? Ou dans une belle paire de 5/8e à la néozélandaise, en 10 ou 12 avec Trinh Duc à ses côtés. Jauzion glisserait alors en 13. Et Palisson? Le feu follet briviste, qui avait cassé les reins de Tuqiri en juin dernier, sera-t-il préféré à Heymans et Malzieu, qui sont pas franchement au top depuis la reprise en Top 14?

Toujours prêt à mourrir pour son idée du rugby, Marco a su mettre de l'eau expérimentée dans son élixir de jouvence. Et l'on verra Chabaldjani rentrer pour le dernier tiers du match, Harinordoquy venant prouver qu'il vaut mieux qu'un début de fin de carrière et Baby se rappeler les fulgurances géniales de sa carrière internationale escamotée. Allez Marco, ça va le faire…

Et pour saliver d'avance, un essai-vidéo de notre Gareth Edwards plein de promesse, qu'on va enfin voir éclater en Bleu…

 

 
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