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31/01/2008

C'était pas la main de Dieu! (Au pays de Diego #2)

De temps à autre, un petit résumé de l'actu du foot argentin…

 

ef35d2102631ab8ec6ddd1b301f75c9c.jpg«Les excuses de Dieu». C'est ainsi que titre, un peu dépité, le quotidien sportif Olé, pour relater la nouvelle: Maradona demande pardon aux Anglais pour avoir gagné la deuxième guerre des Malouines en 1986, lors du quart historique du Mondial mexicain. En fait, ce n'était pas Dieu qui avait marqué, mais bien la main de Diego. C'est un mythe qui s'effondre. Dans le «Sun», il déclare ainsi: «Si je pouvais m'excuser, revenir en arrière et changer l'histoire, je le ferais. Mais ce but reste un but, l'Argentine est devenue championne du monde et j'étais le meilleur joueur du monde». C'est moche. Sous prétexte qu'il nourrit le projet de racheter un club anglais, «el D10S» renonce au plus beau de ses miracles. Que va devenir l'église maradonienne?

Plutôt que d'illustrer cette triste nouvelle par la désormais déchue «main de dieu» (que l'on peut toutefois revoir en cliquant ici), on préfère se remémorer cet Amérique-Reste du monde de 1986, quand «el Pibe de Oro» était encore un méga-punk au zénith de sa carrière, et qu'il sniffait tout juste le match remporté, à l'aide d'un gars patibulaire mais presque, dans un joli polo turquoise (ça se passe après une minute)…



La solitude du gardien de but tourne au suicide. Terrible loi des séries chez les portiers pamperos, ainsi que le relate Supergol.com.  L'«arquero» de San Martin Mariano Gutierrez a mis fin à ses jours. A 29 ans, il rejoint la longue liste des footballeurs vaincus par la mélancolie. Sergio Schulmeister (goal de Huracan pendu à son ceinturon, en 2003), Luis Ibarra (n°1 de Tigre, jeté d'un balcon en 1998) ou Alberto Vivalda (ancien gardien de River Plate passé sous un train, en 1994). Mais la tragédie n'est pas seulement propre aux dernier remparts. En 2003, l'arbitre Fabian Madorran s'est tiré un balle, à 39 ans, au crépuscule de sa carrière. Enfin, l'attaquant Mirko Saric a été retrouvé pendu dans sa salle de bain en 2000, ne supportant plus ses blessures qui l'ont privé de jeu avant de lui prendre sa vie. Pour les passionnés hispanophones des suicides de footballeur, cliquez ici


Le grand retour de la Libertadores.
Bon ok, ce ne sont que les  qualifications pour la phase de poules. Soit l'équivalent latino de l'Intertoto. Mais c'est quand même l'occasion de voir à l'œuvre les caves rebiffés du foot argentin. Les modestes d'Arsenal (aucun lien) ont ainsi ouvert et découvert l'édition 2008 de la plus culte des Copa. Forts de leur succès en Copa Sudamericana (la coupe UEFA version latina), les «Gunners de Sarandi» entendent bien figurer avec les plus grands du continent. Débuts réussis mardi, avec une probante victoire face à Mineros de Guyana, lors du match aller dans la banlieue de Buenos Aires…

 


c909eb0ef1c31667e2c88af7ef81ee37.jpgLanus théâtral. Autre invité surprise dans cette Libertadores, les tout récents dominateurs surprises du championnat d'ouverture 2007, la séduisante et romantique équipe de Lanus (encore des banlieusards de la capitale argentine). Avant le match aller chez les Boliviens d'Olmedo, trois des tauliers du «Grenate» ont rendu hommage au pape du burlesque argentin, l'acteur Alberto Olmedo (mort il y a 10 ans). A l'invitation d'Olé, ils ont répondu à une interview grimés en personnages célèbres de la carrière de "l'Olmedo noir" de Rosario. Pour la légende, Blanco en "Rucucu", le super classieux Lautaro Acosta en ""El Manosanta" et Biglieri en "Capitaine Pileux". Vous imaginez ça en France?

 

Le Pentagonal à River. Le plus prestigieux des tournois d'intersaison estivale revient finalement à River Plate (classement & résultats ici). Toutefois, les hommes de Diego «el Cholo» Simeone se sont fait planter lors du premier sperclassico de l'année contre Boca Juniors. Un match qui a vu «el Mago» Riquelme retrouver ses marques de chef d'orchestre lancinant. Et l'inénarrable Martin Palermo, baltringue infatigable mais qui marque toujours à la fin, nous gratifier d'un de ces buts dont il a le secret. Suite et fin de la playlist des buts du Pentagonal'08…



Superclassicoverdose. Avec cette victoire, les Bosteros du quartier populaire de la Boca ont ouvert le compteur de la rivalité 2008 avec les Millonarios du Buenos Aires chic. Mais voici que se profilent déjà deux autres Superclassico amicaux (si on peut dire) pour préparer la nouvelle saison (Libertadores + championnat de clôture). Copa Desafio et Copa Revancha, ou comment transformer l'intersaison en feuilleton d'un duel éternel. Evidemment, ça marche aussi économiquement, puisque les matchs se jouent sur terrain neutre (Mendoza et Mar del Plata). Et que les stades sont pleins

23/01/2008

Au pays de Diego #1

De temps à autre, un petit résumé de l'actu du foot argentin... avec une forte coloration or y azul...

Intersaison. Pour les hinchas sevrés de ballon et trépignant de voir la Copa Libertadores commencer, il y a le «Pentagonal de Verano». Ce tournoi d'intersaison réunit les cinq clubs les plus prestigieux d'Argentine, mais ça ressemble plus à de la L1 qu'à un bon «Clausura» (championnat de clôture). Petite playlist de buts des matchs déjà joués...



Dream team. Ce «Pentagonal» a vu le retour en demi-teinte du grand Roman Riquelme chez les Xeneize de Boca Juniors, samedi dernier contre San Lorenzo (1-1, but marqué alors qu'il était sorti). Si «el Mago» n'a pas franchement brillé pour l'instant, il peut toutefois compter sur une réjouissante nouvelle pour retrouver la confiance (essentielle dans le jeu de ce faux lent de talent): il sera du voyage olympique avec les espoirs de l'Albiceleste. Autrement dit avec Messi, Gago, Kün Agüero... qui, eux, ont moins de 23 ans.

 

Superclassico. Mais ce qui occupe Buenos Aires cette semaine, c'est le premier superclasico de l'année 2008, samedi. Même si c'est dans le cadre du «Pentagonal» et que ça se jouera sur terrain neutre (à Mar del Plata), ça reste un Boca-River. Et ça se chauffe à l'ancienne. Ariel Ortega fait monter la pression, normal vous me direz. Dans Olé, il en appelle à «l'orgueil». Pour mémoire, quelques images des grands superclasico de l'histoire, en cliquant ici... 

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Le foot andin se rebiffe. La Conmebol (équivalent latino de l'UEFA) s'est réuni mardi et a apporté son soutien à la Bolivie, qui s'oppose à la nouvelle directive de la Fifa interdisant les matchs en altitude. Attaché à ce qui est finalement un "vecteur d'égalitarisme" entre pauvres urbains qui jouent tout le temps et pauvres privés d'espaces plans pour jouer n'importe où, le continent défend ses montagnes. Mardi, toujours dans Olé, un chercheur d'Oxford résumait les conclusions d'une enquête tutoyant les sommets. Sa statistique est mathématique: «à chaque fois qu'on s'élève de 1.000 mètres, celui qui joue à domicile marque 0,5 but de plus». Réponse du ministre des sports bolivien: «Celui qui dit ça ne connaît rien au football».

 
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